vendredi 9 octobre 2020

Licenciements, PPG Industries – Bezons : les travailleurs doivent conserver leur emploi. Une correspondance dans le numéro de cette semaine de Lutte ouvrière

PPG Industries – Bezons : les travailleurs doivent conserver leur emploi

07 Octobre 2020

Fin septembre, la direction de l’entreprise PPG Industries à Bezons, dans le Val-d’Oise, a annoncé tout simplement la fermeture de l’entreprise à la fin du premier semestre 2021, soit dans quelques mois !

PPG est une usine chimique qui produit des mastics pour l’automobile et l’aéronautique. Environ 47 000 personnes travaillent pour ce groupe dans le monde, dont 200 environ à Bezons.

La direction met en avant des difficultés liées aux conséquences de la crise sanitaire, auxquelles elle ajoute les prétendus mauvais résultats de l’usine de Bezons. La crise sanitaire a bon dos. Car, si la direction prévoit la fermeture à Bezons, elle envisage aussi de conserver les productions qui l’intéressent en les transférant sur d’autres usines du groupe en Espagne et en Angleterre.

Depuis des années, le groupe PPG Industries fait plus d’un milliard de dollars de bénéfices tous les ans, et son chiffre d’affaires se situe entre 13 et 15 milliards de dollars.

Cette réorganisation vise avant tout à maintenir les profits à leur niveau le plus élevé.

Ce qui est un plan pour la direction n’est pas encore réalisé. Bien des travailleurs refusent de se laisser sacrifier et se préparent à riposter.

Beaucoup se souviennent qu’en décembre 2018 déjà l’inquiétude pour l’avenir des emplois avait entraîné une grève de plusieurs jours qui avait surpris la direction. Celle-ci s’était empressée de distribuer une prime de plusieurs centaines d’euros, pour éviter que la colère de ceux de PPG ne rejoigne celle des gilets jaunes.

Ce souvenir est un encouragement pour ceux qui s’apprêtent à se mobiliser contre les licenciements et la fermeture. Il n’y a pas que le virus qui soit contagieux, la colère contre l’irresponsabilité et l’égoïsme des actionnaires peut, elle aussi, devenir virale.

                                        Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2723)


Pauvreté, aide alimentaire : en huit mois, une hausse de 30%

 

Derrière l’urgence sanitaire, l’urgence sociale

 

File d'attente en mai pour une distribution de nourriture

Selon les associations caritatives, un million de personnes ont basculé dans la pauvreté depuis le début de l’épidémie de Covid-19. En huit mois, le nombre de personnes qui sont venues chercher de l'aide alimentaire a augmenté de 30 %. Derrière ces statistiques, il y a des étudiants des milieux populaires, des travailleurs précaires, des chômeurs sans indemnité, des autoentrepreneurs et des artisans qui s’ajoutent aux 9,3 millions de personnes vivant déjà au-dessous du seuil officiel de pauvreté, 1 063 euros par mois.

         La crise sanitaire a accéléré brutalement la crise économique et donc la pauvreté. Pour y faire face, les associations se retrouvent sans moyens, avec des stocks qui fondent et des bénévoles épuisés. Mais cette urgence sociale ne rentre pas dans le « plan d'urgence » à 100 milliards du gouvernement.

 

RDV Argenteuil : 18 heures 30 devant

le café des "2 gares"