dimanche 15 mars 2020

L’impérialisme français cherche à se blanchir des crimes dont il est complice


Une responsabilité écrasante que l’État français continue à cacher



Le sénat français vient d’organiser un colloque sur les « responsabilités » dans le génocide du Rwanda. L’État français, par la voie des intervenants, y a fait entendre la petite musique qu’il chante depuis le génocide qui a eu lieu dans ce pays en 1994. A savoir que les nationalistes Tutsis, qui ont été tués par centaines de milliers, seraient aussi responsables de massacres. Il est pourtant évident que l’assassinat de 800 000 Tutsis et Hutus modérés, fut bien l’œuvre du gouvernement pro-Hutu !
         Si l’État français essaye de réécrire l’histoire depuis 26 ans, c’est parce qu’il porte une responsabilité écrasante dans ce génocide. Il était un soutien sans faille du gouvernement Hutu. C’est lui qui a armé et entrainé les armées génocidaires. Et ce mépris pour ses responsabilités dans ce massacre se résume dans la phrase de Mitterrand, président de la République en 1994 : « Dans ces pays-là, un génocide n’est pas trop important » avait-il déclaré.

samedi 14 mars 2020

Face à l’épidémie, Macron essaye d’instrumentaliser la situation


Piège grossier


Suite aux appels de Macron à une « union sacrée » contre l’épidémie, la quasi-totalité des responsables politiques s'est rangée derrière lui et a salué l’attitude du Président, Mélenchon par exemple expliquant que l’heure était à la « solidarité et la cohésion ». Donc si le grand patronat va recevoir de l’État des reports d’impôts et de nouvelles aides ponctionnées sur les fonds publics, les travailleurs, eux, vont devoir se battre pour ne pas subir les effets du chaos boursier et du nouvel accès de fièvre de l’économie capitaliste. Malgré ce qu’en disent Philipe et Le Maire qui déclarent que les salariés ne perdront pas un centime, on connait d’avance ce que valent de telles promesses, d’ailleurs déjà contestées par des spécialistes. Quant aux saisonniers et aux intérimaires, ils en sont déjà des victimes annoncées.
         Les travailleurs n’ont pas à payer les conséquences du fonctionnement de ce système entièrement tourné vers la rentabilité en faveur des actionnaires et des riches. Cette fois encore, l’union que proposent les macronistes est un piège grossier.

L’hôpital malade du profit


Des hôpitaux réduits pendant des années à la portion congrue



Parmi ce qui motive la fermeture des établissements scolaires dès le lendemain du premier tour des élections municipales, le 15 mars, il y a la volonté d’étaler le pic de la maladie afin d’éviter que les hôpitaux ne soient submergés par le nombre de cas à traiter. Cela se comprend dans l’urgence que nécessite la situation. Mais si on en est là, c’est que les différents gouvernements ont tellement réduit les hôpitaux à la portion congrue qu’ils sont incapables de faire face à une telle épidémie. La consigne est donc de reporter toutes les opérations chirurgicales non urgentes. Et le personnel hospitalier, qui a depuis longtemps dénoncé cette politique d’austérité, va en subir les conséquences aggravées.
         Ce virus est un problème inquiétant. Mais la manière dont les gouvernements l’affrontent juge ce système, entièrement voué et dévoué à la recherche échevelée des profits.

Virus ou pas, le profit d’abord


Deux poids, deux mesures



Les rassemblements de plus de 100 personnes dans les stades, les salles de spectacles et autres meetings et réunions politiques sont désormais interdits. Mais qu’en est-il des usines et autres lieux de travail ? Cela reste, en fait, au bon vouloir des directions d’entreprises qui décideront ou pas de faire appel à l’État pour qu’il finance le chômage partiel. Mais dans la plupart des entreprises, même dans les départements où le virus s’est déjà développé comme dans le Haut-Rhin, les usines et les entreprises continuent à faire travailler.
         Dans certaines de ces entreprises, des travailleurs se sont mis en droit de retrait, mais comme à chaque fois, pour protéger leur santé, comme pour leurs emplois et leurs salaires, les travailleurs ne pourront compter que sur leur organisation et leurs réactions collectives.

Face à cette crise, au cœur du monde du travail, ne laisser personne seul


Établir les circuits d’information et de solidarité qui s’imposent



La population de nos quartiers populaires est inquiète. La fermeture des établissements scolaires va bousculer l’organisation des familles. Les annonces de chômage partiel décrétées du jour au lendemain se multiplient. Certains commerçants voient leur chiffre d’affaires s’écrouler. Le monde du travail est en première ligne devant l’incertitude face aux jours et aux semaines à venir. Les plus anciens s’isolent.
         Ne comptons pas sur Macron et les siens pour faire preuve d’une sollicitude à notre égard qui n’est pas dans leurs habitudes, comme ils nous le prouvent à longueur d’années.
         Comptons en premier lieu sur nous-même en établissant immédiatement des liens d’information et de solidarité. C’est cela aussi l’approfondissement de l’organisation du monde du travail pour laquelle nous militons.

Argenteuil culture, littérature, ne nous laissons pas abattre


Une rencontre avec Julia Deck

Les écoquartiers sont à la mode. Ils marquent un incontestable changement du logement en lien avec une volonté proclamée de préservation de la planète. Mais changer de type de logement ne veut pas dire apparemment échapper à l’individualisme qui nous guette… Un roman, Propriété privée de Julia Deck, édité aux éditions de Minuit, est propice à de nombreuses réflexions sur le sujet, que nous échangerons à l’occasion d'une rencontre avec l'auteure, ce mardi 17 mars, à 18 heures 30 à la librairie du Presse-papier. Une belle soirée en perspective par ces temps quelque peu troublés. DM


vendredi 13 mars 2020

Info solidariré "Ce n'est pas au monde du travail de payer" (1)

Des éditeurs de manuels scolaires du primaire et du collège ont décidé de mettre gratuitement, en tout cas pour les usagers, leurs manuels

 

Élections municipales : plus que jamais, « Faire entendre le camp des travailleurs ». Votez et faites voter pour les listes « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs »


Dans la conjoncture actuelle, affirmer plus que jamais les intérêts de notre classe



Macron a parlé hier. Voilà qu’il en appelle à l’union de tous, lui qui sert la soupe au grand patronat comme ses prédécesseurs, voilà qu’il se réclame du système de santé « à la française » qu’il vilipendait la veille, et réclame la mobilisation des personnels de santé en particulier, un secteur mis à mal ces dernières années par lui-même et ses prédécesseurs. En attendant, les déclarations sonnantes et trébuchantes sont pour garantir les profits des entreprises.
            Les travailleurs et l’ensemble de la population verront comment cela se passe pour eux dans les jours et les semaines à venir. Ils vont en tout cas collectivement avoir besoin de défendre leurs intérêts.
       Les élections municipales sont maintenues dimanche. Face aux incertitudes qui pèsent sur l’économie mondiale et la menace d’une aggravation drastique de la crise, tous les programmes et autres promesses électorales locales paraissent encore plus aujourd’hui complètement déconnectées et dérisoires. Mais ces élections sont l’occasion d’affirmer la nécessité urgente de la construction du parti ouvrier révolutionnaires, organisateur de la défense du monde du travail, dans les entreprises, dans les communes et les quartiers.
         Ces élections donnent l’occasion de faire entendre nos intérêts de classe, et d’élire des conseillers municipaux qui seront autant de points d’appui à ces luttes et à la construction de ces réseaux collectifs.
         Votez et faites voter pour les listes « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs ». À Argenteuil, votez pour la liste conduite par Dominique MARIETTE et Valérie SUAREZ !