vendredi 20 septembre 2019

Jean-Luc Mélenchon, combat pour les retraites, Gilets jaunes, Lutte ouvrière et les prochaines municipales, Nathalie ARTHAUD hier matin sur France Info TV

RATP retour sur la grève du 13 septembre, avec des photos


RATP : grève du 13 septembre, première journée de mobilisation réussie

18 Septembre 2019

Avec dix lignes de métro fermées, des RER au compte-gouttes, des taux de grévistes pouvant atteindre 100 %, la grève a été massivement suivie par les conducteurs de métro. Elle s’est étendue à tous les autres secteurs de la RATP : conducteurs de bus, mais aussi agents de station, ouvriers de maintenance, ingénierie… et a même été suivie par un nombre conséquent d’agents de maîtrise et de cadres. Une telle mobilisation ne s’était pas vue depuis 1995.
Des conducteurs de métro avaient commencé à se mobiliser dès le mois d’août, s’entraînant les uns les autres au fil des jours.
Mais c’est dans la dernière ligne droite que les travailleurs de la RATP ont décidé massivement de se lancer dans cette grève, au métro, mais aussi aux bus, où les taux de grévistes ont atteint 60 % en moyenne, avec de nombreuses lignes fermées ou au ralenti, puis dans tous les autres services, avec un effet boule de neige dans les derniers jours précédant la grève.
Si l’unité syndicale a joué un rôle non négligeable dans la réussite de la journée de grève du 13 septembre, des grévistes gardaient une certaine méfiance vis-à-vis des syndicats et tenaient à s’organiser par eux-mêmes. C’est ainsi que des assemblées générales (AG) se sont tenues dans les terminus des lignes de métro et dans les dépôts de bus, regroupant plusieurs dizaines de grévistes malgré les difficultés de déplacement… mais aussi malgré les incitations de certains syndicalistes Unsa, et parfois CGT, à ne pas faire d’AG.
Les innombrables discussions, dans les AG et au rassemblement devant le siège de la RATP, allaient dans le même sens. Il était évident pour tous les grévistes que cette journée, même très réussie, ne pouvait pas rester sans suite.
Beaucoup expriment leur rejet de la réforme des retraites dans son ensemble. Ils ne veulent pas seulement garder leur régime spécial de retraite, qui ne concerne d’ailleurs pas tous les travailleurs de la RATP. Ils refusent aussi le calcul de la pension sur toute la carrière et le système par points, bien conscients que ce serait un recul énorme et une retraite de misère pour nombre de travailleurs. Pour contrer une telle attaque, ils sont conscients qu’il faudra que des travailleurs des autres secteurs de l’économie se mobilisent. Ils se tournent en particulier vers les travailleurs de la SNCF, bien plus nombreux qu’eux.
Du côté des deux principaux syndicats, Unsa et CGT, c’est plus tiède et plus ambigu. L’Unsa parle d’une grève reconductible en décembre – une chose qu’elle n’a jamais faite au cours de toute son histoire… – mais seulement dans la perspective de négocier la réforme avec le gouvernement dans un sens favorable aux travailleurs de la RATP. La direction de la CGT-RATP appelle à la journée interprofessionnelle du 24 septembre, mais ce n’est qu’à une semaine de la grève qu’elle a déposé le préavis et fourni un tract aux militants. Visiblement, elle est plus préoccupée de parvenir à négocier avec le gouvernement que de renforcer la mobilisation.
La question que se posent beaucoup de travailleurs de la RATP est : que faire maintenant ? Participer à la journée du 24 septembre appelée par la CGT ? Attendre décembre (et le versement du 13e mois) pour se lancer dans une grève reconductible, comme le propose l’Unsa ? Les discussions sont nombreuses et animées.
Au métro et aux bus, des travailleurs militent pour la participation au 24 septembre, parfois en diffusant leurs propres tracts. Ils ne veulent pas louper l’occasion de se mobiliser avec les travailleurs d’autres secteurs, convaincus que cette prochaine journée de grève et de manifestation pourrait constituer une nouvelle étape dans la mobilisation contre la réforme des retraites.
                                                      Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2668)

La grève à Nanterre !

Lui aussi, il en a marre

Tous ensemble, au siège de la RATP, à Bercy


Argenteuil, Maison des femmes, la municipalité à des années-lumière du combat des femmes


Ils se moquent du combat des femmes



Nous avons déjà abordé à différentes reprises ce qui se passe dans l'espace municipal Bast-Dunant, dans la perspective de la construction d'une nouvelle école. La municipalité a annoncé que cela entraînera la destruction de plusieurs locaux communaux et impactera plusieurs services municipaux qui y tenaient leurs activités. Cela concerne en particulier la Maison des femmes.
    Une des conséquences de l'affaire est la liquidation depuis plusieurs semaines des activités essentielles de cette maison des femmes qui se tenait dans la salle Ambroise Croizat. Et cela pose de nombreux problèmes que nous avons déjà évoqués.
    Mais apparemment, la municipalité a décidé de continuer à utiliser cette salle comme elle l’entend et comme le prouve l'avis découvert par hasard non loin de là dans un autre local du centre-ville.



    Bien évidemment, nous n'avons comme tous, rien contre cette troupe théâtrale qui doit pouvoir continuer à mener ses activités s'il y a un problème dans son local habituel.
    Mais comment peuvent en même temps interpréter cette situation par tous les acteurs du combat des femmes sur Argenteuil ? Car si cette salle peut être utilisée par quiconque, pourquoi ne peut-elle pas continuer à l’être par ceux qui l’utilisaient jusqu’à maintenant ?
    Que celui-ci est le cadet des soucis de la municipalité, et que celle-ci ne se rend même pas compte des conséquences, dans les faits, et morales, de ses décisions ? DM

Éducation : bilan de la rentrée scolaire de septembre. Un bilan de la FCPE que nous partageons


A ce jour, toujours 300 lycéens sans lycée


Hôpital - Beaumont sur Oise (Val d’Oise-Oise) : meeting contre la fermeture de lits


Hôpital - Beaumont sur Oise (Val d’Oise-Oise) : meeting contre la fermeture de lits



Le Comité de Défense de l’Hôpital Beaumont/Méru/St Martin du Tertre se bat pour le maintien des lits de Pédiatrie, Néonatalogie, Réanimation et Soins Continus de l’hôpital de Beaumont sur Oise.
Malgré ses promesses la direction de l’hôpital a balayé d’un revers de main le maintien de ces lits, indispensables pourtant pour ce bassin de vie de 180 000 habitants.
Cette décision illustre la volonté du gouvernement de tailler au maximum dans les budgets de santé.

Le comité appelle à un meeting à Chambly vendredi 27 septembre à 18h, salle François Mitterrand.

jeudi 19 septembre 2019

Retraites : tous attaqués, tous concernés. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


Retraites : tous attaqués, tous concernés

18 Septembre 2019

La CGT, rejointe par Solidaires, appelle à une journée de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays le 24 septembre.
Le succès de la grève de la RATP, vendredi 13 septembre, et son caractère massif sont un encouragement pour tous les travailleurs.
Il est notable que ce n’est pas tant la réponse à un appel syndical qu’une mobilisation par en bas qui a donné le signal. Que ce soit au local de pause ou sur des réseaux sociaux, des travailleurs du rang en ont convaincu d’autres et l’écho grandissant a entraîné les hésitants. C’est, à une tout autre échelle, la voie que devra emprunter la riposte du monde du travail face à la nouvelle attaque du gouvernement Philippe-Macron concernant les retraites.
Évidemment, le profil bas adopté par Macron depuis la rentrée tranche avec la morgue qu’il affichait il y a encore un an. Il avait alors réduit au minimum les discussions avec les directions syndicales. Au contraire, il voulait montrer qu’il ne craignait pas la réaction des travailleurs et n’avait nul besoin du secours syndical, pas même celui de la CFDT, qui ne demandait pourtant qu’à lui plaire et lui être utile.
Cette fois-ci, Macron et Philippe ont pris soin de rencontrer les syndicats dès l’été. Laurent Berger, pour la CFDT, s’est empressé de dire son accord avec le principe d’une retraite par points.
Ce changement de tactique dénote l’inquiétude du gouvernement face aux travailleurs et aux classes populaires, dont il a pu mesurer l’hostilité.
Mais si la méthode est différente, l’objectif est le même : faire reculer les conditions d’existence des travailleurs et faire payer la crise du capitalisme aux travailleurs.
Le gouvernement a besoin de la complicité, affichée ou non, des directions syndicales, pour accomplir sa sale besogne. Mais les travailleurs, en entrant en lutte, ont les moyens de déjouer toutes ses manœuvres.
Ceux qui participeront à la journée de grève et de manifestation du 24 septembre montreront leur opposition aux attaques gouvernementales et leur détermination à préparer la riposte.
                                                       Christian BERNAC (Lutte ouvrière n°2668)



Michelin : une accusation indigne


Des distillateurs de peur et de menaces très intéressés

 
L'usine Michelin de Cataroux, à Clermont-Ferrand

Depuis sa nomination en mai le PDG de Michelin, Menegaux a répété qu'aucune usine ne devait se sentir à l'abri. Il exerce un chantage continuel pour obtenir encore plus d'efforts des salariés sur lesquels il met le pistolet de la fermeture sur la tempe. Ce groupe est pourtant le numéro deux mondial du pneu et a affiché un bénéfice net de 1,6 milliards d'euros en 2018.
Accentuant sa pression, la direction de Michelin a transmis un « diagnostic » aux syndicats accusant quatre usines, Cataroux, Avallon, La Roche-sur-Yon et Cholet, de ne pas être assez compétitives. Ce sont en réalité les ouvriers qui sont accusés de ne pas être assez productifs.
Question productivité, on pourrait s'interroger sur celles des gros actionnaires qui n'ont jamais produit un seul pneu de leur vie.

Tunisie : le « printemps » reste à venir


Loin des intérêts des travailleurs et des classes populaires

Manifestation en 2011

Lors du premier tour des élections présidentielles en Tunisie dimanche 15 septembre, le premier ministre Youssef Chahed a obtenu moins de 8 % des voix, preuve de l'impopularité du pouvoir en place.
Moins d'un électeur sur deux s'est déplacé, beaucoup moins qu'en 2014. Car ceux qui espéraient que le départ du dictateur Ben Ali, en 2011, marquerait le début d'une ère nouvelle ont eu largement le temps de juger qu'il n'en était rien. Tous les problèmes sociaux demeurent, voire se sont aggravés.
Pour les travailleurs et pour toutes les classes populaires, l'amélioration de leur situation ne passe pas par les politiciens qui briguent leurs suffrages.