lundi 16 septembre 2019

Argenteuil, bureaux de poste et autres services publics utiles à la population, le cri d’alarme


Défenses des services publics utiles à la population !

Quant à la nouvelle poste du 1er étage du centre commercial Côté Seine, bureau qui en remplace deux, la colère grandit à son encontre. La photo ci-dessous donne une idée des problèmes rencontrés que nous avons par ailleurs déjà évoqués.
         Ils illustrent le recul profond de la situation des services publics utiles à la population sur la Ville.
         Une réaction du monde du travail, victime principal de ce recul, s’impose.
         Nous sommes prêts à mettre en relation tous ceux que cette situation indigne et qui envisagent les voies pour stopper cet engrenage de destruction. DM


dimanche 15 septembre 2019

La Fontaine, Richard Ferrand, une fable contemporaine


Maître Ferrand, le perchoir et le fromage



La justice demande des comptes à Richard Ferrand, ci-devant président de l'Assemblée nationale et macroniste de la première heure, après avoir été député socialiste, à propos d'une combine qu'il avait mise au point lorsqu'il était directeur des Mutuelles de Bretagne. Il en aurait profité pour faire gagner près de 400 000 euros à sa compagne d'alors.
Richard Ferrand, et dans sa foulée, tout ce que la macronie compte d'élus clament qu'il n'y a eu rien d'illégal dans ce douteux montage. Voire ! Mais ces pratiques de politiciens qui passent d'un poste à l'autre en se livrant à ce type d'opération, illustrent ce qu'ils sont. D'autant qu'ils ne se privent pas de faire des leçons de morale aux classes populaires en leur imposant de se serrer la ceinture.

Allemagne : baisses des salaires pour sauver les profits


Maintenir les profits… sur le dos des ouvriers



En Allemagne, de plus en plus d'entreprises imposent du chômage partiel. Sous prétexte que leurs carnets de commandes subissent un léger recul, le patronat fait payer les travailleurs en diminuant les salaires. Près de 50 000 d'entre eux voient leur niveau de vie amputé, un nombre qui pourrait augmenter fortement. Au cours de la crise de 2008, plus d'un million de travailleurs avaient été touchés. Pour des sociétés comme Continental ou Opel, aujourd'hui filiale de PSA, le chômage partiel permet de maintenir les profits sur le dos des ouvriers.
Pour les travailleurs, travailler moins ne serait pas grave si les salaires étaient maintenus, en prenant sur les profits du patronat. Mais celui-ci de l'entend pas de cette oreille.

Iran et exclusion des femmes des stades, la protestation d’une femme victime de l’obscurantisme


Une barbarie moyenâgeuse imposée aux femmes



Une jeune femme, Sahar Khodayari, s'est immolée devant le tribunal qui allait la condamner à six mois de prison pour avoir tenté d'entrer dans un stade, déguisée en garçon comme le font de très nombreuses femmes. En effet, depuis 1979, les Mollahs ont interdit aux femmes d'assister aux matchs de foot.
Cette discrimination à l'égard des femmes dans le sport n'existe pas qu'en Iran, même si elle ne prend pas toujours un tour aussi tragique. Il a fallu, par exemple attendre 1984 pour que le marathon féminin soit inscrit au calendrier olympique. Et c'est tout aussi vrai dans de nombreux domaines.
Le sacrifice de Sahar soulève une vague d'indignation en Iran. Cet événement tragique et révoltant illustre le niveau d'exaspération des femmes face à la barbarie moyenâgeuse qu'on leur impose. Cela alimentera, espérons-le, leurs luttes.

Argenteuil, projet « Pôle Héloïse », le préfet, Fimenco, les édiles d’hier et d’aujourd’hui… et les habitants


Une impression de copié-collé

 
Il ne connaît pas ?

Chacun sait maintenant que le nouveau préfet du Val d’Oise ne voit aucun inconvénient au projet P-Doucet-G. Mothron dit « Pôle Héloïse ». Voir ci-dessous le lien du service internet de la préfecture pour une lecture si besoin :

http://www.val-doise.gouv.fr/index.php/Politiques-publiques/Environnement-risques-et-nuisances/Milieux-naturels/Eau/ENQUETES-PUBLIQUES-2019/POLE-HELOISE-a-ARGENTEUIL-du-jeudi-28-fevrier-au-samedi-30-mars-2019

         La vingtaine de pages parcourues m’a laissé en tout cas une drôle d’impression. Celle de retrouver pratiquement in extenso les réponses du promoteur Fimenco aux lendemains de la première enquête sur le sujet !
         Nulle trace non seulement de l’argumentaire du commissaire enquêteur qui l’avait conduit à donner un avis défavorable à la seconde enquête, mais aussi nulle évocation de l’analyse minutieuse de la préfecture de région sur le sujet. Il est vrai qu’elle était assassine pour le projet en question.
         Bref, d’un côté, l’argumentaire intéressé d’un promoteur et d’une municipalité, de l’autre, un autre argumentaire, approfondi et circonstancié, de spécialistes environnementaux et d’habitants connaissant le site et ayant travaillé la question.
         Apparemment, le camp de plus de poids (et il n’y a pas photo ! ) ne fait pas le… poids pour le préfet. DM (A suivre)

Argenteuil Maison des femmes en déshérence


Pour la solution, ce n’est tout de même pas sorcier !

 
                                                                  Madina Men Magazine

Nous insisterons jusqu’à ce que l’affaire soit réglée. Il n’est pas possible que la Maison des femmes fonctionne uniquement avec une personne. J’ai appris également que lors de l’accident du travail subie par le second agent, actuellement absent en conséquence, ce dernier était seul, ce qui est contraire à toute sécurité. Par ailleurs, on se demande bien pourquoi la salle Ambroise Croizat n’est plus utilisée, alors que les travaux pour la nouvelle école Dunant ne sont pas pour demain. D’autant plus que cette salle vient d’être vidée de son matériel. Les ateliers de la Maison des femmes doivent se tenir… à la Maison des femmes. Mais comment, par exemple, y faire de la gymnastique dans un espace qui n’est pas adapté ?
         La situation demande des mesures d’urgence : des agents supplémentaires, la réutilisation de la salle Croizat jusqu’à l’aménagement des locaux promis dans ceux de l’ex-APAJH.
Le combat pour la vie des femmes exige d’urgence de telles mesures qui ne sont qu’un minimum.

samedi 14 septembre 2019

Retraites : longue offensive contre les travailleurs. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Mais hier, une première riposte de taille



Retraites : longue offensive contre les travailleurs

11 Septembre 2019

L’attaque en cours contre les retraites n’est pas une nouveauté. Aujourd’hui, Macron et les siens essaient, comme à chaque fois dans le passé, de cacher l’importance de cette remise en cause des droits des travailleurs derrière les mots de justice et d’équité.
En fait, cette vague d’attaques sur les retraites a véritablement commencé il y a trente ans, sous le gouvernement socialiste de Rocard, alors que Mitterrand était président de la République. Le système en place pour les millions de salariés du privé n’était certes pas idéal, il comportait depuis sa naissance des injustices criantes, laissant toute une partie des travailleurs, et tout particulièrement les travailleuses, avec une retraite misérable au bout d’une vie d’exploitation. Même dans le secteur public, les salariés des catégories les moins payées se retrouvaient avec une retraite bien faible. Mais cela n’allait nullement s’améliorer.

Du Livre blanc de Rocard à Balladur

Mais, avec la crise du système capitaliste, tous les gouvernements ont cherché le moyen de récupérer l’argent public des impôts et celui versé par les travailleurs pour assurer leurs vieux jours, pour le diriger vers les comptes en banque du patronat par les biais les plus divers. Ils ont aussi diminué les cotisations dites patronales, qui ne sont en fait que du salaire différé, et considéré comme tel dans la comptabilité des entreprises. Michel Rocard prépara une attaque d’ampleur contre les retraites, en mettant sur pied en 1991 ce qu’il appela Le Livre blanc des retraites. Après qu’il a été débarqué de son poste et que la gauche a été renvoyée dans l’opposition, Balladur, Premier ministre de la majorité de droite, a mis en application ce programme propatronal dès son investiture en 1993. Cela eut des effets dévastateurs pour des millions de salariés.
Jusque-là, la retraite Sécurité sociale, qui représentait les trois quarts de celle des salariés du privé, le quart restant étant constitué des retraites complémentaires calculées par points, assurait au total à ceux qui avaient eu une carrière complète une retraite proche du salaire touché. La réforme Balladur, étalée sur une vingtaine d’années, allait faire baisser fortement le montant des retraites. Au lieu du calcul sur les dix meilleures années avec 37,5 années de cotisations, il fallait avoir cumulé 40 ans de cotisations pour toucher une retraite calculée sur les 25 meilleures années. Pire, les cotisations versées au cours de ces années ne furent plus revalorisées en fonction de l’évolution du salaire moyen, mais de la hausse officielle des prix. Cette mesure a réussi à faire baisser les retraites de plus de 30 %.
À peine cette remise en cause entérinée, Juppé, qui avait pris la succession de Balladur en 1995, sous la présidence Chirac, voulut mettre le secteur public au même traitement. La grève générale des cheminots et les manifestations massives de novembre-décembre 1995, regroupant des centaines de milliers de manifestants, firent capoter la partie du projet sur les retraites du secteur public ou para-public.

Continuité gauche-droite

La gauche unie (PS-PC-Verts), revenue au gouvernement en 1997 avec Jospin, se garda bien de remettre en cause les réformes Balladur sur les retraites. Mauroy, ancien Premier ministre socialiste, prépara à son tour une nouvelle « grande réforme des retraites ». Puis, Jospin parti, il revint au ministre Fillon de mettre en application en 2003 ce qui avait été préparé par la gauche. Sarkozy mit ensuite en place la retraite à 62 ans, en lieu et place des 60 ans. Après 2012, ce fut Hollande qui joua sur le temps de cotisation et qui bloqua la revalorisation des retraites. Le patronat s’attaqua alors aux retraites complémentaires, gérées paritairement avec les syndicats, bloquant leur revalorisation et instituant une pénalité pour les retraites prises à l’âge légal de 62 ans.
Aujourd’hui, Macron voudrait continuer sur cette voie en portant un nouveau coup aux travailleurs du privé et du public, dans une réforme qu’il dit historique.
Le patronat est insatiable dans son désir de réduire les droits des salariés et de récupérer tout ce qu’il peut, quelles qu’en soient les conséquences pour le monde du travail.
Les reculs imposés sur les retraites sont ainsi le reflet du rapport de forces entre la classe ouvrière et des capitalistes décidés à ne faire aucun cadeau. Inverser le cours des choses ne sera possible qu’en retrouvant véritablement la voie de la lutte de classe. Le plus tôt sera le mieux et, dans le cours de cette lutte, il faudra savoir renouer avec les revendications passées de la classe ouvrière combattante, qui affirmaient que c’est à la classe capitaliste, et à elle seule, de financer une retraite décente à tous les travailleurs qui ont vécu une vie d’exploitation.
                                                          Paul SOREL (Lutte ouvrière n°2667)

Violences policières, grève à la RATP, le « tabou, c’est parler du Capital », productivité…, Nathalie ARTHAUD au débat d’LCI-midi hier 13 septembre