jeudi 14 mars 2019

Dassault, Argenteuil, Macron et Georges Mothron


Petite leçon



Dans le cadre du « grand débat » et d’une rencontre avec des maires, Georges Mothron interpellait Macron à propos de la volonté de Dassault de délocaliser son usine d’Argenteuil. Ce dernier lui promettait alors : «"On va regarder et on va régler le problème". C’était en début février dernier.
         Lors du conseil municipal de mardi soir, Georges Mothron a avoué qu’il n’avait pas eu de réponse de la part de Macron. Seul Philippe, le premier ministre, lui a promis un prochain rendez-vous avec le ministre de l’industrie !
         Certes, on ne peut reprocher à l’édile d’avoir interpellé Macron sur un sujet qui lui tient à cœur. Mais il devrait se rendre à l’évidence. Macron n’est pas grand-chose pour les PDG du grand capital et leurs actionnaires. Et le maire, même d’une grande ville l’est tout autant par ailleurs pour Macron…
         Une simple confirmation.

Santé publiques, soins dentaires, état des dents et revenus


Les milieux les plus pauvres, premières victimes



La municipalité a annoncé hier au soir une amélioration des frais dentaires pour les soins et prothèses effectués par les services municipaux du Centre de santé. Le reste à charges pour les patients devrait diminuer. Nous n’avons pas bien compris les détails de l’affaire, mais si elle se confirmait, c’est une bonne chose. A cette occasion, il a été rappelé que 17 % de la population ne se soignait pas les dents pour des raisons pécuniaires.
         La dentition est pourtant un élément essentiel de la santé de tous, avec des conséquences très négatives lorsque les dents sont en mauvais état ou ont disparu.
         Ce qui était patent lors de la présentation de ces mesures, c’est que cela n’avait pas l’air d’intéresser grand-monde dans ce conseil municipal, ladite « opposition municipale » comprise.
         Il est vrai qu’il faut s’intéresser au sort des fractions les plus pauvres du monde du travail pour avoir l’écoute bien en éveil pour ce genre de sujets.

Argenteuil, majorité municipale, délitement prévu


Rien de surprenant



Une nouvelle défection vient de toucher la majorité municipale d’Argenteuil. Une conseillère vient de rompre avec elle et de créer son propre groupe. Alors que depuis 2014 elle avait toujours voté toutes les délibérations, même les plus discutables, même les plus injustes, comme par enchantement, elle a découvert mardi soir qu’elle pouvait commencer à voter contre… Il y a dorénavant cinq groupes dans ce conseil contre 2 en 2014…
         Ce genre de défections fait partie de la vie courante des municipalités, d’aujourd’hui comme d’hier, à Argenteuil comme ailleurs.
         En général, dans ces affaires, nous sommes très loin de questions de convictions, de divergences de fond, et d’engagements militants.
         Nous aurons l’occasion, dans les mois qui viennent, d’aborder le sujet des élections municipales, et de revenir sur le sujet des fléaux qui résultent, à travers la constitution des listes et des petits calculs politiciens, du clientélisme et de ce petit univers de petits notables en herbe qui attire certains, si loin de celui des militants engagés par idéal pour changer notre société qui en a tellement besoin.

mercredi 13 mars 2019

Elections européennes du 26 mai 2019 : la liste « Contre le grand capital, le camp des travailleurs » présentée par Lutte ouvrière

« Contre le grand capital, le camp des travailleurs »

Lutte ouvrière présente une liste que je conduirai à l’élection des députés au Parlement européen du 26 mai 2019.
Ouvriers, techniciens, employés, enseignants, retraités, les candidats et les candidates de Lutte ouvrière se présentent pour faire entendre le camp des travailleurs, ses exigences, ses revendications et les perspectives de changement de l’ordre social capitaliste qu’il est le seul à pouvoir incarner.
Lutte ouvrière dénonce le faux débat entre les partisans et les adversaires de l’Union européenne dans lequel les grands partis de la bourgeoisie veulent enfermer les électeurs. C’est un piège pour les travailleurs.
Toutes les institutions actuelles, celles de l’Union européenne comme celles des États nationaux, sont des instruments au service des intérêts des classes possédantes, de la minorité de riches bourgeois qui tirent leur fortune de l’exploitation des travailleurs. C’est la course au profit des gros actionnaires des groupes capitalistes, leur dictature sur toute l’économie qui sont responsables du recul catastrophique des conditions de vie des salariés et des classes populaires.
L’union des peuples d’Europe liés par mille liens et interdépendants est une nécessité vitale depuis plus d’un siècle. Les peuples ont payé par deux guerres mondiales l’incapacité de la classe dirigeante à la réaliser. Ils continuent à la payer, car c’est sur les exploités que les capitalistes en concurrence font peser la compétitivité de leurs entreprises. À l’époque de la mondialisation, l’impuissance de la classe dominante à unifier même les peuples entremêlés d’Europe montre qu’elle n’est plus capable de faire quoi que ce soit de progressiste pour la société.
Libérer la société de la domination de la grande bourgeoisie, mettre fin à l’organisation capitaliste de l’économie où le grand capital écrase la vie de la société, est une nécessité pour les travailleurs. Elle l’est aussi pour la grande majorité de la population qui subit de plus en plus durement les méfaits de ce système en crise permanente depuis des décennies.
Aucun des problèmes de la société, depuis les menaces sur l’environnement et le climat jusqu’aux besoins élémentaires de se loger, de se soigner correctement, ne pourra être résolu sans renverser le pouvoir politique du grand capital sans exproprier les grands groupes capitalistes et les banques pour les soumettre au contrôle de la collectivité.
Les candidats de Lutte ouvrière opposeront l’internationalisme à toutes les formes de démagogie nationaliste. Ils affirmeront que les travailleurs, quelles que soient leur nationalité, leur origine ou leur religion, appartiennent à la même classe, avec les mêmes intérêts et un même combat à mener pour leur émancipation.
Ils affirmeront que le camp des travailleurs constitue la seule force capable de mener ce combat jusqu’au bout et d’offrir ainsi une perspective de progrès à l’ensemble de la société.

                                                                          Nathalie ARTHAUD


Vendredi 29 mars
Meeting
Paris
À 20h30
Grande salle de la Mutualité - 24, rue Saint-Victor - Paris 5e
Entrée libre
Un départ est prévu à 19 heures d’Argenteuil
Rendez-vous :
« Café des 2 gares » gare d’Argenteuil sortie Orgemont

PSA Hérimoncourt : Une réaction déterminée face à la menace de fermeture


Ils refusent de se retrouver sur le carreau



Lundi matin dès 5h, à l’appel des trois des syndicats FO, CGT et CFDT, 90% des travailleurs d’Hérimoncourt se sont mis en grève et ont bloqué l’accès des camions sur le site. Ils ont été rejoints par la « grosse équipe », celle d’après-midi, pour faire entendre leur refus de voir l’activité de reconditionnement de moteurs usagés disparaître d’Hérimoncourt et être transférée à Vesoul. Cette fermeture est vécue comme un bouleversement pour les travailleuses et les travailleurs qui ont organisé ici leur vie familiale, sociale, et qui pour certains n’ont pas de voiture pour se déplacer.
Ils manifestaient leur colère après l’annonce par Carlos Tavares, PDG du groupe, de sa volonté d’accélérer les discussions, et dénonçaient aussi la réunion qui s’est tenue jeudi dernier entre la direction et les élus locaux mais où les syndicats n’ont pas été invités.
Les travailleurs d’Hérimoncourt refusent de se retrouver sur le carreau et savent qu’avec plus de 3 milliards de profits, PSA a largement les moyens d’investir dans les équipements nécessaires au maintien du site.

Jean-Pierre Mercier, entretien sur Radio Shalom Besançon :

Assistantes maternelles en colère


 

Une mobilisation courageuse

 

Samedi 9 mars à Rennes, plus de 150 assisantes maternelles ont défilé dans les rues de Rennes aux cris de  : "ass'mat en colère, on n'va pas se laisser faire", et " et un, et deux, et trois contrats, sans l'ARE, on n's'en sort pas!". Elles protestent contre la réforme des prestations de chômage, qu'elles ne pourront plus percevoir quand des parents retirent temporairement ou définitivement leurs enfants de la garde. Ce n'est pas la première fois qu'elles descendent dans la rue, et il est prévu que ça ne soit pas la dernière !

Argenteuil, Atrium : le gâchis


Gâchis, fiasco !



Ouverte depuis septembre, la nouvelle salle installée au Val-Nord pour remplacer le complexe Jean Vilar est évitée par les associations argenteuillaises. Outre les problèmes de chauffage et de sonorisation, elle ne convient pas. Les possibilités qu’elle offre sont nettement inférieures à celles de la salle des fêtes Jean Vilar.
         Depuis septembre, très peu d’évènements se sont tenus à l’Atrium.
         On peut déjà parler d’un fiasco.
         Et tout cela pour 2 millions d’euros.
         Si la municipalité est capable de dépenser cette somme pour un projet inutile, elle peut dépenser la même somme comme première étape de la rénovation du complexe Jean Vilar qui lui n’a pas à démontrer son utilité !



Autorisation environnementale sur l’étude d’impact liée au permis de construire.
Prochaines permanences du commissaire enquêteur, les 18 mars de 11h00 à 14h00, 26 mars de 13h00 à 16h00, et le 30 mars de 9h00 à 12h00).
        
Déclassement du parking desservant les salles Jean-Vilar et Pierre-Dux appartenant au domaine public routier communal. Cette enquête se déroulera à l’hôtel de ville du 15 au 30 mars 2019 -
Permanences du commissaire enquêteur les 15 mars de 10h00 à 13h00, 18 mars de 11h00 à 14h00, 26 mars de 13h00 à 16h00, et le 30 mars de 9h00 à 12h00).



Par internet
Adresse à laquelle envoyer ses observations concernant l'enquête publique :
En indiquant comme objet de votre mail : "EP-Pôle-Héloïse-Argenteuil".
Vous pouvez écrire directement vos observations.