mardi 5 mars 2019

Police : bavures ? Ce n’est plus des bavures


Halte aux violences policières !

 
Mai 68, certes, leur matériel a évolué, mais...

Il était temps ! Plusieurs semaines après la mort d'une vieille dame à Marseille en marge d'une manifestation fin décembre, une information judiciaire vient d'être ouverte. Alors qu'elle fermait ses volets pour se protéger des gaz lacrymogènes, elle a reçu une grenade. Le visage en sang, elle a dit : « Ils m'ont visée ». Emmenée à l'hôpital, elle y est morte. Mais police et justice prétendent que c'est l'émotion, plutôt que la grenade, qui l'a tuée !
À Toulouse, le 2 mars, un couple âgé, qui ne manifestait pas, a été matraqué et traîné au sol par des CRS. La scène a été filmée par des témoins et des journalistes. Le même jour à Bordeaux, un député de la France insoumise a été lui aussi matraqué en quittant une manifestation. Tout cela s'ajoute aux dizaines de mutilés et éborgnés par la police.

Argenteuil - Pôle Héloïse - enquêtes publiques, on se prépare (12) …


Comme s’il n’y avait pas d’autres espaces ailleurs




On peut discuter chaque aspect du projet en lui-même (Multiplex, logements, centre commercial…). Mais la grosse question qui se pose à propos du projet Héloïse est : mais pourquoi à cet endroit ? Alors qu’à Argenteuil, il en existe bien d’autres qui ne poseraient pas les mêmes problèmes environnementaux, et pour certains n’en poseraient aucun.
         Dans la grande commune que représente Argenteuil, ce sont plusieurs sites qui pouvaient accueillir « Cap Héloïse ». Sur la friche Sagem, dans la zone industrielle du Val, au Val-Notre-Dame, et dorénavant, quoiqu’en pense le maire d’Argenteuil, sur le futur espace de feu l’espace Dassault.
         La question est d’importance. Car ce projet, s’il se faisait, serait un destructeur d’environnement. Celui d’une salle des fêtes qui est un symbole pour la population, au-delà de son utilité qui n’est plus à discuter. Celui d’un espace qu’il serait facile de « renaturer » et d’en faire un espace protégé dédié à l’Impressionnisme.

Argenteuil, La Poste, régression manifeste


… Et manque total de pugnacité

 


En province, devant la voracité de La Poste qui ne respecte pas son obligation de service public, les édiles sortent souvent becs et ongles pour défendre le maintien d’une poste dans leur commune.
         Selon le compte-rendu publié sur le site Engagés pour Argenteuil que nous avons largement pillé depuis des semaines, voilà le genre de discours sur le sujet du maire d’Argenteuil tenu lors de la dernière réunion publique qu’il a animé dans le Centre-Ville : « La Poste ferme des bureaux un peu partout. Nous avons obtenu qu’en Centre ville une Poste reste. Celle de la rue de la Poste prolongée n’est pas pérenne pour eux. Il faut garder la façade, elle est magnifique, par contre, au-dessus, c’est de l’habitat extrêmement dégradé, il faut rénover tout l’intérieur. Ils ont fermé la petite poste d’Orgemont, mais ils veulent recréer un gros bureau à Joliot. »
         L’habitat au-dessus de la poste historique de la Ville ? Quel est le rapport ?
         Un gros bureau de poste à Joliot ? Il y croit vraiment ?
         Apparemment, du côté du maire d’Argenteuil, à l’égard de La Poste, il n’y a plus ni bec ni ongle, pourtant sur un sujet aussi important pour la population.

lundi 4 mars 2019

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 4 mars 2019


Avec les travailleurs d'Algérie !

 


Malgré la contestation qui s’est transformée, vendredi 1er mars, en marée humaine dans toutes les villes d’Algérie, le régime persiste et signe : bien que grabataire et incapable de gouverner depuis des années, Bouteflika brigue un 5ème mandat.
La clique au pouvoir n’a manifestement pas pu s’entendre sur un successeur et elle s’est, de nouveau, repliée sur Bouteflika, son plus petit dénominateur commun. En guise de concession, celui-ci s’est engagé à raccourcir ce mandat en organisant une élection présidentielle anticipée. C’est se moquer du monde !
Une telle mascarade ne peut qu’attiser la colère et accentuer le sentiment d’humiliation qui a poussé le peuple algérien dans la rue. Et le fait est que, depuis l’annonce du dépôt officiel de la candidature de Bouteflika, les manifestations spontanées se multiplient.
Le combat engagé par le peuple algérien est difficile, mais il en a mené d’autres, à commencer par la lutte contre la colonisation française et pour l’indépendance. Et on ne peut que saluer le courage dont ont déjà fait preuve les centaines de milliers de femmes et d’hommes qui ont osé descendre dans la rue. Ils l’ont fait malgré les interdictions de manifester et le chantage du régime à la guerre civile.
Oui, le peuple algérien, avec sa jeunesse aux avant-postes, ne supporte plus le mépris de ce régime mafieux qui prend l’État pour son tiroir-caisse. Fort de ces premiers pas, il continuera de se battre d’une façon ou d’une autre.
Mais pour que le sort des classes populaires et de la jeunesse algérienne change réellement, il faut qu’elles fassent entendre leurs intérêts et leurs droits spécifiques de travailleurs. 
Le gros des manifestants est constitué par la jeunesse qui, tout en étant éduquée et diplômée, se sait condamnée au chômage et à la misère si rien ne change. Il est constitué de travailleurs, de femmes au foyer, de chômeurs qui paient la crise au prix fort. Avec l’inflation et la dévaluation du dinar, tous sont confrontés à l’effondrement de leur pouvoir d’achat. Le salaire minimum équivalent à 130 euros mensuels ne permet pas de vivre et s’ajoute aux difficultés de la vie quotidienne.
Au-delà des mots d’ordre de liberté et de démocratie, de plus en plus de gens se demandent ouvertement où va l’argent du pétrole et pourquoi autant de misère et de chômage. Répondre à ces questions et se battre pour que chacun ait un emploi et un salaire décent qui suive l’inflation est indispensable. Sans cela, la démocratie et la liberté resteront des mots creux pour la grande majorité des classes populaires.
Bien des catégories sociales se mêlent dans cette contestation, et des intérêts différents, voire opposés, s’y expriment. Avocats, journalistes, étudiants, militants islamistes et même affairistes militant pour leur business, chacun défendra ses intérêts. Et il y a le petit jeu des politiciens. On voit comment certains opposants hostiles dans un premier temps aux manifestations, s’en revendiquent désormais pour se hisser au pouvoir.
Les intérêts des exploités ne peuvent être défendus que par les travailleurs eux-mêmes. C’est vrai là-bas comme ici. Cette contestation peut et doit être le premier pas pour cette prise de conscience. Oui, les travailleurs peuvent collectivement changer leurs conditions de vie et de travail et offrir à la société un autre avenir.
Ceux qui se révoltent en Algérie sont nos frères et nos sœurs. Nous sommes liés à eux par des liens familiaux et amicaux parce qu’une partie de la classe ouvrière de France est composée de travailleurs originaires du Maghreb. L’Algérie, si longtemps colonisée par la France impérialiste, comme la Tunisie et le Maroc, continue d’ailleurs toujours de faire les beaux jours du grand patronat d’ici. C’est la raison pour laquelle le régime autoritaire algérien convient parfaitement au gouvernement français.
Ce sont aussi nos frères et nos sœurs car ils appartiennent au monde du travail. Si des raisons politiques propres à l’Algérie les ont poussés à agir, le combat qu’ils ont à mener pour garantir leurs conditions d’existence est celui que doivent mener les travailleurs de tous les pays.
En Algérie, la domination d’une coterie de généraux et de bourgeois passe par le contrôle de l’État qui lui permet d’accaparer la rente pétrolière. En France, la grande bourgeoisie, les Arnault, Peugeot, Dassault et cie s’enrichissent en dominant les grands groupes industriels et financiers. Mais les uns comme les autres prospèrent sur l'exploitation des travailleurs des deux côtés de la Méditerranée.
Alors, puisse la lutte du peuple algérien être porteuse de perspectives pour les travailleurs !

Nathalie ARTHAUD sur BFMTV à 11 heures dans le Débat


Contre le grand capital, faire entendre le camp des travailleurs

 


Ce matin, à 11 heures, Nathalie ARTHAUD participera au Débat sur BFMTV.
         Comme sur Sud radio ou sur LCI ces jours derniers, il s’agit pour elle, non seulement de donner le point de vue de Lutte ouvrière sur l’actualité, mais aussi d’exprimer le sens de notre candidature en vue des prochaines élections européennes de mai prochain. Dans la campagne pour celles-ci, nous voulons faire entendre face au grand capital qui domine la société, le camp des travailleurs et ses perspectives.
         Ceux qui le peuvent, ne ratez pas le Débat de ce matin, et chacun peut retrouver les interventions passées de Nathalie dans les médias sur :

https://www.lutte-ouvriere.org/

Air France/KLM : rivalité entre États bourgeois


Bisbilles qui volent bas

 


L'État néerlandais vient d'acheter des actions discrètement afin de faire monter sa participation au capital du groupe Air France-KLM presque au même niveau que celle de l'État français, ce qui a irrité Macron et son gouvernement. Si les deux entreprises forment un même groupe depuis 15 ans, elles ont des divergences d'intérêts, par exemple préserver la prépondérance de l’aéroport principal, soit Roissy, soit Amsterdam. Et chacune des branches reste soutenue par son État d'origine.

Les travailleurs n'ont aucun intérêt à défendre dans ces bisbilles entre détenteurs d’actions et gouvernants à leurs bottes.

Impérialismes : des îles leur servant de bases arrière


Archipel des Chagos : toujours sous leur coupe

 
Un navire militaire américain stationné à Diego Garcia, en 1985

La Cour internationale de justice de La Haye a condamné l’occupation par le Royaume-Uni de l’archipel des Chagos, dans l'Océan indien, appelant à ce que ces îles soient restituées à l’île Maurice.
Pour garder la main sur les îles Chagos, pas très loin du Moyen-Orient, l’État britannique les avait séparées de Maurice en 1965. Puis entre 1968 et 1973, les Chagossiens ont été expulsés de leur propre pays, lorsque le Royaume-Uni a concédé l’île de Diego Garcia à l’armée des États-Unis.
Les impérialismes britannique et américain vont-ils finalement autoriser le retour des exilés chagossiens ? Pas sûr du tout, tant ils se moquent des intérêts de ces familles.
Mais ce qui est certain, c’est qu’ils ne sont pas prêts de renoncer à l’occupation de Diego Garcia. L’île a déjà servi de base arrière pour envahir l’Irak et l’Afghanistan en 1990, 2001 et 2003. Et comme cette région du monde reste sous tension, elle pourrait resservir...

Elections : comment disait-on en Mai-juin 1968 ?


Mais pourquoi promettre quand on sait ne pouvoir tenir

En mars 2014, il y aura bientôt cinq ans, la liste conduite par Georges Mothron l’emportait lors des élections municipales. Régulièrement, il est bon de rappeler les engagements électoraux de cette liste.
         Cinq ans ont passé, et chacun peut juger de l’écart qu’il y a entre les promesses et la réalité.
         Ce n’est certainement pas lors de cette dernière année, année électorale de surcroît que la municipalité pourra réaliser ce qu’elle n’a pas fait, et pour un certain nombre de points, ce qu’elle ne pouvait réaliser, ni en cinq ans, ni en une décennie !
Urbanisme : aucune décision sans concertation...