mardi 12 février 2019

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 11 février 2019


Comédie franco-italienne : un avant-goût de la campagne des Européennes

Rien ne va plus entre les gouvernements français et italien ! Parce que le vice-Premier ministre italien a rencontré des gilets jaunes en France, Macron a décidé de rappeler son ambassadeur à Rome, chose inédite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.


Cette montée de testostérone s’inscrit dans une longue série de provocations verbales entre les deux gouvernements. Macron a parlé du gouvernement italien comme de « la lèpre nationaliste ». En réponse, Salvini, le sulfureux leader de la Ligue du Nord, a désigné Macron comme « un très mauvais président qui gouverne contre les Français »… Alors, comme l’a dit Griveaux, le gouvernement a voulu « sonner la fin de la récréation » !
C’est peut-être la fin de la récréation, mais ce n’est pas la fin de la comédie. Car à l’approche des Européennes, chacun des protagonistes a intérêt à la faire durer. Macron veut se faire reconnaître comme le champion de l’idée européenne, du libéralisme et d’un prétendu humanisme ouvert sur le monde. À l’opposé, Salvini et derrière lui Le Pen ont pris pour fonds de commerce le souverainisme et la lutte contre l’immigration. Ils se servent mutuellement de faire-valoir.
Tous deux partagent la même stratégie : remplacer le clivage gauche-droite par celui opposant les anti et les pro-Européens.
Pendant près d’un siècle, le PS et le PCF qui prétendaient représenter les intérêts des travailleurs ont fait croire que la lutte de classe s’exprimait électoralement dans l’opposition gauche-droite. Ils ont imposé l’idée que, quand on appartenait au monde du travail, il fallait éliminer la droite et toujours voter à gauche.
C’est ainsi que les classes populaires ont contribué à élire des Mitterrand-Hollande des années durant, pour finalement se rendre compte que rien de fondamental ne différenciait leur politique de celle des Chirac-Sarkozy. Eh bien, sous couvert d’opposition irréductible sur l’Europe ou l’immigration, les Macron et Le Pen voudraient enfermer les travailleurs dans le même type de piège !
Les uns sont partisans de l’Europe, les autres se disent souverainistes, mais ils sont, les uns comme les autres, des partis bourgeois. Ils sont les défenseurs de la propriété privée capitaliste et de l’exploitation. Ils raisonnent du point de vue des affaires de la bourgeoisie et, au pouvoir, ils défendent toujours la prospérité de cette minorité richissime contre les intérêts élémentaires des travailleurs et de la population.
Les gouvernements nationalistes qui font l’admiration de Le Pen, que ce soit le gouvernement italien ou celui d’Orban en Hongrie, mènent une politique antiouvrière qui n’a rien à envier à celle de Macron.
Dernièrement, Orban a autorisé les patrons à cumuler jusqu’à 400 heures supplémentaires par salarié avec la possibilité de les payer jusqu’à trois ans plus tard ! Quant à l’attelage Salvini-Di Maio, il s’emploie à flexibiliser le marché du travail et déroule le tapis rouge au grand patronat, exactement comme Macron.
Même en matière d’immigration, l’opposition entre ces deux camps n’est que de façade. Salvini s’est distingué dans l’ignominie en interdisant aux bateaux de secours aux migrants d’accoster en Italie. Macron n’a pas manqué de lui faire la leçon. Mais lui, qui se pose en humaniste, n’accepte les migrants qu’au compte-gouttes et ferme totalement ses frontières aux migrants économiques !
Macron a refusé tout geste de solidarité pour aider l’Italie à accueillir les 750 000 personnes qui y sont arrivées ces dernières années. Pire, il a rétabli la frontière à Vintimille, contraignant les migrants qui ont déjà risqué leur vie en traversant la Méditerranée à la risquer de nouveau en franchissant les Alpes à pieds.  Autant dire que sa politique est aussi criminelle que celle de Salvini.
La comédie jouée par Macron avec le gouvernement italien est une répétition de celle qu’il jouera aux Européennes avec Le Pen. Ils ramèneront tous les problèmes à l’Europe et à l’immigration pour masquer la responsabilité de la bourgeoisie dans la crise actuelle.
Le monde du travail est écrasé par le grand capital. Le droit à vivre dignement, travailler, se nourrir et se loger correctement ne peut être imposé qu’en s’attaquant à la classe capitaliste et à son pouvoir. Ce sont ces objectifs et ces perspectives que défendra la liste « Contre le grand capital, le camp des travailleurs », présentée par Lutte ouvrière et conduite par Nathalie Arthaud.

Migrants : du Togo, venu mourir dans les Hautes-Alpes enneigées


À bas les frontières !



                                                               Photo @ Dauphiné-libéré

Dans la nuit de mercredi 6 à jeudi 7 février, un homme de 28 ans venant du Togo a été retrouvé inconscient au pied du col de l’Échelle dans les Hautes Alpes. Il est décédé peu après à l’hôpital.
Parti à pied d’Italie avec une dizaine d’autres migrants, il se serait totalement épuisé dans la montée nocturne de ce col. Ses compagnons l’auraient alors déposé sur le bord de la route avant d’appeler les secours. Le procureur de Gap a ouvert une enquête préliminaire pour "homicide involontaire" et "non-assistance à personne en danger".
Les responsables sont pourtant connus : ils se trouvent dans les ministères des États qui, par pure démagogie, condamnent ainsi à mort des femmes et des hommes qui ne veulent que pouvoir vivre et pourchassent ceux qui veulent leur venir en aide.

Valls, Argenteuil, Evry, Barcelone… les déplacements d’un commis voyageur de la bourgeoisie


Petit rappel à propos d’un politiciens local bien connu


De1997 à 2017 : le temps passe, les loups restent

Le Valls, Argenteuillais de naguère, cet ex-Premier ministre socialiste de Hollande dont l’ex-député local, Philippe Doucet, fut un temps le porte-parole dévoué, Valls vise maintenant la mairie de Barcelone, a défilé dimanche à Madrid avec la droite et l'extrême droite contre le gouvernement espagnol dirigé par le parti socialiste.
Valls rappelle à sa façon que les étiquettes de « gauche », du « centre » ou de « droite » sont interchangeables, selon les époques et les intérêts des uns et des autres.
Pour de tels politiciens, l'important est de servir leur ambition, et du même coup la bourgeoisie, donc sans rien céder aux travailleurs.
C’est vrai en France, en Espagne, comme dans tous les pays.




Un « gilet jaune » habitant Argenteuil a été grièvement blessé samedi. Contre les violences policières, un rassemblement de protestation est appelé ce mercredi 13 févier à 18 heures devant la mairie d’Argenteuil. Comme de bien entendu, je m’y rendrai et j’appelle tous nos proches à faire de même.      D. MARIETTE


Argenteuil, pour la défense de Jean Vilar, pour l’abandon du projet municipalité-Fiminco


Nouvelle étape, nouveau combat ! A vos plumes !

 
Vous avez dit "environnement" ?

Avec un regard attentif, on peut découvrir depuis aujourd’hui et lire l’annonce d’une nouvelle enquête publique concernant cette fois l’aspect environnemental du projet « Cap Héloïse » dont le maître d’œuvre est le promoteur Fiminco. Si elle figure sur les panneaux administratifs de la Ville, elle ne figure pas sur le site internet de celle-ci, en tout cas pas encore…
En gros, cette enquête à laquelle il sera possible de répondre en se déplaçant à l’hôtel de ville ou par internet sera ouverte à tous durant tout le mois de mars.
         Voilà une nouvelle échéance dans le combat que nous menons au sein du Comité Jean Vilar pour l’abandon du projet « Cap Héloïse ».
         Ce sujet sera bien évidemment au cœur de la réunion que ce comité organise le mardi 19 février à la salle Paul-Vaillant Couturier d’ABHabitat dans le centre-ville d’Argenteuil.
         Nous allons revenir sur cette question environnementale sur le présent blog dans les jours qui viennent. Mais déjà nous savons que de très nombreux habitants ont beaucoup de choses à en dire, car elle présente de multiples aspects.
         Alors, à vos plumes, et que cette enquête soit une nouvelle étape dans le combat que nous menons contre un projet socialement dispendieux et totalement inepte. D. MARIETTE

CPAM, un recul à l’image des autres services publics utiles à la population


Un effroyable recul de ces services



La Ville va disposer d’un local rue Fernand Léger dans le quartier du Val-Nord, qui était jusqu’à présent propriété de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie du Val d’Oise.
         Si notre mémoire ne nous fait pas défaut, ce local hébergeait jusqu’en 2006 une antenne de la CPAM ouverte au public. Il y avait alors sur la Ville outre cette antenne, une deuxième avenue Jean Jaurès dans le quartier du Val Notre-Dame, et une troisième, rue de la poste prolongée dans le centre. Il ne reste plus à Argenteuil que cette dernière dont la longue file d’attente à l’extérieur, sur le trottoir, fait régulièrement l’étonnement des passants.
         Cette vente d’un local qui abrita naguère une antenne très utile pour les assurés sociaux d’un quartier qui compte tout de même une vingtaine de milliers d’habitants, illustre parfaitement l’effroyable recul des services publics utiles à la population.

lundi 11 février 2019

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 11 février 2019


Comédie franco-italienne : un avant-goût de la campagne des Européennes

Rien ne va plus entre les gouvernements français et italien ! Parce que le vice-Premier ministre italien a rencontré des gilets jaunes en France, Macron a décidé de rappeler son ambassadeur à Rome, chose inédite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.


Cette montée de testostérone s’inscrit dans une longue série de provocations verbales entre les deux gouvernements. Macron a parlé du gouvernement italien comme de « la lèpre nationaliste ». En réponse, Salvini, le sulfureux leader de la Ligue du Nord, a désigné Macron comme « un très mauvais président qui gouverne contre les Français »… Alors, comme l’a dit Griveaux, le gouvernement a voulu « sonner la fin de la récréation » !

C’est peut-être la fin de la récréation, mais ce n’est pas la fin de la comédie. Car à l’approche des Européennes, chacun des protagonistes a intérêt à la faire durer. Macron veut se faire reconnaître comme le champion de l’idée européenne, du libéralisme et d’un prétendu humanisme ouvert sur le monde. À l’opposé, Salvini et derrière lui Le Pen ont pris pour fonds de commerce le souverainisme et la lutte contre l’immigration. Ils se servent mutuellement de faire-valoir.

Tous deux partagent la même stratégie : remplacer le clivage gauche-droite par celui opposant les anti et les pro-Européens.

Pendant près d’un siècle, le PS et le PCF qui prétendaient représenter les intérêts des travailleurs ont fait croire que la lutte de classe s’exprimait électoralement dans l’opposition gauche-droite. Ils ont imposé l’idée que, quand on appartenait au monde du travail, il fallait éliminer la droite et toujours voter à gauche.
C’est ainsi que les classes populaires ont contribué à élire des Mitterrand-Hollande des années durant, pour finalement se rendre compte que rien de fondamental ne différenciait leur politique de celle des Chirac-Sarkozy. Eh bien, sous couvert d’opposition irréductible sur l’Europe ou l’immigration, les Macron et Le Pen voudraient enfermer les travailleurs dans le même type de piège !

Les uns sont partisans de l’Europe, les autres se disent souverainistes, mais ils sont, les uns comme les autres, des partis bourgeois. Ils sont les défenseurs de la propriété privée capitaliste et de l’exploitation. Ils raisonnent du point de vue des affaires de la bourgeoisie et, au pouvoir, ils défendent toujours la prospérité de cette minorité richissime contre les intérêts élémentaires des travailleurs et de la population.

Les gouvernements nationalistes qui font l’admiration de Le Pen, que ce soit le gouvernement italien ou celui d’Orban en Hongrie, mènent une politique antiouvrière qui n’a rien à envier à celle de Macron.

Dernièrement, Orban a autorisé les patrons à cumuler jusqu’à 400 heures supplémentaires par salarié avec la possibilité de les payer jusqu’à trois ans plus tard ! Quant à l’attelage Salvini-Di Maio, il s’emploie à flexibiliser le marché du travail et déroule le tapis rouge au grand patronat, exactement comme Macron.

Même en matière d’immigration, l’opposition entre ces deux camps n’est que de façade. Salvini s’est distingué dans l’ignominie en interdisant aux bateaux de secours aux migrants d’accoster en Italie. Macron n’a pas manqué de lui faire la leçon. Mais lui, qui se pose en humaniste, n’accepte les migrants qu’au compte-gouttes et ferme totalement ses frontières aux migrants économiques !

Macron a refusé tout geste de solidarité pour aider l’Italie à accueillir les 750 000 personnes qui y sont arrivées ces dernières années. Pire, il a rétabli la frontière à Vintimille, contraignant les migrants qui ont déjà risqué leur vie en traversant la Méditerranée à la risquer de nouveau en franchissant les Alpes à pieds.  Autant dire que sa politique est aussi criminelle que celle de Salvini.

La comédie jouée par Macron avec le gouvernement italien est une répétition de celle qu’il jouera aux Européennes avec Le Pen. Ils ramèneront tous les problèmes à l’Europe et à l’immigration pour masquer la responsabilité de la bourgeoisie dans la crise actuelle.

Le monde du travail est écrasé par le grand capital. Le droit à vivre dignement, travailler, se nourrir et se loger correctement ne peut être imposé qu’en s’attaquant à la classe capitaliste et à son pouvoir. Ce sont ces objectifs et ces perspectives que défendra la liste « Contre le grand capital, le camp des travailleurs », présentée par Lutte ouvrière et conduite par Nathalie Arthaud.