mardi 13 novembre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 13 novembre 2018



 Les prix augmentent, le pouvoir d'achat diminue... Il faut augmenter les salaires et les indexer sur le coût de la vie !

Macron voulait, disait-il, aller à la rencontre de la population. Il a été servi ! Tout au long de ses déplacements dans le Nord et l’Est de la France la semaine dernière, il a été pris à partie par des retraités et des travailleurs en colère qui lui reprochaient la hausse de la CSG et des taxes sur les carburants. Malgré tout ce qu’il peut dire concernant une prétendue augmentation du pouvoir d’achat, les travailleurs savent compter et voient bien qu’ils ont de plus en plus de mal à finir le mois !
Face au mécontentement, Macron a été obligé de faire quelques annonces comme celle de la généralisation d’une aide au transport. Mais, limitée à 20 euros par mois et réservée aux salariés dont le lieu de travail se situe à plus de 30 km de leur domicile, elle n’aidera pas beaucoup le peu de travailleurs qui pourraient y prétendre ! Et pas question que le gouvernement consacre un centime à cette aide qui serait laissée à la charge des régions.
Macron a aussi promis de baisser « drastiquement » le coût du permis de conduire et d’instaurer une aide à l’acquisition du premier véhicule. Mais il s’est bien gardé de préciser comment ces mesures seraient financées. Sous Macron aujourd’hui, comme sous ses prédécesseurs, la politique de l’État consiste à faire des milliards d’économies aux dépens des services publics et à imposer des sacrifices à la population afin de pouvoir arroser de subventions et de cadeaux fiscaux le grand patronat et une minorité de bourgeois.
Si les mesures annoncées voient le jour, ce qui n’est même pas dit, elles seront dans la droite ligne de toutes celles que le gouvernement ne cesse de prendre pour faire illusion vis-à-vis de la population, comme le « reste à charge zéro » sur les soins dentaires et l’optique, qui va se traduire par une augmentation des mutuelles. Comme il se refuse à prendre sur les profits et les fortunes des plus riches pour les financer, au bout du compte, d’une façon ou d’une autre, ce sont les travailleurs qui paieront la note.
Pour tenter de désamorcer la contestation, le gouvernement peut aussi faire des gestes en direction des catégories sociales qui ont fait entendre leur voix, comme les patrons routiers, les entreprises du BTP, les artisans taxis et, dernièrement, les ambulanciers. Ces patrons de différents secteurs défendent leurs intérêts en refusant de faire les frais de la politique menée par le gouvernement au profit exclusif des capitalistes les plus puissants qui dominent l’économie.
Eh bien, il est indispensable que les travailleurs se mobilisent en défendant eux aussi leurs intérêts et les revendications qui leur sont propres ! Personne ne le fera à leur place ! S’ils ne le font pas, c’est à eux que le gouvernement fera payer les concessions qu’il pourrait être amené à faire aux autres catégories sociales.
Le monde du travail a mille raisons de se mobiliser pour son propre compte. Si les régions parcourues par Macron sont sinistrées aujourd’hui, ce n’est pas la Première Guerre mondiale qui en est la cause mais la guerre que la classe capitaliste mène sans répit aux travailleurs. Cette guerre pour les profits, rendue encore plus féroce par l’aggravation de la crise, se mène à coups de licenciements, de précarisation des emplois et d’aggravation de l’exploitation.
Actuellement, la contestation s’exprime en particulier, et à juste titre, contre la hausse des carburants. Mais, en fait, tout augmente : le fioul, le gaz, l’électricité, les loyers… Il est indispensable que les travailleurs se mobilisent en mettant en avant leurs exigences, à commencer par l’augmentation des salaires, des retraites et des allocations et leur alignement automatique sur le coût de la vie. Il n’y a qu’ainsi que le monde du travail se protègera contre l’appauvrissement qui résulte des politiques patronales et gouvernementales.
Les inquiétudes manifestées par Macron montrent que ceux qui veulent exprimer leur mécontentement ont raison. Mais c’est en se mobilisant sur leur propre terrain et avec leurs armes de classe que les travailleurs pourront faire prévaloir leurs intérêts. Ce combat-là, aucune organisation d’extrême droite ne pourra le récupérer. Pour se faire entendre, le monde du travail dispose d’une arme puissante, celle de la grève qui permet de bloquer l’économie et de frapper le patronat à son point sensible, son portefeuille. C’est la seule voie et la seule façon de se faire craindre du gouvernement.

Argenteuil, La Poste prévoit la fermeture de deux bureaux du centre-ville


Alerte postée



Chacun connaît la situation désastreuse de la poste sur Argenteuil. Pour ne prendre qu’un exemple, la situation était pratiquement bloquée mardi dernier et vendredi en fin d’après-midi à la vieille poste du centre, des employés en nombre ridicule devant faire face aux personnes très nombreuses qui avaient besoin de leur service.
         Chacun connaît les fermetures intempestives de bureaux, les employés en nombre insuffisant sur la Ville devant se déplacer selon les besoins, quand un bureau ne peut pas fonctionner, au prix de la fermeture d’un autre.
         Mais là, c’est encore autre chose. La Poste prévoit de fermer en 2019 purement et simplement les deux bureaux du centre-ville, la vieille poste complètement, et la seconde, celle de Carême-Prenant, partiellement puisqu’elle ne serait plus destinée qu’à des opérations commerciales bancaires sur rendez-vous.
         En échange un bureau serait installé au premier étage du centre commercial « Côté Seine ». Pour n’être réduit à terme que comme espace d’automates ?
         Si elle était réalisée, cette situation marquerait un énorme recul.
         Aux habitants d’Argenteuil de considérer ensemble de quelle manière ils peuvent s’y opposer.

Marseille : l’effondrement de l’immeuble, l’incurie, le mépris


Quand un immeuble s’effondre, ce n’est pas la malchance.



Ce samedi 10 novembre, prés de huit mille manifestants ont marché jusqu’à la Mairie, pour montrer leur solidarité avec les victimes de l’écroulement des immeubles de la rue d’Aubagne.
Ils ont marqué leur colère contre cet habitat indigne qui a causé la mort de huit habitants.
Tous, experts, habitants avaient déjà signalé fissures, et risques à la Mairie sans aucun résultat.
Il faut que les proches des victimes soient rapidement indemnisés.
Il faut que tous les habitants déplacés soient relogés dignement et immédiatement aux frais de la Mairie ou d’une institution qui se chargera de toutes les démarches.
Il faut des indemnisations pour tout ce qui a été perdu dans ce terrible accident.
C’est la moindre des choses.

Route du rhum... et des marques


Grosses vagues pour le fric


La Route du rhum en 2014

On peut s'enthousiasmer au grand spectacle d'une centaine de voiliers gigantesques high-tech, pilotés en solitaire par des marins qui rivalisent pour traverser l'Atlantique en un temps record.
Mais la Route du rhum qui vient s’achever, au moins pour les premiers, comme tous les grands événements prétendument sportifs dans cette société dominée par l'argent, est d'abord et avant tout une immense campagne publicitaire pour les sponsors qui donnent leur nom aux voiliers.
Même au grand large ça sent le rance et le fric !

Fête de Lutte ouvrière à Argenteuil le 2 février 2019



Dans près de 2 mois et demi maintenant

Dès maintenant, on réserve !




Au début de l’année 1989, dans la salle de restauration de l’école Joliot-Curie eut lieu le premier banquet des amis de Lutte ouvrière à Argenteuil. Cela fait 30 ans, et au fil des ans, ce banquet a perduré, maintenant cette tradition du banquet ouvrier, née au XIXème siècle et que le mouvement socialiste et communiste ont maintenu au fil des décennies jusqu’à aujourd’hui.
         Cette année, il aura lieu le samedi 2 février 2019. Retour cette fois dans le complexe Jean Vilar qui convient totalement pour ce type d’évènements.                                                                        



              Organisé par les militants de Lutte ouvrière, il s’adresse à tous ceux qui nous connaissent, et au-delà des divergences que nous pouvons avoir les uns et les autres, à tous ceux qui pensent qu’un peu de fraternité n’est jamais de trop dans les milieux populaires, au sein de notre classe, particulièrement dans la période difficile que nous vivons.
         Le rock sera présent ce soir-là, mais aussi la musique classique dans les heures qui précéderont le fameux banquet précédé de son non moins fameux apéritif. Culture  et politique seront bien évidemment de la partie, puisque la fête commencera à 16 heures.
         En ces temps d’inflation, les tarifs n’ont pas changé : 15 euros pour les adultes, et 7 pour les enfants de moins de 14 ans.
         C’est dès maintenant qu’il faut réserver. Chèques à l’ordre de Dominique MARIETTE. Invitez vos proches et vos amis.

lundi 12 novembre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 13 novembre 2018


Les prix augmentent, le pouvoir d'achat diminue... Il faut augmenter les salaires et les indexer sur le coût de la vie !

Macron voulait, disait-il, aller à la rencontre de la population. Il a été servi ! Tout au long de ses déplacements dans le Nord et l’Est de la France la semaine dernière, il a été pris à partie par des retraités et des travailleurs en colère qui lui reprochaient la hausse de la CSG et des taxes sur les carburants. Malgré tout ce qu’il peut dire concernant une prétendue augmentation du pouvoir d’achat, les travailleurs savent compter et voient bien qu’ils ont de plus en plus de mal à finir le mois !

Face au mécontentement, Macron a été obligé de faire quelques annonces comme celle de la généralisation d’une aide au transport. Mais, limitée à 20 euros par mois et réservée aux salariés dont le lieu de travail se situe à plus de 30 km de leur domicile, elle n’aidera pas beaucoup le peu de travailleurs qui pourraient y prétendre ! Et pas question que le gouvernement consacre un centime à cette aide qui serait laissée à la charge des régions.

Macron a aussi promis de baisser « drastiquement » le coût du permis de conduire et d’instaurer une aide à l’acquisition du premier véhicule. Mais il s’est bien gardé de préciser comment ces mesures seraient financées. Sous Macron aujourd’hui, comme sous ses prédécesseurs, la politique de l’État consiste à faire des milliards d’économies aux dépens des services publics et à imposer des sacrifices à la population afin de pouvoir arroser de subventions et de cadeaux fiscaux le grand patronat et une minorité de bourgeois.

Si les mesures annoncées voient le jour, ce qui n’est même pas dit, elles seront dans la droite ligne de toutes celles que le gouvernement ne cesse de prendre pour faire illusion vis-à-vis de la population, comme le « reste à charge zéro » sur les soins dentaires et l’optique, qui va se traduire par une augmentation des mutuelles. Comme il se refuse à prendre sur les profits et les fortunes des plus riches pour les financer, au bout du compte, d’une façon ou d’une autre, ce sont les travailleurs qui paieront la note.

Pour tenter de désamorcer la contestation, le gouvernement peut aussi faire des gestes en direction des catégories sociales qui ont fait entendre leur voix, comme les patrons routiers, les entreprises du BTP, les artisans taxis et, dernièrement, les ambulanciers. Ces patrons de différents secteurs défendent leurs intérêts en refusant de faire les frais de la politique menée par le gouvernement au profit exclusif des capitalistes les plus puissants qui dominent l’économie.

Eh bien, il est indispensable que les travailleurs se mobilisent en défendant eux aussi leurs intérêts et les revendications qui leur sont propres ! Personne ne le fera à leur place ! S’ils ne le font pas, c’est à eux que le gouvernement fera payer les concessions qu’il pourrait être amené à faire aux autres catégories sociales.

Le monde du travail a mille raisons de se mobiliser pour son propre compte. Si les régions parcourues par Macron sont sinistrées aujourd’hui, ce n’est pas la Première Guerre mondiale qui en est la cause mais la guerre que la classe capitaliste mène sans répit aux travailleurs. Cette guerre pour les profits, rendue encore plus féroce par l’aggravation de la crise, se mène à coups de licenciements, de précarisation des emplois et d’aggravation de l’exploitation.
Actuellement, la contestation s’exprime en particulier, et à juste titre, contre la hausse des carburants. Mais, en fait, tout augmente : le fioul, le gaz, l’électricité, les loyers… Il est indispensable que les travailleurs se mobilisent en mettant en avant leurs exigences, à commencer par l’augmentation des salaires, des retraites et des allocations et leur alignement automatique sur le coût de la vie. Il n’y a qu’ainsi que le monde du travail se protègera contre l’appauvrissement qui résulte des politiques patronales et gouvernementales.



Les inquiétudes manifestées par Macron montrent que ceux qui veulent exprimer leur mécontentement ont raison. Mais c’est en se mobilisant sur leur propre terrain et avec leurs armes de classe que les travailleurs pourront faire prévaloir leurs intérêts. Ce combat-là, aucune organisation d’extrême droite ne pourra le récupérer. Pour se faire entendre, le monde du travail dispose d’une arme puissante, celle de la grève qui permet de bloquer l’économie et de frapper le patronat à son point sensible, son portefeuille. C’est la seule voie et la seule façon de se faire craindre du gouvernement.

Vendeurs d’armes : de sacrés hypocrites


Si tu veux la paix, prépare la révolution

  

Profitant des cérémonies du 11 novembre, Macron tente de faire un coup diplomatique en organisant à Paris un « forum de la paix » avec des dizaines de chefs d'État. Trump ne voulant pas servir de faire-valoir à Macron snobera cette rencontre.
Il faut une sacrée dose d'hypocrisie pour discourir sur la paix entre représentants de pays, tous vendeurs ou acheteurs d'armes. Le gouvernement français se vante régulièrement de ses succès dans ce commerce d'armes - la France est le 3e exportateur mondial - et il vient de lancer le processus de construction d'un nouveau porte-avion.
La paix n'existera réellement que quand on se sera débarrassé du capitalisme et de la concurrence qu'il engendre.