dimanche 16 septembre 2018

Macron, l’Elysée et la porcelaine


Normal, avec Macron, ça casse



Pour faire semblant de montrer que pour rénover son palais il n’écorne pas le budget de l’Etat, Macron a décidé de lancer une ligne de produits dérivés « Elysée ». Il paraît que cela s’appelle des « goodies ».
         Malchance, le « mug » de la série présentée comme « porcelaine de Limoges » n’en est en fait pas une, au grand dam des défenseurs du label du Limousin.
         Bref, toutes proportions gardées, c’est comme que lorsqu’il dit qu’il est « le président des Françaises et des Français », alors qu’il n’est que le président des riches.

Fête de l’Humanité, un très grand rassemblement populaire


Une fête ouvrière, une fête populaire

Beaucoup de monde, sous le soleil, hier à la fête de l’Humanité. Une ambiance populaire, chaleureuse et sympathique.



Petite visite au stand d’Argenteuil. La photo (avec le secrétaire du PCF d'Argenteuil, Francis Gabouleau) n’est pas réussie (problème de lumière) mais l’intention y était.



Aujourd’hui dimanche encore
 Lutte ouvrière à la Fête de L’Humanité



Lutte ouvrière a un stand à la Fête de l’Humanité. Il est situé avenue Olga Bancic, près du Village du monde, à côté, hasard sympathique, des stands du Val d’Oise du PCF.
Aujourd’hui dimanche à 12 heures, un débat est organisé
sur le thème : Défendre les perspectives communistes révolutionnaires et faire revivre les idées de lutte de classe au sein du monde ouvrier.
Et à 14 heures, Nathalie Arthaud interviendra sur le thème : Qu’est-ce qu’être communiste aujourd’hui ?
Il y aura aussi une librairie avec des ouvrages sur le mouvement ouvrier et les publications de Lutte ouvrière. Venez nombreux !

Argenteuil, football et billes anti-blessures


Carton vert pour ces travailleurs !


La « pelouse » du stade de football Mimoun de l’espace Héloïse est actuellement en réfection. Les billes pour ralentir les chutes qui faisaient largement débat ont été remplacées par d’autres qui ne sont pas des produits dérivés de la récupération du caoutchouc de pneus usagés.
         Des employés municipaux avaient soulevé le lièvre de leur dangerosité, suite à des articles de presse.
         Il est intéressant de souligner comme l’indique Le Parisien-95 que l’Etat est en retard pour rendre son avis sur la question.


         En tout cas, le principe de précaution a été retenu et c’est tant mieux. C’est à mettre à l’actif des employés territoriaux que nous évoquions.
         Et on peut généraliser. Lorsqu’il y a un problème, autant vite le mettre sur la place publique. Les travailleurs qui sont au cœur de la production et de l’activité sont donc aux premières loges pour le faire, et ainsi, de permettre de surmonter l’opacité qui entoure nombre de situations inquiétantes.

samedi 15 septembre 2018

Journée interprofessionnelle du 9 octobre : dans la rue !


Contre la politique des patrons ! 

En représentant dévoué du patronat, le gouvernement Macron multiplie les attaques contre le monde du travail.
Les dizaines de milliers de suppressions de postes de fonctionnaires annoncées s’ajoutent à la suppression des contrats aidés. Elles pèsent sur la situation dans les quartiers populaires, où des services utiles sont contraints de réduire ou de cesser leur activité et où le poids du chômage pèse d’autant plus lourd.
Le blocage des augmentations des pensions fait encore reculer le niveau de vie des retraités. Celui des allocations familiales et des aides au logement diminue le budget des familles.
Et le gouvernement, en multipliant les propos sur les chômeurs qu’il « faut inciter à l’emploi », sur les arrêts maladie qui coûtent trop cher et les économies à faire sur les budgets de l’État, annonce les prochains coups.
Avec la réforme du Code du travail, le gouvernement Macron a augmenté les possibilités du patronat d’imposer encore plus facilement ses conditions aux travailleurs. Parallèlement, en continuant de faire les poches des classes populaires, il récupère des milliards pour remplir celles des riches.
Le gouvernement mène la charge sur tous les fronts pour le compte de la classe riche. Face à cela les travailleurs n’ont pas d’autre choix que de riposter à la hauteur de l’attaque, le plus nombreux possible, actifs ou chômeurs, jeunes ou retraités.
À l’appel d’organisations syndicales de salariés – CGT, UD FO, SUD – ainsi que de syndicats étudiants et lycéens – UNEF et UNL – une journée interprofessionnelle de grève et de manifestations est organisée mardi 9 octobre. Il faut qu’elle soit l’occasion d’exprimer le plus fort possible la colère du monde du travail.

                                                    Nadia CANTALE (Lutte ouvrière n°2615)


Marseille, 1995 (INA)


Plan pauvreté : quand Macron veut jouer les dames-patronesses


Un minable pauvre plan



Macron a fini par présenter son « plan pauvreté », annoncé il y a déjà un an : un peu plus de places en crèche, de classes dédoublées dans les quartiers populaires et de solutions d'hébergement d'urgence, mais aussi des mesures beaucoup plus floues qui peuvent cacher une aggravation de la pression sur les chômeurs pour qu'ils acceptent n'importe quel emploi.
Macron prétend que l'État y consacrera 8 milliards d'euros dans les 4 années à venir, soit 2 milliards par an. Encore faut-il que les annonces soient suivies d'effet. Et même si elles l'étaient toutes, ce chiffre est à rapprocher à ce que coûte en manque à gagner la suppression de l'ISF : plus de 3 milliards d'euros par an accordés sans condition au patronat, sans compter les autres mesures bénéficiant à la bourgeoisie, qui se chiffrent en dizaines de milliards d'euros.
Ce minable pauvre plan ne réussira pas à convaincre que Macron soit autre chose que le président des riches !

Mélenchon et la FI sur les migrants : un double-langage


Mouvement et leader à plusieurs voix



Jean-Luc Mélenchon vient de contredire son porte-parole et conseiller, Djordje Kuzmanovic.
Celui-ci, qui a été 12 ans dans l'armée française, est en fait à la fois nationaliste français, serbe et russe. Il a effectivement tenu des propos ouvertement anti-migrants bien dans l'air du temps : « si une personne n'est pas éligible au droit d'asile, il faut la renvoyer dans son pays. Et rapidement ». Ajoutant : « ce que je dis sur l'immigration a été la ligne de Jean-Luc Mélenchon ».
Gêné par la désapprobation que ces propos suscitent parmi une partie de ceux dont il veut le soutien, Mélenchon parle d'opinions « strictement personnelles ».
Mais Mélenchon lui-même se prononce contre la liberté d'installation des migrants, il a accusé les travailleurs détachés de « voler le pain » des travailleurs français et se vante d'avoir réussi à imposer le drapeau tricolore et la Marseillaise dans les manifestations qu'il organise. Pour voir les différences, il faut y regarder de très, très près...

Quatrième Internationale, septembre 1938. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Septembre 1938, la fondation de la Quatrième Internationale

Le 3 septembre 1938 était proclamée la naissance de la Quatrième Internationale, avec pour texte fondateur le Programme de Transition, rédigé par LéonTrotsky. Dirigeant de la Révolution russe aux côtés de Lénine, irréductible opposant à Staline qui avait éliminé tous ses adversaires, en particulier ceux de l’Opposition de gauche, Trotsky restait le seul dirigeant capable de donner des perspectives révolutionnaires aux militants de la classe ouvrière et aux travailleurs de tous les pays.
Non que la révolution lui semblât imminente. Sursaut de juin 1936 vite retombé en France, victoire de Franco en Espagne, fascistes et nazis au pouvoir en Italie et en Allemagne : les travailleurs, les populations, étaient partout attaqués, ou écrasés. Aucun des partis se réclamant de la classe ouvrière ne lui avait proposé autre chose que l’unité avec les partis bourgeois et les illusions du Front populaire. La défaite sans combat du Parti communiste allemand devant Hitler en 1933 avait démontré qu’il n’était plus possible de redresser ni la Troisième Internationale ni ses sections nationales. Il fallait en créer d’autres.
Dans ce monde miné par la crise de 1929, plongé en plein chaos économique et politique, en marche vers la guerre, Trotsky tentait de regrouper des militants autour d’un programme condensant les principes et les acquis des bolcheviks, les seuls à avoir mené jusqu’au bout leur politique révolutionnaire. « En partant des conditions actuelles et de la conscience actuelle de larges couches de la classe ouvrière », ce programme et ces revendications transitoires visaient à faire le lien entre les luttes quotidiennes des travailleurs et le combat pour la prise du pouvoir par le prolétariat.
Aujourd’hui encore, le monde capitaliste est en crise : les guerres, la misère croissante ou l’inflation galopante jettent des peuples entiers sur les routes. Même dans les pays développés, la classe dominante ne se maintient qu’en pressurant toujours davantage les travailleurs. Et les revendications transitoires restent d’actualité : l’échelle mobile des salaires pour résister à l’inflation, l’échelle mobile des heures de travail contre le chômage, le contrôle ouvrier sur les entreprises, l’abolition des secrets bancaire et commercial sur les affaires d’une bourgeoisie incapable de contrôler son propre système.
Le Programme de Transition de la Quatrième Internationale reste le seul programme marxiste, révolutionnaire, qui propose, non un catalogue de revendications économiques, mais une perspective de lutte politique fondée sur la conviction que seule la classe ouvrière peut renverser le capitalisme et transformer la société à l’échelle mondiale. C’est ce programme que les militants révolutionnaires doivent continuer à défendre et que les travailleurs devront mettre en avant quand ils reprendront le chemin de la lutte, jusqu’au moment où, comme l’exprimait déjà un des textes des premiers congrès de l’Internationale communiste, « la classe ouvrière prendra conscience de cette vérité que, si elle veut vivre, le capitalisme doit mourir. »
                                                Sylvie MARÉCHAL (Lutte ouvrière n°2615)
 
Léon Trotsky


14, 15 et 16 septembre : Lutte ouvrière à la Fête de L’Humanité
Lutte ouvrière a un stand à la Fête de l’Humanité. Il est situé avenue Olga Bancic, près du Village du monde, à côté, hasard sympathique, à côté des stands du Val d’Oise. Des débats sont organisés :
- Aujourd’hui samedi à 16 heures et à 20 heures,
- Demain dimanche à 12 heures
sur le thème : Défendre les perspectives communistes révolutionnaires et faire revivre les idées de lutte de classe au sein du monde ouvrier.
Dimanche à 14 heures, Nathalie Arthaud interviendra sur le thème : Qu’est-ce qu’être communiste aujourd’hui ?
Il y aura aussi une librairie avec des ouvrages sur le mouvement ouvrier et les publications de Lutte ouvrière. Venez nombreux !

Education-Argenteuil, quelques nouvelles (suite)


Il est question d’y repousser bientôt les murs ?

La rentrée dans nombre d’établissements d’Argenteuil est loin d’être idyllique comme pourraient le faire croire les déclarations des responsables, de l’Education nationale, mais aussi de la municipalité, du conseil départemental, et de la région, responsables de l’organisation matérielle respectivement de l’enseignement primaire, des collèges et des lycées.
         Au lycée Julie-Victoire Daubié du Val-nord, il y a belle lurette que la limite de 30 élèves maximum d’élèves par classe a été franchie, et les effectifs de certaines classes peuvent atteindre 35, 36 élèves.
         Une montée des effectifs qui est partout catastrophique pour ces derniers.

Finalement, il ne doit pas en être très fier !

 
Il était là par hasard ? Dans un lieu bizarre !

Sur le site de la Ville d’Argenteuil, on peut trouver un annuaire de l’ensemble des établissements publiques ou privés de la localité, qu’ils relèvent du primaire ou du secondaire.
         Il y a qu’une référence dont on ne trouve nulle trace sur ce répertoire : celle de la soi-disant « école Charlemagne », et ce n’est vraiment pas nous qui nous nous en plaindrons.
         Mais pourquoi faire ami-ami avec cette école ? Pourquoi lui octroyer de plus en plus de place dans l’ancienne école rue d’Ascq aux dépens d’activités municipales particulièrement utiles ?
         C’est le simple nom de Charlemagne qui entraîne la municipalité à toutes les largesses ? 

Jour après jour, de très nombreuses brèves concernent sur ce blog la localité. Retrouvez-les dans les « articles plus anciens » des derniers jours.