samedi 15 septembre 2018

Mélenchon et la FI sur les migrants : un double-langage


Mouvement et leader à plusieurs voix



Jean-Luc Mélenchon vient de contredire son porte-parole et conseiller, Djordje Kuzmanovic.
Celui-ci, qui a été 12 ans dans l'armée française, est en fait à la fois nationaliste français, serbe et russe. Il a effectivement tenu des propos ouvertement anti-migrants bien dans l'air du temps : « si une personne n'est pas éligible au droit d'asile, il faut la renvoyer dans son pays. Et rapidement ». Ajoutant : « ce que je dis sur l'immigration a été la ligne de Jean-Luc Mélenchon ».
Gêné par la désapprobation que ces propos suscitent parmi une partie de ceux dont il veut le soutien, Mélenchon parle d'opinions « strictement personnelles ».
Mais Mélenchon lui-même se prononce contre la liberté d'installation des migrants, il a accusé les travailleurs détachés de « voler le pain » des travailleurs français et se vante d'avoir réussi à imposer le drapeau tricolore et la Marseillaise dans les manifestations qu'il organise. Pour voir les différences, il faut y regarder de très, très près...

Quatrième Internationale, septembre 1938. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Septembre 1938, la fondation de la Quatrième Internationale

Le 3 septembre 1938 était proclamée la naissance de la Quatrième Internationale, avec pour texte fondateur le Programme de Transition, rédigé par LéonTrotsky. Dirigeant de la Révolution russe aux côtés de Lénine, irréductible opposant à Staline qui avait éliminé tous ses adversaires, en particulier ceux de l’Opposition de gauche, Trotsky restait le seul dirigeant capable de donner des perspectives révolutionnaires aux militants de la classe ouvrière et aux travailleurs de tous les pays.
Non que la révolution lui semblât imminente. Sursaut de juin 1936 vite retombé en France, victoire de Franco en Espagne, fascistes et nazis au pouvoir en Italie et en Allemagne : les travailleurs, les populations, étaient partout attaqués, ou écrasés. Aucun des partis se réclamant de la classe ouvrière ne lui avait proposé autre chose que l’unité avec les partis bourgeois et les illusions du Front populaire. La défaite sans combat du Parti communiste allemand devant Hitler en 1933 avait démontré qu’il n’était plus possible de redresser ni la Troisième Internationale ni ses sections nationales. Il fallait en créer d’autres.
Dans ce monde miné par la crise de 1929, plongé en plein chaos économique et politique, en marche vers la guerre, Trotsky tentait de regrouper des militants autour d’un programme condensant les principes et les acquis des bolcheviks, les seuls à avoir mené jusqu’au bout leur politique révolutionnaire. « En partant des conditions actuelles et de la conscience actuelle de larges couches de la classe ouvrière », ce programme et ces revendications transitoires visaient à faire le lien entre les luttes quotidiennes des travailleurs et le combat pour la prise du pouvoir par le prolétariat.
Aujourd’hui encore, le monde capitaliste est en crise : les guerres, la misère croissante ou l’inflation galopante jettent des peuples entiers sur les routes. Même dans les pays développés, la classe dominante ne se maintient qu’en pressurant toujours davantage les travailleurs. Et les revendications transitoires restent d’actualité : l’échelle mobile des salaires pour résister à l’inflation, l’échelle mobile des heures de travail contre le chômage, le contrôle ouvrier sur les entreprises, l’abolition des secrets bancaire et commercial sur les affaires d’une bourgeoisie incapable de contrôler son propre système.
Le Programme de Transition de la Quatrième Internationale reste le seul programme marxiste, révolutionnaire, qui propose, non un catalogue de revendications économiques, mais une perspective de lutte politique fondée sur la conviction que seule la classe ouvrière peut renverser le capitalisme et transformer la société à l’échelle mondiale. C’est ce programme que les militants révolutionnaires doivent continuer à défendre et que les travailleurs devront mettre en avant quand ils reprendront le chemin de la lutte, jusqu’au moment où, comme l’exprimait déjà un des textes des premiers congrès de l’Internationale communiste, « la classe ouvrière prendra conscience de cette vérité que, si elle veut vivre, le capitalisme doit mourir. »
                                                Sylvie MARÉCHAL (Lutte ouvrière n°2615)
 
Léon Trotsky


14, 15 et 16 septembre : Lutte ouvrière à la Fête de L’Humanité
Lutte ouvrière a un stand à la Fête de l’Humanité. Il est situé avenue Olga Bancic, près du Village du monde, à côté, hasard sympathique, à côté des stands du Val d’Oise. Des débats sont organisés :
- Aujourd’hui samedi à 16 heures et à 20 heures,
- Demain dimanche à 12 heures
sur le thème : Défendre les perspectives communistes révolutionnaires et faire revivre les idées de lutte de classe au sein du monde ouvrier.
Dimanche à 14 heures, Nathalie Arthaud interviendra sur le thème : Qu’est-ce qu’être communiste aujourd’hui ?
Il y aura aussi une librairie avec des ouvrages sur le mouvement ouvrier et les publications de Lutte ouvrière. Venez nombreux !

Education-Argenteuil, quelques nouvelles (suite)


Il est question d’y repousser bientôt les murs ?

La rentrée dans nombre d’établissements d’Argenteuil est loin d’être idyllique comme pourraient le faire croire les déclarations des responsables, de l’Education nationale, mais aussi de la municipalité, du conseil départemental, et de la région, responsables de l’organisation matérielle respectivement de l’enseignement primaire, des collèges et des lycées.
         Au lycée Julie-Victoire Daubié du Val-nord, il y a belle lurette que la limite de 30 élèves maximum d’élèves par classe a été franchie, et les effectifs de certaines classes peuvent atteindre 35, 36 élèves.
         Une montée des effectifs qui est partout catastrophique pour ces derniers.

Finalement, il ne doit pas en être très fier !

 
Il était là par hasard ? Dans un lieu bizarre !

Sur le site de la Ville d’Argenteuil, on peut trouver un annuaire de l’ensemble des établissements publiques ou privés de la localité, qu’ils relèvent du primaire ou du secondaire.
         Il y a qu’une référence dont on ne trouve nulle trace sur ce répertoire : celle de la soi-disant « école Charlemagne », et ce n’est vraiment pas nous qui nous nous en plaindrons.
         Mais pourquoi faire ami-ami avec cette école ? Pourquoi lui octroyer de plus en plus de place dans l’ancienne école rue d’Ascq aux dépens d’activités municipales particulièrement utiles ?
         C’est le simple nom de Charlemagne qui entraîne la municipalité à toutes les largesses ? 

Jour après jour, de très nombreuses brèves concernent sur ce blog la localité. Retrouvez-les dans les « articles plus anciens » des derniers jours.

vendredi 14 septembre 2018

Maurice AUDIN, un assassinat par l'Etat, enfin reconnu, 61 ans plus tard


Une pensée pour la famille AUDIN, pour Josette, Michèle et Pierre
61 ans après

 
Stèle du parc Maurice AUDIN à Argenteuil

Dans une déclaration publiée hier dont nous extrayons l’extrait central, Macron « …reconnaît, au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis  exécuté  ou  torturé  à  mort  par  des  militaires  qui  l’avaient  arrêté  à  son domicile.  Il  reconnaît  aussi  que  si  sa  mort  est,  en  dernier  ressort,  le  fait  de quelques-uns,  elle  a  néanmoins  été  rendue  possible par  un  système  légalement institué  :  le  système  « arrestation-détention »,  mis  en  place  à  la  faveur  des pouvoirs spéciaux qui avaient été confiés par voie légale aux forces armées à cette période… ».
         "L’affaire Maurice Audin" nous a toujours tenu à cœur. Cet intérêt a conduit que le parc face à la gare du Val d’Argenteuil » soit dédié à Maurice Audin, militant du Parti Communiste Algérien, arrêté le 11 juin 1957, qui ne reparut plus. Il avait été liquidé par l’armée française.
         Depuis lors, Josette Audin et ses enfants ont agi pour que la responsabilité de l’Etat français soit reconnue. C’est chose faite aujourd’hui.
         Nous avons une pensée émue pour cette femme et ses enfants Michèle et Pierre.
         Cette reconnaissance qu’ils attendaient, ils viennent de l’obtenir plus de 61 ans après l’assassinat de leur mari et père.
                                                                                      Dominique MARIETTE 

Nous y reviendrons.

IVG : des idées réactionnaires dans le milieu médical


L’actualité d'une lutte permanente pour la défense des droits des femmes

 
Oh secours le MLAC !

C'est rien moins que le président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens qui a déclaré à la télévision à propos de l'IVG : « nous ne sommes pas là pour retirer des vies », affirmant que l'interruption de grossesse serait un « homicide ».
Le fait que cet homme soit élu président par des gynécologues et s'exprime publiquement de cette façon montre la nécessité et l'actualité d'une lutte permanente pour la défense des droits des femmes, face aux réactionnaires qui, eux, ne désarment.

Crèches à Argenteuil, un mouvement insidieux mais continu de désengagement de la municipalité


Elle grignote et elle nous prend pour des jeunes pousses

 

La municipalité est en train d’opérer le passage de la crèche Le blé en herbe de crèche municipale en crèche privée dite en « délégation de service public ». Les employés titulaires seraient déployés sur les autres structures demeurées (encore) municipales. Pour les employées contractuelles, leur avenir est plus incertain.
         Depuis son arrivée, la municipalité actuelle n’a eu de cesse d’opérer ce genre de transformation qui dépouille l’ensemble des crèches municipales. Elle le fait progressivement, et il y a toutes les raisons de penser que ce mouvement ne s’arrêtera pas là. Et cela est vrai pas seulement pour les crèches.
         Le caractère municipal d’une activité ne garantit pas sa qualité. Mais il peut permettre un contrôle supérieur, et s’il y a des problèmes, de les corriger bien plus facilement.
         La privatisation est un recul pour tous, pour ce service essentiel, celui des crèches, pour leurs personnels, comme pour les autres services qui peuvent l’être à l’avenir.
         C’est un recul auquel il faut mettre le holà.

 

Argenteuil, culture, opacité, musée, clientélisme et petits services entre amis


« Cachez ce patrimoine que je ne saurais plus voir »



Nous ne reviendrons pas ici sur l’intérêt de l’étude du passé et pour les monuments qui en témoignent, pour nous communistes révolutionnaires en particulier. Nous ne pouvons donc rester indifférents aux atteintes aux vestiges de celui-ci qui servent d’appui à notre réflexion et à celle des habitants. Et cela à toutes les échelles, y compris l’échelle locale.
         Le devenir actuel de l’ancien hôpital d’Argenteuil qui a été construit à partir du début du XVIIIème siècle ne peut donc qu’inquiéter tous ceux qui s’intéressent à Argenteuil à la culture comme à la préservation des paysages. Ils sont de plus en plus inquiets sur l’ancien musée d’Argenteuil abandonné depuis des années.
         Cet ancien ensemble hospitalier (puisqu’au bâtiment primitif deux pavillons furent ajoutés à la fin du XIXème siècle sur les plans de l’ingénieur hygiéniste Tollet) est certes à l’abandon mais l’objet de nombreuses convoitises.
         Dans les années 1930, un nouvel hôpital s’édifiant dans le quartier des Champioux, le vieux bâtiment fut utilisé en particulier comme musée de l’histoire locale. Il le demeura jusqu’en 2010, le maire d’alors, sans doute puisque sans discussion, rêvant de construire un nouveau musée. Sauf qu’il abandonnait ainsi la proie pour l’ombre, puisque les collections dorment depuis dans un sous-sol, et que le bâtiment est à l’abandon.
         Aujourd’hui, l’ancien hôpital du XVIIIème aurait, selon les informations qui commencent à être largement diffusées et commentées, aurait une future utilisation, sans qu’il y ait véritablement une rénovation du bâtiment, et sans que la question soit débattue publiquement avec les habitants et les défenseurs de l’éducation et de la culture. Tout cela se passe « entre amis » où les intérêts de ces derniers ne sont pas loin.
         Tout cela est affligeant.
         Que les journées dites du patrimoine qui commencent ce soir à l’hôtel de ville à 17 heures 30 par une présentation de celles-ci soient l’occasion de discussions sur cette question de l’avenir du site de la rue Pierre Guienne. Nous y serons.
Post-scriptum : pas étonnant que la nouvelle signalétique ait évité le bâtiment en question ! Une autre façon de l’évacuer ! DM

Argenteuil-vacances-municipalité, trois mots qui ne vont pas ensemble


Le « patrimoine » communal doit être pleinement utilisé

  

Tout est possible encore

Dans la tribune de la municipalité dans le dernier numéro de septembre de L’Argenteuillais, celle-ci se glorifie de l’action qu’elle a menée cet été au niveau de tous ceux -et ils sont très nombreux- qui ne sont pas partis en vacances.
         Oui, il y a une activité municipale et des effectifs dédiés à cela, et c’est la moindre des choses que des actions aient été menées pendant les vacances. Mais nous aimerions connaître le pourcentage de ceux qui y ont finalement participé, et donc celui de tous ceux qui en ont été exclu, parmi les jeunes, les adultes, et les anciens. Nous aurions des surprises à ce niveau.
         Moins on a de résultats à afficher, et plus on les étale.
         Pendant ce temps, la colonie de Saint-Hilaire-de-Riez est toujours en déshérence.
         Elle n’est pas vendue. Il y a toutes les raisons de penser qu’elle ne le sera pas, en tout cas pas de sitôt.
         Raison de plus pour abandonner ce projet de vente, et préparer dès maintenant sa réouverture pour l’été 2019 pour la plus grande joie de tous ceux à qui cela permettra de partir en vacances.