jeudi 13 septembre 2018

Argenteuil, éducation, collège Jean-Jacques Rousseau, le rectorat ne veut pas voir le problème


Tôt ou tard, la revendication d’un second CPE s’imposera



J’ai tenu hier après-midi à accompagner les personnels et les parents d’élèves du collège Jean-Jacques Rousseau, présents devant le rectorat de l’éducation nationale à Versailles. Un rendez-vous avait été demandé. Nulle réponse n’est parvenue. Et aucune délégation n’a été reçue.
Soit.
         Le rectorat renvoie à nouveau sur la direction académique du Val d’Oise. Et ainsi de suite ?
         A ce jour, le mouvement a permis d’obtenir un demi-poste d’aide éducateur, et un principal adjoint surnuméraire, et du côté du conseil départemental quelques engagements matériels. Mais toujours rien au niveau de la principale revendication : un second conseiller principale d’éducation pour ce collège de 620 élèves d’un quartier très populaire.
         L’Etat fait donc toujours la sourde oreille, mais c’est la réalité et les problèmes qui ne manqueront pas d’arriver qui rappelleront rapidement et sans doute avec brutalité la nécessité de la création de ce poste.
         En tout cas, les enseignants qui ont fait grève plusieurs jours ne désarment pas. Car c’est eux qui seront en première ligne pour subir les conséquences d’une politique néfaste à leur encontre et pour l’avenir des élèves.
         On peut imaginer qu’il y aura bien des suites durant les semaines qui viennent.


Argenteuil : municipalité future, les petites manœuvres ont commencé


La seule priorité est à la réflexion sur une situation sociale et politique inquiétante

 
Discuter de cela par exemple !

Certes ce n’est pas d’aujourd’hui, elles ont commencé depuis des mois, mais depuis la rentrée, souterraines ou à l’air libre, les grandes manœuvres multiples en vue des élections municipales de 2020 s’accélèrent sur Argenteuil.
         Comme si c’était le problème fondamental de l’heure qui devrait concentrer la réflexion et l’activité de militants sincèrement préoccupés de la société et de son avenir.
         La société capitaliste est en crise depuis des décennies maintenant. Des signes inquiétants se manifestent aujourd’hui comme quoi elle peut s’aggraver, sur le plan économique et politique. Se préparer à en affronter les conséquences, voilà ce qui devrait être au centre des préoccupations, en redonnant orientation, perspectives et moral à un monde du travail majoritairement désorienté.
         Par ailleurs, et nous y reviendrons, il n’y a rien à attendre d’une gestion municipale encadrée par les restrictions gouvernementales et la montée de la pauvreté dans notre classe. Bien sûr, il y a quelques places de petits notables à gagner. Mais tout cela est tellement dérisoire.
         En tout cas, les militants de Lutte ouvrière inscrivent leur combat sur une toute autre perspective. DM

mercredi 12 septembre 2018

Deiselgate Volkswagen… le capitalisme dans toute sa laideur


Les actionnaires de veulent être remboursés

 
Le ciel est bleu pour les profits

Un procès mettant en cause la direction de Volkswagen, pour avoir falsifié les logiciels mesurant les émissions de particules des moteurs diesels de ses véhicules entre 2008 et 2015, commence en Allemagne.
Mais lors de ce procès il ne sera pas question de la santé des populations qui ont inhalé les particules émissent par les 11 millions de moteurs produits par le groupe Volkswagen. Ce sont 2 000 actionnaires (dont des banques) qui sont les plaignants et qui attaquent le PDG de l'époque non pour avoir organisé la triche, mais pour s'être fait prendre et surtout pour les avoir prévenu trop tard afin qu'ils puissent vendre leurs actions au prix fort avant qu'elles ne s'effondrent de 40 %. Ils demandent au tribunal de leur allouer pas moins de 9 milliards d'euros ... pour manque à gagner !

Alimentation : une affaire aussi de classes


La pauvreté dans l'assiette



Selon le Secours Populaire, les problèmes de la population la plus pauvre pour accéder à une alimentation correcte ne s'atténuent pas. Au contraire, en France une personne sur quatre ne peut se permettre d'acheter fruits et légumes frais pour une consommation quotidienne.
Quant à l'accès à la cantine pour les enfants, un ménage sur cinq a des difficultés pour payer.
Mais cette pauvreté n'est pas une malédiction tombée du ciel. C'est le patronat, aidé par Macron et ses acolytes, qui la fabrique en continu.

Etat et Emploi ne font pas bon ménage


Le gouvernement veut en détruire un maximum

 
Tous les services publics sont en recul

Pour répondre aux critiques de la droite qui lui reproche de ne pas tailler assez brutalement dans les effectifs de fonctionnaires, le gouvernement a répondu ce week-end par une interview au journal Les Échos du secrétaire d'État à la fonction publique, Olivier Dussopt.
Il affirme que l'objectif de supprimer 50 000 emplois dans la fonction publique d'État est « très largement atteignable ». Il confirme également que 70 000 autres emplois seront supprimés dans les collectivités territoriales (mairies, départements, ...).
Et après cela Macron ose prétendre que sa politique de destruction des droits des travailleurs a pour but de créer des emplois !

Argenteuil, centre des finances publiques, un service public de plus en plus difficile à rendre


Des effectifs !



Les finances publiques sont ainsi dans le collimateur du gouvernement. Il détruit nombre de centres locaux. Quant aux effectifs, ils ne suivent pas les besoins.
         Conséquence de cette situation, les employés de l’agence d’Argenteuil ne sont pas suffisamment nombreux pour faire face aux habitants qui viennent poser leurs problèmes, tout particulièrement actuellement après la réception des montants d’impôts pour 2017.
         Cela est d’autant plus délicat qu’avec l’annonce de la confirmation du prélèvement à la source à compter du 1er janvier prochain, les nombreuses inquiétudes se traduisent par un afflux supplémentaire de visites.
         A Argenteuil, la situation risque encore plus de se dégrader par l’arrivée prévues sur le centre des impôts de la rue de Verdun des activités du Trésor public de Bezons qui doit disparaître.

Argenteuil, Education et hausse des effectifs, la part de responsabilité de la municipalité


Petit mensonge de rentrée où la « nature » a bon dos



Dans le numéro de l’Argenteuillais de rentrée, la majorité municipale se glorifie d’avoir été à la hauteur pour préparer la rentrée scolaire qui vient d’avoir lieu. Nous aurons bien évidemment à revenir sur son autosatisfaction, la réalité étant bien différente de la vision municipale.
         La réalité scolaire est marquée sur Argenteuil par la hausse des effectifs dans de nombreuses classes et par la hausse du nombre de classes dans de nombreux groupes scolaires de la Ville. La municipalité le reconnaît dans le dossier sur la rentrée :



         Mais ces hausses d’effectifs dans 15 écoles de la Ville sont donc, selon elle, « liées à la croissance démographique naturelle du territoire ».
         Si les mots veulent dire quelque chose, pour la municipalité, ces hausses sont donc dues à une forte augmentation « naturelle » des naissances dans certains quartiers de la Ville.
         Eh bien non ! Pour l’essentiel, elles ne sont pas dues à cela. Mais à la multiplication des programmes immobiliers qui fleurissent depuis des années, qui s’adressent en particulier à des jeunes couples avec des enfants à scolariser dans le primaire, et qui ont entraîné en dix-quinze ans une hausse de la population de la commune d’une dizaine de milliers d’habitants.
         Et sur ce plan, il n’y a rien de « naturel ». C’est uniquement le résultat des municipalités successives qui ont attribué les permis de construire sans engager au préalables les constructions des nouvelles écoles nécessaires !

mardi 11 septembre 2018

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 10 septembre 2018 : « L'extrême droite xénophobe : un danger pour tous les travailleurs »


L'extrême droite xénophobe : un danger pour tous les travailleurs



Ces dernières semaines à Chemnitz, à la suite d’une rixe ayant entrainé la mort d’un Allemand, des manifestations avec salut nazi et des chasses à l’homme ont eu lieu. Des étrangers, un restaurateur juif et des militants de gauche ont été agressés. Le tout avec la complaisance de la police et du ministre de l’Intérieur, qui a expliqué qu’il « serait descendu dans la rue » s’il n’avait pas été ministre. La percée électorale de l’extrême droite allemande, ces dernières années, pèse sur toute la vie politique et sociale dans un sens réactionnaire.
Dimanche, en Suède, un parti d’extrême droite a également progressé aux élections, obtenant près de 18 % des voix. Composé d’anciens néo-nazis, ce parti a fait campagne contre les réfugiés, envers lesquels l’ensemble des partis durcissent maintenant le ton.
Pour l’instant, en Europe, l’extrême droite s’affirme surtout sur le plan électoral. En Autriche, un parti fondé par un ancien officier SS partage le pouvoir avec la droite. En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban, xénophobe sans complexe, refuse l’accueil des réfugiés. En Italie, la Ligue, d’extrême droite, est aussi au gouvernement.
Ces succès électoraux ont déjà des conséquences concrètes. Cet été, le gouvernement italien dont Matteo Salvini est ministre de l’Intérieur a fermé les ports italiens aux bateaux de migrants recueillis en Méditerranée et a attaqué les organisations humanitaires qui tentent de les secourir. Les réfugiés sont maintenant sommés de retourner dans l’enfer libyen. Au fil des mois, pour celles et ceux qui fuient des guerres, des dictatures ou simplement la misère, l’Europe se transforme en une forteresse de plus en plus inaccessible.
Ces partis xénophobes ont trouvé dans les campagnes contre les migrants non seulement un procédé pour avoir des voix en spéculant sur les peurs et les préjugés, mais ils utilisent la question des migrants pour faire oublier les autres. Une fois aux affaires, ils ne résolvent aucun des problèmes auxquels le monde du travail est confronté, bien au contraire. En Autriche, le gouvernement a allongé le temps de travail, au bonheur des patrons : la journée de 12 heures (au lieu de 10) et la semaine de 60 heures (au lieu de 50) sont maintenant légales. En Italie, les partis au pouvoir avaient promis de s’attaquer à la précarité, ils s’étaient engagés à avancer l’âge de départ à la retraite, à augmenter les pensions et à créer un revenu minimum. Ces promesses sont en train de s’éloigner. L’extrême droite défend en réalité les intérêts de la classe capitaliste. Son modèle, c’est Donald Trump, ce multimilliardaire qui tonne contre les élites et… a fait adopter la réforme fiscale la plus favorable aux riches que les États-Unis aient connue. Pour les travailleurs, l’extrême droite ne représente pas une solution, elle fait partie du problème.
Car en désignant les migrants comme boucs émissaires, Le Pen et ses amis voudraient dresser des travailleurs contre d’autres, souvent encore plus pauvres. Cette division serait lourde de danger. À l’inverse, les xénophobes dédouanent les capitalistes. Ce sont pourtant eux, et non les migrants, qui licencient, ferment des usines et ruinent des villes entières. C’est le capitalisme qui provoque cette crise sans fin.
L’extrême droite pousse sur le fumier de cette crise et s’appuie sur la dégradation des conditions de vie des classes populaires, pour engranger des voix d’abord. Mais des succès électoraux peuvent préparer des coups de poing et de matraque, comme à Chemnitz, ou pire encore. Les événements des derniers jours sont un avertissement. Si des migrants, des musulmans ou des juifs sont les premiers visés par des nervis d’extrême droite, ceux-ci s’en prendront ensuite, comme les fascistes le firent par le passé, à tous les travailleurs qui veulent se défendre. Et au-delà, c’est toute la société qui est menacée.
Il s’agit pour la classe ouvrière de sa survie. Cela ne peut passer par des combines électorales : seule la lutte de classe permet aux travailleurs, quelles que soient leur nationalité, leur religion ou leur couleur de peau, de lutter pour leurs intérêts. Par le passé, c’est ainsi que le monde du travail a pu se défendre et améliorer sa condition.
Mais il faut aussi nous débarrasser pour de bon des menaces que le capitalisme fait peser, y compris des menaces représentées par cette extrême droite xénophobe. Pour cela, il nous faudra pousser cette lutte de classe jusqu’au bout, jusqu’à l’expropriation de cette bourgeoisie parasitaire qui ruine toute la société.