jeudi 6 septembre 2018

Argenteuil – Forum des associations… sans la députée


« Courage, fuyons ! » ?



A quelques jours du Forum des associations d’Argenteuil qui doit se tenir samedi qui vient 8 septembre, la députée d’Argenteuil-Bezons vient d’annoncer aux associations qu’elle ne sera pas là : « A quelques jours du Forum des associations d’Argenteuil, je suis au regret de vous informer que, contrairement à l'année passée, je ne pourrai pas y participer cette fois-ci du fait d’un engagement familial impérieux. » Ce Forum est pourtant le principal moment de la vie collective sur la Ville.
         Nous sommes sans doute trop bêtes pour avoir une petite précision supplémentaire sur cet « engagement familial impérieux » qui aurait pu nous convaincre. Celui est peut-être sérieux. Mais nombreux seront ceux qui ne manqueront pas d’y trouver un caractère quelque peu « diplomatique ».
         Chacun connaît les mécontentements qui montent à travers le pays contre le « président des riches » et son petit monde, que les évènements de l’été n’ont fait qu’alimenter.
         Par ailleurs, une partie importante de ce Forum est animée par les associations sportives qui auraient bien des choses pas très aimables à dire à la députée macronienne. Faire face aux récriminations du mouvement sportif sur le hold-up opéré par Macron de 25 millions d'euros, (la moitié de la taxe Buffet qui étaient destinée, avait-on dit, à développer le sport) n’est certes pas, par exemple, de nature à faire plaisir…

mercredi 5 septembre 2018

Hulot, Flessel,… jouer les « pots de fleurs » dorés


Le pouvoir n'est pas dans les ministères



Après la démission de Nicolas Hulot et les états d'âme de Stéphane Bern, c'est la ministre des Sports Laura Flessel qui a démissionné. Même si l'ancienne sportive invoque des raisons personnelles, elle n'a sûrement pas digéré la baisse de 7 % du budget de son ministère. Elle a dû entendre les récriminations des associations sportives après le hold-up par Macron de 25 millions d'euros, la moitié de la taxe Buffet qui étaient destinée, avait-on dit, à développer le sport.
Ces macronistes venus de la « société civile » ont mis longtemps à comprendre leur rôle au gouvernement : justifier toutes les restrictions budgétaires, accepter de n'être qu'un pot de fleur, bien payé mais sans pouvoir et « savoir fermer sa gueule ou s'en aller » comme l'avait dit Chevènement alors qu'il était ministre sous Mitterrand.

Grèce : les marins en grève


Pas un seul euro d’augmentation depuis 2010 !

Marins manifestant à Athènes le 6 décembre

Les marins des compagnies de ferries sont en grève pour leurs salaires, bloquant les liaisons avec les îles où se rendent de nombreux touristes. Depuis 2010, ils n'ont pas obtenu un seul euros d'augmentation de leurs salaires alors que les armateurs font partie des plus riches du pays.
En Grèce, le salaire minimum est passé de 760 € avant la crise, à 586 € aujourd'hui. Tsipras promet de le relever. Promesse, promesse... Pour obtenir de véritables augmentations de salaires, les travailleurs grecs ne peuvent pas compter sur ce gouvernement qui s'est fait l'exécuteur des mesures d'austérité voulues par les grandes banques européennes.
À l'image des marins, les travailleurs ne peuvent compter que sur leurs propres forces.

Argenteuil ATSEM, travailleurs territoriaux : défense de leurs congés


Elles veulent leurs deux jours et demi… pour commencer



Avec le retour à la semaine scolaire « normale » dans le primaire, les horaires des travailleuses ATSEM des maternelles viennent à nouveau d’être bousculés. Non contente de leur imposer une semaine de travail intenable à rallonge, la municipalité voudrait les faire travailler en plus en réduisant leurs congés sur l’année de 2 jours et demi.
         Leur travail ayant été annualisé, elles doivent 1607 heures, mais la municipalité voudrait les faire travailler 1621 heures et demi, soit deux jours et demi de plus.
         La municipalité et sa haute hiérarchie peuvent toujours reprendre des cours de calcul. Il n’y a pas de honte. On peut le faire à tout âge.
         En tout cas, pas question pour les ATSEM de se voir privées de ces journées de repos précieuses.
         Et si la municipalité s’obstine, tout le monde connaît le grand moyen pour les travailleurs de se faire entendre. Et s’il y avait à l’avenir la grève, ce n’est pas seulement ces deux jours et demi qui seraient en question, mais il s’agirait de mettre aussi en avant une réduction massive du temps de travail qui permette à chacun de vivre.
         Et cela ne vaut pas seulement pour les ATSEM.

Education Argenteuil, L’Ecole PV Couturier a obtenu gain de cause


Un mauvais coup qui n’est pas passé !

 
Moins sombre aujourd'hui

Enseignants et parents d’élèves de l’école Paul Vaillant Couturier ont obtenu satisfaction. Comme on pouvait s’y attendre, la Direction académique du Val d’Oise a décidé d'entériner le maintien des onze classes.
         Elle pourra toujours se justifier pour garder la face en déclarant que les élèves manquants pour la mise en place de cette structure de onze classes sont finalement arrivés. Comme si elle ne pouvait pas s’y attendre. Dans les quartiers populaires en particulier, de nombreuses inscriptions se font au dernier moment, et y compris après la rentrée des classes.
         Non, l’Education nationale avait bien l’intention d’y « aller au flan » en annonçant vendredi dernier qu’il n’y aurait que 10 classes dans cette école, que les enseignants devaient l’accepter et revoir d’ici lundi la structure de la majorité des classes.
         En tout cas, elle a senti que sa politique ne passait pas, a commencé à réfléchir ce week-end, pour finalement entendre raison aujourd’hui.
         C’est un grand soulagement pour tous, mais c’est aussi une bonne leçon. Et les bonnes leçons sont justement celles que l’on n’oublie jamais dans le futur.

Rugby Argenteuil ORCA : appel à la solidarité


Donne qui peut, donne qui veut…



Il y a quelques semaines, le « club house » du terrain de Rugby des Cerisiers a été l’objet d’un incendie qui rend largement inutilisable au moins une grande partie de la structure. L’ORCA (Olympique Rugby Club Argenteuil) est à la peine.
         Samedi dernier, le jour de la rentrée du club, deux adjoints de la municipalité d’Argenteuil se sont rendus sur les lieux.
         Pour faire face à ce qui est prioritaire, le club lance une collecte via internet (Crowdfunding) :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/incendie-renaissance-d-un-club-centenaire

         Nous avons transmis notre obole, mais nous espérons que la municipalité fera un geste à la hauteur des besoins immédiats du club. Et puis, les membres du conseil municipal peuvent donner l’exemple. 20 euros multipliés par 55 conseillers, et drop, cela fait 1100 euros dans l’escarcelle ! Ou 30 euros par les mêmes, et hop, l’essai est transformé !

mardi 4 septembre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 3 septembre 2018 : « Face aux attaques gouvernementales, le monde du travail doit riposter ! »


Face aux attaques gouvernementales, le monde du travail doit riposter !

Macron et son gouvernement, d’ordinaire si arrogants, font leur rentrée dans une certaine fébrilité. Avec l’affaire Benalla, la croissance en berne et une impopularité record, ils avaient déjà fort à faire. Et voilà que Nicolas Hulot démissionne, forçant Macron à remanier dans l’urgence. À l’heure où nous écrivons, nous ne connaissons pas la composition du nouveau gouvernement. Mais qu’est-ce que cela peut changer ?
Hulot a servi de caution verte à un gouvernement pour qui l’écologie n’est qu’un affichage. Sa démission est un aveu : dans le système capitaliste, les intérêts des entreprises et les profits privés priment sur l’environnement et la santé publique. Son remplaçant sera tout aussi impuissant et complice de cette logique sinistre.
Autre sujet de fébrilité : Macron ne savait plus trop ce qu’il voulait concernant le prélèvement de l’impôt à la source. Cela fait longtemps que l’État voudrait, comme dans d’autres pays, disposer directement de l’impôt, sans aller le réclamer aux salariés l’année suivante.
Mais du coup, à partir de la mise en place de la réforme le 1er janvier prochain, le salaire net ou la pension de retraite versés chaque mois aux travailleurs imposables seraient réduits de 50, 100 ou 200 euros. Ce n’est certes pas ce qui dérange Macron ! Mais il est embarrassé par le fait que les salariés constateront, en temps réel, la faiblesse de leur salaire net. Dure tâche, que de tenter de faire prendre les vessies pour des lanternes… Macron peut d’autant plus reculer sur cette réforme que les patrons ne souhaitent pas que leurs salariés constatent la faiblesse de leur salaire réel, voire veuillent du coup réclamer des augmentations.
Les salariés n’ont aucun intérêt au prélèvement à la source : leur situation financière serait encore mieux connue de leur patron, alors qu’à l’inverse ils ne savent rien des revenus de leur employeur. Et prélèvement à la source ou pas, l’impôt sur le revenu continuera d’être payé par les salariés, alors que l’impôt sur la fortune a été supprimé.
Le gouvernement va continuer à servir les intérêts des plus riches, même si cela doit le rendre encore plus impopulaire. L’inflation repart de plus belle, mais il vient d’annoncer que les allocations familiales, les allocations logement et les pensions de retraite ne seraient plus indexées sur les prix. Tandis qu’en un an, ceux-ci ont augmenté de 2,3 %, les allocations et les pensions n’augmenteront que de 0,3 %. Les retraités, déjà frappés par la hausse de la CSG, perdront encore plusieurs centaines d’euros de pouvoir d’achat.
Le gouvernement a aussi annoncé des dizaines de milliers de suppressions d’emplois de fonctionnaires. Par ailleurs, 260 000 emplois aidés ont déjà été supprimés en deux ans, et le gouvernement veut encore tailler dans leurs effectifs. Toutes ces suppressions se traduiront par autant de chômeurs supplémentaires, et elles dégraderont encore plus des services utiles à la population.
Quant à l’assurance-chômage, le Medef veut diminuer les indemnités et leur durée, et la ministre du Travail Muriel Pénicaud a expliqué hier que le gouvernement « n’avait aucun tabou », façon hypocrite de dire qu’il voudrait les réduire. Et le Premier ministre Edouard Philippe, lui, s’en est pris aux arrêts maladie, trop nombreux à ses yeux.
Enfin, le gouvernement prépare une réforme des retraites, qui augmenterait la durée de cotisation et réduirait le montant des pensions.
C’est l’austérité pour les salariés et les retraités, mais pour les entreprises françaises, l’argent coule à flot. En 2017, elles ont versé 44 milliards d’euros à leurs actionnaires, un record en Europe, et 24 % de plus qu’en 2016 ! Peu de salaires ont connu une telle augmentation. Et pour cause : ces sommes sont directement volées sur notre travail, pour enrichir ceux qui détiennent le capital.
Le 9 octobre, la CGT, FO, Solidaires, les organisations de retraités, d’étudiants et de lycéens appellent à faire grève et à manifester contre la politique du gouvernement. Tout en sachant qu’une seule journée ne pourrait suffire à faire reculer le gouvernement et le patronat, il nous faut bien sûr y participer.
Les travailleurs ne doivent pas accepter la baisse des salaires et des pensions et la dégradation de leurs conditions d’existence. Alors, à l’heure des bonnes résolutions de rentrée, face aux attaques du patronat et du gouvernement, préparons-nous à rendre enfin les coups !

Arrêts-maladie : Buzyn abuse à 100 %


Petits crachats gouvernementaux


Ils voudraient une Sécu qui ne fasse qu'enrichir cliniques et laboratoires

La ministre de la Santé a irrité les médecins en déclarant que, d’après les contrôles pratiqués par ses services, 15 % des arrêts-maladie étaient des abus. Et il y a de quoi être irrité ! Et pas seulement pour les médecins.
Cette déclaration de la ministre de la Santé prolonge le petit crachat du Premier ministre Édouard Philippe qui commentant la hausse de ces arrêts, a déclaré : « C’est comme si notre pays avait instauré un jour de congé supplémentaire ».
Ce gouvernement, qui pratique sans complexe l’assistance permanente et généreuse à destination de la bourgeoisie et des milliardaires, prend pour cible, une fois de plus, les travailleurs, les traitant de fraudeurs et de simulateurs. Cela mérite, en réponse, un traitement radical et corsé.