mercredi 9 mai 2018

Bezons, agence du Trésor public dans le viseur de l’Etat


Pour la défense des services publics utiles à la population, il faut une contre-offensive du monde du travail !



Un témoignage qui développe les conséquences, pour les agents et les habitants de ce que nous annoncions hier : la fermeture de l’agence de Bezons à l’horizon début 2019… 

« Les employés de la trésorerie de Bezons sont des agents des finances Publiques. La direction a prévu de fermer leur trésorerie au premier trimestre 2019. La situation de cette trésorerie est devenue très difficile suite aux suppressions d'emplois qu'elle a subi depuis une dizaine d'année (difficile pour faire tout le boulot, dégradation des conditions de travail pour les collègues, jusque y compris pour poser des jours de congés ou s'absenter pour un stage de formation professionnelle : situation très tendue, avec récemment des collègues qui n’en peuvent plus).

Ce service comprend actuellement environ 7 personnes et s'appelle un SPL (Service Public Local), plus souvent appelé "Communal" ou "Municipal". Il a pour vocation de gérer la partie comptable des recettes et des dépenses de la commune. Les paiements des usagers des services municipaux comme la cantine scolaire, piscine et autres (ça c'est la partie recettes) ; contrôler que les dépenses répondent aux normes exigées par la comptabilité publique (conformité), payer les fournisseurs, les salaires des agents municipaux (ça, c'est la partie dépenses). Il n'y a pas si longtemps (environ 5-7 ans), cette trésorerie comprenait environ 2 fois plus d'agents des finances publiques car un service "impôts" y était présent (les usagers pouvaient aussi payer leurs impôts à ce guichet). Mais ce service de recouvrement des impôts a été transféré à Argenteuil (le centre des finances publiques rue de Verdun), donc seul reste le SPL aujourd'hui.
Depuis plusieurs mois, le SPL ayant subi lui aussi des pertes d'effectifs (suppressions d'emplois) au cours des dernières années, les agents avaient du mal à tout faire et donc le guichet était fermé de temps en temps au public pendant des demi-journées entières faute de personnel. La direction, consciente des difficultés engendrées par ses propres suppressions d'emplois, avait pourtant déjà réduit les périodes d'ouverture au public en supprimant les ouvertures du mercredi après-midi et jeudi après-midi (cette mesure s'applique à l'ensemble des services de la direction départementale des finances publiques du 95 depuis 3 ans environ), mais cela ne suffisait pas pour permettre à la trésorerie de Bezons de remplir sa mission de "back office" correctement, d'où des fermetures intempestives supplémentaires, tant pis pour les usagers !
Les conséquences de la fermeture pour les usagers : ils devront se déplacer à Argenteuil à la trésorerie d'Argenteuil Municipale (rue Denis Roy) : perte  de proximité.
Les conséquences pour les agents : les règles d'affectation en cas de restructuration distinguent deux cas : chacun peut faire le choix de suivre la mission, ou alors de ne pas la suivre.
Premier cas : l'agent accepte de suivre la mission : il a priorité pour être affecté dans le service qui accueille la mission rue Denis Roy (c'est ce que souhaite la direction).
Deuxième cas : l'agent ne veut pas suivre la mission : il fait alors jouer sa "garantie de maintien à résidence" s'il le souhaite. Il doit déposer à la direction une fiche dans laquelle il énumère les services qu'il souhaite obtenir. Il peut demander un service sur Argenteuil (mais il n'existe pas d'autre trésorerie SPL que celle Argenteuil Municipale, donc cela implique qu'il demande un autre service et donc qu'il change de mission (par exemple mission fiscalité, ce qui implique de se former à nouveau et de s'adapter à un nouveau boulot, car ce n'est pas du tout la même chose). Il peut aussi demander un service ailleurs dans le 95 ou même ailleurs en France, mais il n'a aucune garantie de l'obtenir (il a une garantie de maintien à résidence, mais pas de priorité d'affectation, ce qui revient, dans le cas des agents de Bezons, à leur dire : vous suivez la mission, ou bien vous demandez une autre affectation sans garantie de l'obtenir). »





Mardi 15 mai

Les militants de Lutte ouvrière de Bezons et Argenteuil organisent une
Réunion de Lutte ouvrière
19 heures
« Quelques leçons de Mai 68 »

Salle des Pierrats
Résidence des Pierrats
Rue Maurice Berteaux
(Près du Théâtre Paul Eluard)



Education, Argenteuil, lycée Georges Braque : turn-over du côté de la direction


Comme des intérimaires en quelque sorte…



Le lycée Georges Braque est un lycée populaire qui n’a pas été favorisé pendant des années par les autorités académiques de l’Education nationale. Et on peut dire que cela continue…
         Il y a un an et demi, le proviseur de ce lycée est parti en cours d’année pour on ne sait quelle mission dans un ministère. Il a alors été remplacé par son adjoint qui ne voyait pas d’inconvénient à conserver ce poste à la rentrée 2018. Mais il a alors été dirigé vers un autre établissement.
         L’histoire n’est pas finie. En avril dernier, la proviseure-adjointe a été appelée pour retourner vers son collège d’origine…
         Ce turn-over aide au fonctionnement et à la continuité d’un établissement ? Certes non, mais apparemment, à défaut de demander l’impossible, il n’est pas question d’attendre seulement le minimum quand il s’agit de ce lycée. Argenteuil, il est vrai, n’est pas Neuilly-sur-Seine !

Argenteuil, jardin de l’Abbaye, un équipement coûteux très peu utilisé


Elle l’a écrit à Abélard, Héloïse n’est pas contente

 
                                                  Wikipédia
Pour s'y compter fleurette, ils trouvent porte close ?...

Nous ne savons pas si le parc des Jardins de l’Abbaye était ouvert hier. Mais par deux fois nous nous y sommes rendus et avons trouvé portes closes, alors qu’il devait être ouvert.
         Il est sûr, qu’avec un seul gardien, il n’est pas possible d’assurer les heures d’ouverture prévues.
         C’est bien là le problème, un maire ouvre une structure sans se poser la question des moyens pour la faire fonctionner comme il se doit.
         C’est d’autant plus regrettable que cet équipement communal a été un équipement coûteux, plus de 9 millions d’euros, nous croyons nous souvenir, comprise la restauration de l’ex-structure industrielle attenante.
         Il est vrai que cela se faisait à la veille des élections municipales de mars 2014, et qu’Argenteuil, en présence du chef départemental des catholiques, valait alors bien une messe, pardon, un équipement !


...Ils peuvent toujours venir à la fête de Lutte ouvrière...


mardi 8 mai 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce mardi 8 mai 2018 : « Contre l'arrogance de Macron, vive la lutte des travailleurs ! »


Contre l'arrogance de Macron, vive la lutte des travailleurs !

Pour célébrer sa première année à l’Élysée, Macron s’est offert un reportage à une heure de grande écoute sur France 3. On a pu le voir serrer la main de Trump, accueillir Poutine à Versailles, enterrer Johnny ou dialoguer avec des petits enfants… mais pas se faire prendre à partie par des travailleurs en colère ou des retraités indignés.

Ce reportage à sa gloire a évité les sujets qui fâchent. Pourtant, Macron n’a pas pu s’empêcher d’exprimer son mépris habituel pour « ceux qui font une tragédie dès qu’on leur parle de réforme », qui pensent que le « summum de la lutte c’est les 50 euros d’APL » et qui n’auraient ni idéal, ni soif d’absolu.

Tout juste évoquées, la lutte des cheminots et la sympathie qu’elle suscite parmi les travailleurs sont attribuées à un pays « rétif au changement » et rempli « d’aristocrates égalitaires » qui se cabrent parce que c’est dans leur nature.

Pendant que Macron joue les grands hommes et veut réduire toute contestation de ses attaques à des caprices de travailleurs trop gâtés, la lutte des cheminots continue.

Et cette mobilisation qui dure, le refus des cheminots d’accepter le recul de leurs conditions de vie et de travail sont autant d’encouragements pour tous les travailleurs qui veulent se battre.

C’est le cas des salariés d’Air France. Après des années de blocage des salaires, des milliers d’emplois sacrifiés et des jours de congés supprimés au prétexte de redresser l’entreprise, ces travailleurs, des mécanos aux pilotes en passant par le personnel commercial, réclament 6 % d’augmentation. « Insoutenable pour l’entreprise ! » répliquait son PDG Janaillac, qui est payé lui-même plus d’un million d’euros annuels et a augmenté de 28 % la rétribution des membres du conseil d’administration de l’entreprise !

Janaillac voulait faire cautionner par les salariés un accord sur 2 % de hausse des salaires, conditionnant d’éventuelles futures augmentations aux résultats de l’entreprise et avec une clause anti grève par-dessus le marché. Il était tellement sûr de gagner qu’il a soumis cet accord à référendum, en mettant sa démission dans la balance si le « oui » ne l’emportait pas. Le voilà donc éjecté, après que les salariés se sont massivement prononcés pour le « non », malgré la pression de la hiérarchie et des médias !

Les chantages exercés sur les travailleurs d’Air France, sur ceux de la SNCF, n’ont pas fonctionné. Aux cheminots, la ministre des Transports explique que leur grève met l’avenir du chemin de fer en danger. Le Maire, le ministre de l’Économie, fait la leçon aux travailleurs d’Air France en prétendant que la survie de l’entreprise est en jeu, que leurs demandes sont injustifiées et que la grève coûte cher. La belle affaire ! Les dirigeants n’ont qu’à satisfaire les demandes des travailleurs pour mettre fin au mouvement !

Les ministres ont beau s’étrangler de rage contre les grévistes, la contestation de sa politique met le gouvernement en difficulté. Elle a même obligé Macron à envoyer son Premier ministre, Édouard Philippe, discuter avec les responsables syndicaux des cheminots.

Comme on pouvait s’y attendre, il n’en est rien sorti. Philippe avait prévenu qu’il voulait bien tendre la main mais sans rien mettre dedans, puisqu’il n’était pas question de discuter des conditions de travail, ni de la fin du recrutement au statut, ni de l’ouverture à la concurrence, ni de la réorganisation de la SNCF. Tout juste a-t-il promis une autre rencontre et la possibilité de discuter de la reprise d’une partie de la dette. Comme si les cheminots étaient concernés par la dette, résultat des ponts d’or faits aux grands groupes capitalistes, notamment pour construire les lignes TGV !

À travers le bras de fer engagé contre les cheminots, le gouvernement Macron veut faire la démonstration qu’il n’y a pas d’autre choix pour les travailleurs que de se plier à la politique de régression qu’il mène, pas d’autre choix pour l’ensemble des classes populaires que d’accepter de payer ses cadeaux à la grande bourgeoisie. Et à ce rouleau compresseur contre le monde du travail, Macron ajoute sa morgue et son mépris.

Eh bien, il aura réussi à faire l’unanimité contre lui parmi les travailleurs ! Et pas seulement ceux de la SNCF ou d’Air France, mais tous ceux qui se sentent représentés par leurs mouvements. 

La lutte des cheminots a contribué à changer le climat social, comme le montre le succès des manifestations. D’autres journées sont annoncées au mois de mai. À chaque temps fort, à chaque mobilisation, participons le plus nombreux possible pour dire que les travailleurs qui se battent pour leurs droits ont raison !


Cheminots, agents de La Poste, des Fiances, c'est tous ensemble qu'il faut lutter. Une manifestation dynamique


La voie à suivre

  

A Rennes, 350 cheminots se sont rassemblés en assemblée générale le jeudi 3 mai avant de manifester pour interpeller le Préfet de Région. Ils ont été rejoints par les postiers en grève depuis le 9 janvier contre une restructuration et par les agents des Finances mobilisés contre les suppressions de postes.
Tous ensemble, ils ont défilé aux cris entre autres de « Quand la Poste déraille, le rail riposte » avant de pique-niquer fraternellement.
Des liens se créent entre les grévistes : un gage précieux qui renforce la détermination de tous à ne pas se laisser faire.