lundi 10 juillet 2017

Tiers-payant : un demi-pas en avant, deux pas en arrière, c'est la politique des gouvernements


Le tiers payant bientôt à la trappe ?


La généralisation du tiers payant, permettant de ne pas avancer les frais de santé chez le médecin, avait été décidée puis repoussée par Hollande face à l’opposition d’une partie des médecins libéraux. La question étant restée en plan, l’actuelle ministre de la Santé envisage désormais de ne pas la mettre en place. C’est encore un sale coup à venir contre les plus modestes !

Justice et sécurité, deux notions qui vont bien mal ensemble


Cour d'appel de Metz
La Justice refuse d'indemniser les mineurs de Forbach

 
La sécurité, c'est seulement bon pour les billets

Les 755 mineurs auxquels les Prudhommes de Forbach avaient accordé 1000 € pour « préjudice d’anxiété », ont finalement été déboutés par la cour d’appel de Metz.
Ils avaient fait appel, considérant que leur exposition permanente aux poussières et à nombre de produits cancérogènes, dont le formol par exemple, représentait un préjudice bien supérieur à ce qui leur avait été accordé.
Non seulement la justice ne leur a rien accordé de plus, mais elle leur a retiré les 1000 € déjà accordés par les Prud’hommes ! Elle a tout bonnement accepté les explications de Charbonnages de France, qui prétendaient avoir pris les mesures de protections nécessaires. Pourtant, alors que la preuve de l’utilisation de produits dangereux a bien été faite, qu'est-ce qui peut prouver, des années après la fermeture des mines, que les protections éventuelles étaient réellement appliquées ? On sait comment sont traités les problèmes de sécurité dans les entreprises.
Les mineurs n'acceptent pas cette décision qu'ils jugent révoltante et se porteront en cassation.

Combat des femmes : Salvador, un dur combat pour les droits des femmes


Salvador : les femmes doublement victimes d’une société barbare



Au Salvador, une adolescente de 18 ans, tombée enceinte après un viol puis ayant accouché d’un enfant mort-né, a été condamnée à 30 ans de prison. Ce pays d’Amérique centrale ne reconnaissant pas le droit à l’avortement, celui-ci y est toujours considéré comme un homicide. Et quant on connaît les conditions de détention dans les prisons de ce pays, cela équivaut presque à une condamnation à mort. Les féministes du Salvador mènent un dur combat pour obtenir le droit des femmes à disposer de leurs corps et faire reculer le poids féroce de lois faites contre elles. Leur combat est le nôtre.

dimanche 9 juillet 2017

Argenteuil, Brassens et les travailleurs territoriaux. Qui aime à ce point le gai chanteur ?


« Quand on est con, on est con, sur ce point nulle controverse quand on… » (Georges Brassens)

 
"...Sur ce point nulle controverse, quand on est..."

Les élèves et les enseignants des écoles de la Ville sont partis en vacances vendredi. Mais les écoles ne sont pas désertées pour autant. Les travailleurs gardiens, asel et atsem sont là pour remettre les locaux et le matériel en état pour la rentrée prochaine.
         Tout au long de l’année, les travailleuses Atsems sont obligées de faire le ménage en fin de journée. Elles ne finissent qu’à 17 heures 20.
         Vendredi soir, elles n’avaient pas cette tâche à effectuer, puisque le grand ménage commence dès ce lundi. Elles pouvaient donc partir un peu plus tôt, une fois la cloche sonnée, d’autant plus qu’il faisait chaud dans les écoles...
         Eh bien non, cette évidence leur a été refusée. En somme "par principe" !
         Vraiment, tout le monde a pensé à la chanson de Brassens…

Argenteuil, élections législatives : chacun se raconte les rêves qu'il veut...


Au défenseur du Capital, ses fans reconnaissants

Cela doit être les fortes chaleurs, mais la lecture dans le dernier numéro de l’Argenteuillais des tribunes des groupes qui s’opposent au conseil municipal valent leur pesant de mirage. Nous aborderons aujourd’hui pour commencer celle de l’opposition « Tous fiers d’être Argenteuillais ».
         Si vous ne le saviez pas encore, le grand vainqueur des dernières élections législatives locales est… Philippe Doucet. Oui, sans conteste, selon ses fans, puisqu’il s’est qualifié pour le second tour ! Et ses fans d’expliquer cet extraordinaire résultat par la « reconnaissance du travail accompli ».
         Nous leur laisserons ces commentaires et ce terme de « reconnaissance ». Nous préférons ceux de connaissance et mémoire.
         Si l’ex-député d’Argenteuil-Bezons a perdu son siège, la « connaissance » de la réalité suffit. Petit rappel pour les mémoires défaillantes : Philippe Doucet fut le héraut de la politique gouvernementale, le porte-parole de son ami Valls, le défenseur du 49-3, du projet de déchéance de la nationalité, de la loi Travail, et l’on en passe.
         Ce qui explique que ce grand qualifié du second tour n’ait obtenu pour y parvenir que 6,59 % des électeurs inscrits dans la circonscription ! 

Mai 2013, à Argenteuil


A suivre demain à propos du camp d'en face

PSA, répression syndicale. Les travailleurs ne se laisseront pas faire.


Farid Borsali condamné à 6 mois de prison avec sursis



Farid Borsali, secrétaire de la CGT de l'usine PSA de Poissy, a été assigné devant le tribunal correctionnel de Versailles par la direction, avec un dossier complètement vide, pour des accusations de prétendues "violences". La justice a entendu le patron, puisque Farid a pris le maximum, vendredi 7 juillet : 6 mois de prison avec sursis et 2600 € d'amende. Cela démontre la nécessité, encore plus, de se mobiliser pour la défense des libertés ouvrières et syndicales à PSA. Faites circuler la pétition, en effectuant un "copier-collé" sur votre navigateur ! 

https://www.change.org/p/carlos-tavares-stop-aux-atteintes-aux-libert%C3%A9s-ouvri%C3%A8res-et-syndicales-dans-le-groupe-psa

Licenciements, embauches, les bleuettes du patronat


Les patrons, les licenciements et l’embauche

Le patronat répète que si, on lui donnait la liberté de licencier il embaucherait, ce que le gouvernement reprend à son compte pour justifier ses nouvelles attaques. Toutes les études officielles faites depuis des années ont démontré exactement le contraire.
Toutes les facilités données au fil des ans au patronat ont été utilisées pour jeter toujours plus de salariés à la rue. Il voulait plus de souplesse sur les contrats temporaires, CDD et intérim ; plus de facilités pour se séparer à l’amiable de ses salariés, les patrons se disant paralysés par les lourdes procédures des licenciements économiques.
En fait, le nombre de licenciements économiques est passé de 600 000 en 1993 à 150 000 aujourd’hui, sur près d’un million de licenciements, soit 15 % du nombre total. La première cause de chômage vient des fins de contrat intérim et CDD, qui représentent à eux seuls près de la moitié des inscriptions à Pôle emploi. Ensuite viennent les licenciements individuels pour faute, qui représentent les trois quarts des licenciements restants. Il y a en plus ce qu’on appelle les ruptures conventionnelles, c’est-à-dire l’accord du salarié pour partir sans motif, bien souvent sous la menace d’un licenciement pur et simple, en échange d’un petit quelque chose. Elles sont en augmentation constante. Ainsi, en mai 2017, ces ruptures conventionnelles ont atteint le chiffre énorme de 34 700, ce qui ferait 400 000 par an.
Le patronat viole allégrement les lois qui régissent le recours à la main-d’œuvre temporaire en lieu et place du CDI. Plus de liberté pour lui, ce sera encore moins d’embauches et plus de précarité pour les salariés. Plus de facilité à licencier, cela signifiera que des centaines de milliers de ruptures conventionnelles d’aujourd’hui pourront se transformer en licenciements pour n’importe quelle raison, sans indemnité, soit autant d’argent économisé pour les patrons.
                                            P.S. (Lutte ouvrière n°2553)

Le grand rendez-vous de rentrée des travailleurs
Le 12 septembre, dans la rue

Bourse de Paris : « Venez à moi les gentils spéculateurs ! »


Un « tapis bleu-blanc-rouge » déroulé à la finance

Entouré d’élus de droite et du Parti socialiste, dont la maire de Paris Anne Hidalgo, le Premier ministre a présenté une série de dispositions destinées à attirer à Paris les financiers et autres traders de la City de Londres. Même symbolique, la taxe sur les transactions financières visant certains mouvements spéculatifs ne sera pas appliquée, une autre rognant quelque peu les gros spéculateurs sera supprimée. Les patrons pourront également exclure des indemnités de licenciements les bonus touchés par leurs salariés. Autant de cadeaux aux banques et aux spéculateurs.

Une "bourse" dématérialisée aujourd'hui, mais toujours la même spéculation