mercredi 5 juillet 2017

CPAM : assurés et salariés dans le collimateur


Pour les assurés et les travailleurs, les comptes n’y sont pas. Pas besoin de cour pour le savoir !

 
Une action des travailleurs de la CPAM de Sarcelles a eu lieu une nouvelle fois lundi. Ils protestent contre le projet du remplacement d’une prime de repas qui était de plus de 24 euros par un ticket restaurant de 8 euros ! Cette prime leur est actuellement allouée lorsqu’ils doivent se rendre sur le site de la CPAM de Garges-Lès-Gonesse.
         Disant s’appuyer  sur un rapport de la cour des comptes, la direction de la CPAM s’en prend aux salariés de la même façon dont elle s’attaque au service rendu aux assurés.
         Depuis des années, le nombre des centres de la CPAM et leurs horaires d’ouverture se réduisent dans le Val d’Oise. Les délais de traitement des dossiers augmentent. Les effectifs fondent.
         Argenteuil en donne un « bel » exemple. Il faut constater chaque jour la queue d’assurés qui se forme et s’étend sur le trottoir de la rue de La poste prolongée, devant un centre, le dernier de la ville, dont les façades sont toujours en travaux depuis des mois, le chantier ayant été arrêté. Bref, tout un symbole.

Macron, diversion pour faire oublier le Macron-patrons


Macron et les institutions : un hochet en forme de diversion

 


En fanfare et trompettes, Macron a réuni hier les députés et les sénateurs en congrès à Versailles pour annoncer, entre autres, la diminution du nombre de députés et de sénateurs et l’introduction dans le scrutin législatif d’une petite « dose » de proportionnelle. En s’en prenant aux élus, Macron entend soigner sa popularité à peu de frais, misant sur l’impopularité générale de ces prétendus représentants du peuple, dont par ailleurs il fait partie.
         Mais comme tout doit être ratifié par un référendum dans un an, Macron entend agiter durant tout ce temps le bocal médiatique avec ces réformes institutionnelles, en les utilisant pour faire oublier les mesures anti-ouvrières déjà annoncées. Mais en descendant dans la rue, à commencer le 12 septembre prochain, les travailleurs sauront faire entende leurs exigences !

Hamon, Epinay 1971, l'éternel retour des mêmes manoeuvres


Hamon relance la machine à illusion

 


Benoît Hamon quitte le parti socialiste, dont il a été le candidat à la présidentielle. Il reconnaît qu'après des années de politique contre les milieux populaires « le parti socialiste peut représenter un repoussoir pour ceux qui veulent s'engager ».
         Il prétend dorénavant relancer un « processus comparable à celui d'Epinay », en référence au congrès du PS de 1971 qui avait permis à Mitterrand d’en prendre la direction. Dix ans plus tard, le PS, soutenu par le PCF était au pouvoir, trahissait les espoirs et les intérêts des travailleurs, et se mettait ouvertement au service du  patronat.
         La vie est un éternel recommencement pour ces politiciens dans la déconfiture. Qui espèrent-ils tromper une fois de plus ?
         Cette opération Hamon, la première d’une série du même genre dans les mois qui viennent ?

Mélenchon et les migrants : alignement et hypocrisie


Les migrants, nos frères

 


Répondant au Journal du dimanche, Mélenchon dit « comprendre » ceux qui veulent accueillir moins d'immigrés. Il admet  certes que les causes de cette immigration sont « le changement climatique, le pillage impérialiste et les dévastations guerrières », mais le mieux, précise-t-il, serait que les migrants restent chez eux.
         Il s'aligne ainsi sur tous ceux qui exploitent les sentiments anti-immigrés, l'hypocrisie en plus.
         Ces propos  contribuent à creuser le fossé entre les travailleurs d'ici et ceux qui fuient la misère et les guerres.

mardi 4 juillet 2017

Argenteuil tourisme : certes des possibilités, mais pas en aggravant la situation des berges


Pas besoin de 10 000 euros pour le savoir

Un des points de l’ordre du jour du dernier conseil municipal d’Argenteuil portait sur l’ « adhésion à Val d’Oise-Tourisme », un organisme chargé apparemment d’étudier les possibilités de développement du tourisme dans le département.
         Il s’agissait de décider du versement d’une cotisation de 10 000 euros, ce qui n’est pas la mer à boire, mais ce qui n’est pas rien non plus.
         Tout cela pour établir un diagnostic sur la situation du tourisme actuel dans la commune et sur son « potentiel » en la matière.
         Il faudrait peut-être que ce Val d’Oise tourisme fasse vite son étude. Si le projet Héloïse est mené est bien, ce qui n’est heureusement pas sûr, ses agents ne pourront que constater que ce qui pouvait présenter un intérêt certain pour Argenteuil en matière de tourisme, ses berges de Seine, ont connu un préjudice supplémentaire majeur et sont encore un peu plus défigurées.

Carrefour Carême-Prenant. Le cadre noir pour ce qui est gâché


Tribunaux des prud'hommes : entraves aux recours, un produit Macron


Un exemple très révélateur


Tribunaux des prud'hommes - Bobigny
Recul des plaintes

 
A Pontoise ?
Il est de plus en plus difficile de saisir le tribunal des prud’hommes, depuis l’entrée en vigueur de la loi Macron, le 1er août 2016. Au lieu d’une simple feuille motivant la requête, il faut remplir sept pages d’imprimés et présenter de nombreuses attestations et témoignages. De plus les patrons arrivent de plus en plus souvent à déguiser les licenciements en rupture à l'amiable et les durées pour faire des recours ont été réduites
         En conséquence, de nombreux salariés renoncent à attaquer leur patron, en particulier pour licenciement abusif. Aux Prud’hommes de Bobigny par exemple, dès septembre 2016 le nombre de dossiers est tombé de 267 à 80.
         Président ou ministre de l’Economie de Hollande, Macron est un ennemi des travailleurs.
         Le 12 septembre prochain dans la rue !

Semperit, licenciements : le refus !


On nous communique. Bien évidemment nous nous rendrons à ce rassemblement et nous appelons tous nos proches et les travailleurs à faire de même.


CGT                                                                      FO           

COMMUNIQUE

La multinationale SEMPERIT (Autriche)

22 Usines employant 7000 salariés dans le monde

853 Millions d’Euros de Chiffres d’affaires en 2016

90 Millions d’Euros de bénéfices en 2016 dans sa seule division Industrie

Leader mondial de la fabrication des gants d’examens et de chirurgie

Qui fabrique aussi des convoyeurs, des tuyaux et feuilles caoutchouc, des courroies, etc..

Qui a versé 25 Millions en 2015 et 15 Millions d’Euros en 2016 à ses actionnaires

Qui vient d’engranger 220 Millions d’Euros dans la session d’un joint-venture en Thaïlande

Vient de décider de tirer un trait sur notre usine d’ARGENTEUIL qui produit des Bandes Transporteuses (tapis roulants pour les Mines).

Les 88 salariés menacés de licenciement ont décidé de dire non à la fermeture de leur site de production.

Les commandes existent, c’est le service commercial situé à LEVALLOIS (92) qui les engrangent.

Mais SEMPERIT préfère les faire fabriquer en POLOGNE et en CHINE pour de meilleurs profits.

Les ouvriers et les salariés d’ARGENTEUIL et de LEVALLOIS disent :

NON AU LICENCIEMENT BOURSIER

C’est ce que défendront nos délégués lors du CE Extraordinaire

Jeudi 6 Juillet 2017 à 11H00.

VENEZ NOUS SOUTENIR

A NOS « JEUDI DE LA COLERE »

10 RUE DES CHARRETIERS – 95100 ARGENTEUIL

TEL : Hassan 06.20.42.60.02 – Omar 06.64.74.29.01 – Daniel 06.06.76.42.47

Vendredi dernier

Argentuil : municipalité, ambiance, ambiance


Un article très intéressant du Parisien-95 sur l’ambiance au sein de la majorité municipale.  

Argenteuil : le maire (LR) recadre sa majorité en conseil, après le départ de l’opposition

 
Argenteuil, ce vendredi 30 juin 2017. Le conseil municipal a voté une baisse des indemnités pour les élus absentéistes. LP/Marjorie Lenhardt

Georges Mothron a fait voter une baisse de 25 % des indemnités en cas de deux absences consécutives en conseil.

Si le début du conseil municipal d’Argenteuil de vendredi dernier a été marqué par une forte tension entre majorité et opposition, la fin, elle, s’est soldé par un petit recadrage des élus de la majorité principalement. Recadrage effectué « en famille », puisque l’opposition avait quitté le conseil dès les premiers points de l’ordre du jour, évoquant un « déni de démocratie ».

Une modification du règlement intérieur du conseil municipal, sanctionnant les absences répétées des élus, a donc été votée en toute fin de séance. « On note un petit peu d’absence au fil de l’eau des mandats », constate le maire (LR), Georges Mothron, évoquant une « évaporation de la participation » des élus aux derniers conseils municipaux. Il a donc été voté à la majorité une baisse de 25 % des indemnités en cas de deux absences consécutives, et de 50 % si « cela se reproduit trop souvent ».

Lors du conseil municipal précédent, alors que le budget était voté, le conseiller municipal PS Philippe Doucet avait déjà fait remarquer que sans l’opposition il n’y aurait pas eu le quorum nécessaire pour que se tienne la séance. Georges Mothron et son équipe ont donc décidé de sévir, en douceur. L’adjoint au maire Philippe Métézeau cherchant à minimiser le problème, en insistant sur le fait que « cette dérive se retrouve dans d’autres collectivités ». Il prend en exemple le conseil départemental, où une mesure similaire a été proposée par le groupe de l’opposition.

« Certains élus ne font pas le travail pour lequel ils sont indemnisés »

A l’inverse, Georges Mothron a décidé de récompenser deux conseillers municipaux parce qu’ils « bossent beaucoup ». François Poletti et Pierre Abrinas ont donc été élus adjoints au maire. Ils remplacent ainsi les places vacantes de Lahacène Adalou, qui a démissionné il y a quelques semaines, et Samia Anzagh, qui avait été écartée suite à des propos tenus sur Facebook.

Cette délibération a donné lieu à un léger accrochage entre Georges Mothron et Lahacène Adalou. Ce dernier expliquant qu’il a démissionné pour retrouver une « liberté de parole ». Il a évoqué, notamment, une « dérive d’un pouvoir concentré ». La réponse du maire ne s’est pas fait attendre : « M. Adalou a démissionné car je l’ai mis face à ses responsabilités… Il a été démasqué sur une opération qui n’était pas tout à fait régulière. »

La modification du tableau des indemnités des élus a aussi fait réagir le conseiller municipal Franck Debeaud, qui s’est vu retirer sa délégation à la culture la semaine dernière. « Le travail sera récompensé, mais certains ne font pas le travail pour lequel ils sont indemnisés. Les choses pourront encore évoluer », explique le maire. Pour Philippe Doucet, tout cela montre une équipe en place « en plein délitement ».

                                                                Marjorie Lenhardt,  leparisien.fr