samedi 22 avril 2017

Fête de Lutte ouvrière Presles 2017 : en avant !


3, 4 et 5 juin à Presles (Val-d’Oise) La Fête de Lutte ouvrière




La Fête de Lutte ouvrière sera d’abord une fête communiste révolutionnaire, l’occasion de se retrouver, de débattre avec des travailleurs et des militants révolutionnaires d’autres entreprises, voire d’autres pays, tant de la situation que des moyens pour les opprimés de la changer.

Ces trois jours de fraternité sont aussi l’occasion de déguster une spécialité, de s’allonger dans l’herbe au gré des spectacles, d’accéder au progrès des sciences, de s’émerveiller lors d’une conférence sur l’art, ou de danser.

N’hésitez plus à réserver votre week-end et à prendre vos cartes auprès de nos camarades.

Dimanche et lundi à 15 heures sur le Grand Podium allocution de Nathalie Arthaud


Toutes les activités proposées à la Fête ne peuvent être annoncées, faute de place. Le programme complet sera consultable sur le site et dans le journal. On peut déjà promettre

  • l’Arboretum et ses visites commentées
  • la Cité médiévale et ses animations
  • le Parcours dans les arbres
  • le Carrousel de la Connaissance
  • la Cité des Sciences
  • les 200 stands
  • la Cité politique
  • les deux cinémas (plus le cinéma en plein air la nuit de dimanche)
  • les débats

 Renseignements pratiques et programme sur le nouveau site
fete.lutte-ouvriere.org

La carte d’entrée, valable pour les trois jours, est disponible. Jusqu’au 7 mai, elle est vendue au tarif réduit de 12 euros.
Les bons d’achat, d’un pouvoir d’achat de cinq euros pendant la Fête, vendus quatre euros, sont également en vente.
         Un car partira d'Argenteuil le dimanche

         On peut nous joindre à Argenteuil :

MDommarie@aol.com

06.99.49.98.64.

Turquie, referendum, victoire limitée pour Erdogan. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Turquie : victoire limitée pour Erdogan

En Turquie, le référendum sur la réforme constitutionnelle organisé le 16 avril s’est soldé avec un pourcentage de 51,37 % de oui à cette réforme, selon un résultat préofficiel devant être confirmé dans une dizaine de jours. Ce n’est pour le président Erdogan qu’un succès très relatif, en tout cas très loin du plébiscite qu’il escomptait.
C’est d’autant plus vrai que les principales grandes villes du pays ont voté majoritairement non, en particulier Istanbul, Ankara, Izmir et Diyarbakir. De même, dans le Sud-Est anatolien à majorité kurde, le non l’emporte sans surprise avec de 57 % à 80 % selon les provinces.
L’opposition, et notamment le CHP (Parti républicain du peuple, dit social-démocrate), dénonce de nombreuses irrégularités. Ainsi le YSK (Haut conseil électoral) a considéré comme valables des bulletins de vote qui n’auraient pas dû l’être, car non tamponnés. Le nombre de ces bulletins non valables serait de l’ordre de deux millions et demi… alors que le oui l’emporte par moins d’un million et demi de voix et que, comme par hasard, ces bulletins non tamponnés mais admis sont tous des bulletins oui.
En fait les irrégularités ont jalonné toute la campagne du référendum. 95 % des médias publics et privés ont été mis au service d’Erdogan et de son parti AKP. Le président lui-même a fait campagne activement et quotidiennement, alors que la Constitution en vigueur spécifie qu’il doit respecter une neutralité intégrale. Les meetings des partisans du non étaient perturbés et attaqués. Le jour même du scrutin, on a pu voir fleurir de nombreux stands prônant le oui, les stands pour le non étant évidemment proscrits.
Erdogan et ses proches ont voulu faire peur aux électeurs, menaçant ceux qui auraient voté non d’être considérés comme des terroristes de la bande de Gülen ou du PKK, ou mettant en garde les croyants contre le fait de « mettre en danger leur vie après la mort », en somme de ne pas avoir accès au paradis. Erdogan a aussi comparé sa propre histoire, lors du putsch raté du 15 juillet 2016, avec celle du prophète Mahomet échappant à ses poursuivants lors de sa fuite de La Mecque à Médine.
Lorsqu’Erdogan a décidé ce référendum il y a un peu plus de deux mois, il pensait être sûr de l’emporter à plus de 60 % grâce au soutien du parti d’extrême droite MHP. Mais, peu après, ce parti qui recueille de 16 à 18 % des voix a scissionné et une fraction importante de son électorat a voté non au référendum. À cela s’ajoute le mécontentement d’une partie de l’électorat habituel de l’AKP, désormais touché par la crise. Cela explique qu’à quelques semaines du référendum les sondages aient montré que le camp du oui n’était nullement sûr de l’emporter.
Si le résultat du référendum est confirmé fin avril, Erdogan et son entourage devront attendre le terme de la législature et de l’actuelle présidence, fin 2019, pour appliquer la nouvelle Constitution. Celle-ci prévoit de concentrer tous les pouvoirs dans les mains du président de la République. Il n’y aura plus de Premier ministre, mais plusieurs vice-présidents, ministres et un haut conseil des juges, tous nommés directement par le président. Même l’instauration de l’état d’urgence pourrait être décidée par le seul président, sans l’aval du Parlement. De cette façon, Erdogan et l’AKP espèrent pouvoir rester en place jusqu’en 2029, être à l’abri des poursuites judiciaires qui les menacent et échapper au sort qu’ils ont eux-mêmes fait subir à leurs ex-associés gülénistes, à la prison, à la confiscation des pouvoirs et des biens.
En réalité, ce vote ne fait qu’inscrire dans la loi une pratique qui était déjà celle d’Erdogan et de l’AKP, et une évolution autoritaire du régime commencée depuis longtemps. Il n’est pas sûr du tout que celui que l’on nomme le « nouveau sultan » puisse tenir aussi longtemps qu’il le souhaite. Même trafiqués, les résultats du référendum montrent son discrédit croissant, dû à ses échecs politiques, notamment dans sa politique syrienne, et surtout à la crise économique qui s’aggrave. C’est peut-être sur le terrain social qu’il connaîtra maintenant ses plus grandes difficultés.

                                                Julien SILVA (Lutte ouvrière n°2542)

vendredi 21 avril 2017

Attentat des Champs-Elysées : un communiqué de Nathalie ARTHAUD



Après l’attentat des Champs-Elysées
Communiqué
Après l’attentat survenu hier soir sur les Champs-Elysées, j’ai eu l’occasion d’exprimer ma compassion pour les victimes et leurs familles.
En même temps, je rejette toute solidarité avec l’État français. Sa politique impérialiste alimente le terrorisme. Aujourd'hui, il intervient en Syrie, en Irak, au Mali, prétendument pour le combattre. C’est en réalité pour défendre les intérêts français, dans ces régions pillées et ravagées depuis l’époque coloniale. Pour les mêmes raisons, l’État français a soutenu par le passé le régime féroce de Bachar Al Assad, et appuie aujourd'hui des dictatures moyenâgeuses, comme le Qatar et l’Arabie Saoudite, qui financent des groupes djihadistes.
Tel le docteur Frankenstein dont la créature lui avait échappé, les grandes puissances voient ceux qu’elles avaient soutenus se retourner contre elles. Elles ont soutenu Ben Laden, elles ont eu Al Qaida ; elles sont intervenues en Irak, elles ont eu l’État islamique. Elles ont nourri le terreau réactionnaire sur lequel prospèrent aujourd'hui les djihadistes.
Alors, je rejette toute démagogie sécuritaire et guerrière. Je rejette les amalgames abjects entre terroristes, migrants et musulmans. Tous les travailleurs ont les mêmes intérêts, quelle que soit leur origine, la couleur de leur peau et leur religion. Ils doivent se souder autour d’une autre perspective, la seule valable : lutter ensemble pour une société débarrassée de l’impérialisme, de ses guerres et de tous ses avatars.
                                         Nathalie Arthaud, le 21.04.17.

Nathalie ARTHAUD : France 2 : "Présidentielle 2017, quinze minutes pour convaincre" athalie ARTHAUD :

Nathalie ARTHAUD France 2 : Conclusion de Nathalie Arthaud après les "quinze minutes pour convaincre"athalie ARTHAUD :

Nathalie ARTHAUD : votez et faites voter Nathalie ARTHAUD "pour faire entendre le camp des travailleurs"


Aux lecteurs du présent blog. Ci-dessous mon appel à voter et à faire voter Nathalie ARTHAUD

 

Votez Nathalie ARTHAUD, une candidate communiste

Pour affirmer des convictions de classe, les exigences du monde du travail et pour préparer l’avenir

Les élections de dimanche permettent de faire un geste de classe qui prépare l’avenir dans une situation marquée par le recul de la condition du monde du travail et l’impasse du capitalisme.

         Dans la lutte de classes qui oppose le Capital et le Travail, ces élections donnent l’occasion, face au camp de la bourgeoisie, de « Faire entendre le camp des travailleurs ». C’est exprimer que les travailleurs devront mener cette lutte pour leurs intérêts de classe. C’est affirmer leurs exigences : répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire. Pas de salaire ni de pension inférieurs à 1800 euros net par mois. Nécessité de mettre sur la place publique les comptes véritables des entreprises. Embauche massive dans les services publics utiles à la population. La candidature de Nathalie ARTHAUD se situe le plan de la lutte de classe du monde du travail, loin de l’électoralisme. Seule Nathalie ARTHAUD s’affirme communiste, c’est-à-dire militant pour la seule voie qui puisse donner une issue à l’impasse de la société capitaliste actuelle à l’échelle de la planète.

         Ces dernières semaines, nous venons d’assister à la montée de l’engouement pour un nouvel illusionniste de l’électoralisme de « gauche ». JL Mélenchon prend sa place dans la lignée des Mitterrand –son mentor- Jospin dont il fut le ministre et de Hollande pour lequel il appela à voter en 2012. Voilà un nouvel avatar du « sauveur suprême », du « tribun » dont le monde du travail doit se méfier, et dont les militants conscients devraient avoir à cœur d’aider à se méfier.

         Si JL Mélenchon franchissait l’obstacle des deux semaines qui viennent, et on en est très loin, au-delà de la satisfaction de ses partisans, il aura affaire à la même dictature du Capital sur la société, lequel lui indiquera ou lui imposera, comme à ses prédécesseurs, la marche à suivre. Non seulement son propos durant toutes ces semaines n’aura pas été de rappeler que dans la société de classes, tout n’est qu’une question de rapport de forces entre les deux camps opposés de la société, mais il a diffusé des idées qui sont des poisons pour la conscience de notre classe : nationalisme, protectionnisme, propos pour le moins ambigus à l’encontre de nos frères de classe étrangers. Certains, conscients tout de même de cela, considèrent que ce n’est ni grave ni l’essentiel, alors que c’est grave et essentiel, car toutes ces idées obscurcissent une conscience que nous devons aider à éclaircir.

         Comme l’a souligné Nathalie ARTHAUD, on ne tombe pas impunément dans les illusions électorales. On le paye d’une façon ou d’une autre. Depuis des décennies, de vote « utile » en vote « utile », d’illusion électorale en illusion électorale, cela s’est traduit par le recul de l’organisation collective, et le temps d’un court moment d’euphorie passé, par la dépression militante, et par le recul global de la conscience et de l’organisation du monde du travail.

         C’est contre cela que nous militons à Lutte ouvrière. Nous militons à contre-courant, et les suffrages qui se porteront sur la candidature de Nathalie ARTHAUD seront certes minoritaires, mais ils seront des votes de conscience et donc de dignité ; la conscience, contre tous les illusionnistes, de se revendiquer des seuls intérêts et idées du « camp des travailleurs ». Elles compteront car elles préparent l’avenir.

         Je vous appelle à voter et à faire voter Nathalie ARTHAUD, une candidate communiste « Pour faire entendre le camp des travailleurs ».

                       Dominique MARIETTE, le 20.4.17.

Présidentielles 2017 : une belle campagne Lutte ouvrière




« Faire entendre le camp des travailleurs »

Il nous reste cette journée de campagne. Elle s’achève ce soir vendredi à midi.

         Maintenant, nous attendrons dimanche soir pour savoir ce qu’il en est d’une décision particulièrement indécise et grosse d’interrogations pour les temps qui viennent.

         Tous ceux qui ont participé à cette campagne pour « Faire entendre le camp des travailleurs » à travers la candidature de Nathalie ARTHAUD vont souffler un peu avant de repartir de plus belle pour la suite de cette première campagne, celle des Elections législatives du 11 juin prochain à l’occasion de laquelle Lutte ouvrière présentera partout des candidats.

         En attendant, quels que soient nos résultats, nous pouvons avoir la satisfaction d’avoir faire tout ce que nous pouvions faire, d’avoir mené pendant des mois une belle campagne.

         Bravo à notre représentante Nathalie qui s’est donné sans compter aux quatre coins du pays depuis l’été, qui a gagné le respect de ces temps courts de haute sollicitation médiatique.

         Bravo aux militants et à tous nos proches qui au-delà des activités de campagne ont voulu faire partager dans une multitude de discussions le vote « Nathalie ARTHAUD ».

         Oui nous pouvons être fiers de ce que nous avons fait. C’est cela avoir un idéal pour faire avancer l’humanité. C’est cela, par ces multiples pierres, petites et grandes, contribuer, à la mesure de chacun, à la reconstruction d’un véritable parti des travailleurs, communiste et révolutionnaire.

         Oui, bravo ! DM









Voir suite des articles du jour : articles plus anciens :
-Argenteuil sur la « Halle des sports » ;
-misère du capitalisme : une décharge qui s’effondre au Sri-Lanka.