mercredi 23 novembre 2016

Argenteuil : réalités économiques et contes de fée



Les actionnaires, les dindons et les pigeons (fable de La Fontaine)

Sur le thème du développement économique, la structure mise en place par la municipalité d’Argenteuil et dirigée par un ancien élu PS, grand rival malheureux du député du cru, organise une réunion ce vendredi au Figuier blanc où chacun, paraît-il, pourra causer. Par ailleurs, un quatre-pages donnant des nouvelles de cette activité de développement économique doit être diffusé tous les deux mois. Son premier numéro a été propice à quelques réflexions.

Les communes, vaches à lait des capitalistes ?
        
         Ainsi, on nous parle de… lait, pour mettre en évidence une petite entreprise de la localité, Quart de lait, qui produit des yaourts certifiés 100% bio. Elle représente « près ( !) de 5 salariés ». Bien. Mais puisqu’il est question de lait, il faut rappeler le départ récent d’Argenteuil de la plate-forme logistique de Yoplait qui comptait, elle, une centaine de salariés.
         Et c’est bien là le fond du problème. Les édiles causent. Les actionnaires et leurs représentants décident. Nous aurons largement l’occasion d’y  revenir.

« Bientôt », comme demain le conte de fée

         C’est un détail, mais bien révélateur des contes de fée que se racontent les édiles et leurs amis. A propos du parc d’activité de la gare d’Argenteuil qui aurait été sélectionné par la Métropole du Grand Paris et qui devrait voir le jour dans les temps futurs, la prose municipale l’évoque en indiquant que la pôle de transport de cette gare centrale sera « bientôt renforcé par la Tangentielle Nord », la réouverture aux voyageurs de cette ligne Sartrouville-Noisy dont on parle depuis des décennies, et dont le « bientôt » est un petit mensonge.



Monet, tableau, référence convenue, et réalité
        
         L’ex-PS : « rendre à Argenteuil son attractivité et son image tant mise en valeur par les plus grands impressionnistes de notre histoire ».
         Son nouvel ami le maire : « Plus encore, notre projet d’initiative privée porté par la municipalité dit « Pôle Héloïse » – création d’un pôle de loisirs digne d’une ville de bientôt 110 000 habitants – prouve que nous entendons construire le futur d’Argenteuil main dans la main avec nos partenaires économiques. »
         Les bords de Seine ont certes bien changé depuis 1870. Mais ils gardent encore un petit air champêtre de cette époque. Mais jusqu’à quand ?
A suivre

Collectivités locales : à Auch (Gers), un beau succès des agents territoriaux



Un beau succès

Franck Montaugé, le maire PS d’Auch, et président de l’Agglomération du Grand Auch, voulait s’attaquer aux congés des travailleurs territoriaux. Dans ses petits calculs, il faisait une distinction entre présence et travail effectif ! De toute façon, pour les travailleurs, pas question de se faire rogner les vacances !
         Les territoriaux se sont alors mis en grève le lundi 14 novembre. Et le maire ne se montrant jamais, les grévistes ont occupé la mairie, avec plusieurs centaines de participants.
         L’occupation a fait revenir Franck Montaugé à la mairie… au bout de trois jours. Jeudi 17 novembre, à 21 heures, elle l’a même fait revenir sur ses attaques ! Les congés demeurent, et les heures de présence seront comptées dans les heures de travail hebdomadaires. La grève a donc fait reculer le maire, d’autant plus que quelques contractuels seront embauchés. Et les territoriaux ont repris le travail vendredi 18 novembre.
         Une belle leçon pour tous les travailleurs territoriaux qui sont partout victimes de telles attaques de la part nombre de dirigeants des collectivités locales.


Police, fonction publique : le bal des réactionnaires



Vers un permis de tuer ?

Le groupe de travail consacré à la légitime défense des policiers, mis en place suite à leur mobilisation, s'est prononcé pour l'extension de l'usage de leurs armes, y compris lorsqu'une personne surveillée prendrait la fuite.
     Cette extension, si elle devait être appliquée, se traduirait avant tout par l’augmentation des bavures. Elle ne fera pas reculer les violences que la société génère. Cette mesure vise à s'aligner sur les préjugés des réactionnaires de tous les bords.

Il faut créer plus d’emplois dans la fonction publique !

Depuis que Fillon a créé la surprise, les commentateurs reprennent en boucle une de ses mesures phares : supprimer 500 000 postes de fonctionnaires. Le camp Juppé, qui joue la carte du plus modéré, propose, lui, de n’en supprimer que… 300 000 ! Ces chiffres, s’ils entraient en vigueur, signifieraient une régression catastrophique de ce qui est indispensable à la vie collective, dans les hôpitaux, l’éducation, dans les services municipaux, qui fonctionnent chaque jour, vaille que vaille dans des conditions déjà intenables.
     Ces deux démagogues restant en piste s’appuient sur les préjugés contre les fonctionnaires. Quand ils évoquent la perspective de l’augmentation du temps de travail à 39 heures pour Juppé, à 48 heures pour Fillon, payées 35 ou 37, voire au gré de chaque administration, ils ne visent pas que les seuls fonctionnaires, mais l’ensemble du monde du travail. Ne tombons pas dans ce piège grossier !

mardi 22 novembre 2016

Argenteuil : des projets loin de l’intérêt social. A ne pas suivre.


Un gâchis loin de l’utilité sociale
        
Le centre commercial des Flanades à Sarcelles donne un exemple de ce qu’il ne faut pas faire en matière d’aménagement. L’hypermarché Auchan y jouait paraît-il le rôle de « locomotive ». Il y a un an, le groupe de la richissime famille Mulliez a décidé de quitter les lieux. Mais le projet de reprise qui lui a succédé a fait un flop qui est en train de laisser sur le carreau les salariés.
         Les « investisseurs » et autres actionnaires du grand commerce ont des projets mirifiques. Les millions coulent à flot, les « grandes enseignes » s’installent, restent, selon l’état de leurs affaires ou leurs critères, ou s’en vont… laissant en déshérence, outre des travailleurs, des activités, et des locaux.
         Partout dans le pays, des exemples, tel celui de Sarcelles, existent, laissant ce genre de constructions massives en semi-abandon, quand ce ne sont pas les municipalités, donc les contribuables, qui doivent mettre la main à la poche pour les maintenir en vie.

         C’est ce genre de choses que prépare la municipalité d’Argenteuil avec le « projet Héloïse » ?

Pour l’Education prioritaire, à Argenteuil, dans la Région parisienne, mais à Marseille aussi

Marseille
Pour le maintien de l’éducation prioritaire en lycée

Jeudi 17 novembre, près de quatre cents professeurs de lycées ont manifesté à Marseille à l’appel du collectif « Touche pas à ma ZEP » et des syndicats.
         Certains ont même été accueillir Macron par des slogans à sa descente du train pour sa première visite à Marseille. Ils réclamaient le maintien dans l’éducation prioritaire de nombreux lycées professionnels et des lycées Saint-Exupéry, Victor Hugo et Diderot.
         L’éducation prioritaire, cela veut dire des moyens supplémentaires dans les quartiers les plus pauvres, avec des classes moins nombreuses, et davantage de travail en petits groupes. Mais la ministre a décidé que cela s’arrêtait à la scolarité obligatoire c’est-à-dire à 16 ans. Comme si les jeunes sortant des collèges difficiles n’avaient plus besoin d’être mieux entourés en lycée.
         La mobilisation va se poursuivre par une nouvelle grève le 29 novembre pour imposer à ce gouvernement, dont l’éducation était soi-disant la priorité, qu’il s’engage sur des moyens supplémentaires durables dans les lycées qui en ont besoin.

13 novembre 2015 et ses suites : les oubliés

Les oubliés des commémorations

Lors des commémorations des attentats du 13 novembre 2015, les autorités ont fait silence sur les victimes, elles aussi innocentes, de l'assaut de la police contre un immeuble de Saint-Denis, au lendemain des attentats du Stade de France et du Bataclan.
         Des locataires avaient dû évacuer les logements dévastés. Ils ne sont toujours pas relogés. Des magasins sur rez-de-chaussée donnant sur la rue n'ont jamais rouvert. Et les assurances ne dédommagent pas les victimes d'un assaut de la police.
         Quant à l'État, il se moque de leur problème. Mais cela n'empêche pas les beaux discours.