lundi 11 juillet 2016

Tour de France à Argenteuil, loi travail et marché forain



Préparons la prochaine… étape pour le retrait de la loi Travail !

Comme chacun sait, le Tour de France doit passer à Argenteuil lors de la dernière étape, dimanche 24 juillet prochain.
         Pour ceux qui aiment le spectacle de ces hommes sandwiches pédalant à qui mieux mieux, c’est l’occasion de les voir de près. C’est aussi l’occasion de montrer que nous sommes toujours vent debout contre la loi Travail. L’Union locale CGT d’Argenteuil organisera ce jour-là avec son ballon un point fixe et un moment convivial. Bien évidemment pas question de gâcher la fête à quiconque. Mais l’occasion de se retrouver ensemble, certains pour voir les vélos, d’autres pour voir passer la caravane du Tour, mais pour tous, rappeler que la lutte contre la Loi travail continue, et que dès le 15 septembre, nous nous retrouverons tous ensemble dans la rue pour continuer à la contester, et on l’espère, encore plus massivement.
         Le 15 à Argenteuil, l’occasion de préparer tout cela, et de faire ensemble un bilan… d’étape ! 

Nous encore beaucoup besoin de nos jambes pour manifester
 

Besoin d’EPO dans le raisonnement ?

La municipalité d’Argenteuil doit avoir un problème avec le grand marché Héloïse du dimanche.
         Le « saint » maillot est exposé à la Basilique au printemps, et elle prévoit de supprimer ce marché plusieurs dimanches de suite…
         La Seine monte, elle s’imagine le pire pour interdire précipitamment la tenue du marché… avant de se mettre en danseuse et de diriger sa Petite reine en arrière…
         Et voilà que le Tour arrive, et elle ne trouve rien de mieux à faire que d’annoncer aux commerçants qu’ils devront remballer le 24 juillet à midi au lieu de 13 heures.
         L’avenue G. Péri sera bloquée à partir de 13 heures, soit. Ceux qui seront garés du côté de la Gare pourront se dégager par les hauts d’Orgemont. Ceux qui seront du côté de la Basilique pourront le faire par le Val d’Argenteuil, la voie sur berges permettant de relier les deux parties. Quant à la caravane du Tour, elle n’arrivera qu’à 15 heures 30 et les coureurs deux heures plus tard. Où est le problème ?
         Les commerçants n’en voient aucun. A moins qu’il y ait quelque chose qui leur ait… échappé !

Argenteuil :Tell My City. Raconte ma ville : "pas de quartiers pour les déchets", mais des déchets dans les quartiers



Il ne suffit pas de se vanter

On ne sait pas quelle démonstration la municipalité est en train de faire à moins de 50 mètres de l’Hôtel-de-ville. Mais, pratiquement sous ses yeux,  depuis une semaine, elle laisse un dépôt de déchets divers se développer à l’angle de la rue Denis Roy et de la rue Claire. Selon la loi du genre, jour après jour, le dépôt ne cesse de grandir, le déchet appelant le déchet.
        Le maire compte-t-il qu’il atteigne le 3ème étage de la mairie où son bureau est installé pour daigner s’apercevoir du problème et le résoudre.     
        Depuis quelques mois, tel Roland dans les Pyrénées, le maire d’Argenteuil est parti en guerre, dit-il, contre la saleté des rues.
         Bonne idée, mais il y a apparemment loin de la coupe aux lèvres.
         Pour régler la question, il faut du matériel et des effectifs. La solution n’est pas compliquée.


Impôts : plus pour les ménages, moins pour les entreprises



Impôts : les ménages payent, les entreprises empochent

La députée PS Valérie Rabaut, rapporteuse du budget, a comparé les prélèvements subis par les ménages à ceux des entreprises. Et de constater, sans surprise, que ceux des ménages n’ont pas cessé de progresser, ce qui n’est pas le cas de ceux des entreprises.
         Pour les ménages, la députée a pris en compte l’impôt sur le revenu et la TVA, la CSG-CRDS, les taxes foncières et d’habitation, les cotisations sociales, l’ISF, l’impôt sur les successions, et quelques autres taxes moins importantes. D’après son calcul, la part de ce que payent les ménages dans le PIB augmente, au moins depuis 2007, aussi bien en pourcentage qu’en valeur absolue. Le prélèvement est passé de 22,9 % du PIB en 2007 à 25,5 % en 2015, soit une augmentation de 110 milliards d’euros.
         Dans le même temps, ce que reversent les entreprises, avec l’impôt sur les sociétés, les taxes locales, les cotisations patronales, les prélèvements sociaux sur les dividendes, est resté quasiment stable, passant de 18,7 % du PIB en 2007 à 18,6 % en 2015, en particulier grâce à l’instauration de CICE et du pacte de responsabilité.
         Ce rapport montre clairement le résultat de la politique du gouvernement : les ménages ont payé pour le profit des entreprises.

                                Bertrand GORDES (Lutte ouvrière n°2501)