lundi 11 avril 2016

Amiante au lycée de Bezons ? Une situation qui laisse toujours aussi perplexe




Cachez (un peu) ce problème que je ne saurais voir

On nous informe

Les études techniques réalisées l'année dernière par la Région IDF estimaient que l'état d'usure des dalles de sol amiantées du site du Grand Cerf (de Bezons) ne nécessitait pas d'intervention supplémentaire.
         Dans deux salles le sol a été recouvert par un lino. Pourquoi dans ces salles et non ailleurs ?
         Difficile à savoir. Pour la Région, c'est là que la dégradation des dalles serait la plus grande mais ce n'est pas ce qu'avait constaté le CHS. Cela suffit aux autorités pour dire que le problème est réglé. En attendant, une surveillance régulière serait donc suffisante pour le reste de l'établissement. Soit. Il est assez simple de Surveiller. Tout le monde passe tous les jours sur ces dalles. C'est donc tous les jours que l'on peut constater que la détérioration de ces dalles s'aggrave.
         Les petites interventions effectuées par la Région elles-mêmes se détériorent.
         Mais il est urgent d'attendre !

                                               La CGT du lycée de Bezons

dimanche 10 avril 2016

Subventions municipales aux associations d'Argenteuil : l'Association des Travailleurs Maghrébins de France dans le collimateur de la municipalité


Un mauvais coup supplémentaire à l’encontre de la culture et de leur ritournelle du « vivre ensemble »

 
L’activité de l’ATMF n’est plus à présenter sur Argenteuil. Depuis des décennies, elle effectue un travail important, en particulier dans le quartier du Val-Sud d’Argenteuil, en direction des jeunes, mais également des plus anciens. Elle défend une vision laïque de cette activité d’aide scolaire, de culture et de fraternité.
         Pourtant, la municipalité a décidé de réduire de moitié la subvention municipale à l’ATMF pour cette année.
         Au moment-même où elle s’enthousiasmait pour une superstition d’une fraction du monde catholique, elle donne un bien mauvais signal en effectuant ce mauvais geste.
         Il est vrai que pour éponger les dépenses municipales importantes liées à l’évènement tunique, il faut bien trouver de l’argent quelque part : du côté des laïques.
         Et ces gens-là nous parlerons du « vivre ensemble », que l’éducation est leur priorité…
         A d’autres.

Vie associative à Argenteuil : quand la municipalité sème les inquiétudes


 

Défense de la vie associative !

 

Dans un article de Daniel Chollet, la Gazette du Val d’Oise (en vente en kiosque et dans les librairies) revient sur le projet de « pôle » de loisirs à l’emplacement de l’espace Jean Vilar.


 

         Nous donnerons certainement à ce sujet dans les temps qui viennent la place qu’il mérite. Déjà à deux titres. Le premier, c’est qu’il pose bien des questions sur la Ville que les habitants souhaitent. Le second sur le haut lieu que représente, malgré ses défauts actuels, le complexe Jean Vilar pour les différentes initiatives du réseau associatif et politique. Pour notre part, c’est là que se tient chaque année depuis plus de vingt ans le devenu traditionnel banquet des amis de Lutte ouvrière d’Argenteuil.

         C’est ce second point que nous aborderons présentement. L’article de la Gazette synthétise la question : « Ce projet condamne-t-il la salle Jean-Vilar à disparaître ? Oui, car selon le maire, «celle-ci a rendu depuis plus de quarante ans de grands services, mais elle se trouve maintenant dépassée». L’élu assure néanmoins aux présidents d’associations, dans un courrier, que la ville «pérennisera pour les associations comme pour tous les utilisateurs argenteuillais, les services du complexe Jean-Vilar».

         Que signifie que la municipalité « pérennisera… les services du complexe Jean-Vilar » ?

         C’est sur ce plan que la municipalité qui travaille dit-elle « depuis des mois » sur le sujet, doit dès maintenant donner des explications : on imagine que pour les années qui viennent il n’y aura pas de problème. Mais à partir de quand il y aura-t-il des problèmes ? (Elle compte que le projet sera achevé en 2019 à la veille des prochaines élections municipales) Que se passera-t-il donc une fois que le complexe sera démoli ?

         C’est dans ce cadre que nous participerons à la première réunion du « Comité de Défense du complexe Jean Vilar, pour prendre les initiatives pour obtenir de la municipalité la réponse à nos questions.

Loi travail : Nathalie Arthaud interviewée par I-télé

samedi 9 avril 2016

Loi travail : licenciements : encore plus de facilités pour les patrons



La loi travail réduirait le chômage ?
Le retour à l’esclavage aussi !
-Discussion avec un travailleur biterrois-

Faciliter les licenciements aide-t-il à combattre le chômage ?
         Cette idée sous-tend celle que diminuer les entraves pour licencier permettra d’embaucher.
         Imaginons. Mais justement cette idée est fondamentalement contradictoire avec d’autres aspects de la Loi travail qui aggravent la flexibilité. Ainsi pour faire face à l’augmentation de la charge de travail, ou pour produire plus tout simplement, pourquoi embaucher ? Non, il y a mieux, on augmentera la charge et le temps de travail. C’est ce qui se fait déjà depuis des lustres dans les entreprises et qui a entraîné des suppressions de postes, alors, pour le patronat et ses serviteurs pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?
         Liquider les entraves légales, relatives mais réelles, a toujours été pour la bourgeoisie un objectif fondamental lorsqu’elle considérait qu’elle pouvait se le permettre. Et sur ce plan, il n’y a de limite à cette volonté de remise en question que celle de la survie physique des travailleurs.
         Notre cher employé biterrois pas désagréable au demeurant pourrait également nous dire :
         -Liquidons le SMIG et cela permettra de réduire le chômage, puisque le "coût du travail" diminuera !
         -Liquidons les congés payés, et cela le permettra également, pour la même raison !
         -Liquidons totalement le recours aux Prud’hommes, et les Prud’hommes eux-mêmes, et cela tranquillisera le patronat qui n’aura plus aucune retenue pour embaucher !
         -Et pendant que nous y sommes, supprimons toutes les indemnités chômage et cela obligera les chômeurs à vendre leur force de travail pour presque rien et à accepter n’importe lequel travail pour survivre !
         Etc. Etc. Etc.
         En exagérant, laissons s’installer une dictature qui imposera une militarisation du travail et la liquidation du chômage par le développement de l’industrie, le travail forcé, comme cela se fit en Allemagne après 1933.

         Il y a de toutes autres voies pour liquider réellement le chômage, très loin des bleuettes valsiennes.
         Il faut interdire les licenciements. Si tant est que les entreprises soient en difficulté, qu’elles prennent sur leurs profits accumulés dans le passé.
         Il faut l’embauche massive dans les services publics utiles à la population, qui en ont bien besoin.
         Le mise place de la Loi travail augmentera encore la gourmandise du patronat et le peu de cas qu’ils font des travailleurs qui deviendront encore plus corvéables à merci.
         Son retrait en revanche augmenterait la capacité du monde du travail à s’opposer à tous les mauvais coups le visant, et par là-même à s’opposer aux licenciements et au chômage. Il l’aiderait à imposer les embauches nécessaires dans les entreprises privées et les différentes fonctions publiques. Il aiderait à faire que la peur change de camp et réduirait d’autant la morgue et la soif sans limite de profits du petit monde des Bolloré et des Arnault.

Aujourd’hui 9 avril

Manifestation contre la loi Travail
à 14h00
Lutte ouvrière appelle à participer aux manifestations contre la loi El Khomri le 9 avril. A Paris, le cortège de Lutte ouvrière se retrouvera au métro Chemin Vert. La manifestation partira à 14h de la place de la République vers la place de la Nation.

Notre-Dame-des-Landes, Lyon-Turin : une manne pour les trusts du BTP




Notre-Dame-des-Landes : tout ça pour ça !

Un nouveau rapport sur le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes affirme que le projet retenu est "surdimensionné". Il préconise soit l'aménagement de l'aéroport actuel de Nantes, soit la construction d'une seule piste à Notre-Dame-des-Landes au lieu de deux.
         Le projet initial date d'il y a 53 ans, la zone a été occupée pendant des mois par les opposants au projet et évacuée par la force par des centaines de policiers, des recours devant la justice ont été déposés pendant des années et un référendum est prévu dans le département... Quel gâchis !
         Mais ces grands chantiers commandités par l'État sont des mannes pour les trusts du BTP, comme Vinci, et plus le projet est pharaonique plus les profits pour les bétonneurs sont juteux. Tant pis s'ils s'avèrent inutiles pour les besoins de la population.
         Et ce qui est vrai pour Notre-Dame-des-landes l’est également pour bien d’autres projets, tel le projet de la voie Lyon-Turin parmi d’autres.