dimanche 16 août 2015

Bartolone, le candidat direct de la politique gouvernementale



Quand ils nous mènent en Barto

Bartolone, Barto pour ses intimes et ses fans, est parti en campagne. Le chef des députés mène la campagne du PS en Ile de France pour les prochaines élections régionales de décembre prochain.
         Ses premières affiches viennent de s’afficher dans la Ville. La photo du susnommé et un texte, sommaire s’il en est : « Une Ile de France humaine ».
         On se demande bien ce que les publicitaires à son service entendent par là.
         Qu’avec son prédécesseur Huchon, et néanmoins petit camarade du PS, la Région Ile de France ne l’était pas, « humaine » ?
         Qu’avec lui, à la tête du territoire, il en sera autrement ?
         Qu’elle soit inhumaine pour une large partie de la population, il en sait, il est vrai, quelque chose. Comme président de l’assemblée nationale, il a participé à tous les mauvais coups de ses amis du gouvernement, aidant à faire voter toutes les lois anti-ouvrières qui non seulement ont renforcé la situation du Capital et des riches, mais ont –pour l’instant on l’espère- démoralisé et désorienté un peu plus le monde du travail !

Crise agricole : Bigard-Socopa, Cooperl, Savencia, leclerc, Casino,… les épées de Damoclès sur le sort des petits agriculteurs. Ci-dessous un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine




Crise agricole : les éleveurs soumis au chantage des industriels

Lundi 10 août, le groupe Bigard-Socopa, numéro un de l’abattage et de la découpe de viande en France, et la Cooperl, numéro un dans le porc, ont boycotté le marché de Plérin dans les Côtes-d’Armor, où est fixé le prix de référence de la vente du porc, rendant impossible toute cotation et entraînant sa fermeture. Ces deux industriels refusent d’acheter le kilo de porc à 1,40 euro, prix auquel le gouvernement s’était engagé après les récentes mobilisations des éleveurs.
Pourtant Le Foll, le ministre de l’Agriculture, s’était vanté en juin d’avoir obtenu un accord des groupes de l’agro-alimentaire pour relever le prix pour la viande et pour le lait. En réalité, les industriels n’ont à aucun moment accepté le moindre accord, prétendent-ils, démentant les propos de Le Foll. Qui ment dans cette affaire ? Ça n’a guère d’importance. En tout cas, ces grands industriels tiennent à montrer que ce sont eux qui décident.
Début août, les dirigeants du groupe laitier Savencia, anciennement Bongrain, écrivaient à leurs cadres qu’ils ne se sentaient pas tenus par les accords annoncés par le gouvernement. À leur suite, ce sont les industriels de l’abattage qui font de même.
Des groupes comme Bigard ou Cooperl, qui font respectivement plus de 4 milliards et 2 milliards de chiffre d’affaires, comme tous les autres patrons, quel que soit le secteur, mettent en avant les mêmes arguments, évoquant la concurrence étrangère, etc. En réalité, ils veulent pouvoir maximiser leurs profits en payant aux agriculteurs et aux éleveurs les prix les plus bas.
On voit là que la réponse du gouvernement à la crise à laquelle sont confrontés les producteurs de viande, et avant tout les petits éleveurs, a été de la poudre aux yeux destinée à arrêter leur mobilisation. Le gouvernement se refuse à imposer quoi que ce soit aux capitalistes de l’abattage, de la transformation de la viande et de la grande distribution. Il prétend être impuissant, ne pas disposer des moyens. Mensonge ! Quand il s’agit de baisser les retraites des salariés, d’imposer le travail du dimanche, il sait trouver les moyens, sans hésitation. Non, ce n’est pas de l’impuissance de sa part, c’est de la complicité !
Lucien DÉTROIT

Après une manifestation à Caen. Oui, c'est sale... le capitalisme !

Tarnac ou comment on monte une "affaire"



Les pieds nickelés

Après sept ans d’enquête, une juge a décidé de lever l’accusation de « terrorisme » contre des militants dits de Tarnac, accusés d’avoir saboté des lignes TGV. À l’époque, Sarkozy avait voulu faire de ces militants de dangereux terroristes, passant sous silence les incohérences de l’enquête. Pour autant, la remise en cause de la procédure reste bien timide car l’accusation « d’association de malfaiteurs » a été maintenue sans que l’on sache pourquoi. Mais c’est déjà trop pour le parquet – et derrière lui, le pouvoir – qui a annoncé qu’il allait faire appel.
Pendant la campagne présidentielle de 2012, Hollande s’était engagé à garantir une totale transparence dans cette affaire, notamment en levant le secret-défense qui protège toutes les manipulations policières. Encore une promesse oubliée…

samedi 15 août 2015

Ferguson : lorsque les polices du monde se ressemblent


Un an après, rien n’a changé

 

Une nouvelle flambée de violences a eu lieu en début de semaine à Ferguson dans le Missouri tout juste un an après la mort de Michael Brown, un jeune noir tué par un policier blanc. L’état d’urgence a été décrété et au moins 23 personnes ont été arrêtées.

Bien que le comportement de la police de Ferguson ait été dénoncé dans un rapport accablant du ministère de la Justice et que plusieurs responsables de la ville ont dû démissionner, le policier responsable n’a pas été inquiété et le responsable de la NAACP (association de défense des droits civiques des Noirs américains) vient d’estimer que les réformes destinées à ce que la police rende des comptes avançaient à un rythme « glacial ». C’est le moins qu’on puisse dire !

 
(A Argenteuil, cela ne nous rappelle pas quelque chose lorsque l’on parle de « policier (non) inquiété » ?)





Une permanence des militants de Lutte Ouvrière ce dimanche 16 août à Argenteuil

De 10 heures 15 à 12 heures 15

Au Marché Héloïse

Que nos amis d’Argenteuil y viennent nous dire un petit bonjour. DM