samedi 13 juin 2015

Conseil départemental du Val d'Oise. Missions locales d'information et d'insertion pour la jeunesse : retour sur un choix désastreux.



Retour sur une décision inadmissible

A propos de notre article récent sur l’abandon par le Conseil départemental de ses subventions aux missions locales d’aide à l’information et à l’insertion de la jeunesse, un de nos fidèles lecteurs, l’ancien et toujours conseiller général P. Métézeau nous a envoyé le commentaire suivant : « Vous avez mauvaise mémoire, M Mariette, sur l'attitude que j'ai eue lors de la disparition de la MIJ. Procurez-vous les comptes rendus des CA, et retrouvez les membres du collectif de défense que j'ai reçus, pour lesquels je suis intervenu, et qui m'ont d'ailleurs envoyé une lettre de remerciement, voyez donc également la directrice de la MIJ d'alors. Il est vrai que lorsque M. Doucet a cassé le collectif en embauchant la présidente comme directrice, le collectif est subitement devenu muet. Il faut que vous sachiez aussi que je n'ai pas hésité à affronter les élus d'autres villes (qui composaient alors la MIJ) pour désavouer leur attitude, quelle que soit la couleur politique de ces élus. Nous avons suffisamment de divergences pour que vous n'en inventiez pas d'autres, ne croyez-vous pas ? »
         Nous ne mettons pas en doute ce que M. Métézeau rapporte. Nous savons seulement qu’il avait d’autres moyens que nous (qui l’avons néanmoins tenté) pour mettre sur la place publique cette affaire inadmissible passée, si tant est que le personnel ait eu envie de le faire, nous le lui accordons.
         Mais si la mémoire est un outil faillible, il nous accordera sans doute que l’expression et l’action au présent le sont moins. Sur ce plan, nous aimerions savoir ce que M. Métézeau pense sur le fond de la décision que nous dénonçons du Conseil départemental dont il est un des vice-présidents, lui qui affirme qu’il « n’a pas hésité à affronter les élus d’autres villes » naguère. Et s’il est en désaccord sur une décision que nous considérons inadmissible, compte-t-il présentement agir pour qu’elle soit rapportée ? Car agir au présent est somme toute beaucoup plus intéressant finalement pour la jeunesse et pour tous qu’évoquer un passé sur lequel nous ne pouvons plus rien. DM



La manifestation en soutien aux migrants aura lieu mardi 16 juin vers 18h30 et partira du XVIIIemearrondissement.

vendredi 12 juin 2015

Le maire d'Argenteuil, un ami de Macron



Anti-ouvrier

Nous ne cessons pas d’évoquer l’offensive du maire d’Argenteuil contre les personnels de la Ville sur le thème : « travailler plus et plus longtemps pour le même salaire ». Cette offensive fait écho à ce que subissent actuellement tous les autres travailleurs dans le pays, du privé comme du public.
         Le maire veut non seulement allonger la durée de la semaine de tous, mais il s’en prend à des aspects qui semblaient ne pas devoir l’être. Remise en cause de la réduction d’horaire pour les femmes enceintes. Diminution du nombre de jours de congé accordés en cas de décès d’un proche. Suppression des deux mois de congés accordés aux retraités avant leur départ.
         Viser les femmes enceintes, les retraités, les familles affligées, cela n’est vraiment pas Jojo.

Ali Ziri : six ans ont passé, sans vérité ni justice



Un rassemblement contre l’oubli

Il y a six ans, un ouvrier algérien retraité mourait à la suite d’un contrôle de police dans le centre d’Argenteuil. A ce jour, la vérité n’est toujours pas reconnue, la justice n’est toujours pas rendue.

6ème anniversaire de la mort
d’Ali Ziri
Vendredi 12 juin
à partir de 20 h 30.
                    Rassemblement
Esplanade Europe, au Val-Nord,
à côté de la gare du Val d’Argenteuil.


Extrait de l’interview de l’avocat de la famille réalisé ces jours-ci par une journaliste du Parisien-95 :
« Six ans après la mort d’Ali Ziri, les trois policiers en cause n’ont jamais été entendus par aucun juge d’instruction saisi de l’affaire. Or, une policière a indiqué avoir utilisé la technique du pliage sur le retraité. Nous avons également demandé l’audition des témoins, et qu’une reconstitution soit faite au regard des expertises. Tout cela nous a toujours été refusé, comme le visionnage de la vidéo de l’arrivée d’Ali Ziri au commissariat d’Argenteuil. Quand une personne meurt en étant sous l’autorité de fonctionnaires de police, toutes les portes doivent être ouvertes pour être refermées une à une, sans négliger aucune piste. » 



Soutien aux migrants traqués par la police de Hollande-Valls

Le gouvernement a, ces jours derniers, fait donner sa police contre des migrants qui, faute de mieux, essayaient de trouver un coin pour survivre, dormir sur des trottoirs et dans des jardins publics parisiens. La police a usé de violence à la fois contre ces migrants et contre ceux qui étaient venus leur apporter leur soutien.
Mais au-delà des brutalités des exécutants policiers, il y a l’attitude de ce gouvernement qui multiplie les déclarations et les décisions musclées, les postures sécuritaires, cautionnant et alimentant sans vergogne les préjugés les plus crasseux et les plus réactionnaires, sur lesquels la droite et l’extrême droite prospèrent aujourd’hui.
Une manifestation est prévue ce samedi 13 juin à Paris à l’appel d’un certain nombre d’organisations. Lutte ouvrière y sera présente. Nous publierons les informations concernant cette manifestation dès que nous les aurons.
                   Un communiqué de Lutte Ouvrière du 11.06.15.