mardi 13 janvier 2015

Editorial des bulletins Lutte Ouvriere d entreprise du 12.01.15

Ne laissons pas nos ennemis de classe dresser les travailleurs les uns contre les autres !
L’horreur des attentats a bouleversé la population. Plusieurs millions de femmes et d’hommes ont exprimé leur indignation le week-end dernier. Mais au nom de l’unité nationale, les dirigeants se livrent à une récupération politique qui est un piège pour les travailleurs.
Oui, ces assassins sont des barbares. Ils ont décimé la rédaction de Charlie Hebdo au prétexte que ce journal avait commis un blasphème. Au passage, ils ont tué un ouvrier de maintenance et des policiers. Ils ont assassiné quatre personnes parce qu’elles étaient de confession juive. Ce ne sont pas seulement des ennemis de la liberté d’expression, ce sont des ennemis de la liberté tout court et, par là même, des ennemis de classe.
Il faut les combattre au nom des intérêts des travailleurs car la violence destinée à faire taire toute expression divergente frappera avant tout les classes exploitées, leur liberté de contester, leur liberté de s’organiser et de revendiquer, quelle que soit leur origine, leur confession ou leur nationalité. C’est ce qui s’est passé en Algérie lors de la terrible guerre civile des années 1990. Les mêmes s’étaient d’abord attaqués aux journalistes, puis aux féministes et aux syndicalistes.
Pour ces gens-là, la religion n’est qu’un instrument de lutte pour le pouvoir. Ils utilisent l’Islam et les divisions religieuses pour creuser un fossé de sang et s’imposer par la terreur comme les seuls représentants de ce qu’ils appellent leur « communauté ». Contre ces apprentis dictateurs, les travailleurs doivent reconnaître une seule et unique communauté, celle des travailleurs et des exploités de tous les pays.
Il faut rejeter tout appel à l’union sacrée. Comme le gouvernement américain avait exploité l’émotion du 11 septembre 2001 pour partir en guerre en Afghanistan puis en Irak, Hollande veut profiter de l’émotion pour justifier l’intervention au Mali, en Centrafrique et en Irak. Au nom de la lutte anti-terroriste, il veut légitimer par avance les aventures militaires à venir.
Mais qui sème la barbarie partout dans le monde ? Les bandes djihadistes qui terrorisent une partie du Moyen-Orient et de l’Afrique et qui cherchent à agir ici ne sont pas nées de rien. Elles sont le fruit de la politique infâme et des guerres perpétrées par les grandes puissances en Libye et en Irak pour imposer leur domination.
« La guerre est déclarée », entend-on depuis les attentats. Mais la France est en guerre depuis longtemps ! Les peuples palestinien et israélien vivent en état de guerre depuis un demi-siècle !
Les grandes puissances pillent, bombardent des régions entières pour les intérêts des groupes capitalistes. Elles sèment les frustrations, l’injustice et la terreur dans les pays opprimés. Aujourd’hui, c’est cette violence qui nous rattrape, car la barbarie engendre la barbarie. Pour la combattre, il faut remettre en cause la société capitaliste.
Dimanche, des millions de personnes ont manifesté pour la liberté et la tolérance. Et qu’entend-on de la part de Hollande, de Valls et de Sarkozy ? Qu’il faut plus de mesures sécuritaires, qu’il faut durcir les règles contre l’immigration. Et, pire, à entendre le FN, il faudrait la peine de mort !
Pour quelques crapules embrigadées par les filières terroristes, combien y aura-t-il de contrôles au faciès, de jeunes de banlieue confrontés au racisme et à la suspicion généralisée ? Ce dont on a besoin pour les jeunes, ce n’est pas de plus de prisons, première source de recrutement des djihadistes, c’est de travail, d’éducation, c’est d’une société qui offre des perspectives à chacun.
L’émotion légitime doit laisser place à la conscience et au combat de classe car tous les mécanismes d’un engrenage mortel pour les travailleurs sont en place.
Au nom de la lutte contre le terrorisme, on veut nous forcer à nous aligner derrière le camp des gouvernements prétendument démocrates mais qui mettent la planète à feu et à sang. Dimanche, Hollande a fait marcher une partie de la population derrière des dictateurs africains comme Bongo ou des terroristes d’État comme le Premier ministre israélien Netanyahou. Cela résume bien sa politique !
Eh bien, ne nous laissons pas embrigader dans cette union sacrée ! Ne laissons ni Hollande, ni Sarkozy, ni Le Pen parler au nom des travailleurs !
Nous sommes tous des travailleurs, quelle que soit notre origine. Il est vital que nous, travailleurs, exploités, opprimés, nous nous sentions une classe unie par nos intérêts pour nous défendre contre nos exploiteurs mais surtout contre un système capitaliste qui plonge l’humanité dans la barbarie.

vendredi 9 janvier 2015

Attentat meurtrier a Charlie Hebdo : le communique de Lutte Ouvriere du 8.1.15. auxquels les militants de Lutte Ouvriere d Argenteuil s associent fraternellement. DM

Contre un attentat barbare et contre ceux qui l’exploitent au nom de « l’unité nationale »


Lutte Ouvrière partage la profonde indignation provoquée par l’attentat commis le 7 janvier à Paris. Nous exprimons notre émotion et notre solidarité avec la rédaction de Charlie Hebdo et avec les proches des victimes, que pour certaines nous connaissions, ce qui nous touche d’autant plus.
     Cet attentat est un acte ignoble. Il a visé des journalistes pour ce qu’ils ont dessiné et écrit, ainsi que ceux qui les protégeaient. Ceux qui emploient de telles méthodes ne sont pas seulement des ennemis de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, ils sont par là même des ennemis des travailleurs, de leur liberté de s’exprimer et de s’organiser. Quelle que soit l’idéologie dont ils se réclament, leurs méthodes visent à imposer la dictature sur une population ou une fraction de population. Le terrorisme, qu’il soit employé par les États ou par des groupes cherchant à constituer un pouvoir d’État, vise à faire taire toute expression divergente, et il frappe toujours et surtout la liberté des opprimés de lutter contre l’exploitation qu’ils subissent.
     En même temps, nous ne pouvons qu’être choqués par l’exploitation politique qui est faite maintenant de cet évènement par différents partis politiques et surtout par le gouvernement de François Hollande et Manuel Valls. En appelant à l’unité nationale à partir de cet événement, il cherche à restaurer dans l’opinion un crédit qu’il a largement perdu de par toute sa politique. Il veut en particulier justifier, par cet attentat attribué à ce qu’on appelle des « djihadistes », les interventions de l’armée française en Afrique et au Moyen-Orient.
     En agissant ainsi et alors qu’il prétend les défendre, le gouvernement trahit la mémoire des journalistes assassinés eux-mêmes. Ils étaient non seulement des ennemis irréductibles des idéologies religieuses, mais aussi des anti-militaristes opposés à toutes les expéditions militaires. Mais de plus, par une opération qui au fond est symétrique de celle que voudraient faire les « djihadistes », le gouvernement voudrait imposer sa politique comme la seule possible. Or les manœuvres et les opérations militaires des puissances impérialistes, menées en Afrique et au Moyen-Orient pour faire prévaloir les intérêts des grandes sociétés occidentales, portent elles-mêmes une lourde responsabilité dans le développement de bandes armées sans contrôle qui agissent dans ces pays, mais qui cherchent aussi à agir ici.
     C’est pourquoi Lutte Ouvrière ne participera pas à des manifestations visant à faire prévaloir une unité nationale dans laquelle pourront se retrouver différentes forces politiques, du Parti socialiste à la droite et au Front national. L’instrumentalisation de l’attentat à Charlie Hebdo de leur part, pour des objectifs auxquels les journalistes assassinés eux-mêmes étaient opposés, est indécente, sans oublier la façon dont certains de ces partis chercheront à l’exploiter dans un sens raciste et xénophobe. Il n’est pas question de nous retrouver au côté de partis qui portent une grande part de responsabilité dans la situation de crise et dans la montée de la barbarie à laquelle on assiste et dont l’attentat à Charlie Hebdo n’est qu’une manifestation de plus.
     Lutte Ouvrière exprime encore une fois toute son indignation, sa solidarité avec les victimes et leurs proches, et continuera à lutter pour la liberté d’expression et de critique, à commencer par la liberté des travailleurs et de tous les exploités de lutter contre cette société capitaliste d’exploitation et d’injustice, que toute la politique de ce gouvernement vise à maintenir.

dimanche 28 décembre 2014

2015 : les voeux pour une année de lutte


Un blog en vacances pendant 15 jours

Le  blog de Lutte Ouvrière à Argenteuil fait une pause. Il reprendra le mardi 13 janvier 2015 pour vous donner chaque jour des informations et des avis sur l’actualité locale, générale et sur notre activité pour que renaisse un parti ouvrier, communiste et révolutionnaire. Mais pendant 15 jours, ce blog va se reposer pour être d’attaque dans cette nouvelle année que nous espérons marquée par le début de la contre-offensive du monde ouvrier plus que jamais nécessaire. Vous pouvez toujours nous laisser un message sur : MDommarie@aol.com.

         Chers amis lecteurs, où que vous soyez sur cette planète qui est notre bien commun, que cette nouvelle année 2015 soit riche de ce que vous en attendez pour vous-même et pour vos proches.

Quelques premiers rendez-vous en 2015 :

Groupe d’Etude Ouvrière sur le mouvement ouvrier en France à la veille de la Première guerre mondiale. Ce sera à l’espace Mandéla le jeudi 29 janvier prochain à 20 heures 15.

         Et bien sûr :

   Réservez votre dimanche 8 mars 2015. Dans maintenant presque deux mois.

Dès maintenant, vous pouvez acheter des billets d’entrée pour le

Banquet de Lutte Ouvrière à Argenteuil

Dimanche 8 mars 2015

Complexe Jean Vilar

-15 euros, enfants accompagnés de moins de 14 ans : 7 euros-

(envoyez vos chèques à l’ordre de D. Mariette, au 2 rue Rouquès à Argenteuil)

Repas, animations, bal, conférence, concert, meeting avec Nathalie ARTHAUD

Livres : Soirée-dédicace avec Ghislaine Tormos, ouvrière chez PSA, autour de son livre « Le salaire de la vie »



Mardi 20 janvier 2015

A partir de 18 heures 30

A la librairie « Le Presse-papier », avenue Gabriel Péri à Argenteuil


Soirée-dédicace avec Ghislaine Tormos, ouvrière chez PSA,  autour de son livre  « Le salaire de la vie »

     Gislaine Tormos, avec Francine Raymond le salaire de la vie, Editions Don Quichotte

Après le 16 janvier 2013, plus aucune voiture n’a véritablement été produite dans l’usine PSA d’Aulnay-sous-bois. Ce jour-là, la grève arrêta définitivement la production. Elle allait durer plus de quatre mois.

Pendant plusieurs années, la direction du groupe automobile avait caché aux travailleurs sa volonté de fermer le site d’Aulnay-sous-bois dans le 93. Le candidat à la présidentielle avait fait des promesses qu’il ne tint pas. Les médias firent largement l’impasse sur cette grève. Mais quelques centaines de travailleurs luttèrent comme des lions pour leur avenir mais aussi pour leur dignité.

         « Le salaire de la vie », écrit par Ghislaine Tormos avec Francine Raymond, porte sur cette grève, sur l’organisation des grévistes et leurs actions. Mais il porte surtout sur l’itinéraire d’une travailleuse, ses difficultés mais aussi l’intérêt qu’elle porte d’être une partie de ce système de production, aux côtés de ses camarades de travail, et comment sa dignité ne peut accepter d’avoir été trompée et méprisée.

         Dans ce système de production, il y a certes la contrainte et l’effort, mais il y a également la solidarité et la fraternité. C’est cela que la grève multiplie.

         Après dix ans de présence à Aulnay, cette travailleuse fait grève pour la première fois en novembre 2012, avant de participer totalement à la longue grève qui va suivre.

         Certains répètent à satiété  que la classe ouvrière n’existe plus. Ghislaine Tormos nous montre que sans ce monde de la production qui « œuvre » dans les usines ou ailleurs, la société ne fonctionnerait pas. La preuve, lorsque la production s’arrête, parce que les travailleurs sont en grève, tout s’arrête et les actionnaires sont inquiets.

         C’est la grande leçon de ce livre émouvant mené tambour battant. Comme Ghislaine Tormos le dit : « Si toutes ces femmes et tous ces hommes arrêtaient d’avoir peur et disaient tous ensemble ce qu’ils ont sur le cœur, ils n’auraient plus besoin de trembler : ils seraient invincibles ».

Argenteuil : la jeunesse mérite bien autre chose


Tu as voulu voir Vesoul et tu as vu Vesoul…
 L’Espace Initiative Jeunesse, installé à grands frais, il y a quelques années, rue Antonin Georges Belin, vient de fermer définitivement ses portes. Il s’installe provisoirement dans le salon d’honneur de l’hôtel de Ville avant d’aller s’installer du côté de la rue des Gobelins. Dans quelles conditions ce dernier déménagement ? On n’en sait rien puisqu’il risque de se faire aux dépens de la Maison des Jeunes et de la Culture qui ne l’entend pas de cette oreille, et à juste titre, puisque la répartition précise des locaux n’a pas été discuté avant ! D’autant que la Maison de quartier du centre doit aussi rejoindre le même bâtiment rue des Gobelins !
         Le comble est que l’Espace jeunesse reviendrait, quelques années plus tard, là où il était en 2008 !
         Tout cela sent l’improvisation, alors que la question du soutien de la jeunesse est une question cruciale. Et cela prêterait à rire si, au-delà de cela, il n’était pas question des impôts de la population que l’on dilapide de cette façon, chaque installation coûtant des dizaines de milliers d’euros !


samedi 27 décembre 2014

L'Intérieur : une histoire d'experts ?


Sur les traces de Valls…

 
           Une « commission d’enquête sur le maintien de l’ordre dans les manifestations » a été mise sur pied à l'assemblée nationale suite à la mort de Rémi Fraisse à Sivens (Tarn) lors de la répression d’une manifestation de protestation contre la construction d’un barrage.
         Le député d’Argenteuil-Bezons vient d’en être nommé un des vice-présidents.

         Est-ce bien raisonnable ?

         C’est tout de même lui qui a initié à Argenteuil l’armement de la police  municipale de flash-balls, un joujou qui ne pourrait pas être des moins inoffensifs lors de manifestations  ! A moins que l’on ait besoin de son expertise…

Angoulême : bancs encagés contre les SDF et petite cervelle


Cœur en cage

 
Devant le tollé suscité par la pose, la veille de Noël, de grillages autour de bancs publics, la municipalité UMP d’Angoulême a dû les retirer.

 C’est tant mieux. N’empêche qu’il reste les grillages que ces élus de droite, que peu de choses distinguent de la droite extrême, conservent dans leur petite cervelle. Et c’est pas rassurant.

Macron : les revenus d'un grand patron


 

Macron : un nanti pour servir les nantis

 
La haute autorité pour la transparence de la vie publique vient de publier la déclaration du ministre de l’économie Macron.

Avant d’être ministre, Macron était un des membres de l’équipe de direction de la banque d’affaire Rothschild . De 2009 à 2012, Macron a touché la bagatelle de 3 millions d’euros de salaire et de primes.

Le ministre Macron s’insurge : il trouve « minable qu’on veuille le réduire à un banquier ».

C’est vrai ! il n’est pas que « banquier », il est ministre et socialiste, faisant la démonstration que ces trois fonctions ne sont pas incompatibles. Après tout, quitte à servir les riches, autant prendre un très riche.