vendredi 21 novembre 2014

Hépatite C : le capitalisme dans toute son horreur



Hold-up au labo

Au terme de négociations entre le gouvernement français et le laboratoire Gilead, le médicament Sovaldi, destiné à traiter l’hépatite C, coûtera « seulement » 41 000 euros par patient, au lieu des 56 000 demandés au départ. Il en coûtera ainsi un milliard d’euros par an à l’Assurance maladie pour rembourser ce médicament.
Qu’est-ce qui justifie un prix aussi élevé ? Pas le cout de fabrication du médicament, qui ne représente qu’une centaine d’euros. Gilead met en avant le « coût de développement »… Mais celui-ci, grâce au « Crédit impôt recherche » et aux « pôles de compétitivité », est largement financé par la collectivité.
Le cours de l’action en bourse du laboratoire Gilead a bondi de près de 70 % en un an… les caisses de l’Assurance maladie se vident, mais les coffres du labo se remplissent !

CAAB : ça se complique du côté de Bezons, et c'est tant mieux



Un conseil municipal à Bezons consacré à l’avenir de l'agglomération d'Argenteuil-Bezons

Un conseil municipal extraordinaire s'est tenu ce mercredi 19 novembre. Il était entièrement dédié au devenir de l'agglomération d'Argenteuil-Bezons.
Le schéma régional d'intercommunalité suggère un rassemblement de communes du 78, en gros, de Houilles à St Germain, en passant par le Vésinet, Sartrouville et maison Laffitte. Autant de Banlieues assez différentes de Bezons et dont les élus de certaines ont publiquement exprimé leur refus d'être rejoint par Bezons. Un bel imbroglio.

L'avis négatif du conseil municipal

Le conseil municipal devait se prononcer sur ce schéma régional d'intercommunalité. Les élus de la droite avaient un avis tranché pour justifier la position du maire d'Argenteuil et, d’après eux, l'inactivité de celui de Bezons. C'est leur droit. Mais le cinéma qu'ils ont fait ensuite pour se faire passer pour des victimes de la prétendu « tyrannie » de la municipalité du PC qui les « censure » ne rend pas leurs propos plus convaincants. Le conseil municipal a voté pour déclarer sa volonté de maintenir l'agglomération d'Argenteuil-Bezons.
         Michel Campagnac, l’élu Lutte Ouvrière de ce conseil a rappelé qu’Argenteuil Bezons ont des liens anciens. Les deux communes se ressemblent sur de nombreux points. L'ensemble fait une agglomération cohérente. Il est assez choquant que pour des calculs politiciens, on puisse remettre en cause cette situation.

Un « imbroglio » qui se complique…

Après le conseil municipal de Louveciennes, celui de Saint-Germain en Laye a rejeté à son tour ces derniers jours le projet d’intégrer Bezons dans l’Agglomération dont elle serait le centre prévue par l’Etat.
         Si Bezons demande que l'on ne change rien et si Louveciennes et Saint-Germain ne veulent pas se joindre à Bezons, on voit mal comment l’Etat pourra ce sortir de cette situation, de cet « imbroglio » comme le caractérise le conseiller municipal LO de Bezons.

Territoriaux de Bezons. Pour information, le tract CGT de bilan de la journée du 18 novembre.



Mardi 18 novembre : Les agents de Bezons fortement mobilisés 




Le rassemblement de mardi a réuni plus de 120 personnes devant la Mairie de Bezons.
Des vacataires, contractuels, titulaires de chaque service étaient présents,
Des représentants de la CSD CGT du Val d'Oise, l'UL de Bezons, et la CGT d'Argenteuil sont venus soutenir notre action.
Plusieurs personnes ont pris la parole pour exprimer leurs déceptions sur la politique de la ville en terme d'emplois, de management et communication.
Une délégation de 4 personnes a été reçue par le DGS et l'élu au personnel.
Des rencontres urgentes vont être organisées dans chaque service pour donner des explications concrètes sur les choix politiques de la municipalité sur le maintien des emplois et des services publics bezonnais,
Nous espérons que la municipalité tiendra ses engagements en organisant des rencontres rapidement et non en 2015 quand la moitié des contractuels seront partis et le budget 2015 bouclé.
Rappelons que le syndicat attend depuis septembre un rendez-vous pour débattre des problématiques de la mise en place de la réforme scolaire et que le personnel des écoles qui a saisis le CHS n' a toujours pas de réponse.
En conséquence :
  • La CGT exige des élus locaux une orientation politique écrite et publique pour que les agents monte le budget notamment pour savoir quels secteurs ils veulent préserver.
  • La CGT rappelle qu'elle a demandé chaque année un audit sur le service public local fait en partenariat avec les salariés lors de la publication du bilan social . La municipalité n’a jamais donné suite. Elle renouvellera sa demande car ce qui est en jeux n'est pas le budget 2015 mais l'avenir du service public local sur plusieurs années.
  • La CGT sur la base d'une concertation avec les agents formulera publiquement des propositions tant sur les recettes que sur les dépenses.
Le syndicat CGT invite tous les agents à se mobiliser et à monter dans chaque service une délégation de 2 à 3 personnes pour que le personnel soit force de proposition et non l'inverse.
Nous ne pouvons pas rester inactifs. et attendre que nos emplois ou services disparaissent.
Le mouvement doit continuer et nous devons rester soudés. Il faut faire remonter rapidement toutes les informations nécessaires à l'avancée de ce mouvement,
                          Le syndicat reste à la disposition du personnel.