dimanche 16 novembre 2014

Argenteuil, conseil municipal (suite), agenda militant



Quand j’entends le mot « taxe », je suis inquiet, et à juste titre

Le troisième point à l’ordre du jour du conseil de jeudi dernier portait sur une certaine « taxe d’aménagement ». Nous avons appris que cette taxe vise à aider au financement des infrastructures publiques. Après le conseil, on ne sait rien de plus sur son assiette, si elle porte par exemple sur le montant total des travaux engagés dans la construction d’un pavillon ou d’un lotissement !
         Pour l’élaboration des taux, la logique retenue par la municipalité serait la suivante : là où les infrastructures manquent, alors que la dynamique de construction est importante, le taux de cette taxe sera la plus élevée. Ainsi, a-t-elle décidé que ce taux serait de 15 % au Val-Notre-Dame dans les secteurs Jaurès et Champioux, 10 % dans les secteurs de la Porte-Saint-Germain et Jean Allemane, et 5% dans le reste d’Argenteuil. Des taux globalement importants en tout cas.
         La municipalité nous dit que c’est pour empêcher la « bétonisation » par les promoteurs, et que c’est eux qui paieront !
         Ils ont vu « où ça » une augmentation subie par un « investisseur » et pas reportée immédiatement, d’une façon ou d’une autre, sur le dos du consommateur ?



Prochaine réunion du
« Groupe d’Etude Ouvrière » à Argenteuil

Le jeudi 20 novembre 2014
A 20 heures 15
Un exposé de 30 à 40 mn suivi d’une heure de libre débat
Espace Nelson Mandéla, 82 bd Gl Leclerc
« Karl Marx, un penseur du communiste, un combattant »

                                                 -entrée libre, un covoiturage est organisé pour le retour-

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Education à La Frette et Eaubonne : Kafka à l’école primaire, un hors programme ubuesque



Kafka à l’école maternelle et primaire, pas un peu jeunes les élèves pour ce programme ?

Dans deux classes d’écoles du département, l’une à La Frette, l’autre à Eaubonne, les élèves, leurs parents, et leurs deux enseignants, se trouvent devant la même situation ubuesque. Leurs deux enseignants ont le statut de " remplaçant". Leur fonction : effectuer des remplacements dans le département. Un supplément de salaire est lié à cette fonction qui présente des inconvénients évidents particuliers.
         Nos deux professeurs des écoles sont donc arrivés pour effectuer le remplacement d’enseignants absents. Mais ces dernières absences vont durer très-très au-delà de ce qui était prévu. Ils sont donc placés devant le dilemme suivant : ou rester dans leur poste actuel où tout se passe le mieux du monde à la satisfaction de tous, mais en perdant leur supplément de salaire, ou le garder en allant « remplacer » ailleurs !
         Et pourquoi ne pas appliquer l’évidence : ils restent avec leur supplément de salaire ! Quitte à modifier le règlement ou à fermer les yeux sur son application pointilleuse.

Apogée, Sagemcom : travailleurs inquiets, rêves d'apogée des profits pour les actionnaires




Parole d’actionnaire : « Sagem les profits, quoi qu’il en coûte aux salariés »

Au début de cette année, le groupe « Sagemcom » spécialisé dans le matériel de communication se débarrassait d’une de ses filiales basée à Osny. Celle-ci se retrouve aujourd’hui dans les mains d’une entreprise britannique spécialiste de la bureautique, Apogée. Un an plus tard, cette partie de Monopoly connaît une nouvelle étape décisive pour l’avenir des travailleurs d’Osny et totalement prévisible. Au premier semestre 2015, Apogée-Osny, un an après son achat, pour le zénith de ses profits, veut supprimer 91 postes sur les 250 que compte le site.
         Il en va de la vie des travailleurs. Ils se mobilisent.
       Par curiosité, nous sommes allés regarder sur le site web de « Sagemcom ». On y trouve : « Le Groupe réalise 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires, compte 4200 salariés présents dans plus de 40 pays – dont environ 30% en France, et est profitable depuis sa création… » .
         Nous n’en doutions pas, que tout cela était profitable !
         Contre ces profits sans limite pour les actionnaires, les travailleurs ont raison de se battre. Ces profits, c'est eux qui les ont produits.
         C’est vrai dans un site, une entreprise, aujourd’hui Apogée à Osny, mais c’est vrai dans cent, dans mille entreprises, mille sites. Pour les intérêts de la société, il faut se débarrasser de ce gigantesque Monopoly prédateur du capitalisme.