lundi 10 novembre 2014

Maison départementale des syndicats de Cergy : on attend le point de vue des conseillers généraux locaux



Maison des syndicats de Cergy
Mais qu’en pensent les conseillers généraux UMP et UDI d’Argenteuil ?

Depuis plusieurs mois, le président du Conseil général du Val d’Oise a annoncé son projet de vendre purement et simplement la « Maison départementale des syndicats de Cergy ». Ce monsieur est le chef de la majorité des conseillers généraux du département. Il s’exprime. Les élus PS et le conseiller général PCF de Bezons se sont exprimés également sur la question : pour eux, la Maison des syndicats doit continuer à vivre. Mais nos trois conseillers UMP et UDI d’Argenteuil, que pensent-ils du projet de leur chef ? Car pour l'instant, de leur côté, c’est motus et bouche cousue, en tout cas jusqu’à ce jour.
         Ils savent pourtant que l’énorme majorité des salariés a eu, a, ou aura besoin d’appeler à l’aide des organisations syndicales, ne serait-ce que pour les accompagner dans leurs démarches !
         Ils savent que le fonctionnement de cette Maison représente seulement 0,02% des dépenses du Conseil général !
         Ils sont capables en revanche de calculer combien d’une manière directe ou indirecte le Conseil général aide le patronat, le plus grand en particulier ! Un chiffre sans commune mesure avec le précédent.
         Ils doivent savoir pour finir, que jetés à la rue, les militants ne s’inclinent jamais. Et que si l’on en revient à la préhistoire du mouvement ouvrier et de l’action syndicale, interdite, réprimée, entravée, sans moyens officiels qui ne sont que ceux des salariés, cela n’empêchera jamais celle-ci !
         Messieurs Mothron, Péricat, Métézeau, vous avez la parole : Que pensez-vous de la vente de la Maison des syndicats de Cergy ? Vous y êtes favorables ? Vous vous y opposés ?
         Dans ce cas, dites-le nous, et faites entendre raison à M Bazin.


La pétition de protestation circule. Signez-la et faites-la signer. On peut la signer « en ligne » :
www.cgt95.fr

"Guerre à la guerre" "Haine à la haine"




"Guerre à la guerre", "haine à la haine"

Les commémorations du 11 novembre de demain auront lieu alors que l’on parle beaucoup depuis plusieurs mois du centième anniversaire du début de la 1ère guerre mondiale.
         Après la boucherie de ce que l’on avait proclamé devoir être la « Der des ders », la construction partout de monuments aux morts participa d’une grande entreprise nationaliste et patriotarde. Celle-ci devait aider à la lutte contre la Révolution et le Communisme. Une loi du 25 Octobre 1919 stipula dans son article 5 que «  Des subventions seront accordées par l’État aux communes, en proportion de l’effort et des sacrifices qu’elles feront en vue de glorifier les héros morts pour la Patrie ».
         Quelques rares communes du pays s'opposèrent à cette entreprise. Parmi elles, il y eut Bezons. Ainsi, dans le hall de la mairie, son monument aux morts de cette guerre reprend les mots d'ordre du mouvement ouvrier internationaliste d’hier et de demain : « Guerre à la guerre » « Haine à la haine ».
Puisque très peu de monuments reprennent ces idées internationalistes de l’époque, c’est une raison de plus pour que leur mémoire soit sauvegardée et honorée.

"Maudite soit la guerre" Commune de Gentioux dans la Creuse


dimanche 9 novembre 2014

Radicalisme... verbal... Une démocratie communale très-très partielle...


Il en est tout « ulcéré ».
Ces ogres du capitalisme qui dévorent le monde.

 
Sur son blog, le député d’Argenteuil part ces jours-ci en guerre verbale contre ces « ogres », multinationales et autres, qui, à travers les mouvements de capitaux et les paradis fiscaux, échappent à l’impôt et qui de ce fait, se créent quelques avantages dans la compétition entre ogres pour «maximiser leurs profits » (dixit P Doucet !). Il dénonce en l’occurrence l’exemple de l’actuel président de l’Union européenne qui collabora, selon le député, comme chef du gouvernement luxembourgeois, en liaison avec un grand cabinet d’affaire britannique, à un vaste mouvement d’évasion fiscale vers le paradis fiscal qu’est le Luxembourg. « Toujours stratégiques, ces opérations visent un but unique : acquitter l’impôt le plus faible possible, sinon obtenir une exonération totale” ».

      Tiens, ce dernier mot : « Total ». Cela nous rappelle comment le député d’Argenteuil encensait il y a peu feu le PDG du groupe pétrolier dont la spécialité était justement, aux dépens de tous les modestes contribuables que nous sommes, l’«exonération totale ».

      Mais peut-être que  délit au-delà des Ardennes est totalement acceptable en-deça !

      Car pour le reste, tout cela ne sont que secrets de polichinelle, certes scandaleux, mais un aspect du fonctionnement « normal » du capitalisme ».      

 

Une démocratie, très-très partielle

Il y a déjà un message du 10 novembre sur les actualités du web de la Ville d’Argenteuil. Il porte sur le Conseil municipal de jeudi 13.

      On ne trouve rien sur ce message d’outre-temps puisque nous sommes seulement le 9 !

      Cela dit, la moindre des choses seraient que les habitants qui paient les dépenses de ce qui va être décidé, aient connaissance, pour en discuter, bien avant le délai légal de 4 jours, des points à l’ordre du jour de ce conseil.

Agenda militant


Jeudi 13 novembre

Conseil municipal d’Argenteuil

Mairie 19 heures


Vendredi 14 novembre

Cercle Léon Trotsky


« Moyen-Orient : la barbarie des djihadistes et celle de l'impérialisme «

20 h 30

Salle de la Mutualité

24, rue Saint-Victor - Paris 5e

Métro : Maubert-Mutualité


                                                                       Participation aux frais : 3 euros

(un départ d’Argenteuil à 18 heures 30 café des « 2 gares » gare d’Argenteuil, sortie Orgemont)


Jeudi 20 novembre


« Groupe d’Etude Ouvrière » à Argenteuil

Prochaine réunion

Le jeudi 20 novembre 2014

A 20 heures 15

Un exposé de 30 à 40 mn suivi d’une heure de débat

Espace Nelson Mandéla, 82 bd Gl Leclerc

« Karl Marx, un théoricien du communiste, un combattant »

                                                 -un covoiturage est organisé pour le retour-

Valls et les "aides" au patronat : une histoire aujourd'hui sans fin. Un article de Lutte Ouvrière


Aides au patronat : Valls des milliards

 Le Premier ministre Manuel Valls réunissait mardi 4 novembre patronat et syndicats pour mettre en place un « comité de suivi des aides publiques aux entreprises » censé vérifier, comme l'a déclaré sans rire un dirigeant de la CFTC, que « l'argent donné aux entreprises produit réellement des effets positifs, notamment sur les créations d'emplois ».

     Le gouvernement avait déjà mis en place, en 2013, un premier comité de suivi du crédit d'impôt compétitivité emploi, ce CICE qui devrait aboutir à 50 milliards d'aides au patronat d'ici 2017. Le commun des mortels ne s'en souvient pas, et pour cause, car il n'a servi à rien d'autre qu'à suivre l'augmentation exponentielle des aides au patronat. Le nouveau comité devra se pencher aussi sur le pacte de responsabilité, qui s'est entre-temps ajouté au CICE et prévoit 41 milliards d'euros de plus d'aides aux entreprises d'ici à 2017. Ce comité ne donnera les résultats de son enquête qu'en septembre 2015 et son rôle se résumera donc à tenter de justifier les milliards dépensés en aides au patronat.

     Comme le montrent les déclarations des représentants du patronat à la veille de la réunion du 4 novembre, celui-ci ne s'engage à rien, même en paroles, tout en exigeant toujours plus d'aides. « Nous attendons de savoir quelle sera la mission exacte de ce comité. (...) J'espère que son objectif n'est pas de nous imposer des contreparties, notamment en termes de création d'emplois », a déclaré Jean-François Roubaud, président de la CGPME. Et le Medef de renchérir : « Le pacte de responsabilité est nécessaire mais pas suffisant, et il ne suffira pas à relancer une véritable dynamique de création d'emplois. »

     Chaque année les patrons reçoivent jusqu'à 100 milliards d'euros de cadeaux de la part des collectivités territoriales et de l'État, sous de multiples formes, des milliards qui n'ont jamais servi à créer aucun emploi, comme le montrent les PSA, Renault, Sanofi et bien d'autres, qui licencient, mais continuent à les empocher.

     Le gouvernement le sait parfaitement. Son cinéma ne trompe en tout cas pas les millions de chômeurs à qui ces milliards n'ont pas fourni d'emploi.

                                                                      Aline Rétesse

samedi 8 novembre 2014

Logement : "Un logement pour tous"... bien loin pour l'Argenteuillais



« Un logement pour tous », une solution qui exige une politique révolutionnaire

Dans l’Argenteuillais revenu de vacances de cette semaine, un petit dossier figure sur le « logement social : mode d’emploi ». Le plus important finalement de ce dossier est la grande photo éloquente où l’on voit une employée montée sur un escabeau à la recherche d’un dossier dans des étagères qui comportent des milliers de dossiers de demandes de logements. Il y en aurait actuellement 6800 sur la commune !
         Mais si vous cherchez la solution au problème de la pénurie de logements, ne comptez pas y trouver une perspective, une politique.
         Argenteuil possède un taux de 37% de logements dits « sociaux ». Ce fut l’œuvre des municipalités PCF d’antan. Et l’
Interrogé, l’adjoint-au-maire en charge du logement ne voit d’amélioration que dans celle des délais de rotation des appartements vides. Il est vrai qu’il y a sur ce terrain fort à faire. Nous constations cette semaine dans un escalier de Joliot-Curie l’existence de 5 logements inoccupés sur 35 !
         Mais ce  n’est pas de ce côté-là que l’on peut trouver les 6800 logements nécessaires.
         La solution de la question du logement est au niveau de l’ensemble de la société qu’elle se trouve, et exigera une politique révolutionnaire.
         Mais en attendant de la changer, on pourrait s’attendre à ce que le pétillant adjoint-au-maire nous dise que l’adhésion à la communauté Seine-Défense permettra, dans le cadre de la "mutualisation des moyens" de pouvoir construire dans cette direction les nombreux logements dits « sociaux » qui manquent. La Garenne-Colombes est loin d'atteindre le seuil du taux de 20% de ce type de logements exigé par la loi ! Quant à Puteaux le taux de ce type de logements est en nette baisse depuis des années. Et cette ville comme Courbevoie également sont loin des 37 % d'Argenteuil, il y a encore bien des terrains à y occuper, et de la marge de progression !
         Mais non pourtant, de ce côté-là, pour lui : motus et bouche cousue !