mercredi 5 novembre 2014

De la CAAB à Seine Défense : nouvelles de grandes manoeuvres aux résultats très incertains



Pas du tout enthousiasmant, c'est peu de le dire

Apparemment, l’Express s’intéresse beaucoup à l’axe La Défense-Argenteuil. Après avoir publié il y a quelques semaines un numéro spécial local sur Argenteuil et sur le différent G. Mothron-P Doucet qui la pourrit, il récidive à Puteaux avec un autre numéro spécial local.




         Si le contenu est à la hauteur des titres ci-dessus de la page de la couverture, il n’y a pas de quoi apaiser ni les habitants de Puteaux bien sûr, ni ceux d’Argenteuil.


Une sorte d’Agglomération virtuelle ?...

Dans son introduction, lors de sa réunion d’hier au soir, le maire d’Argenteuil a laissé entendre que l’adhésion à Seine Défense était seulement une étape obligée pour la future intégration d’Argenteuil au Grand Paris qui, elle, ne prendra effet que le 1er janvier 2016. Ce Grand Paris dont on ne connaît pas encore précisément ni les fonctions ni  les compétences.
         Alors l’adhésion à Seine Défense, une sorte de « boîte à lettre » vide ?  Une adhésion à un « Prête-nom » ?
         D’autant plus imaginable que Seine Défense n’est qu’une coquille-vide.




Qui n’empêche des risques pour les personnels et le service public

Selon G. Mothron, les conseils municipaux de Colombes et de Bois-Colombes doivent entériner leur rattachement à Seine Défense dans les semaines qui viennent.
         Selon lui, ces adhésions permettront immédiatement d’envisager des « mutualisations » entre Argenteuil et ces deux communes.
         Il va peut-être vite en besogne et prend peut-être ses désirs pour des réalités.
         Mais quand on entend le mot « mutualisation », les habitants et les agents de la commune comme de la CAAB ont de quoi s’inquiéter. Non seulement, les dites mutualisations n’entraînent pas obligatoirement des économies comme l’exemple de la CAAB le démontre. Mais elles peuvent très facilement se faire sur le dos des personnels et aux dépens du service public.

mardi 4 novembre 2014

Territoriaux d'Argenteuil et de la CAAB : le bulletin Lutte Ouvrière de cette semaine paru ce mardi 4.11.14.





L’Editorial est celui de tous les bulletins Lutte Ouvrière. Le lire sur la page d’hier de ce blog



Qui s’y frotte s’y pique
Le 15 octobre dernier, dans les Ecoles et les Centres de loisirs, nous étions en grève à 80%, malgré les pressions de toutes sortes.
C’est une belle leçon.

Si on mobilise pour les mauvaises causes, qu’est-ce que ça sera pour les bonnes ?
Dans sa lettre de novembre qui paraît actuellement, le maire persiste et signe : il est très fier d’avoir tenté de briser notre grève du 15. Si l’on comprend bien, il aurait réussi à mobiliser 250 personnes pour gardienner 1000 enfants sur les 13 000 scolarisés dans le primaire sur la Ville.
250 personnes mobilisées ?  1 adulte pour 4 enfants, super !
Quand on vous dit que lorsque l’on veut on peut.
Quand il y a un manque de personnel dans un service, on décroche : « Monsieur le maire, vous pouvez mobiliser x personnel dans tel service. Ok. Merci ».

Poids plume ou poids lourd ?
La municipalité a décidé, malgré les difficultés financières, de maintenir le gala de boxe annuel des « Ceintures Montana ».
Alors pourquoi ne pas en profiter pour régler les différends entre l'ancien maire et le nouveau, sur le ring ?

Nous allons vite être fixés
Le 15 octobre dernier, manifestant dans les rues du centre-ville, les agents des Ecoles et des Centres de loisirs avaient rencontré dans la rue le DGS. Il nous avait alors promis des embauches.
Il a sûrement eu le temps de réfléchir à la question pendant les vacances, on attend maintenant qu'il passe à l'action !

Atsem d’un jour en costard
Sur la page Facebook du maire, on peut voir le 15, un des adjoints tailler des crayons… sous l’œil amusé des enfants.
Non mais franchement, il n'a pas autre chose à faire ce grand garçon ?

Des divisions sans raison
Dans la fonction publique, il y a de « vieux » contractuels, c’est-à-dire qui, sur des années, ont multiplié les mêmes contrats. On connaît bien cela à Argenteuil. Pour faire face à cette situation, un CDI a été instauré en 2012. A la Ville, il est dorénavant en place.
Après des années et des années de présence, vous voilà en CDI, mais sans avoir les garanties liées au statut des fonctionnaires.
Lorsque l’on est embauché, fonction publique ou pas, il ne devrait y avoir qu’un parcours après la période d’essai : l’embauche pure et simple.

Leurs batailles de chiffonniers : pas sur notre dos
Dans la lettre informant de cette possibilité de CDI, signée par le maire, il faut que celui-ci trouve le moyen d’égratigner son prédécesseur.
Nous, on en a que faire de leurs histoires.
Cette question de CDI relève des Ressources dites humaines. Et leur responsable actuel n’était-il pas déjà en poste sous le maire précédent ?

Gavroches oui, Cosettes non !
À la salle Jean Vilar, les locaux du personnel sont vraiment dignes des Misérables.
Sauf que les agents n’ont  rien à voir avec Cosette !

Feuille… de route
Dans les activités « parcs et jardins » qui relèvent de la CAAB, les espaces à entretenir ont été multipliés ces dernières années. En revanche, les effectifs n’ont pas augmenté pour autant, ni surtout dans la même proportion.
Nous, on rêve d’embauches « massifs ».

Le centre de loisir, pour l’éducation, pas pour la garderie
Dans de nombreux centres de loisirs, les locaux sont exigus pour les enfants et pour nous-mêmes.
Pourtant, si l’on fait le compte, ce ne sont pas les locaux municipaux qui pourraient être mis à contribution qui manquent.
Alors ?

Avec moins d’œufs, son omelette est la même ?
Une association de maires de villes « moyennes » du pays vient de pondre un manifeste intitulé « faire mieux avec moins ».
Si Argenteuil n’adhère pas à cette association, on a souvent l’impression que son maire en partage le credo.
Nous, on sait pertinemment que lorsque nos moyens baissent, on fait toujours moins bien.

Nos salaires doivent redresser la tête
Alors que nos salaires ne bougent pas, l’inflation reprend de plus belle. Pas étonnant que la consommation soit en berne.
Il faut augmenter nos salaires de façon substantielle.

Non-« évènement »
Le DTSA est dorénavant rattaché à « l’Évènementiel ».
La réorganisation des services, ça vient ça va. Un coup dans un sens, un coup dans l’autre.
En revanche, où en est-on de la poursuite des aménagements des nouveaux locaux du DTSA dans la zone industrielle du Val ?
C’est que là, il s’agit des conditions de travail de l’ensemble des agents de ce service, et c’est cela la vraie question.