vendredi 12 septembre 2014

Ecole à Argenteuil : une rentrée catastrophique


Les organisations syndicales enseignantes et la FCPE d’Argenteuil appellent les enseignants d’Argenteuil et les parents d’élèves à se rassembler devant l’Hôtel de Ville d’Argenteuil à l’occasion du Conseil municipal du mercredi 17 septembre à 19 heures, rejoignant ainsi la protestation des agents territoriaux appelés eux-aussi à se rassembler ce soir-là à l’appel du syndicat CGT des Territoriaux d’Argenteuil.

         Il s’agit de protester contre une rentrée scolaire catastrophique à Argenteuil, situation qui ne peut pas durer, et pour laquelle, l’actuelle municipalité  porte une bonne part de responsabilité.
           Informez autour de vous pour que ce rassemblement soit une grande réussite.



Vous avez dit un bon « rythme scolaire » ?

De l’avis général, pour les enfants, la mise en place de l’école le mercredi matin, est mauvaise. De nombreux enfants seraient en difficulté, le jeudi après-midi en particulier, pour suivre le rythme et rester dans le coup.
         On nous avait parlé de l’intérêt de l’enfant, du « rythme de l’enfant ». On avait découvert l’existence d’un métier : « chrono-biologiste », etc., etc.
         La réalité de la réorganisation des rythmes scolaires est loin des intentions, très loin même, catastrophique à Argenteuil.

L’école maternelle dans tous ses états (mauvais)

C’est au niveau de la maternelle que la situation est particulièrement catastrophique.
         La sécurité avec les petits est une préoccupation constante. Aujourd’hui, elle est mise à mal. Les risques sont aujourd’hui multipliés par les modifications d’horaires chez les Atsem. Des enfants risquent d’échapper à la surveillance d’un personnel, lui aussi dans tous ses états.
         Ce n’est pas tenable.

Pour une école portant le nom d’un musicien, une véritable cacophonie

L’école maternelle Ambroise-Thomas est devenue une véritable usine difficilement gérable. On est au bord de l’explosion et de la crise de nerfs.
         Elle a dorénavant 15 classes !
         Médaille d’or en Ile de France ?
         Et sans gloire ni cérémonie à l’Hôtel de Ville, pour des bambins victimes, des parents mécontents, et des personnels, enseignants et de la Ville, qui ne savent plus où donner de la tête.

Du papier en guise de solution

Pour tenter de contrôler la sécurité aux moments cruciaux du midi, la direction des Ecoles de la Ville a concocté une grille-papier A3 à destination des maternelles de la Ville, totalement inutilisable que les agents de la Ville et les enseignants devraient signer sur le champ, chaque jour.
         Ce serait à mourir de rire si la sécurité des enfants n’était pas en jeu.
        C’est surtout, chacun l’aura compris, une façon pour les autorités municipales de se dédouaner en cas de problème.
         Bien sûr, les personnels refusent d’utiliser un formulaire totalement inutilisable.

A SUIVRE. FACE A CETTE SITUATION, L’ACTION SE PREPARE


Lisez les pages suivantes d’un blog alimenté chaque jour

Finances de la Ville d'Argenteuil : informer oui, mais sans gabegie !



La folie des grandeurs, et là, sans intérêt pour la population ?

La municipalité fait distribuer partout une nouvelle fois sa version de la crise financière de la Ville. Celle-ci ne nous apprend pas grand-chose de nouveau. Pourquoi à nouveau la dépense de huit pages sur papier glacé ?
Elle fait distribuer en même temps le fac-similé in-extenso de l’ « avis » de la Chambre régionale des comptes sur ces difficultés financières.
         S’il n’y a rien à redire, bien au contraire, sur le fait de donner in-extenso ce genre d’information,  cela fait tout de même six pages photocopiées.
Au total, on ne peut que s’étonner de la gabegie que représente le type du tirage utilisé, la redondance du document municipal, et du coût de la distribution de ces documents.
         Car les deux documents auraient pu n’en faire qu’un seul, être réduits pour occuper moins de feuillets par une mise en page judicieuse, et aurait pu être intégrés au prochain numéro de l’Argenteuillais. La moitié des feuilles aurait certainement pu être supprimée, et les coûts de la distribution du tout en être considérablement réduits.
         Quand il s’agit d’un tirage à 50 00 exemplaires, on imagine qu’avec les économies ainsi réalisés, et sans nuire à l’information, on aurait sans doute pu économiser de cette façon au moins le coût d’un de ces postes d’employés aujourd’hui licenciés par la municipalité et le maintenir en conséquence.

Monoprix : grève dans un magasin à Colombes. Une correspondance de Lutte Ouvrière.



Monoprix -- Colombes (Hauts-de-Seine) : grève contre les conditions de travail

« Monoprix hors de prix, personnel à bas prix », tel était le slogan de la banderole qui décorait les abords du magasin Monoprix de Colombes. Samedi 6 septembre, il y avait du monde dans la rue Saint-Denis, devenue piétonne depuis peu.
Une partie des salariés du magasin étaient en grève et rassemblés pour protester contre leurs conditions de travail difficiles. C'était pour eux l'occasion de s'adresser à la clientèle en distribuant un tract qui dénonçait le manque de personnel, les départs non remplacés, ou remplacés en partie seulement par un poste à mi-temps là où le travail occupait un poste plein, ou bien le recours sans limite aux stagiaires venus des écoles, qui du coup apprennent vite ce qu'est l'exploitation.
Le directeur est venu proposer aux grévistes de discuter. Tout le monde était prêt à monter dans son bureau mais il n'a finalement reçu que quatre délégués. Après une longue discussion, le directeur a dû transformer des contrats à temps partiel imposés en temps plein. Cela ne fait pas le compte mais il a quand même fallu la grève pour que cela se fasse. Il est prévenu, les salariés ne croient pas au Père Noël et s'il n'y a pas d'amélioration, ils menacent de recommencer la grève... le 24 décembre.

Correspondant LO