dimanche 1 décembre 2013

EADS-Allemagne : contre les menaces de licenciements, les salariés se mobilisent



Hier jeudi, 3 000 salariés d’Airbus ont manifesté à Hambourg contre la suppression attendue de 20 % des effectifs du groupe EADS en Allemagne (soient une perte probable de 8 000 postes sur 50 000). Par ailleurs ils étaient 5 000 à se mobiliser dans d’autres villes du nord du pays, à Brême, Kiel ou encore Nordenham.
     C’est la réduction des contrats d’armement avec le gouvernement allemand qui obligerait le groupe à licencier. Comme si les profits colossaux d’EADS ne permettaient pas de répartir le travail entre tous les travailleurs sans perte de salaire ! Et comme si les sites concernés ne pouvaient être reconvertis vers la production de produits utiles autres que des machines à tuer !
     En attendant les détails du plan, qui sont attendus lors du comité d’entreprise européen du groupe du 9 décembre, les ouvriers d’EADS font savoir qu’ils ne comptent pas se laisser faire.

Emeutes en Tunisie



Mercredi 27 novembre, trois régions tunisiennes ont été le théâtre d’une grève générale destinée d’une part à commémorer les victimes de la répression policière lors d’un précédent mouvement social il y a un an ; et d’autre part à protester contre le marasme économique, le chômage et la pauvreté.
     Encore une fois le gouvernement, où sont associés islamistes et laïcs avec l’armée dans l’ombre, a envoyé sa police à Siliana et à Gafsa. La population s’est à nouveau soulevée et 50 policiers ont fini à l’hôpital.
     Malgré la déception engendrée par la politique anti-pauvres des autorités qui ont pris le relais du dictateur Ben Ali en 2011, les classes populaires tunisiennes montrent qu’elles sont toujours capables se défendre.

Ukraine : manifestations



Au cri de « liberté » et de « démocratie », des milliers de gens, notamment des étudiants, manifestent depuis plusieurs jours contre la politique pro-russe du gouvernement autoritaire ukrainien.
      Si les manifestants attendent qu’une éventuelle adhésion de leur pays à l’Union européenne leur apporte automatiquement la liberté et la démocratie, ils se font des illusions.
     Car l’économie capitaliste connaît la crise et appauvrit les travailleurs même dans les pays développés. Et elle ne permettra pas à l’économie ukrainienne, moins développée, de fournir la base même à une forme de démocratie qui laisserait de toute façon le pouvoir réel entre les mains des exploiteurs.


"Racket fiscal", licenciements, chute

 des revenus,... 

Manifestons dimanche 1er décembre

13 heures Place d’Italie à Paris

RDV du cortège Lutte Ouvrière

Devant l’entrée du centre Commercial

RDV du départ d’Argenteuil :

Devant le « Café des deux gares »Gare d’Argenteuil,

 sortie Orgemont


Lisez les pages suivantes. Blog actualisé chaque jour.
Donnez vos commentaires. Nous avons reçu un message de soutien à nos prises de position en faveur des petits artisans et commerçants.
 

samedi 30 novembre 2013

Manifestons dimanche : une occasion pour le monde du travail de ce faire entendre

Manifestons dimanche 1er décembre

13 heures Place d’Italie à Paris

RDV du cortège Lutte Ouvrière

Devant l’entrée du centre Commercial

RDV du départ d’Argenteuil :

Devant le « Café des deux gares »Gare d’Argenteuil, sortie Orgemont

UMP à Argenteuil : déjà des larmes

L’association « Légitime dépense », une succursale mothronienne d’Argenteuil vient d’écrire à la Commission d’Etat qui encadre les élections pour se plaindre, déjà, de la campagne de la Ville pour inciter à l’inscription sur les listes électorales avant le 31 décembre prochain. Elle se plaint également que des méchants militants affichent sur les panneaux destinés… à cet usage.
      Et toutes ces plaintes en vue d’un éventuel recours à l’issue des prochaines élections municipales !
        On croit rêver.
        Quatre mois avant ces élections, ils se croient déjà perdants ?

Sécurité assurée, magasin réouvert

Le magasin Babou d’Argenteuil est un haut lieu de chalandise des classes populaires. Il était fermé depuis des semaines. En cause, des problèmes de sécurité avec lesquels on ne peut transiger.
      On ne peut vraiment pas dire que la direction a fait le maximum pour qu’il rouvre le plus rapidement possible, traînant les pieds pour remettre les éléments nécessaires à la réouverture.

     Une nouvelle commission de sécurité s’est tenue hier à 14 heures. Tout était en règle. Dans la foulée de cette commission qui a remis un avis favorable, le magasin réouvrait à la satisfaction de tous.

Chômage : toujours massif, toujours dramatique

En octobre, le nombre de chômeurs de « catégorie A », n’ayant pas travaillé du tout dans le mois, a légèrement baissé au niveau du pays. Du moins dans les statistiques officielles. Mais celui des chômeurs de « catégorie B et C », qui ont travaillé trop peu pour avoir un salaire complet, augmente fortement. Au total, le nombre global de demandeurs d’emploi a augmenté en un mois de 40 000 personnes, soit de plus de 1 300 nouveaux travailleurs chaque jour.
     Dans le Val d’Oise, le total des personnes recensées comme « chômeurs » a augmenté de 980 personnes dans ces statistiques, soit une hausse de 1,1%. L’augmentation est particulièrement notable pour les femmes de moins de 25 ans. Sur un an, dans le département, le nombre de demandeurs d’emplois a augmenté de 7,4% soit 6250 chômeurs supplémentaires.

      Hollande n’a pas de quoi crier victoire.

"Rythmes scolaires", grève du 5 décembre : un article du blog de la CGT-Bezons que nous reproduisons bien volontiers. Nous reviendrons sur cette question.

"REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES

Le 14 novembre dernier, la Fédération CGT des Services Publics, la CGT Educ’action, la FNEC-FPFO,la Fédération SPS-FO, la Fédération SUD Éducation, la Fédération SUD Collectivités Territoriales et la FAEN ont appelé à la grève nationale pour obtenir la suspension immédiate de la mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires, l’abrogation du décret Peillon et l’engagement d’une autre réforme. Les enseignants et les agents territoriaux ont fortement participé au mouvement de grève et aux manifestations. Malgré cette forte mobilisation, avec de nombreuses écoles, centres de loisirs et cantines scolaires fermées, le gouvernement persiste dans son refus du dialogue.
Pire encore, le Premier ministre vient d’annoncer devant le Congrès des Maires son intention d’étendre l’assouplissement mis en place pour les taux d’encadrement des trois heures d’activités périscolaires à l’ensemble des activités péri et extra scolaires.
Cet effet d’aubaine pour les maires, qui vont pouvoir maintenir voire réduire leurs effectifs tout en prenant en charge de nouvelles missions d’accueil et d’animation, constitue une véritable provocation pour les personnels territoriaux de la filière Animation. Quelle amélioration de la qualité de la prise en charge des élèves et quelle réelle réduction de la fatigue des enfants alors que les personnels d’animation en charge de ces activités connaîtraient pour leur part une augmentation de leur charge de travail et une dégradation de leurs conditions de travail ?
Cette annonce de JM Ayrault est scandaleuse pour le service public et insultante pour les personnels.
     Réunies à nouveau le 21 novembre, les Fédérations CGT Services Publics/Educ’action, FOSPS/ FNEC-FP, SUD collectivités Territoriales/Education, ont fait le constat partagé du refus gouvernemental de répondre aux revendications des personnels, et ont décidé d’appeler à une nouvelle journée de mobilisation et de grève de manière convergente avec l’appel du SNUIPP/FSU.
La réforme des rythmes, mise en place à la rentrée 2013 pour un peu plus de 20 % des écoliers, fait apparaître de grandes difficultés. Déjà de nombreuses communes annoncent leur refus de la mettre en place en 2014.


     En faisant glisser les missions d’enseignement de l’Éducation nationale vers les
communes, elle crée de graves inégalités de traitement sur le territoire, et crée une
confusion entre scolaire et périscolaire (locaux, activi
tés...).


     Elle va à l’encontre de l’intérêt des enfants et de celui de l’ensemble des acteurs
concer
nés.
     Cette réforme bâclée a été mise en oeuvre contre l’avis d’une majorité des personnels et de leurs organisations syndicales, elle a été imposée sans les moyens d’encadrement nécessaires."