jeudi 30 mai 2013

Congrès UD-CGT du 95 : l'occasion d'échanger entre militants

Le congrès de l'Union départementale CGT a commencé à Sarcelles.
     C'est l'occasion de discuter avec d'autres militants.
     C'est l'occasion d'entendre des camarades parler de l'offensive générale contre les services publics. Aux finances, à Cergy, les 2/3 des départs en retraite ne sont pas remplacés,  tout comme à la Sécu. A la Sécu toujours, il y avait 32 centres locaux dans le département en 2010, il n'y en a plus que 23, trois ans plus tard.
     A la CAF, il y a actuellement 18 jours de retard dans le traitement des dossiers. Il y a des fermetures de points d'accueil, un jour sur deux...
     Au magasin Géant, à Argenteuil, on est passé de 170 à 138 employés.
     A France-Télécom, pour tenter de faire travailler encore davantage, la direction met en avant la concurrence avec Free...
                                                                           (à suivre)

CAAB Argenteuil-Bezons : on a faim d'une augmentation substantielle de tous les salaires

Suite au mouvement du personnel de ces dernières semaines, la mise en place du chèque restaurant pour les travailleurs qui ne peuvent pas rejoindre un self municipal ou conventionné avec la CAAB, est prévu pour la mi-juin prochain. En clair, dans quinze jours.
     C'est comme pour les primes, pour les chèques déjeuner, tous les travailleurs doivent bénéficier de la même situation. Travailleurs, tous unis, quelles que soient les catégories.
     Il faut qu'ils soient tous unis, car aujourd'hui, ils sont tous éprouvés par la chute de leurs revenus réels.
     Il faut une augmentation substantielle des salaires, aujourd'hui qui se monterait à 300, 400 euros. C'est aux travailleurs d'en décider le montant.
     Demain, aux côtés de tous les travailleurs, unis, nous devront l'imposer !

CNR : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine (1ère partie)



Il y a 70 ans, le 27 mai 1943, la création du Conseil national de la résistance : l'allégeance du PCF à De Gaulle et à l'ordre bourgeois
Le 27 mai 1943, dans un Paris occupé par l'armée allemande, les délégués de tous les mouvements de résistance, ceux des partis politiques opposés au régime de Vichy ainsi que ceux des syndicats, se réunissaient sur l'initiative de Jean Moulin. Il s'agissait, suivant le vœu de de Gaulle, dont Jean Moulin était le représentant en France occupée, de constituer un organisme officialisant le ralliement de l'ensemble des forces politiques au général réfugié à Londres. En particulier, cette réunion et la création du Conseil national de la résistance qui en découla, concrétisaient le ralliement du Parti communiste français à de Gaulle.
     Le PCF, seul parti réellement présent dans la population et particulièrement dans la classe ouvrière, organisateur de différents mouvements de résistance et formé de militants nombreux et dévoués, donnait ainsi à de Gaulle le crédit nécessaire auprès des Alliés d'abord, de la population française ensuite, pour pouvoir prétendre incarner le nouveau pouvoir politique au moment de l'écroulement prévisible du régime de Vichy. Mais pour faire quoi ?
                                                                                                                   A suivre…

Jeudi 30 mai : Transdev, Passerelle, Air France,... la journée de grève et de manifestation, un article dans l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine

Aéroport de Roissy : contre la précarité et les bas salaires, une journée qui en appelle d'autres

Mardi 28 mai, les travailleurs de Roissy, appelés par la CGT à une journée de grève et de manifestation, se sont retrouvés à plusieurs centaines à manifester malgré la pluie.
     Des salariés d'Air France mais surtout des autres entreprises étaient présents : Transdev piste, en butte à un plan de 49 suppressions d'emplois, Passerelle, qui sort d'une grève victorieuse, des bagagistes, des agents de sûreté et aussi des personnels des douanes. Les slogans dénonçaient la précarité, les bas salaires, les temps partiels avec un refrain s'adressant aux patrons, « les salauds ». Ils n'épargnaient pas le gouvernement : « Y'en a ras le bol de ce gouvernement qui prône l'austérité, qui impose la loi Diart. » Cette loi Diart, qui date de la droite et sur laquelle le gouvernement socialiste n'est pas revenu, a renforcé les pressions antigrève : les syndicats doivent déposer un préavis cinq jours à l'avance et les salariés du transport aérien doivent se déclarer grévistes 48 heures à l'avance. Les patrons ont alors toute latitude pour faire pression sur les agents et les remplacer par des non-grévistes, même d'un bout à l'autre du pays. C'est ce qu'ils ont fait lors de la grève de décembre 2011. Et il y a un mois, des agents de Roissy ont été envoyés à Marseille aux frais du patron, payés trois fois leur salaire, pour casser une grève chez ICTS.
     L'appel concernait toute la zone de Roissy-aéroport qui regroupe plus de 90 000 salariés, dont plus de la moitié sont émiettés en des dizaines d'entreprises sous-traitantes (750 en tout !), parfois petites, mais souvent reliées à de grands groupes par l'intermédiaire de filiales, et de filiales de filiales.
     Cette division permet tous les abus : chez Samsic, (assistance aux passagers à mobilité réduite, plus le ménage, les bagages...), un exemple entre cent, nombre de salariés sont convoqués au jour le jour, ayant peur de rater le coup de fil du soir qui leur permettra de travailler le lendemain. Mais même en CDI, les salariés sont précaires : chaque entreprise est soumise à des appels d'offres tous les trois ans. Quand l'entreprise perd le marché, même si les salariés sont repris, les patrons en profitent pour supprimer les avantages maison, bouleverser les plannings, baisser les salaires, etc. Le travail intègre de plus en plus des coupures dans la journée : les patrons voudraient faire travailler les salariés vol par vol, et y sont arrivés dans certains cas.
     Différentes organisations ont apporté leur soutien au mouvement. En particulier notre camarade Nathalie Arthaud, pour Lutte Ouvrière, a souligné que tout le personnel de la zone subit les mêmes attaques et que cela nécessiterait la même riposte. Et en effet des grèves ont éclaté çà et là, lors des négociations annuelles obligatoires (NAO) ou à l'occasion des transferts. Même si les patrons ont saucissonné les salariés en des centaines d'entreprises différentes, leurs intérêts, leurs revendications sont les mêmes. Cette première journée interprofessionnelle en appelle donc d'autres.
                                                                                 Correspondant LO

mercredi 29 mai 2013

« Rythmes scolaires »

La municipalité veut annoncer un certain nombre de dispositions concernant le cadre de la mise en place de ladite « réforme » lors du prochain conseil municipal du 24 juin. Cela lui permettrait d’avoir une année avant l’organisation concrète de la nouvelle semaine des élèves du primaire à la rentrée 2014.
     La municipalité considère que la concertation a eu lieu. Deux nouvelles réunions doivent encore avoir lieu la semaine prochaine, l’une avec les enseignants, l’autre avec des parents d’élèves. Et le personnel d’Animation ? Et le personnel « Atsem » et de restauration ?
     Avec une « réforme » annoncée dans la précipitation et laissée à la charge des communes, on ne pouvait qu’aboutir à de la confusion.

     Celle-ci n’étant pas levée, il serait préférable de repousser les décisions locales.

Education : titularisation sans chichi de tous les personnels qui le souhaitent !

Pour les enseignants non-titulaires de l’Education nationale, et sous conditions, des concours « réservés » à ces personnels ont été organisés. Calendrier confus, nature des épreuves, selon les intéressés, cela a été « ni fait ni à faire ». Cela se serait passé dans des conditions parfois « chaotiques ».
            Tout cela ressemble d’autant à rien que ceux qui seront reçus ne bénéficieront à la rentrée prochaine d’aucune formation.
            C’est bien la preuve que si on les a embauchés comme contractuels depuis des années, c’est que l’on considérait que ces personnels faisaient l’affaire.
            Une seule revendication : la titularisation pure et simple de tous les non-titulaires qui le souhaitent.

C’est bien volontiers que nous transmettons l’information suivante

« Afin de faire le bilan des situations et de débattre collectivement des moyens d’action, la CGT Educ’action Versailles organise une assemblée générale le :

Mercredi 5 juin à 14 heures 30
à la maison des syndicats

245, boulevard Jean Jaurès à Boulogne Métro Marcel Sembat »

Le vrai visage de leurs « valeurs »

Une fois encore, la manifestation des opposants au mariage pour tous a servi de terrain d’entraînement pour des militants d’extrême droite. Ces manifestations mêlent des jeunes des beaux quartiers et des catholiques bon teint, prônent leur « vision de la famille » - très intolérante au demeurant – avec des politiciens de l’UMP et du FN, à la pêche aux voix. Mais on y trouve aussi ces groupes qui se préparent à faire le coup de poing contre leurs adversaires.

     Aujourd’hui ils s’entraînent contre la police - pas très, très méchante d’ailleurs à leur égard. Demain, ils s’en prendront, peut être, à des travailleurs immigrés, à des grévistes et à des militants de la classe ouvrière. Mariage… gay ou pas, c’est le dernier de leur souci. A l’exemple de leurs modèles, Hitler , Mussolini, Franco, les Colonel grecs, ils veulent serrer la vis à la population, à commencer par la population ouvrière.

Logement : réquisitions des logements vides !

Selon Les Echos, « les stocks de logements neufs qui n’ont pas trouvé d’acheteurs (sont) au plus haut depuis 2008 ». Les ventes des promoteurs étaient en recul au premier trimestre de cette année. Cela laisseraient 100 000 logements invendus… et surtout inoccupés.
            De l’autre côté, il y a des millions de mal-logés et de personnes pas logées du tout.

            On sait donc qu’il y a 100 000 familles qui pourraient être logées immédiatement.

Cortège de Droit au Logement