mardi 7 mai 2013

Portugal : une attaque en règle contre les travailleurs


Se fixant l’objectif d’économiser 4,8 milliards d’euros, le Premier ministre portugais vient d’annoncer de nouvelles mesures contre la population laborieuse. Son gouvernement a décidé le report de l’âge de départ à la retraite à taux plein de 65 à 66 ans, et une contribution spéciale sur les pensions de retraite. Il prévoit l’allongement du temps de travail des fonctionnaires de trente-cinq à quarante heures. Le nombre de fonctionnaires sera réduit de 30 000.
     Au Portugal comme ailleurs, les plans d’austérité se succèdent, de plus en plus sévères pour les travailleurs. Et partout, c’est la même rengaine : il faut rembourser les dettes. Mais ce ne sont pas les travailleurs qui les ont faites, ce n’est pas à eux de les payer !

Manifestation récente à Lisbonne contre l'austérité

lundi 6 mai 2013

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière de ce lundi 6 mai 2013

C’est la domination de la bourgeoisie qu’il faut balayer
Comme les dizaines de milliers de personnes qui ont manifesté dimanche dernier à la Bastille, il y a de quoi être en colère contre la politique du gouvernement Hollande.
    Il y a de quoi être révolté de le voir s’aplatir en permanence face au grand patronat et de renier ses maigres promesses. Il y a de quoi être écœuré par sa lâcheté !

     Il est rageant aussi de voir comment la politique du gouvernement fait le lit du Front national. Mais le gouvernement ne changera pas de politique. Alors que des millions de familles ouvrières sont plongées dans la misère, Ayrault a osé dire : « Il n’y a pas d’austérité, c’est une invention de propagande » ! Il n’y a plus rien à demander à ce gouvernement, plus rien à en attendre, si ce n’est de nouvelles attaques, en particulier contre les retraites.
     Mais après Hollande, s’en remettre à Mélenchon serait aller d’illusion en illusion. Mélenchon a beau traiter les ministres de « bande d’incapables » et considérer que Hollande est responsable de la crise, sa seule perspective est de devenir son Premier ministre, avec la même majorité gouvernementale !
     Au-delà de la personne de Mélenchon, ce serait une illusion de mettre nos espoirs dans un « bon » gouvernement de gauche. Dans cette période de crise, il ne peut pas y avoir de « bon » gouvernement pour les travailleurs sans déclarer la guerre aux exploiteurs, à leurs profits et à ce qui fonde leur pouvoir, le droit de propriété capitaliste.
     Les travailleurs sont confrontés à des problèmes vitaux : leur emploi, leur salaire, leur retraite, leur santé, l’éducation de leurs enfants. L’interdiction des licenciements, l’embauche dans les services publics, l’augmentation des salaires, le contrôle des travailleurs sur les entreprises, sont les seules mesures qui pourraient stopper la dégradation de leurs conditions d’existence.
     Si l’on ne veut pas que le poids de la crise retombe sur les classes populaires, il faut faire payer la bourgeoisie, il faut être décidé à combattre et à renverser le mur de l’argent. Seule la force sociale des travailleurs est capable de le faire, à condition qu’elle ne soit pas seulement dirigée contre les sous-fifres de la bourgeoisie qui occupent l’Élysée, mais contre le grand patronat.
     La véritable opposition politique n’est pas entre les partisans de l’austérité et ceux de la relance, c’est l’opposition de classe dans la guerre sociale que les exploiteurs mènent contre les travailleurs.
     Le combat des travailleurs pour leurs intérêts de classe est la seule façon de faire pièce à l’influence du Front national dans les classes populaires.
     L’influence de Le Pen est un poison mortel pour les travailleurs. Si Le Pen arrivait au pouvoir, elle ferait comme les autres, une politique au service des Arnault, des Bettencourt et des Peugeot, une politique respectueuse du capitalisme et de la domination de la bourgeoisie. Mais elle mènerait cette politique dans sa pire variante autoritaire. Oui, Le Pen est intéressée par les voix des travailleurs et des plus pauvres, mais au pouvoir, elle les ferait marcher à coups de trique.
     Mélenchon se pose en rempart contre le Front national. Mais ce n’est pas en brandissant les mots d’ordre de « 6e République » et de « République exemplaire » que Le Pen reculera : c’est un terrain sur lequel tous les démagogues peuvent exceller. Le Pen en premier, car cela n’engage à rien vis-à-vis des travailleurs et cela ne gêne en rien les affaires du patronat.
     En admettant d’ailleurs que la corruption des élus et les scandales reculent, en admettant que l’appareil d’État soit plus propre, qu’est-ce-que cela changerait pour les travailleurs ? Que celui qui décide d’augmenter la TVA ou de diminuer les droits à la retraite soit un responsable politique intègre, qu’est-ce que cela changerait ?
     Ces mots d’ordre sont de faux objectifs, qui ne peuvent déboucher sur aucun progrès réel pour les exploités. Seule la lutte, les grèves, les occupations d’usine, sur leur terrain de classe, peuvent faire avancer les intérêts des travailleurs. Et il ne s’agit pas que de leurs intérêts, car leurs objectifs correspondent à l’intérêt de l’écrasante majorité de la population, à l’inverse de la politique du gouvernement, qui est au service exclusif des banquiers et du grand patronat.
     La lutte des travailleurs pour leurs intérêts vitaux leur donnera confiance en leurs propres forces et leur permettra de faire le tri entre leurs amis, leurs faux amis et leurs pires ennemis.
      Les travailleurs deviendront une force politique capable de peser quand ils opposeront, à « l’union nationale » et au poison de la « préférence nationale », la préférence de classe : les travailleurs d’abord ! L’emploi et les salaires d’abord ! Les services publics d’abord ! Les exploités d’abord !

Union européenne, démagogie nationaliste, intérêts des travailleurs : un article de Lutte Ouvrière de cette semaine


Croisade anti-Union européenne à gauche : Un rideau de fumée toxique.

Tout juste un an après l'accession de François Hollande à l'Élysée, le torchon brûle comme jamais dans les sommets du PS et au sein du gouvernement. Des ministres en place comme ceux qui postulent à le devenir se cherchent des prétextes de désaccords afin de marquer leur différence... et pour certains, que l'on qualifie abusivement de gauche, de mettre en évidence une « radicalité » qui, soulignons-le, reste purement verbale, et le restera.
     Les politiciens de toute la droite se gaussent de cet étalage de linge sale en public. Mais ils offrent le même lamentable spectacle dans leurs relations internes, qui met en scène un choc des ambitions similaires, pour savoir qui, de Copé ou de Fillon, sera calife à la place du calife, ou qui pourrait se faufiler entre les deux, pour chiper le poste.
     Dans cette bataille de chiffonniers au sein du PS, on retrouve, parmi les contestataires de la ligne gouvernementale, l'inévitable Arnauld Montebourg. À défaut d'affronter les patrons bien français, les Dassault, les Lagardère, les Peugeot, famille devant laquelle il s'est aplati sans pudeur, l'improductif ministre de l'Industrie prêche pour une nouvelle croisade. Il propose même, dans une de ses envolées, de « toréer » une Union européenne dominée par l'Allemagne de Merkel. Il n'est pas le seul, à gauche, à enfourcher ce cheval. On en trouve d'autres parmi les notables du PS, mais aussi parmi les dirigeants du PCF et du Parti de gauche, rassemblés sous la bannière brandie par Mélenchon. On en retrouve bien évidemment aussi à droite, pas seulement au FN, pour qui tout ce qui fleure bon le nationalisme est pain béni.
     Présenter ainsi l'Allemagne comme la responsable des difficultés que subissent les classes populaires en France est une grossière diversion, à laquelle ceux qui lancent cette campagne ne croient pas eux-mêmes. Experts en démagogie, ils utilisent les préjugés. Ce faisant, ils les cautionnent. Pire, ils renforcent l'idée que ce seraient les Allemands, toutes classes confondues, y compris les travailleurs de ce pays, qui seraient des concurrents, pour ne pas dire des rivaux, voire même des adversaires. Et en contrepoint, cela conforte l'idée, plus nocive encore, que face à la concurrence étrangère les travailleurs de France devraient être solidaires de leurs patrons, c'est-à-dire de leurs exploiteurs.
     Cette campagne-là, qui n'est malheureusement pas nouvelle, est un écran de fumée, mais de fumée extrêmement toxique.

                                                                                               Jean-Pierre Vial

Elément d'une fresque sur l'union des travailleurs tous les pays de Diégo Rivera dans le Palais de Bella  Artes à Mexico


Agenda militant


Nathalie ARTHAUD, porte-parole de Lutte Ouvrière, cette semaine dans les médias

lundi 6 mai
18h30
- Europe 1 –
Débat entre les candidats de l’élection présidentielle de 2012
Nathalie Arthaud sera l’une des invitées de l’émission

jeudi 9 mai
07h45
 - LCI – « La matinale »
Nathalie Arthaud sera l’invitée de l’émission



Sur Argenteuil

J’assurerai ma permanence publique ce vendredi 10 mai, de 17 heures 15 à 18 heures 15, au carrefour « Babou », dans le centre d’Argenteuil. L’occasion d’échanger sur la situation politique et sociale. Des cartes d’entrée à la fête, des bons de réduction pour celle-ci, et bien évidemment nos publications seront à la vente. En espérant vous y rencontrer, DM

Les réactionnaires s’apprêtent à manifester sur Argenteuil : une dangereuse nouveauté



Des organisations « religieuses » de toutes obédiences prévoient de manifester ce vendredi 10 mai sur Argenteuil.
     Que les adversaires du « mariage pour tous » ne désarment pas, c’est leur affaire. Mais derrière, il y a la mobilisation de tous les réactionnaires de droite et d’extrême-droite qui sont en embuscade derrière les initiateurs « religieux » tels qu’ils apparaissent –seuls- sur l’appel à manifester. Derrière leur ralliement « religieux » de circonstance, cette droite et leurs compères de l’extrême-droite sont des ennemis déclarés des travailleurs qu’ils veulent voir mis au pas.
     Qu’ils manifestent à Argenteuil, banlieue ouvrière,  et qu’ils se rassemblent de surcroît non loin du quartier le plus populaire d’Argenteuil ne peut laisser indifférent les militants qui militent pour l’union de tous les travailleurs pour la défense de leurs intérêts, matériels et politiques.
      Ce genre de manifestation serait une nouveauté sur Argenteuil. Elle exige toute la réflexion des travailleurs et militants conscients.

dimanche 5 mai 2013

Montebourg pour le patronat, Mentebourg pour les travailleurs



Le tout est de le dire avec aplomb

Montebourg, ministre du « redressement productif » affirme qu’il a réussi à sauver avec son ministère près de 85% des emplois menacés en un an !
     Fichtre ! Plus le mensonge sera gros…  Comme à peu près chaque mois depuis 2008, le nombre de chômeurs, selon les derniers chiffres officiels  a encore augmenté en mars, à raison de 1000 chômeurs de plus chaque jour. On parle de 1500 licenciements par jour.
    Menteur ! Hâbleur ! Saltimbanque !

Les profits pour le patronat, la galère pour les travailleurs !

A l’encontre des salariés de PSA dont une dizaine de milliers d’emplois va être supprimée, le même dit avoir mené "une politique de donnant-donnant" avec la direction du groupe.
     Donnant… les coups aux travailleurs. Donnant… satisfaction à la famille Peugeot, c’est la vision du donnant-donnant de Montebourg.
     Souvenez-vous, certains faisaient mine de voir dans le personnage, une sorte d’aile « gauche » du PS !

samedi 4 mai 2013

La fête de Lutte Ouvrière des 18,19 et 20 mai : elle approche !

Le week-end de la Pentecôte approche. C’est dans quinze jours maintenant, la fête, à Presles,dans le Val-d'Oise. Pour nous, à Argenteuil, ce n’est pas loin !
     Cette année, de nouvelles attractions, artistiques, scientifiques et festives, seront au programme. Ces nouveautés sont détaillées dans le journal Lutte Ouvrière et sur le  site : « fete.lutte-ouvriere.org ».
     Jusqu'à la veille de la fête, les cartes d'entrée, valables trois jours sont vendues au tarif réduit de 15 euros pour les trois jours. L'entrée sera  de 20 euros sur place.
     Les bons d'achat -d'une valeur de cinq euros mais vendus quatre euros à l’avance - sont également disponibles. 

     Les cartes d’entrée sont en vente auprès de nos militants. A Argenteuil, nous rappelons notre permanence du vendredi avenue Gabriel Péri au carrefour « Babou », de 17 heures 15 à 18 heures 15. Et puis, un coup de fil à Dominique ou un message sur l’adresse internet, des coordonnées pour rappeler... l’affaire est faite.

A Argenteuil, le dimanche 19 mai uniquement, un car fera l’aller-retour Argenteuil-Presles-entrée de la fête. Un seul aller-retour. Départ d’Argenteuil autour de 9 heures le matin. Départ de Presles à l’arrêt des cars pour le retour vers Argenteuil : 19 heures.
     Les arrêts du car le matin :
         - 9 heures : arrêt des bus place Chauvelot (face au marché de Joliot-Curie) ;
         - 9 heures 15 : arrêt à l’entrée de la mairie d’Argenteuil bd Léon Feix ;
         - 9 heures 25 : angle du bd Leclerc et de l’avenue Utrillo, Val-Sud, à côté du supermarché Simply.
     La car est gratuit, mais le nombre de places étant limité, il faut réserver auprès de Dominique.

Pour toute information sur la fête :


« fete.lutte-ouvriere.org »

Vous y trouverez tout sur la fête. Pour vous donner l’eau à la bouche :
extrait 

Une nouveauté : la « cité des arts »
Programme d’un des ateliers :

À l’atelier peinture

samedi 18 mai



  • 11h00 : Comment les peintres de la Renaissance ont cherché à représenter des villes en trois dimensions dans des tableaux en deux dimensions (atelier )
  • 12h30 : Frottez-vous à la toile ! Peut-on créer et s’exprimer même sans savoir forcément « bien » dessiner ? Venez apprendre quelques techniques de peinture et de dessin qui ont marqué l’histoire de l’art de la Renaissance à l’art abstrait. (atelier )
  • 14h00 : Initiation à l’aquarelle (atelier )
  • 16h00 : Dessiner c’est regarder (atelier )
  • 18h15 : Que fait ce nez au milieu de la joue ? Faisons ensemble un portrait et un collage cubiste (atelier )
  • 19h45 : Dessine-moi une pieuvre. Initiation au dessin (atelier )
  • 21h15 : Frottez-vous à la toile ! Peut-on créer et s’exprimer même sans savoir forcément « bien » dessiner ? Venez apprendre quelques techniques de peinture et de dessin qui ont marqué l’histoire de l’art de la Renaissance à l’art abstrait. (atelier )


dimanche 19 mai



  • 09h45 : Frottez-vous à la toile ! Peut-on créer et s’exprimer même sans savoir forcément « bien » dessiner ? Venez apprendre quelques techniques de peinture et de dessin qui ont marqué l’histoire de l’art de la Renaissance à l’art abstrait. (atelier )
  • 11h00 : Dessiner c’est regarder (atelier )
  • 13h00 : Initiation à l’aquarelle (atelier )
  • 16h15 : Frottez-vous à la toile ! Peut-on créer et s’exprimer même sans savoir forcément « bien » dessiner ? Venez apprendre quelques techniques de peinture et de dessin qui ont marqué l’histoire de l’art de la Renaissance à l’art abstrait. (atelier )
  • 17h45 : Comment les peintres de la Renaissance ont cherché à représenter des villes en trois dimensions dans des tableaux en deux dimensions (atelier )
  • 19h15 : Dessine-moi une pieuvre. Initiation au dessin (atelier )
  • 20h45 : Que fait ce nez au milieu de la joue ? Faisons ensemble un portrait et un collage cubiste (atelier )


lundi 20 mai



  • 09h00 : Dessine-moi une pieuvre. Initiation au dessin (atelier )
  • 10h30 : Comment les peintres de la Renaissance ont cherché à représenter des villes en trois dimensions dans des tableaux en deux dimensions (atelier )
  • 12h00 : Frottez-vous à la toile ! Peut-on créer et s’exprimer même sans savoir forcément « bien » dessiner ? Venez apprendre quelques techniques de peinture et de dessin qui ont marqué l’histoire de l’art de la Renaissance à l’art abstrait. (atelier )
  • 13h30 : Initiation à l’aquarelle (atelier )
  • 16h15 : Comment les peintres fabriquent-ils leurs couleurs ? Quelques exemples (mini-conférence )
  • 17h30 : Que fait ce nez au milieu de la joue ? Faisons ensemble un portrait et un collage cubiste (atelier )
  • 18h45 : Frottez-vous à la toile ! Peut-on créer et s’exprimer même sans savoir forcément « bien » dessiner ? Venez apprendre quelques techniques de peinture et de dessin qui ont marqué l’histoire de l’art de la Renaissance à l’art abstrait. (atelier )



Algérie : étudier le passé pour préparer l'avenir


La réunion du « Groupe d’étude ouvrière » que nous avons organisé hier au soir portait sur l’Algérie indépendante des premières décennies après 1962. Elle a rassemblée une trentaine de participants.
     Les questions ont porté sur les causes des succès électoraux du FIS après 1988, les rapports entre la religion et les combats de la classe ouvrière, l’état des organisations se réclamant du mouvement ouvrier en Algérie, les rapports entre celui-ci et le PCF,...
     Un gréviste de PSA-Aulnay était présent. Nous imaginions l’intérêt qu’il allait susciter dans sa famille et ses proches lorsqu’il leur raconterait durant ses prochaines  vacances algériennes toute l’expérience qu’il avait acquise durant la grève…
     Sur le fond, la dernière intervention est revenue sur la fondation du FLN en 1954. Celle-ci fut le fait d’une poignée de militants. Ces militants étaient des nationalistes prêts à tout sauf à stimuler l’organisation et la conscience de classe des opprimés algériens. C’étaient des nationalistes qui ne s’adressaient pas aux intérêts de ces derniers. On peut rêver. Si une poignée de militants véritablement communistes avaient été présents, offrant alors la perspective d’une toute autre politique…
     Il n’y en eut pas. Le ver était dans le fruit, et du FLN de la guerre d’indépendance sortit un Etat bourgeois ennemi des travailleurs et de la population pauvre.