samedi 30 mars 2013

Gouvernement à l’échelle du pays comme à l’échelle départementale : non à l’austérité !


Des militants socialistes d’Argenteuil distribuaient ce matin la livraison d’avril de leur tract local. S’agissait-il d’un commentaire de la politique gouvernementale ? D’une explication de texte de la prestation audiovisuelle de jeudi soir de leur chef Hollande ?
     Nenni, il s’agissait d’une explication de l’austérité décidée par le conseil général du 95 de droite ! Effectivement, au niveau de celle-ci, pour les milieux populaires, l’addition est « salée » pour reprendre leur qualificatif ! Nous avons régulièrement dénoncé les différentes facettes des coupes sombres opérées par la droite départementale.
     Mais l’austérité départementale peut-elle faire oublier l’austérité gouvernementale ? La rigueur UMP peut-elle effacer la rigueur PS ?
     Il reste aux travailleurs à combattre l’une et l’autre.

Retraites : Hollande - Sarkozy : même l’argumentaire est le même


Sur les retraites, Hollande a annoncé la couleur : « La durée de vie s’allonge : la durée de cotisation devra s’allonger aussi ». Les retraites seront une nouvelle fois sur la sellette. Quant à leur montant, il s’est « engagé » à ne pas baisser ceux qui sont déjà au minimum vieillesse. Belle prouesse !
     La durée de vie s’allonge ? A voir. Hier peut-être, mais demain avec la dégradation de l'accès aux soins ? 
      Et puis, si c’est pour la finir dans la misère, pas question !
Pour remplir les caisses de retraites, c’est sur les profits des capitalistes et sur la fortune des actionnaires qu’il faut piocher.

vendredi 29 mars 2013

Le 9 avril, toutes les raisons de se mobiliser, oui bien sûr



Le syndicat de la métallurgie CGT du Val d’Oise vient de publier un appel qui s’intitule :
« Accord du 11 janvier 2013, ensemble,
empêchons la transposition dans la loi de cet accord minoritaire, faussement appelé de « Sécurisation de l’emploi ».
9 AVRIL 2013
ACTION NATIONALE INTERPROFESSIONNELLE
J – 12

MOBILISATION GENERALE ! »

Après une démonstration pour expliquer à juste titre que les travailleurs ont toutes les raisons de s’opposer à cet accord, le texte conclut par un appel à
« - A décider des appels à arrêts de travail dans chaque établissement,

- A décider dès maintenant et prendre toutes les dispositions nécessaires pour participer à la manifestation à Paris,  par vos propres moyens, ou en vous inscrivant dès maintenant avec les salariés aux cars mis à disposition par l’UD, les UL, les professions en téléphonant ou en laissant un mail à l’UD ou à l’USTM. 

     - A décider partout, de mettre à disposition des salariés une    
     pétition afin qu’ils puissent aussi s’exprimer sous cette forme
     d’action.

Le 9 avril, imposons le progrès social. »

Après la première journée du 5 mars dernier, on s’attendait à ce que très rapidement une nouvelle initiative soit prise. Elle arrive tardivement. Bien évidemment, « mieux vaut tard que jamais », et les travailleurs ont toutes les raisons d’être dans la rue le 9 avril. (les extraits de l’appel de la CGT Métallurgie-95 sont entre guillemets ».




Congrès confédéral de la CGT : un article du numéro de cette semaine de Lutte Ouvrière


Le 50e congrès de la CGT : Lepaon vise les salons plus que les manifestations
Le cinquantième congrès de la CGT qui s'est tenu du 17 au 22 mars à Toulouse s'est conclu, comme prévu, par l'élection de Thierry Lepaon, qui succède ainsi à Bernard Thibault en tant que secrétaire général de la confédération.
Il faut dire que, comme c'était le cas lors du congrès précédent, à Nantes, l'élection, disons plutôt la nomination du millier de délégués présents avait été bien organisée. Sous prétexte, une fois encore, de féminiser et de rajeunir la représentation à ce congrès, on avait écarté bon nombre de syndicats et de syndicalistes ne se situant pas dans la ligne de la direction confédérale. Il y avait peu, pour ne pas dire aucune représentation des grandes entreprises qui sont souvent à la une de l'actualité sociale. Ainsi, mais c'est loin d'être le seul exemple, le syndicat CGT PSA d'Aulnay-sous-Bois, en grève depuis deux mois pour la défense de l'emploi, et du coup pour le maintien de leur usine en Seine-Saint-Denis, n'était pas représenté, ni même invité à prendre la parole.
Cela aurait d'ailleurs fait tache par rapport au long discours d'ouverture prononcé par le pas encore secrétaire confédéral Thierry Lepaon, dans lequel, malgré sa longueur, ne figurait pas le mot « grève » ou « lutte ». Lepaon a tout de même pris le temps d'énumérer toutes les mesures positives à ses yeux que le gouvernement Ayrault aurait prises depuis qu'il est en place, citant l'augmentation de la prime de rentrée scolaire, du smic, etc. Il a donné au gouvernement socialiste la note « bien », même s'il y a ajouté l'appréciation « peut mieux faire », afin sans doute de ne pas paraître trop décalé vis-à-vis des militants de la CGT qui constatent que la réalité est bien moins rose que celle décrite par le nouveau secrétaire confédéral.
Mais, malgré le filtre serré mis en place par l'appareil, celui-ci n'a pas réussi a faire taire la critique et la contestation, qui ont porté pour une bonne part sur la mollesse des initiatives de la confédération face aux attaques menées conjointement par le patronat et le gouvernement contre le monde du travail. Elles ont également porté sur l'orientation visant, ce n'est pas une nouveauté, à un rapprochement systématique avec la direction de la CFDT autour de ce que les dirigeants de la CGT appellent « le syndicalisme réuni », Lepaon proposant même, pour l'immédiat, des défilés communs aux deux confédérations pour le 1er mai prochain. Une initiative qui a tourné court, avant même qu'elle soit officiellement formulée, le nouveau dirigeant de la CFDT répondant sèchement à son homologue cégétiste qu'il n'en était absolument pas question. Ces interventions critiques furent abondamment applaudies, souvent nettement plus que celles des dirigeants.
Il ne fallait certes pas s'attendre à des changements, en tout cas dans un sens plus radical, plus lutte de classe, de la part de la nouvelle direction confédérale. Elle indique au contraire qu'elle va maintenir le cap à droite. Le ton choisi par Lepaon laisse fortement penser qu'on le verra, comme son prédécesseur, plus souvent à l'Élysée et dans les salons que dans les manifestations et les grèves.
Les chiffres des votes de ce congrès, que la direction a fournis, ont nettement avalisé l'orientation choisie par la confédération. Mais les contestations qui s'y sont fait entendre montrent que cette orientation est de plus en plus mal acceptée par la base du syndicat. Et c'est cela qui ouvre la seule voie réaliste pour que le monde du travail ne soit pas défait.
                                                                            Jean-Pierre VIAL



PSA-Aulnay : un communiqué de Nathalie Arthaud



A bas le cinéma politicien, vive la grève des travailleurs de PSA !

Au moment même où Hollande se rendait à France Télévision, les grévistes de PSA étaient embarqués au commissariat du 18ème arrondissement après avoir manifesté dans les locaux du Medef. Ce fait là en dit plus sur la politique de Hollande que les propos insipides que l’on a entendu ce soir.
     Les ouvriers de PSA Aulnay sont entrés aujourd’hui dans leur 11ème semaine de grève. Ils se battent bec et ongles contre leurs licenciements et contre le chômage …et ils sont tous embarqués par les CRS ! Hollande ne pouvait pas faire meilleure démonstration de ce qu’il est : l’exécutant des basses œuvres du grand patronat.
     Hollande, comme son prédécesseur, fait ce que le patronat et les financiers lui demandent de faire. Tous les politiques qui se succèdent au pouvoir ne sont que des figurants, des marionnettes, des acteurs qui occupent le devant de la scène politique pendant que banquiers et les capitalistes prennent les décisions.
     Les travailleurs sont les seuls à avoir intérêt à renverser le mur de l’argent, les seuls à ne rien avoir à perdre. Pour se protéger du chômage, lutter contre les bas salaires, contre les petites retraites, les travailleurs n’ont rien à attendre d’aucun gouvernement, rien à attendre du cinéma politicien.
     Les travailleurs de PSA en grève nous montrent avec courage le chemin à prendre. En s’engageant dans ce combat, la grande armée des travailleurs et des chômeurs composera la seule force capable de faire reculer les puissances de l’argent. Vive la grève des travailleurs de PSA !

                                                                         Nathalie Arthaud, le 28.03.13.



Des salariés de PSA Aulnay envahissent le Medef
Devant le Médef  et devant les envoyés d'Hollande



Soutenons financièrement les grévistes de PSA-Aulnay !
Nous avons transmis notre collecte locale mercredi soir. Mais à la date d’hier, nous avons déjà réuni à nouveau 50 euros. Tant mieux. Les grévistes de PSA-Aulnay ont plus que jamais besoin de notre soutien. En avril n’arrête pas la collecte d’un fil ! Remettre les soutiens lors des permanences ou aux militants. On peut envoyer les chèques à Dominique Mariette, 2 rue Rouquès, 95100 Argenteuil. Chèques libellés à l’ordre de : «  Soutien aux salariés de l'automobile du 93 ».

Australie ou ailleurs : des idées barbares

En Australie, entre les années 1950 et 1970, des milliers de femmes célibataires, jeunes dans la plupart des cas, ont été séparées de leurs nouveaux-nés sous la pression de l’Église s’opposant à ce que les femmes célibataires éduquent leurs enfants. L’État s’était fait le bras armé de cette exigence de l’Église. Les enfants étaient adoptés par les couples mariés.
     Certes, l’État et l’Église présentent aujourd’hui des excuses pour ces actes.
     Mais ces excuses n’effacent en rien la barbarie de ceux qui disent représenter la morale, et qui encore de nos jours ont la prétention, dans tous les pays, de dicter ce qui serait bon et ce qui ne le serait pas, dans les choix de vie des femmes et des hommes.

jeudi 28 mars 2013

Hôpital Victor Dupuy d’Argenteuil : la colère monte !


Une nouvelle journée d’action a eu lieu aujourd’hui à l’hôpital pour refuser la liquidation d’un certain nombre de jours de RTT et, pour résumer, la remise en cause du temps de repas payé, pour le personnel « non-soignant ». Une centaine d’agents « remonté »s ont dit de près au directeur qu’il n’en était pas question.
     Ce n’est pas aux travailleurs de payer les déficits ! Si la santé est déficitaire, c’est qu’elle est un droit, les maladies ne répondant pas à des critères comptables !
     Et puis, comme on le criait dans les rues : « De l’argent, il y en a dans les poches du patronat !" 

PSA-Aulnay : onzième semaine de grève. Un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière n° 2330 de cette semaine


PSA – Aulnay-sous-Bois : onzième semaine de grève – les travailleurs face à l'alliance patrons-gouvernement
Le 16 janvier dernier, lors du démarrage de la grève à PSA-Aulnay, personne n'aurait imaginé partir pour un mouvement de cette durée. Et pourtant la grève dure et tient.
La direction rejette toute idée de négociations et le gouvernement a refusé d'envisager les possibilités de contraindre PSA. De plus, huit militants de la grève sont menacés de licenciements, dont deux déjà prononcés.
     Toute la semaine, les discussions se sont multipliées au sein du comité de grève et en assemblée générale, pour trouver comment réagir collectivement à cette situation. Du fait de leur capacité à discuter, à décider ensemble, à diriger leur lutte démocratiquement et consciemment, les travailleurs ont trouvé le moyen de ressouder les rangs. C'est ensemble qu'ils continuent, ensemble qu'ils refusent de reprendre le travail sans leurs camarades licenciés, ensemble qu'ils veulent continuer à donner des coups au patron et au gouvernement.
La direction voudrait faire reprendre la production

Vendredi 22 mars, la direction de PSA annonçait en comité d'entreprise son intention de mettre en chômage partiel les travailleurs de l'usine une semaine sur deux, à partir du 8 avril. Cette annonce a aussi fait beaucoup discuter. La direction a un besoin crucial de voitures et la production est toujours à l'arrêt à Aulnay. Mettre tout le monde en une équipe serait une solution pour elle. Et en même temps, en faisant jouer le chômage partiel, la direction de PSA ferait payer à l'État – ô combien consentant – une partie des salaires des travailleurs non grévistes.
     Mais pour faire tourner les chaînes, même au ralenti, la direction devra faire pression sur les non-grévistes, en particulier les intérimaires, pour leur demander de faire plusieurs postes. Elle a déjà commencé à le faire dans certains coins. Au Ferrage, les grévistes ont eu la mauvaise surprise de trouver un chef qui imposait quatre postes à un intérimaire. Face à leur colère, le contremaître a vite reculé. Les grévistes sont donc passés sur les chaînes à l'arrêt, vendredi 22 mars, pour demander aux non-grévistes de refuser de tenir plusieurs postes. Ils ont pu constater que bien peu d'entre eux sont prêts à aider la direction à briser la grève. Les liens entre grévistes et non-grévistes dans l'usine restent donc une force contre la direction.
Une grève toujours aussi populaire

Lundi 25 mars au matin, la grève a repris sans souci. Les grévistes ont accueilli des délégations venues d'autres usines comme Renault Cléon, pour leur apporter un soutien moral... et pécuniaire.
     La solidarité financière ne s'est pas tarie durant toutes ces semaines. La caisse de grève compte de nouveau près de 250 000 euros. Les grévistes discutent pour décider ensemble de la façon de partager et de répartir cet argent à la fin du mois.
     Derrière cette somme, ce sont toujours des milliers de salariés, de retraités qui soutiennent la grève. Ils le font car ils sentent que ce combat est aussi le leur, que la lutte des ouvriers de PSA renforce tous les travailleurs.

Une direction pas si forte qu'elle voudrait le faire croire

Mardi 26 mars, plus de 200 travailleurs d'Aulnay sont allés manifester devant le tribunal de Versailles pour soutenir la plainte déposée par la fédération CGT de la métallurgie. La direction de PSA, que cette possibilité de procédure juridique contre son projet dérange, a tout fait pour renvoyer le jugement à plus tard. Ce renvoi a été plaidé, non seulement par l'avocat de la direction, mais par d'autres avocats qui ont eu beau se présenter comme des amis des ouvriers, mais n'en ont pas moins agi contre la volonté des grévistes. Autant dire que ce n'est pas ce genre d'individus qui peuvent servir le combat contre les licenciements. La décision a été renvoyée et cela arrange PSA.

     Mais, dans le même temps, la direction a reçu dernièrement plusieurs camouflets. Après avoir reculé sur le licenciement d'un militant de la grève, elle a dû encaisser le refus par l'inspectrice du travail du licenciement de deux délégués, venant après un précédent refus de licenciement. Ces enquêtes mettent à jour les incohérences et les mensonges de la direction,   qui pourrait bien se retrouver obligée de reculer sur les sanctions et les licenciements. Tant que la grève dure, les travailleurs ont les moyens de la faire céder là-dessus.

Ce que les travailleurs vivent dans cette lutte durant ces semaines, ce qu'ils apprennent, ce sont des armes pour l'avenir. Sur ce terrain, le patron a déjà perdu bien plus que des dizaines de milliers de voitures.
                                                                                                               Correspondant LO





Des amis d'Argenteuil ont remis hier au soir au Comité de grève la collecte de soutien collectée par nos soins sur la localité. La somme de celle-ci s'est élevée à 1240 euros.
     Dans le petit mot qui accompagnait la somme nous avons tenu à répéter toute notre solidarité à l'égard des grévistes de cette "grève courageuse".