samedi 23 février 2013

Du Bangladesh à la rue Saint-Honoré : les profits meurtriers du cuir et de la chaussure


Dans un rapport publié fin 2012, l’ONG Human Rights Watch révèle les conditions dans lesquelles travaillent les 15 000 ouvriers employés dans les 200 tanneries de Dacca, la capitale du Bangladesh. Manipulant sans protection des peaux gorgées de produits chimiques cancérigènes (chrome, phénol, cellulose…), pataugeant pieds nus dans les eaux où elles sont traitées pour être transformées en cuir, 90% d’entre eux meurent avant 50 ans. Les patrons des tanneries, qui rejettent 7 millions de litres d’eau polluée par jour dans la rivière qui traverse le quartier, empoisonnent du même coup toute la population, qui souffre de fièvres, de diarrhées et de problèmes respiratoires.
     Le gouvernement bangladais ne fait rien pour remédier à ces méthodes : l’exportation du cuir pèse chaque année plus de 500 millions d’euros – et permet aux industriels européens de la chaussure d’acheter leur cuir cinq fois moins cher que dans leur propre pays.
     Pour les profits de ces industriels du cuir, il n’y a pas que les vaches qui y laissent leur peau.

vendredi 22 février 2013

Quand les militants de Lutte Ouvrière donnent des boutons au conseiller général


M. Métézeau à propos de brèves le concernant se plaint de ne pouvoir mettre de commentaire sur « lo argenteuil blog », que cela serait très difficile, etc.
            Nous sommes vraiment étonnés qu’un technicien de profession d’une telle classe ne parvienne pas à faire ce qu’un certain nombre de personnes ont réussi à faire sans pleurs depuis le début de l’existence de notre blog.
            Sur le fond, il s’étonne que nous ne soyons pas solidaires de mauvais coups qui seraient portés à tel ou tel travailleur de la commune. C’est comme cela M. Métézeau, nous sommes pour la lutte ouvrière à l’intérieur comme à l’extérieur de la mairie. Et c’est évident que, dans le cadre de la dégradation de la situation des travailleurs de ces dernières années dans la société, dont il a sa petite part de responsabilité politique, celle-ci n’échappe pas aux reculs pour les travailleurs.
            Quant à ce qu’il dit du fait que je sois « conseiller municipal délégué de monsieur Doucet », nous retrouvons bien les arguties doucereuses dont il est coutumier.
            Comme il a pu sans doute s’en rendre compte depuis 2001 voire bien avant, le pouvoir du maire ne se délègue pas. A la rigueur, pour un certain nombre de choses très limitées, sa signature. De cela, sans doute, on peut le regretter. Mais « délégué » ou pas, cela n’a pas empêché les élus de Lutte Ouvrière, et il le sait très bien, de dire ce qu’ils avaient à dire, un point c’est tout.
            Pour terminer, nous lui demandons, puisqu’il s’intéresse aux travailleurs, parfois donc en tout cas, de proposer à quiconque se considère maltraité au travail, de nous contacter. Comme nous l’avons fait systématiquement depuis 2008, sur la base du bien fondé, nous transmettrons alors à monsieur Doucet notre plus vive protestation.

                                                    Dominique MARIETTE

Un "Philippe" a mis un commentaire à ce message. Peut-être est-il prêt à donner un cours à M. M. ! (le 23.02.13.)

Gauche populaire : on va vérifier cela début mars


La presse locale revient sur la présentation par le député d’Argenteuil et d’autres d’un « manifeste de la Gauche populaire ».
     Cette gauche populaire vise à la « prise en compte de leurs intérêts (des couches populaires) et de leurs attentes ». Dixit.
     Ces députés ne vont pas tarder à avoir l’occasion de faire la démonstration de la profondeur de leurs convictions.
      Les intérêts des milieux populaires exigent l’abandon pur et simple des éléments concoctés dernièrement par le Médef et quelques supplétifs dits syndicaux, et qui dégraderaient d’une façon profonde le code du travail, s’ils entraient en application, en aggravant la flexibilité, en réduisant le CDI, et en facilitant les possibilités de licencier.
     L’affaire doit être entérinée début mars à l’assemblée nationale.
     Voilà une première occasion de mettre ses actes en rapport avec ses convictions affichées.

Solidarité financière avec les grévistes de PSA-Aulnay !


La solidarité financière continue à grossir la caisse de grève. Hier, selon le syndicat CGT, elle se montait à 210 000 euros collectés et 40 000 euros de promesses.
     Ces chiffres aident bien évidemment les grévistes à tenir. Ils montrent que leur lutte est largement soutenue par les autres travailleurs et la population.

Envoyez vos soutiens au nom de l’association:  Soutien aux salariés de l’automobile du 93
A l'adresse suivante : 19-21 rue Jacques DUCLOS, 93600 Aulnay- sous-Bois.
Soutien financier par internet : www.soutien-salaries-automobile-93.org

Lear et PSA : quand on est tous en grève contre les licenciements, c’est le même combat !


Avant-hier, les grévistes de PSA-Aulnay sont allés rendre une visite à leurs collègues de Lear également en grève. On supprime des emplois à Aulnay, on en supprime à Saint-Ouen l’aumône, toutes les raisons de se rencontrer et de discuter ensemble.
     Avec flair, les CRS de Valls attendaient cette rencontre pour le lundi, puis pour le lundi. Le mercredi, ils n’étaient pas là, et c’était tant mieux.
     Le combat de ceux qui montent les voitures et celui de ceux qui fabriquent des sièges de voitures sont en fait un seul et même combat, le combat contre les licenciements qui concerne tous les travailleurs. 

jeudi 21 février 2013

Le 5 mars : dans la rue et en grève : un article dans l’hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine, et les rendez vous de la CGT dans le Val d'oise



Contre l'accord Medef-CFDT-CFTC-CGC : dans la rue et en grève le 5 mars !

La CGT et Force ouvrière appellent à une journée de mobilisation le 5 mars contre l'accord signé entre les organisations patronales et les confédérations CFDT, CGC et CFTC. Cet accord du 11 janvier, dit de flexi-sécurité, rédigé sous forme de projet de loi, sera présenté au Conseil des ministres le lendemain 6 mars.
En décidant d'inscrire dans la loi cet accord s'appliquant au niveau national et à l'ensemble des salariés, le gouvernement montre son empressement vis-à-vis du patronat. Cette loi de flexibilité sera en effet une nouvelle arme pour tous les patrons. Elle leur donnera la possibilité de licencier plus vite et moins cher. Elle les autorisera à baisser les salaires, à imposer la mobilité, à rallonger le temps de travail.
      Le seul titre de l'accord, « Accord national interprofessionnel, ANI, (...), au service de la compétitivité des entreprises » montre que l'objectif est de subordonner la vie, le salaire, les conditions de travail des salariés à cette « compétitivité », c'est-à-dire aux bénéfices patronaux. D'un bout à l'autre, article après article, ce sont les souhaits du patronat qui se trouvent exaucés.
      Ainsi l'article 18 ouvre la possibilité aux patrons de modifier le temps de travail et de baisser les salaires durant deux ans, sans garantie de maintien des emplois. L'article 15 prévoit la mobilité interne forcée, qui permettrait aux employeurs de muter les travailleurs sur un autre poste, à l'autre bout du pays. Si le salarié refuse, il serait licencié pour motif personnel ! C'est exactement à un accord de ce type que les travailleurs de Renault et de Sevelnord s'opposent.
     Le patronat pourrait aussi recruter dans des petites entreprises de certaines branches avec un contrat à durée indéterminée dit « intermittent », c'est-à-dire un contrat totalement flexibilisé, le travail se faisant quand le patron le décide, aux horaires et au poste qu'il décide. L'article 22 précise que le salaire de ces travailleurs sous contrat de travail intermittent serait « lissé » c'est-à-dire indépendant de l'horaire réel.
     L'accord prévoit aussi que la procédure de licenciement collectif pour motif économique serait simplifiée et sa contestation limitée dans le temps.
     Quant aux droits nouveaux prétendument prévus par l'ANI, ils n'existent pas. Tout ce qui devrait être soi-disant une avancée pour les travailleurs se réduit à une promesse d'engagement de négociation. Les droits rechargeables à l'assurance chômage sont envisagés à l'article 3, à condition que cela ne coûte rien, « les partenaires sociaux devant veiller à ne pas aggraver ainsi le déséquilibre financier du régime d'assurance chômage ».
     Cet accord est la généralisation du chantage que le patronat exerce déjà dans nombre d'entreprises. Aussi est-il à souhaiter que le plus grand nombre de travailleurs possible soient en grève et dans la rue le 5 mars prochain, pour empêcher qu'il passe dans la loi.

                                                                                          Aline RETESSE

Parmi les manifestations organisées le 5 mars, celle de Paris partira à 14 heures de la place du Châtelet en direction de l'Assemblée nationale.



Sur notre département 7 départs collectifs en cars sont recensés à ce jour
       
          * 1 car :    RDV à CERGY à 13 h. devant la maison des syndicats – 26 rue Francis Combe
                              Inscriptions auprès de Sandrine à l’UD au 01 30 32 60 22.

         * 1 car :     RDV à ARGENTEUIL
à 13 h. à la Salle Jean Vilar Boulevard Héloïse.
                             Inscriptions auprès de l’UL d’Argenteuil au 01 34 10 55 11 ou auprès de Patrick au 06 72 01 83 93
.

         * 1 car :    RDV à BEZONS à 13 h. devant la salle Louis Aragon 42 rue Francis Pressensé.
                             Inscriptions auprès de l’UL de Bezons au 09 62 18 32 01 ou par mail : ulcgt.bezons@orange.fr


        * 1 car :     RDV à MONTIGNY
à 13 h. au Centre Picasso Mairie de Montigny 1 rue Guy de Maupassant.

                             Inscriptions auprès de l’UL de Montigny au 01 39 97 02 79 ou auprès de Lahoucine au 06 33 02 16 38.

        * 1 car :     RDV à SARCELLES à 13 h. au Centre Administratif Mairie Sarcelles 4 Place Navarre.

                             Inscriptions auprès de l’UL de Sarcelles au 01.39.90.77.17 ou auprès de Georges au 06 64 10 73 32


       
 * 1 car :    devant chez Dassault à Argenteuil

            * 1 car :    pour les Territoriaux Argenteuil

Espagne : viva la huelga (vive la grève)


En Espagne, depuis le lundi 18 jusqu’au vendredi 22 février, des milliers de salariés de la compagnie aérienne Iberia feront grève contre la suppression annoncée de 3 800 emplois, malgré les calomnies d’une presse qui ose encore les présenter comme des privilégiés et les agissements d’une police qui n’hésite pas à réprimer durement leurs manifestations.
      Ce qui est vrai de ce côté-là des Pyrénées l’est aussi de ce côté-ci : pour la survie du monde du travail, il est impératif d’interdire tous les licenciements, et ce n’est que par la lutte qu’on l’obtiendra.

Question Rased : entre Sarkozy et Hollande, Chatel et Peillon : la continuité


Sarkozy a largement anéanti les réseaux d’aides (Rased) des professeurs des écoles spécialisés, aux jeunes élèves de l’enseignement élémentaire qui en auraient besoin.
     Ayrault et Peillon disent vouloir les rétablir.
     On peut mesurer l’ampleur du rétablissement aux éléments suivants : dans le département du Nord, six postes Rased sont supprimés. Dans le Val d’Oise, un seul poste de ce type est recréé.
     On peut parler d’un rétablissement par le… vide.