dimanche 27 janvier 2013

Lounès Matoub : une rue Lounès Matoub à Argenteuil, la moindre des choses

Le chanteur kabyle contestataire Lounès Matoub était assassiné en juin 1998, durant ces années d'horreur de la guerre civile algérienne.
     Ces années ne furent pas seulement des années d'assassinats, d'intellectuels, de femmes, de militants, de simples personnes, elles furent des années d'inquiétude pour leurs familles des deux rives de la Méditerranée.
     Argenteuil est une ville où de nombreux Argenteuillais français ont encore des liens très importants avec leur pays d'origine, comme tous les habitants originaires d'un autre pays ou d'une autre région. Ces années 1990-2000 furent très dures pour ces Argenteuillais.
     La proposition est faite pour dénommée une nouvelle voix de la commune du nom de Lounès Matoub.
     Cela fera peut-être grincer des dents à quelques grincheux. Mais ce sera un beau signe de mémoire pour cet homme assassiné et d'amitié avec ces familles touchées par une décennie d'inquiétude et d'horreurs.

samedi 26 janvier 2013

Fonction publique : en grève le 31 janvier !


Les syndicats CGT, FSU et Solidaires de la Fonction publique appellent à une journée nationale de grève le 31 janvier dans tous les secteurs, pour protester contre la dégradation de tous les services publics causée par les suppressions massives d'emplois, et contre la baisse du pouvoir d'achat des agents.
     Cette dégradation du service public ne concerne pas seulement les salariés de la Fonction publique, elle frappe aussi les usagers qui vivent au quotidien la fermeture de bureaux de poste sous prétexte qu'ils ne sont pas assez rentables, les queues interminables à Pôle emploi ou dans tous les services sociaux et hospitaliers à cause du manque de personnel, les classes surchargées où leurs enfants ne peuvent pas travailler sereinement, etc. Que l'on soit travailleur du public ou du privé, chacun est concerné par la casse du service public.

14 HEURES
M° PORT-ROYAL

Peillon, c’est vraiment pas bon !


La réforme dit des « rythmes scolaires », de Peillon, le ministre de l’Education, risque de faire long feu. Elle pose tellement de problèmes qu’elle est un imbroglio.
     Elle offre la possibilité d’être reportée à la rentrée 2014. Mais peut-être même risque-t-elle d’être abandonnée complètement d’ici là.
      On est tellement loin avec cette usine à gaz d’une Ecole qui tiendrait compte vraiment de la nécessité d’offrir aux enfants un rythme d’activités et d’apprentissages scolaires répondant au rythme et à la croissance de l’enfant.

On ne peut perdre sa vie en la gagnant


Un ouvrier est mort écrasé par un arbre durant des travaux d’élagage à Valmondois. Il avait 25 ans.
     Les accidents du travail mortels font moins l’actualité que les faits divers de meurtres ou d’agressions.
     Ils sont tout aussi macabres. Et l’on sait comment en réduire, eux, le nombre, par la formation en particulier.

Education : la grande misère de l'Ecole pour les jeunes des milieux populaires : l'exemple du Lycée professionnel de Villiers-le-bel : une correspondance de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière


Lycée professionnel de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) : l'éducation, une priorité ? Des discours à la réalité

Mercredi 9 janvier, suite à un énième conflit avec un élève, une majorité des enseignants du lycée professionnel de Villiers-le-Bel ont décidé de cesser de travailler. Les conditions minimales pour le faire ne sont de fait plus réunies.
     Dans ce lycée qui a toujours été difficile, la situation s'est considérablement dégradée depuis quelques années, à cause d'une diminution drastique des moyens mais aussi en raison du travail calamiteux de la direction de l'établissement, qui préfère cacher les problèmes plutôt que de tenter de les régler. Les dysfonctionnements s'accumulent mais, de son point de vue comme de celui de l'Inspection académique (IA), peu importe si les enseignants font des cours ou de la garderie : l'important est de ne pas faire de vagues.
     Par exemple, la rentrée de septembre a eu lieu sans conseiller principal d'éducation (CPE), sans listes d'élèves, sans carnets de correspondance, sans trombinoscopes. Le logiciel qui gère l'appel et le cahier de textes n'a pas été utilisable pendant plus d'un mois. Les enseignants n'ont donc pas fait l'appel pendant plusieurs semaines. Des élèves ont choisi leur classe en se regroupant par affinité, donc souvent par quartier d'origine, et la direction du lycée a validé leur choix.
     Mais surtout ce sont des problèmes d'indiscipline, d'incivilités, de grossièreté, de violence qui pourrissent le quotidien du lycée. Les conflits se multiplient, laissant de moins en moins de place à la transmission des connaissances. L'absentéisme atteint des records. Des dizaines d'entre eux, qui n'apprennent plus rien, considèrent les enseignants comme des ennemis. Les enseignants sont placés devant le choix d'accepter d'être chahutés ou de s'engager dans des conflits à l'issue très incertaine, faute de soutien de la direction.
     Le grand mérite de cette mobilisation, qui a duré une semaine, est que les enseignants ont mis le doigt sur la plaie. Ils ont demandé à l'Inspection académique de se déplacer jusqu'au lycée et d'y faire un audit de l'ensemble des dysfonctionnements. Cette demande n'a pas été satisfaite. Une délégation a finalement été reçue à l'Inspection une semaine après le début du mouvement. Celle-ci a promis la visite d'un inspecteur pédagogique régional dans les prochaines semaines, de diligenter un audit dans les mois prochains (vraisemblablement durant l'année scolaire 2013-2014), ainsi que le paiement de la moitié de la semaine d'arrêt de travail.
     Même s'ils n'ont pas gagné grand-chose, les enseignants ont au moins voulu mettre un coup d'arrêt à cette dégradation sans fond. Car, même si la hiérarchie de l'Éducation nationale s'en moque, les jeunes des quartiers populaires ont droit comme les autres à un véritable cadre permettant de travailler dans la sérénité. L'école doit rester un lieu d'apprentissage, c'est l'attente de la grande majorité des élèves.
     Au prochain incident, qui malheureusement ne devrait pas tarder, les enseignants sont prêts à se mobiliser de nouveau. Et ils viennent de prouver qu'ils savent le faire.

                                                                                    Correspondant LO

Des enfants roms discriminés


À Ris-Orangis (Essonne), comme dans d’autres communes, il y a un camp de Roms. Et comme bien des maires, celui de cette ville de 27 000 habitants met toute la mauvaise volonté possible à en scolariser les enfants.
     Ce maire, qui est au PS, a ainsi organisé la séparation des enfants. Alors que tous ceux de la commune vont à l’école, ce qui est obligatoire, les enfants des Roms, eux, vont… au gymnase, où une enseignante spécialisée s’efforce de leur apprendre le français, tâche d’autant plus difficile qu’ils ne fréquentent pas les autres enfants.
     Le maire ne se cache pas d’organiser son petit apartheid contre l’avis de la directrice de l’école la plus proche. Il le justifie d’ailleurs en expliquant que c’est provisoire... puisqu’il essaye d’expulser le camp rom !

vendredi 25 janvier 2013

Guerre au Mali : l’armée française au service d’Areva


Le ministre de la Défense vient d’envoyer des forces spéciales protéger les installations minières d’Areva, au Niger. Voilà qui permet au trust français de l’uranium d’économiser les 4 millions d’euros par ans qu’il payait pour une société de sécurité privée. C’est la première fois que l’armée française participe aussi directement à la protection d’intérêts privés.
     Après 15 jours d’enfumage gouvernemental pour expliquer que l’intervention au Mali était destinée à défendre les droits de l’Homme au Sahel, c’est beaucoup plus clair comme ça : le vrai rôle des troupes françaises est de protéger les intérêts des grandes entreprises françaises.

Professeurs d’élèves décrocheurs : une seule solution, l’insertion par la titularisation


Parmi les enseignants des classes relevant de la mission d’insertion de l’académie de Versailles, il y a de nombreux contractuels. Ces derniers, conséquence d’une modification administrative, risquent de se retrouver à la porte.
     Ce serait fort de café à l’encontre de personnes qui permettent à des élèves décrocheurs âgés de 16 à 18 ans de retrouver la voie de la formation.
     Tous ces personnels, quel que soit leur statut actuel, ont fait l’affaire pendant des années.
     Il n’y a qu’une seule solution : la titularisation de tous !