lundi 21 janvier 2013

Carte Vitale en déroute pour des assurés sociaux pour qui elle est vitale


Des agents territoriaux en particulier peuvent voir bloqués depuis ces derniers jours leurs droits à la Sécurité sociale, suite à un problème technique selon la CNAM. Des salariés de la Ville d’Argenteuil sont dans ce cas.
     On imagine les désagréments que cela pose : devoir par exemple chez le pharmacien débourser la totalité du montant de l’ordonnance.

Ces travailleurs peuvent s’adresser à l’accueil de la DRH au poste 43 61, et ils peuvent individuellement se manifester sur l’adresse mail suivante accueildrh@ville-argenteuil.fr<mailto:accueildrh@ville-argenteuil.fr>, en mentionnant dans leur message leur nom, prénom et n° de sécurité sociale.

Bosch – Vénissieux : un exemple à méditer : un article du dernier numéro de l’hebdomadaire Lutte Ouvrière



Bosch - Vénissieux (Rhône) : les concessions ne garantissent rien
Les médias ont reparlé récemment de l'usine Bosch de Vénissieux, la citant en exemple, la présentant comme le « bon élève » : grâce au « dialogue social » et à des reculs acceptés par les salariés, l'usine et les emplois auraient été sauvés. Mais la réalité est bien différente.
C'est en 2004 que la direction, pour confier à l'usine une nouvelle production de pompes à injection diesel, avait menacé de supprimer 300 emplois si les travailleurs n'acceptaient pas, entre autres reculs, de passer aux 36 heures payées 35. La CFDT et la CGC, majoritaires, avaient signé. Quelques salariés seulement étaient partis.
Les effectifs, d'environ 800 embauchés, se sont maintenus jusqu'en 2008. Mais en 2009, avec la crise, il y a eu 70 jours de chômage, et en octobre il n'y avait plus que 650 salariés. En mars 2010, il y a eu un plan de « sauvetage » de l'emploi pour 153 postes. L'usine était menacée de fermeture, Bosch ne voulant plus produire ses pompes à Vénissieux.
Finalement, en 2011, la direction a décidé de reconvertir le site en une usine de montage de panneaux solaires. Les deux chaînes de montage ont démarré successivement début 2012. Actuellement, 200 personnes travaillent sur ces chaînes, et 150 sont toujours à la production de pompes à injection. Quelques dizaines ont été mutées à l'usine Bosch Rexroth mitoyenne. Depuis les fameux accords de 2004, au moins 300 emplois ont disparu.
L'usine devait être la première productrice de panneaux solaires du pays ; elle en a la capacité. Mais dès octobre 2012 le chômage partiel a commencé : il y aurait une surproduction de panneaux, une baisse des achats, la concurrence de la Chine qui ferait chuter les prix, etc. Au dernier trimestre 2012, 150 des 200 travailleurs affectés à cette production ont chômé 29 jours, et en janvier 2013 il était prévu de ne travailler que deux semaines sur quatre. La direction de Bosch n'annonce pas ses intentions mais, d'après des informations qui ont filtré, elle envisagerait de céder tout ou partie de sa filière solaire.
Pour les travailleurs, malgré les concessions et les reconversions acceptées, c'est donc de nouveau l'incertitude et l'inquiétude.
                                                                                                                   Correspondant LO

dimanche 20 janvier 2013

Argenteuil : la réduction de la précarité en marche chez les territoriaux

Depuis 2008, plus de 400 contractuels ont été titularisés parmi le personnel de la Ville d'Argenteuil.
    On ne doit pas s'arrêter en si bon chemin. Tous les employés "territoriaux" qui le souhaitent doivent être titularisés dans les meilleurs délais.

PSA-Aulnay : la grève se poursuit, une demande qui est la moindre des choses

Entamée depuis mercredi, la grève se poursuit à l'usine PSA d'Aulnay sous bois dont la direction veut la liquidation.
     Des habitants d'Argenteuil veulent rencontrer le maire d'Argenteuil pour qu'il les soutienne, financièrement en particulier.
     C'est bien la moindre des choses.
     Lors de la cérémonie traditionnelle des voeux à la mairie d'Argenteuil, le député maire a rappelé qu'il ne voulait qu'aucun Argenteuillais ne "reste sur le bord du chemin".
     Aujourd'hui, des travailleurs se défendent pour ne pas être éjectés du chemin demain. C'est bien volontiers que nous transmettons à nouveau la demande de rencontre entre ces grévistes habitants d'Argenteuil et le maire de la commune.

                                                                Patrice CRUNIL et Dominique MARIETTE

samedi 19 janvier 2013

31 janvier : un appel à la grève et à manifester pour la fonction publique


Les organisations syndicales CGT des fonctionnaires, FSU, Solidaires appellent tous les agents de la fonction publique, actifs et retraités (État, hospitalière, territoriale), à se mobiliser le 31 janvier 2013, journée de grève. Il s’agit d’un mouvement pour « l’emploi », « les salaires », « l’abrogation du jour de carence » et « l’amélioration du fonctionnement des services publics ».
     Il est effectivement nécessaire que les salariés indiquent leur refus de la politique gouvernementale, et de plus en plus massivement, dans la rue, dans la grève. On en sera.

Sanofi : les salariés ne se démobilisent pas !


Hier, jeudi 17 janvier, des centaines de travailleurs de Sanofi ont manifesté à Paris et à Lyon pour réclamer le gel des plans sociaux annoncés en juillet 2012. Les sites de Toulouse et Montpellier sont particulièrement visés. D’ici 2015, 914 suppressions nettes d’emplois et 800 redéploiements par mobilité interne, dont 300 d’une région à l’autre, sont prévus. Sans compter Sanofi chimie à Neuville-sur-Saône qui doit fermer fin 2013 avec une cinquantaine de personnes qui ne savent pas où elles iront.
     Sanofi, premier groupe pharmaceutique en Europe et devenue la première capitalisation du Cac 40 en 2012, a engrangé près de 9 milliards de bénéfices en 2011. Encore une direction à qui il faudrait imposer le partage du travail entre tous les salariés sans perte de salaire. Sanofi en a largement les moyens.

Médiator : une indemnisation qui ménage Servier


Depuis plus d’un an, les victimes du Médiator, cet antidiabétique prescrit comme coupe-faim par les laboratoires Servier, peuvent demander une indemnisation. Mais, à l’heure actuelle, sur les 7 721 dossiers de demande d’indemnisation, l’Office National des victimes d’accidents médicaux, n’en a étudié que 1 493. Et seuls 68 avis favorables ont été transmis à Servier pour une proposition d’indemnisation... A peine 5 % !
     Après des années d’impunité de Servier, les associations de malades vont donc devoir continuer le combat pour que soient réellement reconnus les dégâts du Médiator.

Détention : des conditions indignes en France

L’État vient d’être condamné à verser 12 000 euros de réparation au préjudice subi par un détenu à la maison d’arrêt de Valenciennes. Celui-ci, atteint de schizophrénie, a passé plus d’un an sans recevoir les soins appropriés avant d’être finalement transféré dans un hôpital psychiatrique.
     Avant cela, pendant son séjour à la maison d’arrêt, il avait même dû pendant plusieurs semaines dormir sur un matelas posé à même le sol, partageant sa cellule avec deux autres codétenus subissant l’entassement.
     Rendu public jeudi, ce jugement met en lumière, une fois de plus, la situation dans les prisons françaises : surpeuplées, avec des détenus souffrant de graves troubles mentaux ou de maladies graves sans aucune prise en charge médicale. La maison d’arrêt de Valenciennes en est un exemple mais ce n’est pas la seule.