dimanche 20 janvier 2013

Argenteuil : la réduction de la précarité en marche chez les territoriaux

Depuis 2008, plus de 400 contractuels ont été titularisés parmi le personnel de la Ville d'Argenteuil.
    On ne doit pas s'arrêter en si bon chemin. Tous les employés "territoriaux" qui le souhaitent doivent être titularisés dans les meilleurs délais.

PSA-Aulnay : la grève se poursuit, une demande qui est la moindre des choses

Entamée depuis mercredi, la grève se poursuit à l'usine PSA d'Aulnay sous bois dont la direction veut la liquidation.
     Des habitants d'Argenteuil veulent rencontrer le maire d'Argenteuil pour qu'il les soutienne, financièrement en particulier.
     C'est bien la moindre des choses.
     Lors de la cérémonie traditionnelle des voeux à la mairie d'Argenteuil, le député maire a rappelé qu'il ne voulait qu'aucun Argenteuillais ne "reste sur le bord du chemin".
     Aujourd'hui, des travailleurs se défendent pour ne pas être éjectés du chemin demain. C'est bien volontiers que nous transmettons à nouveau la demande de rencontre entre ces grévistes habitants d'Argenteuil et le maire de la commune.

                                                                Patrice CRUNIL et Dominique MARIETTE

samedi 19 janvier 2013

31 janvier : un appel à la grève et à manifester pour la fonction publique


Les organisations syndicales CGT des fonctionnaires, FSU, Solidaires appellent tous les agents de la fonction publique, actifs et retraités (État, hospitalière, territoriale), à se mobiliser le 31 janvier 2013, journée de grève. Il s’agit d’un mouvement pour « l’emploi », « les salaires », « l’abrogation du jour de carence » et « l’amélioration du fonctionnement des services publics ».
     Il est effectivement nécessaire que les salariés indiquent leur refus de la politique gouvernementale, et de plus en plus massivement, dans la rue, dans la grève. On en sera.

Sanofi : les salariés ne se démobilisent pas !


Hier, jeudi 17 janvier, des centaines de travailleurs de Sanofi ont manifesté à Paris et à Lyon pour réclamer le gel des plans sociaux annoncés en juillet 2012. Les sites de Toulouse et Montpellier sont particulièrement visés. D’ici 2015, 914 suppressions nettes d’emplois et 800 redéploiements par mobilité interne, dont 300 d’une région à l’autre, sont prévus. Sans compter Sanofi chimie à Neuville-sur-Saône qui doit fermer fin 2013 avec une cinquantaine de personnes qui ne savent pas où elles iront.
     Sanofi, premier groupe pharmaceutique en Europe et devenue la première capitalisation du Cac 40 en 2012, a engrangé près de 9 milliards de bénéfices en 2011. Encore une direction à qui il faudrait imposer le partage du travail entre tous les salariés sans perte de salaire. Sanofi en a largement les moyens.

Médiator : une indemnisation qui ménage Servier


Depuis plus d’un an, les victimes du Médiator, cet antidiabétique prescrit comme coupe-faim par les laboratoires Servier, peuvent demander une indemnisation. Mais, à l’heure actuelle, sur les 7 721 dossiers de demande d’indemnisation, l’Office National des victimes d’accidents médicaux, n’en a étudié que 1 493. Et seuls 68 avis favorables ont été transmis à Servier pour une proposition d’indemnisation... A peine 5 % !
     Après des années d’impunité de Servier, les associations de malades vont donc devoir continuer le combat pour que soient réellement reconnus les dégâts du Médiator.

Détention : des conditions indignes en France

L’État vient d’être condamné à verser 12 000 euros de réparation au préjudice subi par un détenu à la maison d’arrêt de Valenciennes. Celui-ci, atteint de schizophrénie, a passé plus d’un an sans recevoir les soins appropriés avant d’être finalement transféré dans un hôpital psychiatrique.
     Avant cela, pendant son séjour à la maison d’arrêt, il avait même dû pendant plusieurs semaines dormir sur un matelas posé à même le sol, partageant sa cellule avec deux autres codétenus subissant l’entassement.
     Rendu public jeudi, ce jugement met en lumière, une fois de plus, la situation dans les prisons françaises : surpeuplées, avec des détenus souffrant de graves troubles mentaux ou de maladies graves sans aucune prise en charge médicale. La maison d’arrêt de Valenciennes en est un exemple mais ce n’est pas la seule.

vendredi 18 janvier 2013

Education : « cherche prof désespérément »


Un parent, ulcéré que son fils, collégien à Eragny n’ait pas cours de maths depuis la rentrée, a passé une petite annonce sur « Leboncoin.fr ».
     Tout cela au moment où le ministre de l’Education, très content de lieu, discutaille de la « refondation de l’Ecole » !
     Au coin le ministre, et vite, tant que tous les postes ne seront pas pourvus !

Argenteuil : un pas, petit, de mieux, sur la fiche de paie, mais loin de ce qu’il nous faudra imposer à l’Etat


Ce matin, la CGT des Territoriaux d’Argenteuil organisait une information syndicale en mairie. Il s’agissait de demander l’avis du personnel sur les discussions en cours entre la CGT et la municipalité sur l’uniformisation des primes de grade et de fonction. Il s’agit de mettre un terme sur ce plan à une situation très hétérogène qui ne permet pas aux salariés de s’y retrouver. Cette négociation concernant les plus petits coefficients, ceux de la catégorie dit C de la fonction publique territoriale, la participation, en particulier de ces personnels, était très forte à l’assemblée. Comme conseiller municipal Lutte Ouvrière j’ai tenu à participer à cette information syndicale qui devrait, une fois l’accord final acquis, donner lieu à un vote en Conseil municipal, vote qui, pour nous, de notre part, ne fait aucun doute. Nous voterons les conclusions de cette négociation votées à l’unanimité des présents à la réunion de ce matin.
     Cette mise à plat, selon les dirigeants de la CGT, se traduira par un gain de plusieurs dizaines d’euros nets, voire davantage, pour nombre de travailleurs, et comme de bien entendu, par aucune perte pour personne.
     Tout ce qui va dans le sens d’une uniformisation et de davantage de transparence est bon pour les travailleurs.
      Même si ces augmentations, somme toute, limitées sont loin de rattraper la diminution du salaire réel opérée ces dernières années, et surtout de ce qui permettrait à chacun de vivre décemment.
     Comme la CGT l’a rappelé, ces primes ne comptent pas pour le calcul de la retraite. Et très justement, elle évoquait le cas d’une retraitée de la Ville qui, après 30 ans de travail, partait en retraite avec 800 euros seulement.
     La lutte pour une véritable augmentation des salaires pour tous reste à mener. Elle est urgente.
                                               Dominique MARIETTE