mardi 15 janvier 2013

Nos frères "sans papiers" : rassemblement devant la Sous-préfecture d'Argenteuil demain à 12 heures


information que nous transmettons bien volontiers :

"Collectif de soutien aux sans papiers du Val d’Oise
FAUT-IL MOURIR POUR DES PAPIERS ?
Rassemblement MERCREDI 16 JANVIER à 12H
Devant la sous-préfecture d’Argenteuil
pour la
Régularisation de tous les sans papiers
Nous comptons sur votre présence"
                                                               
                                                             J'y serai, D. Mariette




Les sans-papiers lillois en grève de la faim depuis 73 jours ont arrêté leur mouvement dimanche 13 janvier, suite aux premiers signes d’ouverture du préfet après une lutte de plus de deux mois. Les récentes manifestations à Paris et à Lille, ainsi que les rassemblements quotidiens depuis le 7 janvier devant le siège du PS, rue de Solférino à Paris, sous une banderole « Faut-il mourir pour avoir des papiers ? », ont manifestement rendu le gouvernement sensible, si ce n’est au sort des sans-papiers, tout du moins à l’image politiquement déplorable suscitée par ce scandale humanitaire.
     Mais si le préfet s’est engagé à « un examen bienveillant » des dossiers, il a rappelé qu’il le ferait « dans le cadre des textes en vigueur », avec « un calendrier échelonné » des demandes de régularisation.
    Car le PS au gouvernement ne veut surtout pas donner l’impression qu’il est capable de faire preuve de plus d’humanité et de tolérance que Sarkozy.



Education publique : là, jamais de miracle !


Pas de professeur de mathématiques dans un lycée public pratiquement depuis la rentrée. Un jeune professeur « contractuel » a bien tenté d’enseigner mais il a jeté l’éponge au bout de quinze jours. Depuis lors, rien pour ces élèves de 1ère, de 1èere S en particulier, et de Terminale STG. C’est la situation au lycée de Luzarches, dans le nord du département.
     On imagine cela dans les établissements privés du 95 ? a Bury par exemple ? Non, inimaginable, impensable.
     Quant au public, l’enfer n’est jamais très loin.

Musée de l’Education du Val d’Oise : il doit continuer à vivre : un communiqué de Lutte Ouvrière 95



Défense du musée de l’Education du Val d’Oise

Ouvert en 1982,le musée de l’Education du Val-d’Oise est un outil de culture et d’éducation.
     Aujourd’hui, son activité est remise en question par la réduction drastique de la subvention départementale décidée par la majorité de droite du Conseil général du 95. Trois licenciements sont envisagés.
     Comment s’étonner que ces conseillers généraux de droite s’attaquent à la culture, et au passé de l’Ecole lorsqu’ils n’ont eu de cesse de se taire pendant dix ans lorsque leurs amis politiques s’attaquaient en y mettant les grands moyens à l’école publique.
     Il reste à leur demander des comptes, et à obtenir de l’Etat une aide compensatrice qui évite les licenciements, et qui maintiennent en vie ce musée.

                                                                                  Le 15.1.13.


Ratp : extraits des bulletins Lutte Ouvrière et plus particulièrement du dépôt de Nanterr


Racket
Depuis le 1er janvier le ticket vendu à bord du bus a été augmenté à 2 euros.
     Les tarifs des transports augmentent bien plus vite que l’inflation.
     Et ce sont les voyageurs les plus pauvres qui prennent souvent des tickets à l’unité qui subissent le plus ces augmentations.


NANTERRE

la direction doit payer
Un bus en stationnement s’est fait verbaliser par la police dans la rue des 2 gares à Rueil.
On nous impose de stationner dans cette petite rue le temps des travaux de la gare routière, si ça gène la circulation ce n’est pas de notre faute.
C’est à la direction de payer les PV !

on nous met devant le fait accompli
Sur le 244, le STIF vient de décider subitement que nous devions faire la nuit pour le mois de mars.
Les conséquences pour nos plannings et nos changements de service, le STIF et la direction ne s’en préoccupent pas.
Nous n’avons pas à subir les conséquences des modifications de ligne, à eux de s’arranger.

il faut embaucher
Tous les jours il y a des appels radio pour demander des volontaires pour travailler pour le dépôt.
Alors qu’il y a plus de 3 millions de chômeurs officiels dans le pays, tous les voyageurs peuvent ainsi savoir qu’à la RATP on préfère faire des heures supplémentaires plutôt qu’embaucher.

le reste de l’année, c’est pas du gâteau
Comme chaque année nous avons eu le droit à la galette au dépôt, sensée améliorer les relations entre nous et l’encadrement.
Mais tout ceci ne nous fera pas oublier tout ce qu’elle nous fait subir le reste de l’année avec les suppressions, les attaques sur conditions de travail etc.


Ali Ziri : un communiqué du Comité Vérité et Justice pour Ali Ziri


Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri.                14/01/2013


Communiqué  de presse pour l’appel de l’ordonnance de non lieu dans l’affaire Ali Ziri.


Une ordonnance de non-lieu a été rendue dans l'affaire Ali Ziri, retraité algérien de 69 ans mort en juin 2009 suite à des violences policières lors de son interpellation à Argenteuil.

Non lieu incompréhensible pour la famille et le Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri, en effet,en dépit d’expertises accablantes,  en 3  ans d’enquête il n’y a eu ni reconstitution des faits, ni audition par un juge des policiers impliqués et des témoins.

 C’est pourquoi Maître Stéphane Maugendre a fait appel de l’ordonnance de non-lieu devant la Chambre de l’instruction de la Cour de Versailles. L’audience aura lieu Jeudi 17/01 à 9H, 5 rue Carnot à Versailles.



lundi 14 janvier 2013

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du 14.01.13.


La droite réactionnaire se fait entendre ? Aux travailleurs d’en faire autant !
Alors que l’armée française est entrée en guerre au Mali, alors que le patronat prépare des attaques sans précédent contre les travailleurs, qu’est-ce qui fait débat ? Le mariage homosexuel !
     Certes, les opposants au mariage homosexuel ont fait une démonstration de force. La manifestation de dimanche n’était peut-être pas à la hauteur de leurs espérances mais elle était importante. L’église catholique avait mobilisé ses réseaux depuis des semaines, non seulement les plus réactionnaires, ceux qui se disent encore opposés au divorce ou à l’avortement, mais aussi plus largement ceux qui sont contre l’adoption pour les couples homosexuels.
     Mais si le débat a pris cette ampleur, c’est que la droite l’a monté en épingle et a pris la manifestation en marche. Pour Copé, le chef mal élu de l’UMP, il ne pouvait y avoir meilleure occasion pour ressouder son camp. « Défendre la famille », c’était le prétexte rêvé pour mener sa première grande offensive politique contre Hollande. Mais quelle hypocrisie !
     Il y a dans le pays plus d’un million d’enfants qui vivent dans des familles recomposées, près de trois millions dans des familles monoparentales, principalement avec la mère.
     Et n’en déplaise aux conservateurs de tout poil, les couples homosexuels existent et sont nombreux. Ils peuvent avoir une vie affective et familiale aussi équilibrée que n’importe qui : ils doivent avoir les mêmes droits.
     Ce n’est pas le mariage homosexuel qui menace « l’équilibre familial », ce sont les attaques du patronat et des gouvernements qui se succèdent, qu’ils soient de droite comme de gauche.
      Quelle vie de famille pour celui qui travaille la nuit, en équipe ou en horaires décalés ? Quel équilibre pour les enfants qui ne voient pas leurs parents parce qu’ils ont été forcés de travailler à l’autre bout du pays ? Quel épanouissement du père, de la mère, des enfants, quand on n’a pas de logement digne ? Quand on n’arrive pas à joindre les deux bouts ?
     La droite se sert de cette manifestation pour se prévaloir d’être la seule opposition. Que la première grande manifestation contre Hollande vienne de ce camp doit être un avertissement pour les travailleurs. Car la droite n’est pas seulement conservatrice, elle est surtout anti-ouvrière. Sans que la droite n’exerce véritablement de pression, Hollande a repris la politique de Sarkozy, qu’en sera-t-il si elle se met en ordre de bataille ?
     Si les travailleurs ont une leçon à tirer de cette manifestation, c’est qu’ils doivent occuper le terrain politique. Ils ont mille fois plus de raisons d’aller manifester ! La crise menace l’emploi et la vie de millions de travailleurs, le chômage et la misère gangrènent la société. La mobilisation des travailleurs contre les responsables que sont le grand patronat et le gouvernement aurait une toute autre légitimité car ils ne se battraient pas seulement pour leurs intérêts mais pour toute la société.
     Les travailleurs ont la force pour cela : ils ont la force du nombre et ils peuvent peser non seulement en manifestant mais aussi en faisant grève, en occupant les usines. Ils peuvent bloquer tout le fonctionnement de la société.
     Cette manifestation montre que nous sommes, nous les travailleurs, bien en retard. Il est vrai que ceux qui devraient organiser le combat, les chefs des confédérations syndicales, s’y refusent, quand ils ne rallient pas l’adversaire comme cela s’est produit avec « l’accord sur l’emploi ».
     Car la signature de la CFDT, CFTC et CGC est une nouvelle reddition. Les dirigeants de ces syndicats prétendent que c’est une victoire parce qu’ils ont imposé au patronat la taxation des contrats courts. C’est une fumisterie : les missions d’intérim, les remplacements de salariés malades et en congés maternité ne sont même pas concernés !
     Quant aux mesures sur la flexibilité, elles sont faites pour rendre les salariés corvéables à merci et pour rendre les licenciements plus rapides et plus faciles.
     Bien des travailleurs ont déjà été forcés de choisir entre des baisses de salaire, une mutation à l’autre bout du pays, un allongement de la durée du travail, la suppression de RTT, ou le licenciement. Eh bien, ce chantage patronal va devenir la loi, une loi du PS ! C’est inacceptable, il faut le combattre.
     Et seuls les travailleurs peuvent le faire. Aux travailleurs de dire ce qu’ils pensent de leurs directions syndicales. Aux travailleurs de les pousser à prendre l’initiative !



"Sans-papiers" de Lille en grève de la faim : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière n°2219



Grève de la faim des sans-papiers :
« faut-il mourir pour être régularisé ? » »
À Lille, depuis le 2 novembre, plus d'une centaine de personnes, dont une majorité de travailleurs d'origine algérienne, mènent une grève de la faim, par désespoir, car malgré leurs démarches et le changement de gouvernement elles n'obtiennent toujours pas leur régularisation.
     Après deux mois, une quarantaine d'entre elles sont toujours en grève de la faim, alternant les séjours aux urgences pour des perfusions et les nuits sous une tente sur le parvis de l'église Saint-Maurice de Lille, église dont elles ont été expulsées la veille des fêtes de Noël à la demande de l'évêché. Et le 30 décembre, deux Algériens en grève de la faim depuis 59 jours ont été expulsés du territoire sur ordre du ministère de l'Intérieur.
     Au lieu de Sarkozy, les préfets sont maintenant aux ordres de Valls et Hollande. Mais ils exigent des sans-papiers, même pour les régulariser provisoirement, des contrats de travail, des fiches de paie, des promesses d'embauche, des certificats prouvant leur domiciliation, leur présence en France depuis des années, etc. Autant de papiers qu'il est impossible de fournir en totalité pour ces travailleurs et leurs familles, qui vivent et travaillent clandestinement justement faute des papiers officiels que le gouvernement Hollande continue obstinément de leur refuser !


Et pourquoi pas rétablir la prison pour dettes ?

La mairie, socialiste, d’Ustaritz dans les Pyrénées Atlantiques a envoyé une policière municipale pour chasser de la cantine communale une fillette de cinq ans. Le crime de la gamine ? Ses parents divorcés se renvoyaient la balle pour payer une ancienne facture de cantine d’un montant de 170 €.

Cette décision choquante a provoqué une levée de boucliers jusqu’au sommet du ministère de l’Éducation nationale. C’est bien le moins. Mais qu’une telle mesure ait pu être imaginée et mise en œuvre indique comment les questions de fric polluent la vie sociale, y compris dans les détails dérisoires.