mardi 8 janvier 2013

Le profit tueur de vieilles dames


Une femme de 94 ans a été expulsée de la maison de retraite où elle vivait depuis deux ans, en plein hiver. Et cela parce ses enfants ne payait pas les 124 euros par jour - près de 4000 € par mois - extorqués aux personnes âgées ou à leurs famille par ce genre d’institution.
     Etre rançonnées dans des machines à fric gérées de plus en plus souvent par des grands groupes ou finir ses jours dans la solitude et l’isolement quand elles n’ont qu’une pension de misère, voilà le sort que réserve aux personnes très âgées cette société qui a un portefeuille à la place du cœur.

Réquisition : le pied de biche populaire, ça marche !


Tandis que la ministre du Logement reporte à plus tard (jusqu’à quand ?) la réquisition des logements vides, sous prétexte de respecter des procédures juridiques interminables, des associations ont décidé d’appliquer elles-mêmes les réquisitions.
     Et elles en trouvent des immeubles entièrement vides et immédiatement occupables  ! Les militants du DAL et de « Jeudi noir » ont pu ainsi reloger 14 familles dans un immeuble parisien.
      L’action de la population, voilà une méthode pour faire face à l’urgence.

Portugal : le début de la faim ?


Au Portugal de plus en plus d’écoliers ne mangent pas à leur faim et souffrent de carences alimentaires. Un directeur d’école d’un quartier défavorisé de Lisbonne a choisi d’ouvrir sa cantine durant les 15 jours des vacances de Noël. Une quarantaine d’élèves de 4 à 18 ans ont bénéficié de repas gratuits.
     Le gouvernement qui a subventionné les banques à coups de milliards, consacre depuis septembre 2012 quelques milliers d’euros pour offrir des petits déjeuners aux élèves qui ont faim. Mais pour arrêter la catastrophe économique et permettre à tous de manger à leur faim, il faudra imposer une diète sévère aux banquiers et à aux capitalistes. Certains amélioreraient leur ligne, mais aucun ne risquerait de mourir de faim.

Mariage pour tous : la campagne réactionnaire et hypocrite de l’enseignement catholique


Recadrée par le ministre de l’Éducation nationale pour avoir proposé d’organiser des débats dès le collège sur le droit au mariage pour tous, donc pour les homosexuels, la direction de l’enseignement catholique prétend être victime d’une « guerre scolaire ».
     On imagine les débats très nuancés qui pourraient se tenir avec comme intervenant l’évêque de Lyon, qui estimait en septembre que « le mariage pour tous ouvrait la voie à la polygamie et à l’inceste » !
     En se posant en victime, l’enseignement catholique et tous les réactionnaires de droite ou d’extrême droite qui volent à son secours, entretiennent surtout le buzz pour préparer leur manifestation de dimanche...

lundi 7 janvier 2013

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du 7.01.13.



Contre les coups du patronat, faire de 2013 une année de luttes

Le gouvernement a, paraît-il, pris de bonnes résolutions. Il a décidé de… communiquer davantage ! Face aux sondages désastreux, le Premier ministre veut croire avoir péché par manque d’explication. À l’occasion des vœux, les ministres sont donc invités à se déployer pour faire de la « pédagogie ».
     Mais le problème ne tient pas au manque de communication, il tient à la politique menée. En huit mois, le gouvernement PS n’a pas pris une seule mesure pour stopper les licenciements et s’attaquer aux bas salaires. Il n’a pas même été capable d’augmenter le Smic, car + 0,3 % ce n’est pas une augmentation, c’est de la provocation ! En 1981, Mitterrand l’avait augmenté de 10 %. Oh, la mesure n’avait pas coûté bien cher au patronat puisqu’elle avait été compensée par une baisse de cotisations !
     Alors que le Smic ne sera relevé que de 0,3 %, le gouvernement a autorisé 2,4% de plus pour les tarifs réglementés du gaz, 2,5 % de plus pour l’électricité, entre 2 % et 2,5 % pour le train. En ce début 2013, il a donc programmé l’appauvrissement des smicards.
     Si le gouvernement laisse les travailleurs et les chômeurs dans la galère, il comble le grand capital. Il a rassuré les financiers au point que la Bourse a terminé l’année 2012 en fanfare. Il a ravi jusqu’à Parisot, la patronne du Medef, qui ne s’attendait pas à ce que Hollande lui fasse un cadeau équivalent à 20 milliards de baisse de cotisations sociales alors que Sarkozy n’en avait promis que 13. Le gouvernement Hollande-Ayrault fait comme tous les gouvernements : il sert les maîtres de l’économie.
     La seule chose que la droite peut reprocher à Ayrault, si le gouvernement ne l’enterre pas, c’est la taxe de 75 %. Mais que la polémique soit alimentée par Depardieu, montre qu’il s’agit d’abord et avant tout de cinéma. Les affaires sérieuses se situent à un tout autre niveau. Et parmi elles, il y a les négociations qui se déroulent en coulisse depuis des mois entre patronat et syndicats.
     Quel que soit leur dénouement, qu’il se trouve des dirigeants syndicaux pour s’abaisser à signer ce prétendu accord ou que le gouvernement tranche par la loi, c’est le patronat qui imposera ses exigences de flexibilité.
     Hollande a déjà repris à son compte le chantage patronal en osant déplorer « la peur de l’embauche pour les employeurs ». Quand on sait que 80 % des embauches se font en CDD et que du jour au lendemain les intérimaires peuvent se retrouver à la porte, c’est une sinistre plaisanterie ! Le patronat n’a déjà pas beaucoup de contraintes, mais il n’en veut plus du tout. Il veut une main-d’œuvre corvéable et malléable à merci. Il veut pouvoir licencier le plus vite possible, le moins cher possible. En entrant dans son jeu, le gouvernement fait la politique des licencieurs.
Le recul des conditions de vie pour les classes populaires, l’aggravation de l’exploitation n’ont rien à voir avec la fatalité, ils résultent de la guerre de classe que le patronat mène aux travailleurs avec la complicité du gouvernement.
     Alors, les travailleurs ont à combattre tout à la fois la politique patronale et la politique du gouvernement. Seules les luttes, les plus massives possibles, les plus déterminées, peuvent les empêcher de nous faire reculer. Oui, les luttes sont difficiles et aucune n’est gagnée d’avance, mais si les travailleurs ne défendent pas eux-mêmes leurs intérêts, ils sont sûrs de perdre.
     Aucune baguette magique n’arrêtera les licenciements et les fermetures d’entreprise en 2013. Tout porte à croire que l’hémorragie va continuer. La nouvelle année commence d’ailleurs avec l’annonce de mise en cessation de paiement de Virgin Megastore.
     La direction de Virgin veut fermer 26 magasins et licencier ses 1100 salariés : il faudrait le lui interdire ! La direction de Virgin aligne les mauvais chiffres, mais elle fait comme tous ceux qui veulent noyer leur chien et prétendent qu’il a la rage. Toujours est-il que cette chaîne de magasins appartient au fonds d’investissement Butler Capital qui gère quelque 500 millions d’euros et son principal actionnaire, Walter Butler, est un baron de la finance. Alors, le forcer à maintenir les emplois ne le mettrait pas sur la paille.
     À Virgin comme à PSA, Electrolux, SFR, Sanofi, il faudrait interdire les licenciements. L’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire doivent devenir le combat de tous les travailleurs, l’objectif des luttes les plus massives. Le monde du travail doit se mobiliser pour ses propres priorités : les emplois, les salaires et les retraites. C’est la seule bonne résolution qui vaille pour 2013 !

2013


une



« mentalement » : et pourquoi pas la conception, une opération du « saint-esprit ».


Le Pen père a déclaré qu’il participerait « mentalement » à la manifestation contre le mariage homosexuel.
      Il ne nous dit pas si son esprit marchera sur deux pattes. Mais on peut s’attendre à tout de la part de ce chantre de Jeanne d’Arc bien connue pour avoir prétendu entendre des voix.

Légion d’horreur : aux licencieurs, la patrie reconnaissante


Au milieu des sportifs, anciens ministres ou anciens combattants, la dernière promotion de la légion d’honneur récompense les milieux patronaux. Le président de Casino, Jean-Charles Naouri, est promu « officier », Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, « commandeur ». Ont été élevés à la « dignité de Grand-Croix » (le plus haut grade) l’ancien PDG de Renault, Louis Schweitzer, et Yvon Gattaz, l’ancien patron du CNPF.
     Au bout de combien de licenciements a-t-on droit à une petite tache rouge à son veston ?