mercredi 10 octobre 2012

Argenteuil : un lycée privé à Argenteuil ? Nous ne sommes pas d’accord !


Dans l’ordre du jour du prochain Conseil municipal d’Argenteuil de ce lundi 15 octobre, un point concerne l’avenir de la « friche Balzac », un grand terrain disponible près le la gare du Val d’Argenteuil, au Val-Sud.
     Elle abritait naguère un parking, une tour de bureaux qui n’a pratiquement jamais été utilisée, une sorte de dalle paysagère pour la promenade. C’est là que l’Ecole Alsacienne de Paris envisageait de s’installer, mais le projet a été abandonné.
     Aujourd’hui, il s’agirait certes de construire des équipements publics, mais aussi… un lycée privé, une extension de l’Ecole Sainte-Geneviève du quartier Orgemont.
     Bref, les établissements publics d’Argenteuil du secondaire, dont certains connaissent les difficultés liées au phénomène d’ « évitement » par certains milieux sociaux, et en particulier les plus aisés, peuvent être inquiets pour l’avenir. En tout cas, pourquoi contribuer à aggraver une spirale qui, aggravant les difficultés de l’école publique, se retourne, à un moment ou à un autre, contre l’ensemble de la société.
     En tout cas, une Municipalité « laïque » et « publique » n’a pas à aider, de près ou de loin, les projets du diocèse de Pontoise et les tenants d’une école éclatée entre celle des riches et des pauvres.
     En tout cas, c’est le point de vue des élus de Lutte Ouvrière. (à suivre)

L’affaire de l’amiante : des responsabilités diffuses mais bien réelles


Martine Aubry est à son tour mise en cause dans l’enquête menée sur les dégâts causés par l’amiante, en tant que directrice des relations du travail au ministère du Travail entre 1984 et 1987.
Il n’aurait pas été possible que l’amiante, dont on connaissait la dangerosité déjà avant la Première Guerre mondiale, puisse être utilisé tout au long du siècle et de façon massive sans que de nombreuses personnalités haut placées soient complices.
Martine Aubry a une longue carrière au service du patronat derrière elle ; rien d’étonnant qu’elle se retrouve impliquée dans la longue chaîne de responsabilités qui explique que l’amiante ait continué à être utilisé pendant des dizaines d’années.

Bisphénol A : la santé publique incompatible avec le capitalisme


Les industriels cherchent à peser sur le Sénat pour éviter le vote de la loi prévoyant l’interdiction du bisphénol A dans tous les contenants alimentaires. Ce produit – interdit dans plusieurs pays – est considéré comme dangereux, en particulier pour les enfants de moins de trois ans. Un an après l’adoption de cette loi au parlement, les industriels prétendent toujours que les délais imposés sont « incompatibles avec la réalité industrielle ». Laisser le choix de la production d’objets nocifs à des industriels qui ne voient que par leur profit, revient à tolérer la mise en danger de la vie d’autrui.

SMIC : la moitié des branches en dessous du SMIC


Trois mois après la dérisoire revalorisation du Smic par le gouvernement, 91 des 175 branches de plus de 5 000 salariés, soit six millions de salariés, demeurent avec un salaire de base inférieur au Smic.
La loi suspend en effet la mise à niveau des minima conventionnels à une négociation annuelle… laissée elle-même à l’initiative du patronat. Autant dire que, sur cette question comme sur d’autres, rien ne le contraint. Il faudrait au patronat une piqure de rappel. Une lutte par exemple.

Combattons l’antisémitisme


Samedi dernier, des tirs à blanc ont visé une synagogue d’Argenteuil.
           Quand des imbéciles ou des sbires de l’extrême-droite attaquent un lieu de culte, juif ou musulman, l’antisémitisme ou le raciste orduriers se cachent derrière ce genre de provocations odieuses.
            Quand on s’attaque aux fidèles juifs ou musulmans, que l’on soit religieux ou athées, ce sont la vie de tous, de toute la population qui est en jeu.

mardi 9 octobre 2012

Journée du 9 octobre : un communiqué de Nathalie Arthaud


Des dizaines de milliers de travailleurs ont manifesté aujourd’hui pour affirmer que seule la lutte collective peut payer

     Les manifestations d’aujourd’hui ont montré qu’il y a dans ce pays des dizaines de milliers de travailleurs conscients que face au patronat, seule la lutte collective peut payer, et que face à un gouvernement de gauche, ils ne resteront pas l’arme au pied.
     Contre le chômage, la seule mesure efficace du point de vue des travailleurs est l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution des salaires. Et il faudra un mouvement général de l’ensemble de la classe ouvrière pour imposer cela.
     Aujourd’hui, ceux qui se sont mobilisés sont minoritaires, mais leur mobilisation est un gage pour l’avenir. Car il est certain que, dans cette période d’aggravation de la crise, l’avidité du patronat et la couardise du gouvernement vis-à-vis des ces patrons petits et grands, pousseront inévitablement les travailleurs à se défendre collectivement et massivement. Et alors, les travailleurs seront en position d’imposer les mesures vitales pour eux face à la crise.
                                                                                                 Nathalie Arthaud, le 9.10.12.

Salon de l'auto : la présence des forces de l'ordre... patronal

Des centaines de salariés de l'automobile mais également d'autres entreprises menacées par les licenciements ont manifesté autour et alentours du Salon de l'auto ce matin. Un comité d'accueil de forces dites de l'ordre protégeaient le Salon avec la volonté d'empêcher ceux qui produisent les voitures de s'en approcher.
     Hier, le premier ministre Ayrault disait comprendre les travailleurs qui prévoyaient de manifester au Salon de l'auto. Mais à ce que l'on sache, il n'est pas  le chef de la police ?

RATP : extraits des bulletins Lutte Ouvrière du 6.10.12.


Non aux suppressions d’effectifs

Comme ailleurs à la RATP depuis plusieurs années, il y a des suppressions d’emploi. On est aujourd’hui moins nombreux qu’en 2004 et de 600 à 700 emplois sont supprimés tous les ans dans tous les secteurs, machinistes, ouvriers de maintenance, en station etc.
     Et bien sûr l’activité ne diminue pas et nos conditions de travail se dégradent. Alors le 9 octobre nous devons être le plus nombreux possible de la RATP dans la rue et en grève.  

Machisme pas mort

La RATP a ouvert un nouveau pôle de formation et de maintenance en bordure du périphérique.
     L’architecte se félicite de son œuvre dans ces termes : “ je voulais un bâtiment viril qui soit à l’image des gens qui travaillent sur ce site”.
     Personne n’a averti ce macho qu’il y a du personnel féminin dans les ateliers.

Les voies de la RATP sont impénétrables

La RATP a refusé une affiche publicitaire pour la fiction d’Arte consacrée aux jeunes séminaristes.
     Le motif c’est qu’on voit une main de femme dans le dos d’un prêtre.
La RATP ne nous avait pas habitués à tant de pruderie avec toutes les affiches faisant la publicité des dessous féminins.
     C’est à y perdre son latin...

Déjanté

Sur le 304, un régulateur à demandé à un machiniste de continuer à rouler, en charge, avec une roue crevée sur la remorque.
Avec cette obsession de ne pas perdre de kilomètres faudra-t-il aussi pousser les bus quand ils seront en panne ?

organisation au rabais

Dimanche 30 septembre, le boulevard Wallace à Puteaux était fermé à cause de la brocante et rien n’avait été prévu pour faire dévier les bus.
     La brocante à pourtant lieu tous les ans et un machiniste avait prévenu la veille que des barrières étaient en train d’être mise dans la rue.
Il parait que diriger c’est prévoir…

les casseurs

À Grande Arche, plusieurs d’entre nous se sont retrouvés enfermés dans la salle des machinistes. C’est dire la qualité du matériel RATP.
     On est venu casser la serrure de la porte pour nous libérer. Fallait pas se donner tant de peine, on aurait pu attendre le serrurier.

Anonymous
Le directeur du département est venu nous faire une petite visite à Nanterre.
Il est passé vite fait dans la salle des machinistes, serrant les mains au passage sans même que personne ne sache qui il était.
Il préfère sûrement éviter quelques questions embarrassantes sur nos conditions de travail.