Des travailleurs d'une société qui, à Roissy, transporte les passagers de nombreuses compagnies, de l'aérogare à l'avion sont en grève. Les craintes sur l'emploi sont à l'origine du mouvement. Des perturbations sur les vols sont à prévoir. Sans travailleurs, le travail ne se fait pas.
mardi 26 juin 2012
Scolarisation des enfants de moins de trois ans : un effondrement dangereux
En 2000, 35% des enfants de deux ans étaient scolarisés. Une décennie plus tard, ils ne sont plus que 14%.
Cette chute a été en partie compensée par différentes formes d'assistance et de garde de ces enfants.
Pour de nombreux élèves des milieux populaires, rien ne peut remplacer cet accueil dans les écoles maternelles qui ont été depuis des années pourtant dans le collimateur des gouvernements et de leurs vagues répétées de suppressions de poste.
Amazon : pas de quoi remettre en selle l'emploi
Depuis deux jours, ministres et journalistes s’extasient parce qu’Amazon.com
devrait ouvrir une nouvelle base logistique à Chalon-sur-Saône et créer
plusieurs centaines d’emplois. Le chômage est tel que des milliers de candidatures
ont déjà été reçues.
Mais il n’y a pas de quoi s’extasier : une partie des emplois seront
saisonniers et en intérim et ils ne compensent pas tous les emplois supprimés
ces dernières années dans la région. La filiale Europe du groupe Amazon est
domiciliée au Luxembourg pour réduire ses impôts. L’objectif d’Amazon n’est ni
de créer des emplois, ni de favoriser l’économie d’une région, c’est de faire le
maximum de profit. Pour cela il mégote sur tout et racle pour obtenir des
subventions de partout. Montebourg, présent à la conférence de presse, a promis des aides publiques. Le porte-parole d'Amazon a déjà admis ce matin à la radio, le chiffre de 3000 euros d'aide publique par emploi...
SMIC : loin du compte
Smic : la vraie-fausse augmentation
L’augmentation
du SMIC sera si dérisoire – moins de 20 € net par mois - qu’elle ne changera
rien pour les travailleurs qui doivent vivre avec le SMIC.
Cela n’empêche pas les représentants
patronaux de sortir le couplet sur le sort des milliers de petites entreprises
que cela mettrait, selon eux, en danger menaçant des dizaines de milliers
d’emplois. En criant fort sans avoir mal, ils trouvent l’oreille du
gouvernement.
Pour une vraie augmentation de leurs
salaires, les travailleurs devront l’imposer collectivement au patronat.
0,6 % de plus c’est deux fois plus que
0,30%, mais c’est toujours presque zéro
Pour
donner un peu d’allant à cette hausse dérisoire, M. Sapin, le ministre du
Travail, la compare au dernier « coup de pouce » (augmentation moins
inflation) de Sarkozy. C’est vrai qu’au pays des aveugles, les borgnes sont les
rois. Mais les travailleurs veulent surtout voir la couleur d’une véritable
augmentation de leurs salaires.
lundi 25 juin 2012
Editorial des bulletins d'entreprise LUTTE OUVRIERE du 25.06.12.
Derrière le changement, la continuité
Dans
une récente interview télévisée, Laurence Parisot, présidente du Medef, a tenté
de faire pleurer dans les chaumières en contant les malheurs des patrons
français dont les marges se rétrécissent de plus en plus… Petite scène destinée
à montrer que le patronat n’est pas content à l’idée d’augmenter le Smic. Et
Parisot d’affirmer que la moindre augmentation du Smic au-delà de ce que
prescrit la loi, ce sont des centaines de petites entreprises qui sont poussées
à mettre la clé sous la porte et donc des dizaines de milliers d’emplois qui
sont supprimés ! Ben voyons !
Cela fait plusieurs années qu’il n’y a pas
eu le moindre « coup de pouce » au Smic et pourtant le chômage n’a
cessé d’augmenter. Et les suppressions d’emplois ne sont pas le fait du
boulanger de quartier ou du petit entrepreneur en bâtiment qui, au demeurant,
quand ils sont poussés à la fermeture ne le sont pas parce que leurs salariés
sont trop bien payés mais parce qu’ils sont étranglés par leurs banquiers ou
par leurs donneurs d’ordre.
Mais c’est le trust Peugeot qui prépare
son plan de fermeture de l’usine d’Aulnay, avec 3 400 licenciements directs à
la clé, 9 000 peut-être en comptant les sous-traitants, depuis trois ans, sans
aucun rapport avec le montant du Smic.
Parisot n’a vraiment aucune raison de
s’affoler. La presse estime que le « coup de pouce » sera de l’ordre
de 6,6 euros par mois ! Et encore, seulement pour les smicards. Voilà ce
qui mesure le « changement » promis par Hollande en matière de
pouvoir d’achat. Toutes les familles ouvrières ont pourtant de plus en plus de
mal à joindre les deux bouts et on vient d’annoncer une nouvelle hausse du gaz
et de l’électricité, sans parler de tout le reste.
Une autre annonce mérite d’être confrontée
à celle-ci. Pendant sa campagne, Hollande avait promis de doubler le plafond
des dépôts sur le livret A. Finalement, il sera un peu augmenté mais pas
doublé. C’est que les banquiers ont bruyamment protesté contre une mesure qui
risquait de les léser – et le gouvernement s’est poliment exécuté.
Hollande vient de passer ses 50 premiers
jours à l’Élysée. Il a déjà épuisé son stock de gestes symboliques destinés à
l’électorat populaire pour montrer sa différence avec la droite. Maintenant, il
passe aux « choses sérieuses ». À la place de l’austérité de droite,
nous aurons la rigueur de gauche, à commencer par des suppressions d’emplois
dans la Fonction
publique.
Le patronat, de son côté, ne se gêne pas
pour annoncer de nouveaux plans de licenciements, nullement impressionné par
l’agitation de Montebourg. Il est vrai que le ministère de ce dernier n’est pas
celui du « Sauvetage des emplois », mais celui du « Redressement
productif » !
Le temps du slogan électoral, « Le
changement c’est maintenant », est terminé. Seuls les dirigeants
politiques ont changé mais la politique reste celle dictée par le grand
patronat.
Mélenchon et ceux qui se sont agités
derrière lui, le PCF principalement, se font aujourd’hui plus critiques,
accusant Hollande d’avoir « capitulé face à Merkel ». Comme si
Hollande avait besoin de Merkel pour mener la politique du grand patronat
français ! Il n’est pas facile de critiquer comme si on était dans
l’opposition tout en proclamant fièrement qu’on est de la majorité
présidentielle ! Mais il n’y a pas besoin de traverser le Rhin pour tomber
sur le véritable ennemi : le grand capital.
Nous n’avons rien à attendre de bon de ce
gouvernement. Nous ne pouvons pas espérer qu’il résorbe le chômage car pour
cela il faudrait qu’il impose l’interdiction des licenciements, à charge pour
le grand patronat de financer le maintien des emplois. Nous ne pouvons pas
espérer qu’il améliore le pouvoir d’achat des travailleurs car cela n’est
possible qu’en prenant sur les profits des entreprises et, au besoin, sur la
fortune de la bourgeoisie. Le gouvernement ne prendra pas plus des mesures
coercitives à l’égard du grand patronat et des banquiers que n’en a pris son
prédécesseur. Hollande, comme avant lui Sarkozy, gouverne pour le compte de la
bourgeoisie.
Nous ne pouvons compter que sur notre
propre force. Mieux vaut le savoir, plutôt que de croire les faiseurs
d’illusions. Mais sachons aussi que, malgré la pression du chômage, la force,
nous l’avons. Ce sont les entreprises qui tournent qui assurent la vie
économique du pays mais aussi les profits des actionnaires capitalistes.
Ce sont eux qui dépendent de nous, pas
l’inverse. Le jour où nous en serons collectivement conscients, nous imposerons
notre droit au maintien de notre emploi et de notre pouvoir d’achat, notre
droit à la vie !
Livret A : les banques épargnées
Durant
sa campagne, Hollande s’était engagé à doubler le plafond du livret A. Cette
mesure était censée encourager, un peu, la construction de logements sociaux.
Mais, selon le Journal du Dimanche, le gouvernement a repoussé cette promesse,
et il ne s’agirait plus de doubler le plafond. Si le gouvernement recule ce
serait pour ne pas déstabiliser les banques. Une explication
significative !
En fait les banques lorgnent sur les
économies de la population et voient d’un mauvais œil quelques millions leur
échapper. Les logements sociaux, eux, attendront....
Aux lycéens et à leurs parents de se mettre en colère
Le Conseil général du 95 a décidé de supprimer la subvention départementale pour le transport des lycéens et des étudiants. Les lycéens devront payer dorénavant la carte scolaire bus 107 euros au lieu de 57 euros pour les familles concernées et la carte Imagine R des lycéens va passer de 161 à 314 euros pour deux zones et de 344 euros à 680 pour cinq zones.
Le Conseil général se justifie en évoquant que c'est la Région qui a la charge des lycéens ! Il ne se pose pas se genre de question pour bien d'autres dépenses discutables qu'il maintient.
Oui, aux lycéens et à leurs parents de se mettre en colère.
Education : pas 1000 postes, mais 12 000 postes immédiatement, comme début
Herblay, Saint-Leu, Méry-sur-Oise, Ezanville, Argenteuil, Ermont, autant de villes parmi d'autres du Val d'Oise où les suppressions de postes à l'Education nationale font des ravages. Mais dans ces communes, le combat des parents d'élèves met sur la place publique des situations qui risquent d'être dramatiques à la rentrée prochaine.
Mais pourquoi des protestations éparpillées, école par ci, école par là, laissant seuls ces parents de ces écoles ?
C'est tous ensemble que nous serons efficaces pour rétablir, pour commencer, ces 12 000 postes supprimés manquant pour commencer à envisager une rentrée possible.
Inscription à :
Commentaires (Atom)