jeudi 29 mars 2012

Lycée Guy de Maupassant de Colombes en grève


Extrait du communiqué des personnels :
« Aujourd’hui, le jeudi 29 mars 2012, les personnels du lycée Guy de Maupassant de Colombes(92) sont massivement en grève et manifestent devant l’Inspection Académique des Hauts-de-Seine pour demander le maintien des moyens qui leur sont attribués.
     Le lycée Guy de Maupassant est un lycée classé en zone violente et sensible qui fait les frais de contradictions due à la politique de rigueur : ses effectifs sont en constante augmentation, et en proportion ses moyens en constante régression.
     Nous accueillerons ainsi 1209 élèves à la rentrée 2012 (contre 1114 à l’heure actuelle) et nos besoins pour assurer le maintien des conditions actuelles de travail des élèves et des personnels (lesquels sont déjà insuffisants !) s’élèvent à 150 heures en plus par semaine.
     Suite à une première manifestation le 8 février, nous en avons obtenu 70. Il nous manque toujours au moins 80 heures par semaine… »
  L'Inspecteur d'Académie reçoit une délégation des personnels cet après-midi. S'ils n'obtiennent pas satisfactions, la grève sera reconduite demain.

Total : un communiqué de Nathalie Arthaud


Total : apprenti-sorcier, pollueur et profiteur
Deux ans après le désas­tre de la plate-forme Deepwater Horizon de BP, dans le Golfe du Mexique, Total, qui se tar­guait alors d’ins­tal­la­tions sûres, est à son tour à l’ori­gine d’un acci­dent, sur la plate-forme Elgin en mer du Nord. La situa­tion est « hors de contrôle », nous expli­que-t-on, alors que la plate-forme a été aban­don­née et est entou­rée d’un nuage de gaz « hau­te­ment explo­sif ».
     La réa­lité, c’est que, dans sa soif de pro­fits, Total a joué aux appren­tis-sor­ciers en allant extraire du gaz à haute pres­sion et à haute tem­pé­ra­ture, à 5 300 mètres sous terre. Sans même savoir com­ment enrayer une fuite. Les 12 mil­liards de pro­fits réa­li­sés en 2011, venant après des années de pro­fits record pour la pre­mière entre­prise du CAC 40, valent bien cela, aux yeux de ses diri­geants !
     C’est irres­pon­sa­ble. Il est indis­pen­sa­ble d’impo­ser à ces entre­pri­ses le contrôle de leurs tra­vailleurs, afin qu’ils aient la pos­si­bi­lité de s’oppo­ser à la folie de cette course au profit au détri­ment de la sécu­rité et de l’envi­ron­ne­ment.
                                       
                                              Nathalie Arthaud, jeudi 29 mars 2012

Une commission pour classer le problème

Après le suicide de deux de ses cadres, La Poste a décidé de... créer une commission chargée de remettre un rapport.
     Pas question d’arrêter les réorganisations permanentes ni les suppressions d’emplois, qui pourrissent la vie de dizaines de milliers de postiers.
     Bref, circulez, il n’y a rien à voir, il ne s’est rien passé.

Souffrance au travail : s’attaquer radicalement aux causes.

Un rassemblement a lieu aujourd’hui devant le siège de la Région Ile de France pour dénoncer la souffrance au travail après plusieurs suicides ou tentatives d’agents territoriaux, en particulier de lycées.
     La montée de cette souffrance est générale pour les salariés. Dans toutes les entreprises, du privé comme du public. On ne peut pas réduire les personnels, augmenter la charge de travail, sans conséquences au niveau du bien-être de chacun.
     Il faut développer l’union et la conscience collectives pour supprimer les causes. Ainsi, on en supprimera les effets dramatiques.

mercredi 28 mars 2012

Le smic de Mélenchon : si tant qu'il soit applicable sans lutte, une promesse déjà à géométrie variable


Pour expliquer comment il s’y prendrait, s’il était élu président, Jean-Luc Mélenchon a déclaré hier (sans préciser qu’il parlait en salaire brut) : « Je prends une feuille de papier et je commence par marquer le smic à 1700 euros ».
    Sauf que, le 16 mars dernier, il évoquait à un public moins « populaire » il est vrai -celui des Echos- « 1700 euros nets en fin de législature ».
     Bref, une feuille de papier à la manière d’une promesse électorale à géométrie variable selon le public, que l’on met au fond de sa poche et que l’on ressort à la veille de nouvelles élections.

Guerre d’Algérie : un débat chaleureux et utile


La soirée-débat sur la Guerre d’Algérie a été un succès hier au soir au Jean-Gabin avec plus d’une centaine de participants, dont une quinzaine de jeunes lycéens, du lycée Georges Braque en particulier. Exactions, attitudes et isolement des appelés et rappelés, stratégies de l’armée française, « clochardisation » de la population algérienne en 1954, marginalisation sociale et politique de celle-ci à la veille de la guerre, autant de sujets qui ont été abordés, parmi d’autres, lors du débat. On ne peut que conseiller la lecture du dernier ouvrage de Sylvie Thénault qui a animé la soirée : « Algérie : des évènements » à la guerre. Idées reçues sur la guerre d’indépendance algérienne ». En vente, au Presse-papier, avenue Gabriel Péri, bien évidemment.

Ecole : il ment comme il respire


« Sarkozy fait du soutien scolaire « une priorité » titre un article des Echos. Selon NS, aider les «élèves en grande difficulté « C’est une priorité. A chaque fois que l’école se portera au secours d’une famille en perdition, on aura bien travaillé pour la France du XXème ».
     Avec Sarkozy, l’histoire des cinq ans passés indique ce que valent ses promesses. Les pitreries du bonimenteur ne peuvent faire oublier qu’il a augmenté les difficultés d’un certain nombre d’enfants, et en conséquence aggravé le sort de familles en perdition. Il a amputé l’Ecole de nombre de ses personnels chargés d’aider à surmonter les difficultés. NS est en passe d’avoir liquidé la scolarisation des enfants de moins de cinq ans, l’aide des réseaux d’aide. Il a rendu bien moins efficace le travail des personnels dans des classes aux effectifs de plus en plus surchargés. Et tout cela dans des proportions dramatiques.

G Mothron : on lui demande de voter, il vote. Pour le reste…


A l’assemble nationale, Georges Mothron n’avait eu qu’un tout petit effort du doigt pour compliquer les fins de mois de millions de salariés des fonctions publiques en votant le jour de « carence » à leur charge en cas de maladie.
     Mais en tant que président du bailleur Val d’Oise-Habitat, il a suspendu l’application de cette mesure inique jusqu’à la fin de l’année.
     Plusieurs hypothèses sont avancées :
     Ce monsieur a un problème de cohérence. Il confond cohérence et carence.
      Ou bien a-t-il un problème de proximité : lorsque les salariés peuvent lui faire des misères, il les craint. En revanche, en catimini, au sein du Palais Bourbon, loin des électeurs, on peut tellement se permettre de choses…