La CNL appelle à un rassemblement devant l'antenne d'AB-Habitat de la commune de Montigny pour protester contre le projet de la vente du patrimoine de l'office de cette commune à un autre bailleur dit social. Il aura lieu le samedi 7 avril à 11 heures.
mardi 27 mars 2012
Education prioritaire : exiger les moyens nécessaires !
Dans
sa livraison d’hier, le journal le Monde évoque la situation des établissements
scolaires situés en « zone d’éducation prioritaire ». Il titre « Les
ZEP à leur tour touchées par les suppressions de moyens ».
Dans les faits, la réduction de moyens
dans ces quartiers a commencé depuis des années, parallèlement aux suppressions
gouvernementales de postes.
Les écoles classées « ZEP » d’Argenteuil
en sont un bel exemple : réduction des postes supplémentaires dans les
écoles primaires, postes d’aide individuelle se réduisant d’année en année,
hausse générale des effectifs, et aujourd’hui volonté dans le secondaire de
liquider les limites d’effectifs (24 en professionnel, 30 dans les sections
générales).
C’est scandaleux, c’est calamiteux. C’est
pourquoi les parents et les personnels se battent.
Les journées sur Argenteuil et Ermont ont
été des succès. Une action conjointe est envisagée comme suite.
Espagne : les spéculateurs à l’affût
Le
gouvernement espagnol a annoncé un déficit pour 2011 beaucoup plus important
que prévu. Les banques en ont profité pour relancer la spéculation sur
l’intérêt des prêts d’États.
Tout
cela sert de prétexte aux banquiers pour imposer des mesures d’austérité aux
travailleurs. Le salut des travailleurs passera par une lutte d’ensemble, tout
aussi contagieuse que leur crise, mais porteuse d’un tout autre avenir.
Un bout de chiffon qui rapporte gros
La
société Hermès va distribuer 740 millions d’euros de dividendes à ses
actionnaires. Ses affaires marchent tellement bien que l’entreprise a accumulé
en trésorerie un milliard d’euros en 2011.
Certains
peinent à se nourrir, mais foulards et autres produits de luxe se vendent comme
des petits pains. Aberrant !
Ecole : être enseignant ne s'improvise pas
Une mission parlementaire de sénateurs est venue à l'Inspection académique d'Osny dans le cadre de son enquête sur la formation des enseignants. Il paraît que cette inspection " a été identifiée comme novatrice dans sa manière d'accompagner les professeurs".
C'est peut-être un bruit qui court du côté du Palais du Luxembourg. Du côté des enseignants, sur le terrain, c'est plutôt la catastrophe.
Pour former des pédagogues, il faut le retour à plusieurs années de formation... pédagogique.
lundi 26 mars 2012
L'internationalisme : un article du blog de Nathalie Arthaud
Un article (http://www.nathalie-arthaud.info/) que nous reprenons totalement à notre compte (PC et DM)
L’Internationale
sera le genre humain
"Au-delà
de l’horreur des faits eux-mêmes, il y a une des conséquences du drame de
Toulouse qui risque fort d’empoisonner une campagne qui vole déjà bien bas.
J’entends déjà la droite et l’extrême droite se jeter comme des charognards
sur cette terrible actualité pour distiller leurs mensonges et leurs stupidités
xénophobes. Avec pour résultat que toute cette fin de semaine, j’ai été
interrogée encore et encore par les journalistes sur le « danger salafiste »
en France. Les sorties de Marine Le Pen ont apparemment porté leurs fruits.
Je
trouve insupportable de profiter de ce drame pour relancer un débat sur
l’immigration. Dès le début des événements, j’ai dénoncé les arrière-pensées
électorales des candidats face à la tuerie de Toulouse. Eh bien, les faits
n’ont pas mis longtemps à me donner raison ! Les voilà qui se servent,
sans vergogne, des enfants tués devant l’école Ozar Hatorah pour distiller
leur venin nationaliste – dans le but, encore, toujours, de diviser, de
creuser un fossé entre les travailleurs.
Alors,
face à ce déferlement attendu de stupidité xénophobe, je tiens plus que
jamais à affirmer mon internationalisme. À affirmer l’idée que pour moi,
la seule division réelle qui existe dans la société n’est pas entre les peuples
mais entre les classes sociales, entre les riches et les pauvres, entre les
exploiteurs et les exploités, quelle que soit leur nationalité.
La
plupart des candidats entament leurs discours en donnant du « chers
compatriotes », quand ce n’est pas « Françaises, Français ».
Moi, comme l’a fait Arlette Laguiller pendant toutes les années où elle a
représenté Lutte ouvrière, je démarre toujours par « Travailleuses, travailleurs »
Ce n’est pas, comme le disent bon nombre de journalistes, une « marque
de fabrique » – c’est-à-dire une espèce de « truc de com’ » –
mais l’expression de convictions profondes : il y a un certain nombre
de « Français » auxquels je n’ai aucune envie de m’adresser (ils
s’appellent, par exemple, Vincent Bolloré, Martin Bouygues, Robert Peugeot,
Liliane Bettencourt, Bernard Arnault, etc.) ; et à l’inverse, il y a dans
ce pays des millions de personnes à qui j’ai bien des choses à dire mais qui
ne sont nullement « Français » : ce sont les travailleurs
immigrés.
C’est
cela, entre autres, que signifie être « internationaliste ».
Pour moi, la division essentielle qui marque la société ne se fait pas sur la
nationalité, mais sur la classe sociale à laquelle on appartient.
L’idée
qu’il y aurait une communauté d’intérêt, une solidarité naturelle, entre
les personnes partageant la même nationalité, cache toujours un piège
pour les travailleurs. Les appels à la solidarité nationale retentissent
toujours avec d’autant plus de force que la situation est critique et dangereuse :
lors des guerres, et lors des crises.
Lors
des guerres, par exemple lors des deux guerres mondiales du XXe siècle, on
a fait vibrer la corde de la « patrie en danger » pour envoyer les
travailleurs au massacre – les travailleurs français aussi bien que les
travailleurs allemands, et tant d’autres. Déjà à l’époque, bien sûr, les dirigeants
de la société, les médias, les partis politiques, expliquaient que toute la
« communauté nationale » devait participer à l’effort de
guerre. Au final, « l’effort de guerre » a été partagé… à la manière
qu’affectionnent les bourgeois : pour les travailleurs, des millions
de morts et de blessés et des souffrances sans nom. Pour les patrons, de
gigantesques bénéfices réalisés sur les commandes de guerre.
Et
il en va de même de la crise que nous traversons : les Sarkozy et les
Hollande n’ont à la bouche que « l’intérêt national », que
« la nécessité pour le pays de payer ses dettes ». Mais ces gens-là
n’utilisent ces termes que pour tromper leur monde. Ils savent très bien,
eux, que lorsqu’ils disent « nécessité pour le pays de payer ses
dettes », il faut entendre : « nécessité pour les classes
populaires de ce pays de payer les dettes contractées au profit de la grande
bourgeoisie. »
L’extrême
droite a toujours fait du patriotisme et du nationalisme son fonds de commerce.
Mais, depuis des décennies, la gauche fait de même. Le Parti socialiste, puis
le Parti communiste, ont chacun leur tour cédé aux sirènes du patriotisme,
du chauvinisme ridicule, des hommages à Jeanne d’Arc et autres balivernes.
Au point que le nationalisme affiché par les dirigeants de gauche ne choque
aujourd’hui plus grand-monde : il n’y a qu’à écouter Jean-Luc Mélenchon et
ses hommages, répétés à chaque meeting, à « notre patrie ».
On
en oublierait presque que le mouvement ouvrier, à ses débuts, s’est fondé
sur le rejet absolu de tout nationalisme, sur l’idée que les travailleurs
n’ont justement pas de patrie, sur un combat sans relâche pour défendre la
solidarité internationale des travailleurs. « Prolétaires de tous
les pays, unissez-vous ! », disait déjà le Manifeste communiste de
1848 : les travailleurs du monde entier ne forment qu’une seule classe
sociale, les ouvriers et les ouvrières du bout du monde, qu’on cherche à nous
présenter comme des concurrents – quand ce n’est pas comme des ennemis –
sont nos frères et nos sœurs ! Et nos ennemis, nos pires ennemis, c’est
dans ce pays qu’ils se trouvent : ce sont les capitalistes français.
À
la fin des meetings de Lutte Ouvrière, on ne chantera jamais la Marseillaise – comme
le font le Parti Socialiste ou le Front de gauche. Parce que la Marseillaise n’a,
aujourd’hui, plus rien à voir avec ce qu’elle a été il y a deux siècles :
le chant de la révolution française. Elle est aujourd’hui ce que je déteste
le plus, c’est-à-dire un chant patriotique, un chant qui exprime le poison
nationaliste, le chant qu’on entonne dans les défilés militaires… et dans
les meetings du Front national.
Je
laisse bien volontiers aux militaires et à l’extrême droite les chants
patriotiques, où l’on veut abreuver ses sillons avec du « sang
impur ». Mes camarades et moi, nous gardons L’Internationale, l’hymne
des travailleurs, le chant de la révolution internationale, le chant qui
dit qu’un jour « l’Internationale sera le genre humain » !"
dimanche 25 mars 2012
Une date à retenir
Dimanche 15 avril
Grand meeting de Nathalie Arthaud
au Zénith
Porte de Pantin à Paris
à 15 heures
Venez écoutez Nathalie Arthaud
Une candidate communiste
Ecole 95 : défense de l'Ecole : rassemblement
A l'appel de la FCPE, FSU, CGT 'Education,...
Rassemblement
Place de Gaulle
Cergy-préfecture RER
de 12 heures 30 à 15 heures
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