jeudi 12 janvier 2012

Total : Les maîtres-chanteurs et ceux qui marchent

Dans la loi de finances de 2O12, un amendement déposé par le député et maire PS de Mourenx (64), exonère Total de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Pourtant Total déverse de l’eau polluée dans le réservoir de Lacq-Mourenx. Le député PS, soutenu par la ministre du Budget, a relayé le chantage du groupe pétrolier, menaçant de supprimer 200 emplois sur le site d’activités chimiques de Lacq, si on lui faisait payer les 4,43 millions d’euros réclamés par les douanes au titre de cette taxe. La ministre a évoqué « le petit cœur sensible qui bat au ministère » !
     Sensibles, ces politiciens de l’UMP ou du PS ne le sont qu’aux intérêts des puissants. Total, qui affiche le plus gros profit du CAC 40 et ne paye pas un centime d’impôt sur les bénéfices en France, n’aurait pas les moyens de payer la TGAP sans menacer les emplois ?

Ali Ziri : ne pas baisser les bras, jamais !

Après l’annonce d’un non-lieu dans l’affaire de la mort d’Ali Ziri, le Comité pour la Justice et la Vérité pour Ali Ziri a mis en circulation une pétition intitulée « Non au non lieu » pour exiger, entre autres, « … la réouverture rapide d'une procédure disciplinaire contre les policiers qui ont usé de la force de façon précipitée, excessive et disproportionnée dans l'interpellation des deux sexagénaires... » :


     Patrice Crunil et moi-même, conseiller municipaux Lutte Ouvrière d’Argenteuil, signons cette pétition et demandons à la population d’Argenteuil de faire de même massivement.

mercredi 11 janvier 2012

Fouquet’s : A combien le homard ?

Pour Estrosi, un des proches de Sarkozy, le Fouquet’s est une « brasserie populaire ».
     Il est vrai que se mêle dans ce genre d'endroit un certain « peuple » : celui des riches, des puissants, et de leurs serviteurs politiques.

Quotient familial : un communiqué de Nathalie Arthaud

Il faut supprimer le quotient familial pour les plus fortunés !

À peine l’équipe de Hollande a-t-elle évoqué l’idée de supprimer le quotient familial et de le remplacer par un système moins injuste, que Sarkozy et ses seconds couteaux ont commencé à hurler à la mort… et que Hollande s’est empressé de reculer.
     Sarkozy, horrifié à l’idée que l’on puisse s’en prendre aux riches familles nombreuses de Neuilly, se pose en défenseur de la famille, parlant de conséquences « dramatiques »… comme si sa politique en matière d’éducation, par exemple, n’avait pas des conséquences autrement plus « dramatiques » pour les familles. Quant à Hollande, dès qu’il émet une idée qui pourrait passer pour un peu radicale et un peu offensive vis-à-vis des plus riches, il se fait tellement peur à lui-même qu’il s’empresse de s’excuser.
     Le système du quotient familial, comme toute la politique fiscale de ce pays gouverné pour les riches, offre des avantages scandaleux aux plus fortunés : il fait gagner 2 200 euros par enfant à un ménage gagnant 15 fois le smic… et rien du tout à un ménage non imposable. Supprimer le quotient familial pour les hauts revenus serait la moindre des choses. Reste encore à démontrer que, histoire de faire des économies pour l’État, Hollande n’en profitera pas pour léser cette catégorie de salariés qui, tout en ayant des salaires modestes, échappent à l’impôt sur le revenu, précisément en raison du quotient familial.

                                               Nathalie Arthaud, mercredi 11 janvier 2012

Politique anti-immigrés : Les chiffres indignes de Jean Marine Guéant

Claude Guéant s’est vanté une nouvelle fois des « succès » de la politique anti-immigrés du gouvernement en 2011 : plus de 32 000 reconduites à la frontière, un nombre multiplié par trois en dix ans ; une chute de 30 % des naturalisations ; une baisse de 14% de l’immigration familiale.
      Derrière ces chiffres froids dont se flattent Guéant, destinés à favoriser la réélection de Sarkozy, combien d’hommes et de femmes, mais aussi d’enfants traqués, de familles brisées, de vies saccagées ? Cela importe peu à ces politiciens en chasse permanente aux voix des électeurs sensibles aux discours des démagogues d’extrême droite. S’il n’est pas sûr que cela suffise à faire réélire Sarkozy, c’est un poison qu’il contribue à faire entrer dans les têtes.

Il n'a rien d'autre à faire ?

Le député UMP de la circonscription n'a pas été invité aux "voeux" du président de l'agglomération d'Argenteuil-Bezons tenus ce lundi. Il s'en plaint à qui veut l'entendre.
     Il y a quelques semaines, de la même façon, il n'avait pas été invité à rejoindre Sarkozy, son copain de parti pourtant, lors de la visite-éclair de celui-ci à l'hôpital d'Argenteuil. Il n'était même pas au courant.
     Bref, il n'existe pas, personne ne l'aime. Oh tristesse !
    

Seafrance : un communiqué de Nathalie Arthaud

À Seafrance et partout ailleurs : interdiction des licenciements !

Après la décision du tribunal de commerce rendue hier, les salariés de Seafrance sont plus que jamais en danger de se retrouver jetés à la rue. Commencent à présent des négociations de marchands de tapis avec des « repreneurs » éventuels qui ne reprendraient, pour certains, que la moitié des salariés – et iront encore demander l’aide de l’État pour cela.
     Quant à l’idée scandaleuse émise par Sarkozy, proposant aux salariés de sacrifier leurs indemnités de licenciement dans le capital d’une Scop, elle a fait long feu, car une bonne partie des travailleurs de l’entreprise n’ont aucune intention de se faire arnaquer une seconde fois. Ils ont raison.
     Chaque jour, dans tous les secteurs de l’économie, ce sont des centaines de salariés qui sont ainsi jetés à la rue, parfois sous le feu des projecteurs, le plus souvent dans l’ombre. Ces vagues de licenciement font du chômage un problème collectif, qui ne pourra être réglé entreprise par entreprise. D’un côté, le patronat dans son ensemble mène la guerre sociale contre les travailleurs ; en face, il faudra que les travailleurs prennent l’offensive, collectivement, pour imposer l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans baisses de salaire.

                                                                 Nathalie Arthaud, mardi 10 janvier 2012


mardi 10 janvier 2012

Retraités des Pays-Bas : les banquiers leur font les poches


Les pensions de retraite de millions de travailleurs des Pays-Bas vont être réduites. En effet, les banques qui gèrent les fonds de pensions complémentaires, ING ou ABN Amro, ont pris prétexte de la crise financière pour annoncer une baisse de 2,5 % des versements dès 2013. Et cela pourrait être pire car le gouvernement est prêt à accepter jusqu’à 7 % de baisse.
      C’est d’autant plus choquant que ces banques ont déjà vidé les caisses publiques en bénéficiant de milliards d’euros de cadeaux depuis 2008. Quel que soit le pays, pour sauver leurs conditions de vie, les travailleurs devront mettre fin au parasitisme des banquiers et de l’ensemble des capitalistes.