samedi 10 décembre 2011

Sommet européen : un communiqué de Nathalie


Quand les dirigeants européens brassent du vent

Comme tous les sommets européens précédents, celui qui vient d’avoir lieu est qualifié de « sommet de la dernière chance ». La répétition des auto-congratulations après chacun de ces sommets serait simplement ridicule si, derrière le cirque médiatique, il n’y avait la crise et les menaces sur le sort des dizaines de millions d’exploités d’Europe. La rencontre entre chefs d’État a illustré le fait que l’Union européenne n’est en réalité qu’un conglomérat d’États qui cherchent à défendre, chacun, leur classe capitaliste nationale. C’est la jungle où les plus puissants, l’Allemagne et la France, imposent leur loi aux autres sans pour autant maîtriser les soubresauts de la finance et encore moins la crise.
     Les affirmations du genre « graver dans le marbre la nécessité de respecter l’équilibre budgétaire » sont dérisoires. Tout cela était déjà « gravé dans le marbre » il y a vingt ans lors du traité de Maastricht. Mais, derrière cette impuissance des États d’Europe à maîtriser l’économie, il y a la volonté d’imposer à leur population des plans d’austérité de plus en plus impitoyables. Le seul ciment de l’unité européenne en cette période de soubresauts financiers est la commune volonté de faire payer les classes exploitées afin de satisfaire les exigences des banquiers et les groupes capitalistes qui spéculent sur le marché financier.
     Les travailleurs n’ont aucune raison de se réjouir de ces sommets dont on ne sait qui, des États rivaux, sort victorieux, mais dont on peut être sûr que les victimes en sont les classes populaires. Ce n’est pas au profit des classes populaires que les États se sont endettés, ce n’est pas à elles de rembourser ! Le chantage à la dette ne doit pas empêcher les travailleurs de défendre leur peau, de refuser les licenciements et d’imposer par la lutte la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire.

                                                        Nathalie Arthaud, le 9.11.12.


Russie : Poutine aime les jeunes

On attend à Moscou de nombreux manifestants venus protester contre les fraudes qui ont eu lieu lors des élections législatives tenues dimanche dernier.
     Pour éviter que les jeunes lycéens y participent, un devoir supplémentaire, selon les médias françaises, leur a été imposé à l'heure de la manifestation.
     On s'interroge sur l'épreuve. Une dissertation d'éducation civique ? Du genre : "Planchez sur ce que vous pensez de la différence entre les méthodes de Staline et celles de Poutine".

Education : arithmétique d'une société qui tourne à l'envers

Il y avait à la rentrée scolaire de septembre dernier 1284 élèves supplémentaires dans le département. A raison de 25 élèves par classe, combien d'enseignants en plus ? Un peu plus d'une cinquantaine étaient nécessaires.
     Il y eut 11 postes en moins.
     Il y a donc, depuis la rentrée, de nombreuses classes régulièrement sans maître.

vendredi 9 décembre 2011

Education nationale : que des raisons de faire grève jeudi 15 prochain

Pour la rentrée prochaine 2012-2013, les postes d'aide aux élèves en difficulté dits postes Rased sont en ligne de mire des suppressions de postes, tout comme les postes d'enseignants de lycées professionnels. Tant pis que les élèves soient de plus en plus en difficulté. Tant pis que le décrochage scolaire soit de plus en plus important dans un certain nombre de villes,  telle Argenteuil.
    Vu de Neuilly, de tout cela, on se moque.

Phone House : une grève victorieuse.

Selon Le Parisien, les préparateurs de commande du dépôt de Saint-Ouen l'aumône ont repris le travail après trois jours de grève. Sur les 150 euros mensuels revendiqués, ils en auraient obtenu 55.
     Ce n'est pas rien.
     Par mobile ou internet, on peut faire passer le message aux autres travailleurs : c'est la voie à suivre.

Misère qui monte : 6 millions d’exclus bancaires

Cinq à six millions de Français ont un « accès restreint aux banques » ou rencontrent des « difficultés dans leur utilisation », selon un rapport de différentes associations. Et de citer notamment l’accès refusé à un conseiller, ou les frais en cascade qui aboutissent trop souvent à l’interdit bancaire. Cette « exclusion bancaire » touche en particulier les personnes en situation précaire, les bénéficiaires de minima sociaux, les chômeurs, les jeunes ou les ménages surendettés. C’est en quelque sorte la double peine : celui qui perd son emploi subit la loi des banques.
     Celles-ci engrangent pourtant des milliards de bénéfices et pourraient largement mettre par exemple leurs services et des prêts à taux zéro à la disposition de ces familles. Mais pour ces banques, les clients, c’est fait pour banquer. Sinon allez vous faire voir ailleurs.


jeudi 8 décembre 2011

AGENDA

Grève des enseignants le jeudi 15 décembre

Plus tard :
vendredi 3 février
Grand meeting
de Nathalie Arthaud
Espace Paris-Est Montreuil

Et encore plus tard :
Samedi 10 mars
avec la présence de Nathalie également
pour le Banquet fraternel des amis de Lutte ouvrière à Argenteuil
(il faut réserver dès maintenant)

Prix des transports

Si le STIF, syndicat des transports lié à la Région Ile de France, laquelle est à majorité PS-PCF et assimilés, augmente de 1,5 % ses tarifs au 1er janvier, c'est, dit-il, pour répercuter la hausse de la TVA. A cette hausse, la hausse annuelle de juillet devrait venir s'ajouter. On parle de 2,5%.
     Mais pourquoi les dirigeants de la Région se sentent-ils obligés de répercuter la hausse de la TVA, alors que leurs amis du Sénat la dénoncent et la rejettent ?