vendredi 6 mai 2011

La grève des machinistes continue

Aux Courriers d'Ile de France, alors que la grève en est à sa première semaine, il n'y a pour l'instant aucune avancée significative en direction des grévistes. Ce que la direction appelle "une légère augmentation des salaires" correspond "à une augmentation de 0,1% de nos salaires à partir de septembre et en anticipant d'un mois la hausse prévue en mai", selon le responsable de la CGT. De quoi effectivement mettre en rage n'importe lequel salarié.

Le 12 mai : la grève et des rassemblements

La lutte contre les suppressions de postes à l'Education nationale continue. De nombreux syndicats du département appellent à la grève des personnels le jeudi 12 mai. Des rassemblements auront lieu ce jour-là devant la préfecture et des sous-préfectures du Val d'Oise. Dominique Mariette participera, au nom des élus Lutte Ouvrière, à celui d'Argenteuil, à 12 heures devant la sous-préfecture.

jeudi 5 mai 2011

Un logement pour tous !

Une nouvelle étape du rallye pour la défense du logement social aura lieu ce samedi 7 mai. Le rendez-vous est fixé à 9 heures devant la mairie de Bezons. Il permettra de se rendre dans des communes du Val d'Oise où le pourcentage de logements dits sociaux est faible ou insignifiant.
    

"Redéploiement" ? La réalité : la réduction des moyens

Les agents de la protection de l'enfance et de la jeunesse du Val d'Oise, chargés du suivi des jeunes en déshérence et en grande difficulté, sont en colère. Entre Sarcelles, Goussainville et Persan, un savant jeu de chaises musicales a lieu, avec la suppression de structures. Les éducateurs craignent que l'opération ait des conséquences très négatives sur le suivi des jeunes.
     On s'attaque à l'école. On s'attaque à la protection de la jeunesse en difficulté. C'est toute la prévention qui est, depuis des années, ainsi remise en question.

La grève continue

Elle continue aux Courriers d'Ile de France. Hier à Paris, avant de rejoindre le siège de Kéolis, les grévistes se sont rendus au STIF, le syndicat des transports d'Ile de France où le Conseil régional a un rôle prépondérant puisque c'est là que se décident les délégations de service public. C'est là, en particulier, que les Courriers d'Ile de France-Keolis y ont obtenu les contrats de transports en commun, du transport scolaire, et les subventions correspondantes qui contribuent à alimenter des profits florissant. 
     Les grévistes demandent que le STIF joue le rôle de médiateur dans le conflit. C'est bien la moindre des choses que celui-ci puisse leur accorder.

mercredi 4 mai 2011

Grève pour la hausse des salaires

Depuis hier, les conducteurs des bus des lignes desservies par les "Courriers d'Ile de France" sont en grève. Les départements de l'Oise, du Val d'Oise, de la Seine-Saint-Denis et de la Seine et Marne sont concernés. Comme le dit cette conductrice qui déclare toucher 1680 euros brut à la fin du mois : "On travaille en horaires décalés, on n'a plus de vie de famille et on n'a pas de compensation". En conséquence, les grévistes réclament 3% d'augmentation des salaires et des primes.
    Les Courriers d'Ile de France sont une filiale de la multinationale Kéolis dont la SNCF et Axa entre autres sont actionnaires.
    Pour l'année 2010, cette entreprise a fait plus de 246 millions d'euros de profits.
     De quoi assurer largement ce que demandent les conducteurs de bus en gève.

Où est l'erreur ?

Les conseillers municipaux ont reçu copie de l'interpellation du maire d'Argenteuil par une association très amie de la droite locale dite "légitimes dépenses". On s'attendait à ce qu'elle interpelle sur cette augmentation des impôts décidée par leurs amis de droite au Conseil général ! Nenni, elle s'interroge sur l'organisation de loisirs pour les Argenteuillais lors de l'été prochain...
     Quand c'est leurs adversaires qui augmentent les impôts, ils hurlent.  Quand c'est leurs amis, un seul mot d'ordre : motus et bouche cousue.

Succès de la mobilisation du 3 mai

Comme nous le rapportions hier à propos d'Argenteuil, la mobilisation a bien été réelle sur cette commune, comme elle l'a été sur Garges les Gonesse. Les journées "école morte" sur ces deux villes avaient connu un gros succès lors des journées du 3 et du 22 mars. En deça, la mobilisation d'hier indique que parents et enseignants n'ont pas dit leur dernier mot.
    C'est sur l'agglomération de Cergy-Pontoise que la mobilisation a été hier la plus forte. Cergy, Pontoise, Vauréal, Saint-Ouen l'Aumône, c'est au total plus de 700 personnes qui ont manifesté sur ces quatre localités.
    Ce qui a été mis en place depuis le début de l'année, à travers les journées des 3 et 22 mars, et celle du 3 mai, peut laisser entrevoir que les conséquences des 16 000 suppressions de postes étant dramatiques pour l'école publique, la rentrée sera celle de la mobilisation sur la base de l'unité parents-personnels-élèves.