samedi 28 décembre 2024

Le blog « lo argenteuil » prend ses aises, une quinzaine de vacances !

 

Un bon bol d’air avant de nouveaux combats

 

Question bol d'air : un évènement exceptionnel : Cosmojazzfestival, une photo de l’édition 2024 : Walid ben Selim, sur le petit lac de La Flégère

Le blog lo argenteuil prend des vacances. Il vous retrouvera le 11 janvier. Bien évidemment, je garderai un œil sur les affaires du monde. Mais un temps de repos et de dépaysement me fera du bien. Comme tout un chacun, j’en ai bien besoin.

         D’autant plus que les temps qui viennent vont particulièrement nous occuper. Montée des tensions internationales, spéculation, concurrence capitaliste exacerbée. Cela se décline dans chaque pays. Ici, cela se traduit par une crise politique dont on ne voit pas très bien la façon dont elle peut se régler. Très exactement, on voit très bien, par une accélération de la crise. Pour l’heure, menace de centaines de milliers de licenciements dans les mois qui viennent. Faillites… Le grand capital combat pour le maintien de ses profits.

         Notre espérance est du côté du monde du travail, ici, mais aussi partout. Les prolétaires de la planète sans lesquels rien ne se ferait ont dans leurs mains l’avenir de tous. Nous avons à les en convaincre. Notre espérance va donc vers les combats de demain qui peuvent lui donner force, expérience et confiance.

         La préparation de notre fête locale du 25 janvier continue. Nous attendons encore des réservations pour que nous ayons l’assurance de son beau succès. Réservez aux adresses idoines.

         Vous imaginez bien que je conserverai tout cela dans ma tête où que je sois.

         En attendant, bonne fin d’année, salutation à chacun de mes lecteurs. Au 11 janvier, c’est promis. Dominique M.

 


 

Argenteuil, incognito l’usine Semperit d’Argenteuil ne sera plus qu’un souvenir que pour ceux qui le porteront encore longtemps, nous l’espérons, dans leur chair et leur usure

 

Pour Ivan, mais aussi pour Julien d’Otis

 

Sans les prolétaires, la société ne fonctionnerait pas, hier comme aujourd’hui

 

 


Bientôt, l’usine de la rue des Charretiers qui fut Kleber Colombes puis Semperit, ne sera plus qu’un souvenir. Sa démolition s’achève. Ses bandes-transporteuses de minerai en caoutchouc continueront encore longtemps à en transporter aux quatre coins du monde.

         Certes, c’est une évolution qui a marqué les transformations économiques au fil du dernier siècle, guidée uniquement par la recherche du profit maximum. Un changement profond dont la population n’a pas été et n’est toujours pas maîtresse. Pour résumer en simplifiant, l’industrie s’est concentrée de plus en plus au Sud de la planète, et les capitaux et les profits produits par l’exploitation du monde au Nord.

         La transformation de la zone industrielle de la gare se fait dans le plus grand incognito. Dans bien des villes, le passé industriel et la fermeture d’une entreprise-phare est l’occasion d’un évènement mémoriel voire collectif. Mais pas à Argenteuil. Cela ne relève pas du sentiment municipal. La vacuité du sujet sur Ma ville, le magazine municipal en est la preuve.

         En revanche, jusqu’à leur disparition, les ouvriers qui y passèrent une partie importante de leur vie porteront leur usine dans leur mémoire et surtout dans leur chair. Usure, inoculation de particules, travail de nuit… Si l’usine dans laquelle ils passèrent tant d’heures n’est plus, pour eux, cette disparition n’est pas un évènement banal. Et nous partageons leur émotion qui mériterait davantage de respect et de mobilisation. DM

Mayotte : patrons vautours

Leur conscience se limite à celle de leurs profits

 

Et pendant ce temps…

Alors que bien des habitants de Mayotte ne savent pas comment boire ou manger, beaucoup de patrons locaux imposent des conditions de travail indécentes, refusent de payer les heures supplémentaires, licencient sous prétexte de « force majeure », ou exploitent les plus vulnérables, notamment les sans-papiers, avec des salaires de misère.

         Les mêmes demandent à l’État de faire sauter toutes les limites, d’imposer dans le cadre de la future loi d’urgence pour la reconstruction de Mayotte que l’amplitude de la journée de travail soit portée à 14h, que le travail du dimanche soit autorisé. En contrepartie, ils promettent d’augmenter les heures supplémentaires et le salaire minimum mais à condition d’être totalement exonérés de cotisations !

         Le cyclone n’a pas fait perdre aux patrons le sens de leurs intérêts de classe. La tempête sociale, ils ne l’auront pas volée.