dimanche 6 avril 2025

Arrêts maladie : au voleur !

 Arrêts maladie : au voleur !

Le Parlement a voté une loi de financement de la Sécurité sociale qui permet de voler plus d’un milliard et demi dans la poche des travailleurs.

Publié le 02/04/2025

 

En effet, c’est le montant global que va représenter l’ensemble de la baisse de leurs indemnités journalières en cas d’arrêt maladie.

Depuis le 1ermars, les travailleurs du public ne reçoivent plus que 90 % de leur salaire pour des arrêts maladie jusqu’à trois mois, contre 100 % auparavant. Et ils ne perçoivent que 50 % de leur traitement à partir du 4e mois, comme c’était déjà le cas auparavant. Au total l’économie est estimée à 900millions aux dépens des travailleurs malades !

Mais depuis le 1eravril, les salariés du privé sont aussi attaqués. Les indemnités journalières payées par la Sécurité sociale en cas d’arrêt maladie sont fortement diminuées. Jusque-là, elles étaient calculées sur 50 % du salaire quotidien brut pour les travailleurs ne gagnant pas plus d’1,8 smic, soit 2 567euros net, et plafonnées au-delà. Désormais le plafond de calcul sera 1,4 smic (correspondant à 1996 euros net). Compte tenu des cotisations sociales, cela revient à ramener le plafond des indemnités journalières de la Sécurité sociale d’une cinquantaine d’euros net à moins de quarante.

Le gouvernement et ses relais médiatiques essayent de faire croire que cette mesure sera indolore pour les travailleurs, alors qu’il s’agit d’une économie de plus de 600millions, car les régimes de prévoyance des entreprises qui compensent déjà une partie du manque à gagner sur les indemnités journalières seront obligés de compenser pour que le salarié garde 90 % de sa rémunération. Non seulement il n’est pas dit que cela dure mais en plus, il est évident que les mutuelles, les assurances et les patrons qui les souscrivent vont imposer des augmentations de cotisations.

Et enfin, une partie des travailleurs, les intérimaires, les saisonniers, les travailleurs en CDD de courte durée, ne sont pas couverts par les régimes de prévoyance des entreprises et donc n’auront aucune compensation autre que celle de la Sécurité sociale en cas d’arrêt maladie. Autant dire que les travailleurs les plus précaires et donc parfois les plus mis en danger dans les entreprises, seront les plus pénalisés financièrement.

Non seulement, la durée de travail est rallongée, le travail est toujours plus pénible et dangereux, mais les salaires sont réduits au fur et à mesure de toutes ces attaques. Ce n’est pas aux travailleurs de payer, mais à tous ces capitalistes qui les rendent malades.

                                                                Marion Ajar (Lutte ouvrière n°2957)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui dimanche 6 avril, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 7 avril, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 


 

Guerre commerciale : une trumperie pour les travailleurs

 

Protectionnisme, unions sacrées, leurres pour les travailleurs


Trump s’est mis en scène pour annoncer des droits de douane réciproques aux frontières des États-Unis, prétendant ainsi « protéger les travailleurs américains ». En réponse, certains dirigeants européens s’apprêtent à négocier discrètement pour le compte de leurs capitalistes. D’autres réclament que l'Union européenne taxe certains produits américains comme elle taxe, par exemple, les voitures électriques chinoises à 35 %.

         Or cette guerre n'est pas celle des travailleurs : où qu’ils vivent, ils paieront les surcoûts, risquent de perdre leur emploi, avant d'être précipités dans la guerre tout court.

         Plus que jamais : travailleurs du monde entier, unissons-nous contre nos capitalistes !

Frontières : barbelés et obstacles, partout plus importants

Le seul vrai avenir : l’abolition des frontières

 

 

Tout comme les États-Unis, la Grande-Bretagne, dirigée par un gouvernement travailliste, impose une autorisation électronique de voyage, payante et à remplir en ligne pour les citoyens européens.

         Les visas et les galères de papiers étaient depuis longtemps le lot des travailleurs immigrés venus des pays pauvres. En s’étendant, ces mesures de contrôle ajoutent de nouvelles entraves à la circulation de tous. Pour une planète patrie de l’humanité, il faudra abolir les frontières !

 

Argenteuil : porteur de « tuyaux » à ne surtout pas croire.

Un tuyau, mais percé

 

C'est qui l'édile de ce genre de tuyaux ?

L’impasse d’Épinay dans l’aval du quartier de la Colonie donne sur la rue d’Épinay. Sortir de l’impasse en voiture est dangereux. Pour manœuvrer sans danger, une glace sur le trottoir d’en face s’impose. L’impasse d’Épinay n’étant pas une voie privée, cela revient à la Ville de l’installer. D’autant plus que le premier-adjoint au maire en convient. Il y a quelque mois, n’a-t-il pas déclaré que l’affaire était dans les « Tuyaux ». Mais depuis maintenant un certain temps, plus rien.

         Ce n’est pas d’un tuyau percé dont les habitants de cette impasse ont besoin, mais de l’installation de la glace en question.

         De là à considérer que cet édile qui rêve des plus hautes destinées déclare des choses qu'il ne faut surtout pas prendre pour argent comptant… DM