mardi 25 novembre 2014

Conseils de quartiers, "démocratie participative" : bis repetita



Petit os à ronger, très loin, mais très loin, du pouvoir des habitants sur leurs destinées

La « démocratie participative » est de retour à Argenteuil. Depuis que ce genre de chose est à la mode, chaque nouveau maire concocte sa propre formule en la matière qui ressemble pratiquement à la précédente. Un joli règlement, de l’institutionnel, des formules, pour, et à chaque fois, pratiquement rien. Et dans ce cadre, rien d’étonnant à cela. Une délibération sera votée sur le sujet lors du prochain conseil municipal du 16 décembre.
         « Démocratie participative », si loin d’une véritable démocratie locale où les habitants, sans obstacles, seraient appelés à tout moment à se faire entendre, sur tous les sujets, sans exception. Une démocratie où le rôle des militants, des élus, serait de stimuler l'information, la réflexion, l’expression,  l’engagement des habitants, bref leur contrôle total pour que les décisions appliquées soient les leurs.
         Cela exigerait, en retour, que les habitants fassent l’expérience que leur réflexion, leur expression, leur engagement ne sont pas autant de « pipeaux » dont on ne tiendra pas compte pour décider, mais qu’ils débouchent directement et immédiatement sur des actes. Faire cette expérience ce serait renforcer la confiance des habitants en eux-mêmes et dans la force de leur démocratie directe.
         Pour ne parler que de questions essentielles actuelles, sous la nouvelle municipalité (sur cette question de la démocratie, entre l’ancienne et la nouvelle, c’est « bonnet blanc et blanc bonnet), a-t-on demandé aux habitants, une fois la situation constatée en avril 2014, comment faire pour conserver tout le personnel municipal, doit-on ou non rétablir l’abattement de 20% pour 2015, doit-on conserver la Maison des femmes, l’organisation des rythmes scolaires comment, etc, etc.
         Non, à trois jours d’un conseil municipal, on découvre des délibérations, lesquelles ne sont qu’une infime partie des décisions municipales (nous y reviendrons) qui sont prises dans la plus haute discrétion.
         Pour le reste on peut rétablir des « conseils de quartier », appeler « conseillers » leurs membres qui en seront très honorés. Ils discuteront si l’on doit mettre en sens interdit la rue de Jolival, ou installer des bancs dans telle autre rue. Loin, très loin des questions essentielles. En tout cas très loin d’une démocratie qui tôt ou tard accompagnera la mobilisation de la population pour la défense de ses intérêts, locaux comme généraux.

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