mercredi 2 février 2022

Argenteuil, défense de l’espace Jean Vilar. La municipalité noie le poisson lorsqu’on l’interroge

 

Mirages à Argenteuil, et pas ceux de Dassault

La manifestation de samedi dernier contre la liquidation de l’espace Jean Vilar a été un succès. Elle a également eu un certain nombre de répercussions médiatiques. Plus cette affaire sera évoquée largement, mieux cela sera pour notre lutte que nous allons devoir amplifier.

         Mais lorsqu’elle est interrogée de son côté, la municipalité, gênée, botte en touche et pratique le hors sujet.

         Pour l’essentiel, elle évoque la fameuse « reconquête des berges », et la rive directe sur laquelle elles travaille depuis « quelques mois » (Nous y reviendrons) évitant tous les désagréments de l’évocation du sujet principal : le « blockhaus » envisagé sur l’espace qu’elle sacrifier.

         Dans une émission, la preuve en a été faite, à moins que cela soit une erreur manifeste du journaliste.

         L’image ci-dessous a été montré sur une antenne, pour illustrer le projet « paradisiaque » de la municipalité.

 

Riva bella

         Sauf que cette image n’a aucun rapport avec le sujet « Jean Vilar ». Elle concerne le projet de la porte Saint-Germain et son prolongement légèrement en amont de la Seine, en avant du pont de l’usine à eau lorsque l’on vient de Bezons.

         A force de trop vouloir prouver, la municipalité s’y perd et s’enferre. Le combat continue. Et si c’est une bourde journalistique, elle n’avait qu’à éviter de produire de telles vidéos.DM

Argenteuil comme ailleurs, avec Pécresse, salaires : même plus question de tenter d’appâter les électeurs des milieux les plus modestes

Pas encore élue, déjà obéissante aux patrons

 

Un créneau d’extrême-droite moins semé d’embûches (Coteaux le 29.1.22)

Afin d’appâter les électeurs des classes populaires, Pécresse avait promis une hausse des bas salaires de 10 % essentiellement payée par l’État. C’était trop pour le patronat. Celui-ci le lui a fait savoir.

         Docile à ses maitres, Pécresse est donc revenue sur sa promesse et prévoit désormais de baisser les cotisations patronales sur tous les salaires, ce qui compenserait la hausse promise. Il a suffi que les patrons grondent pour qu’elle s’incline.

         Qu’en pensent les jeunes pécressiens d’Argenteuil ? DM

 

Portugal : percée de l’extrême droite

 

L’extrême-droite prospère sur les trahisons de la gauche de gouvernement.

 

Lors des élections législatives au Portugal, le parti d’extrême-droite Chega (« Ça suffit ») a réalisé une percée, arrivant en troisième position avec 7 % des voix et désormais 12 députés. C’est un événement dans un pays où l’extrême-droite, après avoir été au pouvoir pendant un demi-siècle de dictature militaire, avait depuis la chute du régime en 1974 à peu près disparu du paysage politique.

         Cette percée est le signe d’une société malade, qui s’enfonce dans la crise. Le Portugal est gouverné par la gauche, ce qui n’a en rien empêché les coups du patronat. Les travailleurs en subissent les conséquences matérielles et politiques car les courants les plus réactionnaires prospèrent sur les trahisons de la gauche de gouvernement.

mardi 1 février 2022

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 31 janvier 2022

 Les Ehpad, miroir d’une société malade du profit !

31 janvier 2022

Le scandale Orpea, ce groupe privé gestionnaire d'Ehpad, illustre comment la recherche du profit gangrène toute la société.

Personnes âgées laissées sans soin, mal nourries, rationnées en protections ; aides-soignants en sous-effectif permanent, en intérim ou en CDD avec des salaires inférieurs à 1 400 euros ; surfacturation des produits d'hygiène ou des matériels médicaux payés par l'Assurance maladie et les conseils départementaux. Ce qui se passe dans des Ehpad privés haut de gamme, où la moindre chambre coûte 6 500 euros par mois, donne une idée de la façon dont la société traite les retraités des classes populaires

Devant l'émotion, campagne présidentielle oblige, tous les candidats y sont allés de leur indignation. Le gouvernement a annoncé une enquête et convoqué la direction du groupe. Comme si le scandale des Ehpad était nouveau !

Les travailleurs des Ehpad, en première ligne tout au long de l'épidémie, dénoncent depuis des années la maltraitance imposée aux résidents. Ils ont multiplié les grèves pour obtenir des conditions de travail dignes, réclamer des embauches et des augmentations de salaires. 

Profitant du vieillissement de la population et du nombre très insuffisant des maisons de retraite publiques, les capitaux privés se sont engouffrés dans le secteur des Ehpad, avec le soutien des gouvernements successifs. Pour les capitalistes, le corps des retraités est une marchandise comme une autre. Ils la nomment "l'or gris". Ce qui a toujours été naturel dans les sociétés humaines, prendre en charge collectivement les anciens, est devenu source de profit.

Orpea, Korian, DomusVi, quelques grands groupes cotés en Bourse, se partagent 20 % du marché. Le secteur est si rentable qu'Orpea a versé à ses actionnaires des dividendes de 12 ou 13 %. On trouve parmi eux la société financière de la famille Peugeot. La famille Mulliez fait aussi dans les Ehpad. Pour la bourgeoisie, l'automobile, la distribution ou la dépendance ne sont que des supports interchangeables pour placer leurs capitaux pléthoriques.

Pour développer leurs affaires, ces groupes privés ont trouvé le soutien de l’État. Entre 2002 et 2012, période où la construction d'Ehpad et de cliniques privées a explosé, le groupe Orpea a bénéficié du soutien sans faille de Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, pour obtenir crédits et autorisations d'ouverture.

Quelle que soit l'écurie politique au pouvoir, toutes les institutions, tous les ministères, sont conçus pour aider les bourgeois à faire des affaires. Dès 2014, Claude Evin, directeur de l'Agence régionale de santé francilienne, avait dénoncé les rétrocommissions pratiquées par le groupe Korian au détriment de l'ARS. Aucun ministre dédié aux personnes âgées, ni sous Hollande, ni sous Macron, n'a bougé le petit doigt.

Les mieux placés pour rendre publiques les malversations financières et les scandales multiples, dans les Ehpad comme ailleurs, ce sont les travailleurs, des aide-soignantes aux comptables en passant par les magasiniers. Aujourd'hui, ceux qui osent dénoncer magouilles et dysfonctionnements, y compris les militants syndicaux, sont traqués et licenciés, et tous les témoins demandent l'anonymat. Eh bien, il faut imposer la suppression du secret commercial et des affaires, le contrôle par ceux d'en bas !

Pour s'occuper dignement des anciens, il faut embaucher massivement dans les Ehpad, publics ou privés, comme dans les hôpitaux. Les travailleurs des Ehpad, dont beaucoup sont issus de l'immigration et que Zemmour ou Le Pen stigmatisent, sont indispensables. Quand ils revendiquent des embauches, ils se battent pour l'intérêt des résidents, des familles et donc pour l'intérêt général. Dans cette société, ce sont les travailleurs qui ont le plus grand sens des responsabilités. Ils doivent la diriger.

Personne ne peut vivre avec 1400 euros par mois alors que les prix flambent. Dans les Ehpad comme ailleurs, il faut imposer des augmentations de salaires de 300, 400, 500 euros pour rattraper le pouvoir d'achat perdu. Pas un salaire, pas une pension ne doivent être inférieurs à 2000 € net par mois. Face au retour durable de l'inflation, la seule protection, c'est l'indexation des salaires et des pensions sur les prix.

Aucune de ces mesures ne tombera du ciel. Elles devront être imposées par nos mobilisations. C'est le programme de combat que je défends dans cette élection présidentielle.

                                                                                   Nathalie Arthaud

 

 

-mercredi 2 février, de 11 h. à 11 h.45 au marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez les nombreuses vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2789, et Lutte de classe (2,5 euros) n°220 (au « Presse papier » seulement), lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

 Samedi 12 février

Meeting avec Nathalie ARTHAUD

Paris  (Paris)

À 15h00

Salle de la Mutualité, 24 rue Saint Victor, Paris 5e

                                                                             Entrée libre

Pour s’y rendre en train d’Argenteuil, un RDV collectif est prévu : à 13 heures 30 devant le « café des 2 gares » sortie Orgemont de la gare du centre

 

La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022

Les habitués de la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2022. Des dates à retenir !

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM.

Rendez-vous culturels à Argenteuil

Le film sur le lanceur d’alerte Assange demain mercredi 2 février 20 h.15 au Figuier blanc

 Le Salon du Livre et des Lecteurs de Sous les couvertures Samedi 5 février et dimanche 6 février de 10 heures à 18 heures Salle de l’Atrium, route de Cormeilles, quartier du Val d’Argent-Nord

Mardi 8 mars à 18 h.30 au Presse papier Entretien avec l’historienne Sylvie Thénault pour son nouveau livre « Les Ratonnades D'Alger, 1956. Une Histoire De Racisme » à paraître aux éditions du Seuil