jeudi 27 avril 2017

Argenteuil, travailleurs municipaux, au bord de la crise de nerf


Une charge de travail insupportable !

 
Parmi les travailleurs municipaux, ceux des crèches sont appelés par le syndicat FSU aujourd’hui à faire grève contre la situation catastrophique qu’ils vivent, en particulier depuis le mois de septembre dernier : effectifs insuffisants, nombre de bambins en augmentation, ces derniers mêlés malgré qu’ils soient de différents âges.
         Mardi prochain, ce sera au tour de ceux du service des « affaires générales » du rez-de-chaussée de l’Hôtel de ville d’être appelés à la grève, par le syndicat CGT cette fois.
         Nous parlons de travailleurs, mais l’essentiel de ces travailleurs sont des travailleuses ! Lorsque leur vie de travail ne s’arrête pas aux portes de la mairie, toute augmentation de la charge de travail professionnel devient un fardeau supplémentaire insupportable à porter.
         Bientôt, parmi le personnel territorial de la commune, c’est tous ensemble qu’il va falloir se retrouver.
         C’est cela qui s’impose. C’est cela qu’il faut préparer.

Le Pen, fille et père bien "soumis" à la bourgeoisie


Le Pen ratisse large

 

                                                                        Un air de famille 

Pour tenter de récupérer des voix au second tour, Le Pen ratisse large. D'un côté elle fait du pied aux électeurs bien réactionnaires de Fillon et de Dupont-Aignan. Que la catholique Christine Boutin rallie Le Pen est dans l'ordre des choses.
         De l'autre côté, le FN fait des clins d'oeil aux électeurs populaires de Jean-Luc Mélenchon. Face à Macron, le candidat soutenu par le Medef, elle se pose en défenseure du « peuple » et même désormais de « la France insoumise ». Avec ses revendications souverainistes, protectionnistes, anti-européenne et la débauche de drapeaux tricolores qu'il a agités pendant la campagne, Mélenchon lui a certes préparé la tâche.
         Mais c'est une imposture tant derrière les engagements de Le Pen à se dire la représentante des « petits », elle sème la poison mortel de la division entre travailleurs immigrés ou français pour tous les mettre à genoux devant le patronat. Pas un travailleur ne doit donner sa voix à Le Pen dans ce second tour.

Argenteuil : Joliot-Curie, une petit 25 Fillette


Un refus de dignité

Nous n’avons pas eu l’occasion de remercier les 283 électeurs d’Argenteuil qui se sont prononcés pour notre candidate Nathalie ARTHAUD, ne répondant pas aux sirènes confuses du vote pour JL Mélenchon. Parmi eux, le bureau de vote n°16, celui de la cité Joliot-Curie, continue à se distinguer. Nous avons pourtant dénoncé la difficulté que représentait, pour les anciens en particulier, le fait de devoir se déplacer dans les locaux de l’école maternelle d’Orgemont alors que les locaux flambant neufs de la nouvelle Maison de quartier Orgemont-Guy Môquet ne demandaient qu’à accueillir ce bureau de vote. Enfin…

         Enfin, une autre petite satisfaction mêlée de déception. Nous avons été "battus" dans ce bureau de vote par un candidat, pas "petit" dans ce bureau de vote, mais minuscule si l’on peut dire, le sieur Fillon qui, lui, atteint le score exsangue de… 25 voix, soit à peine 4 % !

         Les électeurs de ce quartier qui tirent, pour nombre d’entre eux, le « diable par la queue », n’ont apparemment pas apprécié le Pénélopegate de Monsieur et de Madame payés aux frais d’eux-mêmes !

Premier mai 2017 : manifestons !


Manifestons nombreux le 1er mai !
 

Lundi 1er mai, c’est la journée internationale de lutte des travailleurs.

Comme chaque année, Lutte ouvrière participera aux manifestations et appelle les travailleurs à s’y joindre nombreux pour faire entendre leurs exigences.

À Paris, le cortège partira à 14 heures 30 de la place de la République.

 

                                                   Le 1er mai 1917 à Saint-Peterbourg

 

Un départ collectif a lieu d’Argenteuil
Rendez-vous à 13 heures 30
Gare centrale

mercredi 26 avril 2017

Venezuela : mobilisation de l'opposition contre Maduro. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître



Venezuela : l’opposition mobilise contre Maduro

Depuis le début du mois d’avril, au Venezuela, l’opposition de droite organise des manifestations contre la présidence chaviste de Nicolas Maduro. Si celle du samedi 22 avril a été pacifique, la plupart ont été marquées par des heurts violents, notamment avec la police. On compterait 26 morts depuis le début du mois.
Depuis l’arrivée des chavistes au pouvoir en 2000, la droite et les classes possédantes ont constamment cherché à les renverser. La dégradation de la situation depuis trois ans leur a donné des ailes.
L’effondrement du prix du pétrole a créé une situation de forte pénurie qui pèse lourdement sur la population. La production nationale a reculé de 25 % et l’inflation est évaluée à 700 % par le FMI, ce qui réduit à peu de chose le pouvoir d’achat des classes populaires et d’une partie des classes moyennes, développant un important marché noir tandis que les étals des supermarchés sont vides.
Quand la rente pétrolière était élevée, le régime n’avait aucune difficulté de trésorerie et pouvait assurer le fonctionnement des services sociaux développés par Chavez pour satisfaire les besoins élémentaires de la population : alimentation, santé, éducation, logement, etc.
Avec un prix du brut très bas, la situation est devenue dramatique. Pour ne pas risquer la saisie de ses actifs à l’étranger par les organismes financiers prêteurs, le gouvernement assure d’abord le paiement de sa dette, mais il ne parvient plus à assurer à la population un ravitaillement régulier en aliments et en médicaments, payés au prix fort sur le marché mondial. Du fait des pénuries, la population est à l’affût de la moindre queue et des arrivages qu’elle signale.
Le ravitaillement est désormais contrôlé par l’armée, à la tête de nombreuses activités économiques et aussi de divers trafics. C’est ce qui cimente, du moins jusqu’à présent, le soutien de l’armée au régime.
En décembre 2015, l’opposition de droite a remporté la majorité au Parlement. Depuis, elle s’est engagée dans un bras de fer avec la présidence. Le 30 mars, la Cour suprême a dépossédé le Parlement de ses pouvoirs pour se les attribuer. Et le 7 avril le principal dirigeant de l’opposition, l’avocat Henrique Capriles, l’ex-candidat de droite à la présidence en 2013, a été déclaré inéligible pour quinze ans pour sa mauvaise gestion de l’État de Miranda.
Ces deux décisions rapprochées, au lieu de freiner l’opposition, l’ont au contraire enflammée et ont entraîné les manifestations actuelles.
L’opposition critique ce que certains appellent la « gabegie populiste », la mauvaise gestion des chavistes, le fait qu’ils ont exproprié plusieurs centaines d’entreprises, mais aussi le fait que les ressources aient été consacrées aux programmes sociaux, selon ces critiques, alors qu’elles auraient été mieux employées à moderniser l’économie. Ce reproche est fait en sourdine, car l’opposition de droite essaie d’attirer à elle une partie des soutiens populaires du gouvernement qui avaient apprécié la politique sociale de Chavez.
Cependant, il est vrai que ni Chavez ni Maduro, n’ont tenté de diversifier l’économie restée monoproductrice de matières premières, et d’abord du pétrole dont le Venezuela possède d’immenses réserves.
De fait, comme d’autres pays monoproducteurs, le Venezuela reste dépendant de l’économie mondiale impérialiste et des fluctuations des cours des matières premières. Mais ce procès fait par l’opposition, où l’on retrouve les partis de droite et de gauche qui, avant Chavez, alternaient au pouvoir, est d’autant plus de mauvaise foi que ces partis, quand ils étaient aux affaires, n’ont pas plus essayé de diversifier l’économie. Ils se sont contentés eux aussi de vivre sur la rente pétrolière.
En fait, Chavez et les chavistes étaient et sont des nationalistes, certainement pas des révolutionnaires ayant la volonté politique de s’attaquer à la racine du mal, c’est-à-dire à la propriété privée des moyens de production et à la domination de l’impérialisme. Il n’a jamais été non plus dans leurs objectifs d’exproprier la bourgeoisie locale, avec laquelle ils ont finalement cohabité.
La formule du « socialisme du 21e siècle », à la mode quand le prix du brut était élevé, recouvrait au mieux les programmes sociaux, certes bons à prendre pour les classes populaires dans une Amérique latine où la majorité ne connaît souvent que la misère, mais qui ne lésaient nullement les possédants qui orchestrent aujourd’hui la contestation dans la rue.
Nul ne peut dire combien de temps la situation actuelle peut durer, en l’absence d’une remontée des cours du pétrole. Mais, si l’opposition finissait par l’emporter, elle ne manquerait pas, elle non plus, de s’en prendre aux classes populaires, à commencer par les programmes sociaux qui les concernent. C’est ce à quoi celles-ci doivent être prêtes à s’opposer, avec leurs revendications propres.
                                                 Jacques FONTENOY (Lutte ouvrière n°2543)

Argenteuil : "lanceurs d'alerte", dans les petites choses comme dans les grandes



Devenons tous des « lanceurs d’alerte »

La semaine passée, nous alertions sur la situation de locataires de l’allée Beethoven qui continuaient à être particulièrement incommodés, deux mois plus tard, par les odeurs insupportables conséquentes de l’incendie de deux appartements voisins en février dernier.
         Aux dernières nouvelles, le bailleur Val d’Oise Habitat affirme que ces locataires seront prochainement relogés. On espère que cet engagement se confirmera.
         En tout cas, ce bailleur ne se serait pas alarmé si ce cas inacceptable n’avait pas été mis sur la place publique, par un heureux concours de circonstance, puis par un article du Parisien-95.
         Une leçon à retenir.   

                                                                             Photo Le Parisien-95 ML


Argenteuil, P.. Doucet, Les Républicains, et les colleurs anonymes



Drôles de mœurs

Certes, on ne peut pas dire qu’ils se cachaient, ces deux colleurs d’affiches hier au soir s'activant sur le panneau face à la mairie d’Argenteuil. Cela dit, ces deux militants « Les Républicains » étaient en train de coller une affiche qui fleurit à Argenteuil depuis quelques jours et qui a la particularité d’être non signée.
         Elle s’en prend au député sortant dénonçant son manque d’activité à l’assemblée nationale, sur le plan des propositions de lois et autres interventions. Nous n’y étions pas, et si c’était le cas, il n’aurait fait que reproduire l’attitude de son prédécesseur, G. Mothron, peu vif au niveau de l’initiative, mais très réactif en son temps, lorsque les gouvernements de droite lui donnaient l’occasion de voter leur politique anti-ouvrière.
         Bref, ces histoires de présence, de propositions de lois et autres, des broutilles. Alors que sur l’essentiel, il faut reconnaître une chose au député sortant PS couleur Macron, c’est qu’il n’a jamais lésiné pour mouiller sa chemise pour défendre la politique de Valls-Hollande, capitaliste et réactionnaire, la Loi travail, l’idée nauséabonde de déchéance de la nationalité, et le 49-3. Sur ce terrain, totalement à l’unisson de la droite locale et à l’échelle du pays. Il y aurait de quoi rappeler tout cela, et en le signant, ce que nous faisons.
         Enfin, voilà la première de ces affiches non signées qui vont éclore, toujours plus nombreuses, dans les semaines qui viennent, celles qui précéderont les élections législatives.
         Et tout ce qui précède, pour notre part qui détestons ces affiches anonymes, sans problème, et des deux mains nous le signons, DM.