dimanche 1 mai 2022

Législatives : des candidats de Lutte ouvrière partout

Les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes

 


À peine le second tour de la présidentielle passé, la préparation des élections législatives des 12 et 19 juin offre un spectacle guère original de grenouillage dans tous les sens parmi les politiciens aspirant à gérer les affaires de la bourgeoisie.

À gauche, certains expliquent que voter pour eux évitera aux travailleurs d’avoir à faire grève et à manifester. Mais aucune élection ne protégera le monde du travail contre les coups du grand patronat. Quel que soit la couleur du prochain Premier ministre et de la prochaine majorité parlementaire, les travailleurs ne pourront compter que sur leur capacité à s’organiser et à se mobiliser, massivement et avec détermination.

C’est pour affirmer cela, comme l’a fait Nathalie Arthaud pendant la présidentielle, que Lutte ouvrière présente des candidats dans les 546 circonscriptions de métropole et de La Réunion, et que Combat ouvrier en présente dans les huit circonscriptions de Martinique et de Guadeloupe.

 

Mélenchon : troisième tour de manège. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

Mélenchon : troisième tour de manège

27 Avril 2022

Mélenchon appelle les électeurs de gauche à le propulser Premier ministre de Macron par un vote majoritaire aux législatives de juin. Cette politique, qui a été celle du PS et du PC depuis plusieurs décennies, est un piège pour la classe ouvrière.

Même si Mélenchon cherche à donner à l’Union populaire une apparence radicale, il n’est pas plus crédible que Mitterrand, son modèle, affirmant en 1971 : « Celui qui n’accepte pas la rupture avec la société capitaliste (...) ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. »

À l’époque, Mitterrand avait obtenu des dirigeants du PC qu’ils mobilisent leurs militants pour faire campagne pour lui, lui permettant sa victoire en 1981. Le résultat a été désastreux pour la classe ouvrière. Dès 1983, la gauche au pouvoir tournait le dos à toutes ses promesses, bloquant les salaires, licenciant des dizaines de milliers de travailleurs, notamment dans la sidérurgie et la téléphonie. Elle démoralisa ainsi profondément les militants et les électeurs du PS et du PC, favorisant la montée des idées réactionnaires, désorientant les travailleurs, au point qu’une partie d’entre eux en est arrivée à voter pour l’extrême droite.

Les cohabitations ont aussi été testées. La dernière en date est celle entre Chirac, dans le rôle du président, et Jospin dans celui du Premier ministre d’un gouvernement de « gauche plurielle », entre 1997 et 2002. C’est précisément à la fin de cette cohabitation que l’extrême droite parvint pour la première fois au second tour de l’élection présidentielle, en la personne de Le Pen père.

Mélenchon affirme que les législatives peuvent permettre de « battre Macron » et de « choisir un autre chemin ». Mais, encore une fois, il trompe les travailleurs en essayant de leur faire croire que leur sort dépend des politiciens au gouvernement, alors que la réalité du pouvoir appartient à la grande bourgeoisie qui domine toute la société.

Par ailleurs, comment croire qu’on aura une Assemblée nationale composée pour moitié de députés Union populaire ? D’une part, le mode de scrutin des législatives et le calendrier électoral ont été conçus de façon à favoriser les partis qui se partagent le pouvoir. De plus, si l’Assemblée reflétait fidèlement les rapports de force électoraux, elle serait aujourd’hui très majoritairement de droite. Mélenchon le sait. En réalité, son objectif n’est pas de s’installer à Matignon, mais d’augmenter le nombre de députés de LFI, et d’asseoir la domination de son parti à gauche.

Dans un monde qui s’enfonce de crise en crise à une échelle planétaire, les travailleurs conscients n’ont pas à placer leurs espoirs dans l’élection de députés. Le seul espoir réaliste tient dans leur capacité à se mobiliser pour renverser le pouvoir des capitalistes.

                                       Thomas Baumer (Lutte ouvrière n°2804)


 

Argenteuil, situation dans deux collèges, Maison des femmes, un manque de réactivité très révélateur

 

Diffuser l’information est au moins à la portée de tous

Là au moins, une continuité militante

L’action militante est actuellement particulièrement atone sur la Ville. Certes les militants qui se sont activés avant le premier tour des élections présidentielles sont sans doute fatigués et se reposent aujourd’hui durant ces vacances scolaires. Des militants peu nombreux et qui se sont réduits pour l’essentiel à ceux de la France Insoumise, et beaucoup moins du PCF, la droite locale ayant fait le service minimum lors de ces élections, mais ce n’est pas ces derniers qui nous intéressent en l’occurrence.

         Dans tous les cas, ce n’est pas cela qui nous interroge. Quand pour notre part, notre campagne, menée avec nos petits moyens, visait à faire partager des idées, les militants de « gauche » que nous avons cités visaient à obtenir des suffrages sur une base totalement électoraliste. Une attitude qui entraîne un engagement militant d’un certain type au niveau local, bref très limité face aux problèmes que rencontre la population sur la localité.

         Il y a pourtant dans l’actualité locale trois sujets qui mériteraient un intérêt et une dénonciation, sinon une action. C’est la situation du collège Jean-Jacques Rousseau promis à l’auto-explosion résultant d’un gonflement extravagant des effectifs dans les temps qui viennent. Il s’agit ensuite du collège Lucie Aubrac dans le quartier du Val d’Argent-Nord qui, sans capitaine, est un établissement à la dérive. Il s’agit enfin du sort de la Maison des femmes qui est aujourd’hui une coquille vide, alors que son rôle est essentiel.

         Sur le premier sujet, un groupe d’opposition du conseil municipal a au moins attiré l’attention sur le sujet dans sa tribune du magazine municipal. Sur les deux autres sujets, rien, à part une information sur le présent blog.

         Grâce à ce dernier, les militants locaux de Lutte ouvrière peuvent au moins informer, ce que nous pensons être à la portée de tous.

         La réalité de la faiblesse du réseau militant, et son attraction forte, pour une bonne part de celui-ci, pour les campagnes électorales expliquent ce manque de dynamisme regrettable. C’est un aspect de ce qu’il s’agit sur un tout autre axe de reconstruire, des réseaux militants déterminés s’adressant aux travailleurs dans les quartiers et les entreprises. DM